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Reflets de la semaine (156)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 25 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (156)

Marine s’est blessée en tombant dans sa piscine… vide, se fracturant deux vertèbres au passage ! C’est l’ancien « capitaine » du paquebot, qu’on surnommait naguère « l’homme au bandeau », qui a annoncé la nouvelle. Alors que, dans « l’Océan Politique », les tempêtes se succèdent, mettant à mal de nombreuses embarcations, à bâbord comme à tribord, le Front tente, par tous les moyens, de « garder la tête hors de l’eau ». Précisons que le 19 mai dernier, jour de la Pentecôte, où les chrétiens commémorent le don du Saint-Esprit aux apôtres, Arte diffusait le film de Jacques Deray, La Piscine, et que l’invitée de « C Politique », sur France 5, n’était autre que Marine Le Pen… Cette dernière, profitant de chaque occasion pour « raviver la flamme », est plus que jamais décidée à mettre le cap sur le pouvoir, en espérant que les élections à venir – municipales et européennes – lui donneront raison. Mais la traversée sera forcément longue et semée d’embûches, à gauche comme à droite, dont André Santini, connu pour ses bons mots, disait : « La droite a touché le fond de la piscine : maintenant, elle creuse ! »

 

Depardieu, la suite. Au cinéma, il incarnera DSK. Devenu un entrepreneur entreprenant, il a l’intention d’ouvrir un café à Saransk, capitale de la Mordovie. Déjà, dans Uranus, de Claude Berri, il était Léopold Lajeunesse, patron d’un bistrot transformé en salle de classe quand la guerre se termine… Qu’il me soit permis ici de lui soumettre quelques noms d’enseignes, si, par malheur, il se trouvait en panne d’imagination : « Un pot, sinon rien ! », ou « Put in » (faire escale), ou bien encore, « Entre gueuse et vodka »… Sincèrement, « Chez Gégé » m’a paru trop banal pour ce personnage « gargantuesque », à l’appétit féroce, et féru de culture !

Reflets de la semaine (155)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 18 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (155)

Le jour de l’Ascension, François Fillon était promu « Grand cordon de l’ordre du Soleil Levant », la plus haute distinction du Japon. Il a d’ailleurs profité de cette fête chrétienne, célébrant la montée au ciel de Jésus-Christ après sa résurrection, pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, « quoi qu’il arrive », prenant ainsi de court Nicolas Sarkozy, qui, le même jour, donnait une conférence à Las Vegas, la capitale du jeu. Assurément, l’ex-Premier ministre croit en sa bonne étoile et ne se gêne plus pour tirer sur l’ancien Président de la République « à boulet rouge », comme celui qui orne le drapeau japonais, symbolisant le soleil levant… Son ascension politique est désormais sur les rails, et rien ne pourra plus l’arrêter. Car, tout le monde le sait, l’ambition personnelle, ça vous change un homme ! Connu surtout pour sa retenue et son pragmatisme à toute épreuve, on est surpris d’apprendre, notamment dans le livre de Christine Kelly, François Fillon, le secret et l’ambition, paru en 2007, qu’il avait été exclu à deux reprises d’un établissement scolaire, une fois pour avoir lancé une ampoule lacrymogène en plein cours, une autre fois pour avoir pris la tête d’un mouvement de protestation visant un professeur d’anglais… Finalement, le « vrai Fillon », lequel est-il ? Celui qui incarne la « force tranquille », ou bien le « rebelle », le « chef incontesté » ? Il est fort à parier qu’il saura profiter du temps qui lui est imparti pour endosser, en fin stratège, l’habit de « François le Conquérant », face à ses deux principaux adversaires !

 

Reflets de la semaine (154)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 11 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (154)

Affaire suivante ! A gauche comme à droite, difficile de tenir la cadence ! S’agissant de M. Guéant, l’art, d’une manière détournée, s’est invité à sa table. La vente de deux tableaux d’Andries van Eertvelt, peintre flamand, lui aurait permis d’empocher la coquette somme de 500.000 euros ! Presque toutes les œuvres de cet artiste sont des marines, mettant en scène des tempêtes ou des batailles navales, comme celle de Lépante, à proximité du golfe de Patras, en Grèce… Et patatras ! Le navire, barré par l’ancien ministre de l’Intérieur, s’est mis soudain à tanguer dangereusement ! Parviendra-t-il, au final, à éviter le naufrage, cette « déprime en liquide » ?

 

Selon une étude récente, nous serions les champions d’Europe du pessimisme… Bigre ! notre beau pays en « sous-France » ! Bien sûr, le peuple a ses raisons que les « gens raisonnables » qui nous gouvernent ignorent superbement, parfois. A l’Elysée, le chef de l’Etat a soufflé sa première bougie, qui ressemble fort à une « bombe à retardement » ! Son optimisme affiché réussira-t-il néanmoins à la désamorcer ?

Reflets de la semaine (153)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 04 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (153)

En 2011, Nicolas Sarkozy et Carla se sont montrés particulièrement généreux envers Barack et Michelle Obama. Pièces de maroquinerie, stylos, livres, grands crus, vêtements, le tout pour 41.000 dollars ! Certes, l’amitié franco-américaine n’a pas de prix, mais tout de même ! L’histoire ne dit pas si les relations entre les deux pays s’en sont trouvé améliorées, mais ces largesses de la part de l’ancien chef d’Etat cachaient peut-être un énorme « besoin d’amour »… Quant à François Hollande, lors de son récent déplacement au Mali, il s’est vu offrir un chameau, ou, plus exactement, deux, le premier ayant fini en « tajine », puis une paire de chevaux, au cours de son voyage en Algérie. Inutile de préciser que ces cadeaux, quelque peu encombrants, auraient eu beaucoup de mal à trouver leur place au Musée du Président Chirac, à Sarran, en Corrèze, qui abrite la collection des objets offerts à l’ancien président de la République, car il fut un moment question d’attribuer une salle destinée aux cadeaux de l’actuel chef de l’Etat, présents et futurs. Décidément, pour Jacques Chirac et François Hollande, la Corrèze est et demeure une « terre d’élection » ! « Un chameau, c’est un cheval dessiné par une commission d’experts », disait Francis Blanche. « Normal », aurait pu lui rétorquer le locataire de l’Elysée, toujours d’une grande sobriété !

 

Reflets de la semaine (152)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 20 avril 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (152)

A force de souffler le chaud et le froid, ArcelorMittal a finalement obtenu gain de cause, à savoir l’arrêt définitif des hauts fourneaux de Florange. De plus, le projet Ulcos – processus sidérurgiques à très basses émissions de CO2 – a été définitivement abandonné, transformant la Vallée de la Fensch en une sorte de « Vallée de la Mort » bis. Touchée en plein cœur, la Lorraine, au fil des ans, a perdu ce qui faisait sa fierté, le charbon et l’acier. Déjà, par le passé, des hommes s’étaient âprement battus pour défendre leurs droits et leurs emplois. Ceux de Florange ont fait pareil que leurs aînés, avec le résultat que l’on sait. Mais, grâce à leur détermination et leur courage, ils auront montré que le mot « solidarité » avait encore un sens et pouvait, dans une certaine mesure, déplacer des montagnes. Pendant six ans, donc, les deux hauts fourneaux seront « mis sous cocon »… Rappelons que Vulcain, le dieu romain du feu, de la forge et des métaux, a donné son nom à un papillon « tout feu tout flamme », qui, comme on s’en doute, fut chenille en amont… A son tour, le site florangeois connaîtra-t-il pareille métamorphose, que cette citation de Violette Lebon, écrivaine d’origine québécoise, pourrait illustrer à merveille : « Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle renaissance » ?

 

L’hiver est peut-être la saison la plus propice aux promesses… Jugez plutôt. En 2008, à Gandrange, le Président de la République avait promis de sauver le site, où fut érigée une stèle sur laquelle on peut lire : « Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy faites le 4 février 2008… ». A son tour, le 24 février 2012, François Hollande, alors en campagne, était allé à la rencontre des salariés d’ArcelorMittal de Florange et leur avait déclaré en substance : « Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue… ». Au final, faut-il croire le proverbe qui dit que « Février, le plus court des mois / Est de tous le pire à la fois » ? En toute bonne foi, je ne le pense pas, étant né moi-même un 24 février !

 

Reflets de la semaine (151)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 13 avril 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (151)

Prix Nobel de littérature en 1971, Pablo Neruda, celui qui est « Né pour naître », s’est éteint en 1973, tout juste après le coup d’Etat de Pinochet. On vient de procéder à l’exhumation de ses restes pour connaître la vérité sur sa mort, qui, selon plusieurs sources, ne serait en aucune façon naturelle… Comme le chantait Gilbert Bécaud, « Quand il est mort, le poète / On enterra son étoile (…) / Dans un grand champ de blé / Et c’est pour ça que l’on trouve (…) / Dans ce grand champ, des bleuets »… Rappelons que le drapeau chilien est composé de deux bandes horizontales, l’une blanche, l’autre rouge, avec, dans le coin gauche, une étoile blanche dans un carré bleu… Comme un cœur qui continue de battre à l’unisson !

 

La « Dame de Fer » s’en est allée, à son tour… Tantôt crainte, tantôt adulée, elle n’aura laissé personne indifférent. Ce « surnom » lui avait été attribué en 1976 par une autre étoile, rouge, celle-là, « L’Etoile rouge », organe de l’armée soviétique ! Cela dit, la seule femme Premier ministre du Royaume-Uni restera sans doute associée à la « révolution conservatrice », qui garantit au pays une certaine prospérité, malgré de nombreuses réticences, çà et là. N’en déplaise à Renaud, lequel, dans sa chanson, « Miss Maggie », rendait un vibrant hommage aux femmes, à toutes les femmes, « A part peut-être – ou bien sûr – Madame Thatcher » ! Notons qu’Elizabeth-II assistera aux obsèques : la « Reine de cœur » et la « Dame de fer », ou « de pique », si vous préférez, pour un dernier face-à-face !

Reflets de la semaine (150)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 06 avril 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (150)

Selon l’Agence française de lutte contre le dopage, ce sont les joueurs de rugby, ces « marqueurs d’essais », qui seraient les plus gros consommateurs de produits dopants. Dans ses Essais, déjà, Montaigne écrivait : « Le profit de l’un est le dommage de l’autre »… Il est fort probable que cette citation ne s’adressait pas directement au milieu sportif, mais elle résume assez bien ce qu’il s’y passe actuellement. Parmi les autres disciplines incriminées, le football, qui occuperait la deuxième marche du podium, et l’athlétisme, la troisième, le cyclisme n’arrivant qu’en 6ème position ! S’agissant de l’Ovalie, la surprise est tout de même de taille ! Aujourd’hui, quel que soit le sport en question, on est en droit de s’interroger sur les performances  – « perf’ormances » ? – des uns et des autres, qui occupent le terrain depuis des lustres et continuent de faire la une des journaux et magazines.

Au fond de nous-mêmes, nous savons bien que les « acteurs » de ce théâtre d’ombres ne sont pas seuls en cause, tant l’hypocrisie est partout, et les intérêts en jeu, énormes ! Au final, si toutes les parties en présence ne prennent pas suffisamment conscience des dérives du sport-spectacle, alors les notions d’effort et de dépassement de soi deviendront caduques, et l’on pourra se dire, plagiant Rabelais : « Sport sans conscience n’est que ruine du corps »… Toutefois, le célèbre médecin-écrivain avait, en son temps, fait l’éloge du « Pantagruelion », autrement dit, le chanvre !

Reflets de la semaine (149)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 30 mars 2013. dans La une, Politique, Actualité

Reflets de la semaine (149)

Manifestement, redevenir un citoyen « normal », après avoir exercé les plus hautes fonctions de l’Etat, comporte des risques énormes, notamment sur le plan judiciaire. Pour mémoire, citons Jacques Chirac, mis en examen pour détournements de fonds publics en 2007, prise illégale d’intérêts en 2009, et, finalement, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Quand tombe l’immunité, comme les masques, le roi est nu ! A son tour, Nicolas Sarkozy vient d’être mis en examen pour « abus de faiblesse » dans le dossier Bettencourt. « Les chiens aboient, la caravane passe », aimaient-ils sans doute se répéter l’un et l’autre, au cours de leurs campagnes respectives et dans l’exercice du pouvoir…

Aujourd’hui, à l’UMP, on pousse des cris d’orfraie, en évoquant un « acte politique », voire un complot ! C’est comme si le candidat à la magistrature suprême, appartenant au camp adverse, se faisait surprendre en galante compagnie dans une suite d’un grand hôtel, dans le seul but de lui nuire ! Jusqu’à preuve du contraire, la justice de notre pays est indépendante : laissons-lui faire son travail et accordons-lui notre confiance.

Ce qui est beaucoup plus grave, à mon sens, c’est l’image déplorable qu’ont renvoyée et renvoient encore certains dirigeants, qui dissocient allégrement morale et politique, alors que ces deux notions sont complémentaires et devraient constituer une force de progrès. A ce stade, souvenons-nous de ce que disait Malraux : « On ne fait pas de la politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans ! »

Reflets de la semaine (148)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 23 mars 2013. dans La une

Reflets de la semaine (148)

La chanson serait-elle devenue une arme politique à part entière ? Affirmatif, si l’on se réfère à l’une des Little French Songs de Carla Bruni-Sarkozy, Le Pingouin, dans laquelle le président de la République serait directement visé. Quoi qu’il en soit, le nouvel album de l’ex-première dame, dont la sortie est prévue le 1er avril – ce n’est pas une plaisanterie –, a d’ores et déjà fait couler beaucoup d’encre ! Ni laid ni beau, le pingouin, / Ni haut ni bas / Ni froid ni chaud, le pingouin / Ni oui ni non… Malgré son petit air souverain, le chef de l’Etat ressemble-t-il vraiment à ce malappris qu’elle décrit avec force dérision et finit par tutoyer ?

A l’opposé, un autre titre, Mon Raymond, constitue un vibrant hommage à son pirate de mari… Mon Raymond il est canon, c’est d’la bombe atomique / Quand il déboule non de non, l’air en devient électrique (…) / Mon Raymond c’est lui l’patron, c’est lui qui tient la boutique

Mais revenons à François Hollande, qui, après avoir écouté la chanson, aurait déclaré que le pingouin, après tout, était un animal plutôt gentil. Dont acte. Dans un passage de Papa Pingouin, un tube des années 80, on entend : On le sent nerveux / Un peu malheureux / Pas très bien dans ses plumes… Et si le pingouin en question n’était pas celui qu’on croit ?

 

Du 9 au 24 mars, c’était la 15ème édition du « Printemps des Poètes »… A cette occasion, un hommage particulier fut rendu à Pablo Neruda, disparu en 1973. Lui qui disait que Le printemps est inexorable, aimait à répéter haut et fort : La parole est une aile du silence !

Reflets de la semaine (147)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 15 mars 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (147)

Le « Comandante » sera finalement embaumé, comme le furent, excusez du peu, Lénine et Mao. Egyptiens et Incas, entre autres, étaient passés maîtres dans l’art de la momification, réservée, rappelons-le, aux monarques et aux hauts dignitaires du royaume… Hugo Chavez endossera donc l’habit du « nouvel immortel » et fera ainsi perdurer le culte de la personnalité, pour bons et loyaux services rendus à ses concitoyens, surtout les plus démunis. Mais, lorsqu’on y regarde de plus près, le bilan du président, après un peu plus de 14 années de règne, est somme toute assez mitigé, et la violence et la corruption, toujours souveraines. Vu d’Europe, ce fossé entre la réalité et l’érection de la « Statue du Commandeur » ferait plutôt penser à une superproduction où les coups d’Etat – et d’éclat – se succéderaient à la vitesse grand V… Comme Venezuela !

 

Les Femen, « révolutionnaires professionnelles », comme elles le prétendent, se servent de leur plastique, souvent avantageuse, pour lutter contre le patriarcat, symbolisé, notamment, par les régimes dictatoriaux, la prostitution et l’ingérence de l’Eglise dans la vie des femmes. Récemment, on s’en souvient, elles ont envahi Notre-Dame, provoquant un véritable séisme parmi les fidèles et le personnel politique. Parti d’Ukraine, le mouvement, loin de faire l’unanimité, même chez les féministes, a peu à peu gagné la France et s’est étendu à d’autres pays… Trop « voyantes », trop « crazy », les Femen, certes, attirent le regard, à grand renfort de « calicorps », mais le côté « spectacle » de leurs interventions nuit à leur crédibilité. Et ce n’est pas en accumulant les « coups médiatiques », parfois obscènes, que la cause qu’elles défendent, à savoir l’égalité femmes-hommes, trouvera un écho favorable. Comme il avait raison, Talleyrand, lorsqu’il disait que « Tout ce qui est excessif est insignifiant » ! Comme chacun sait, la solution est avant tout politique et aura pour conséquence un changement sociétal qui s’inscrira dans la durée et le respect mutuel.

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