Reflets de la semaine (148)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 23 mars 2013. dans La une

Reflets de la semaine (148)

La chanson serait-elle devenue une arme politique à part entière ? Affirmatif, si l’on se réfère à l’une des Little French Songs de Carla Bruni-Sarkozy, Le Pingouin, dans laquelle le président de la République serait directement visé. Quoi qu’il en soit, le nouvel album de l’ex-première dame, dont la sortie est prévue le 1er avril – ce n’est pas une plaisanterie –, a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre ! Ni laid ni beau, le pingouin, / Ni haut ni bas / Ni froid ni chaud, le pingouin / Ni oui ni non… Malgré son petit air souverain, le chef de l’Etat ressemble-t-il vraiment à ce malappris qu’elle décrit avec force dérision et finit par tutoyer ?

A l’opposé, un autre titre, Mon Raymond, constitue un vibrant hommage à son pirate de mari… Mon Raymond il est canon, c’est d’la bombe atomique / Quand il déboule non de non, l’air en devient électrique (…) / Mon Raymond c’est lui l’patron, c’est lui qui tient la boutique

Mais revenons à François Hollande, qui, après avoir écouté la chanson, aurait déclaré que le pingouin, après tout, était un animal plutôt gentil. Dont acte. Dans un passage de Papa Pingouin, un tube des années 80, on entend : On le sent nerveux / Un peu malheureux / Pas très bien dans ses plumes… Et si le pingouin en question n’était pas celui qu’on croit ?

 

Du 9 au 24 mars, c’était la 15ème édition du « Printemps des Poètes »… A cette occasion, un hommage particulier fut rendu à Pablo Neruda, disparu en 1973. Lui qui disait que Le printemps est inexorable, aimait à répéter haut et fort : La parole est une aile du silence !

 

Le printemps, fraîchement nommé, fait de son mieux pour paraître à la hauteur… La fantaisie est un perpétuel printemps, écrivait Schiller. A ce propos, reconnaissons que certains en font un usage trop important, alors que d’autres en manquent cruellement. Dans tous les domaines, sans exception…

Pour terminer, je vous invite à trinquer à la santé de la nouvelle saison, sorte de grand couturier dont les créations rivalisent d’originalité, en compagnie de Christian Dior : Un petit verre de vin d’Alsace, c’est comme une robe légère, une fleur de printemps, c’est le rayon de soleil qui vient égayer la vie. Tchin-tchin !

A propos de l'auteur

Claude Gisselbrecht

Claude Gisselbrecht

Rédacteur

Professeur de Lettres

A collaboré au quotidien régional " Le Républicain Lorrain " ( critique littéraire et responsable de rubrique ).

A signé de nombreux " papiers " dans la rubrique " Courrier des Lecteurs " de plusieurs journaux et magazines ( " Le Monde ", " Marianne ", " Le Nouvel Observateur ", ...), et des chroniques sur LeMonde.fr.

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