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JCALL - Israël entre chaos régional et défis intérieurs

Ecrit par JCall le 05 mars 2016. dans Monde, La une, Politique

JCALL - Israël entre chaos régional et défis intérieurs

Colloque JCall, 10 avril 2016

à l’espace conférence des Diaconesses

18 rue du Sergent Bauchat, 75012 Paris

Réservations indispensables. Cliquer ici :

http://fr.jcall.eu/colloque-jcall-10-avril-2016

 

Le Proche-Orient est en plein bouleversement. Eclatement des structures étatiques, exacerbation des répressions internes, affrontements entre puissances régionales, interventions internationales, hostilités entre factions et courants au sein de l’islam – sunnites contre chiites, sunnites contre sunnites – : les conflits s’enchevêtrent et se prolongent, rendant de plus en plus inintelligibles aux non-spécialistes la compréhension de cette dynamique destructrice qui pousse les populations civiles à fuir leurs pays et à forcer les portes de l’Europe. L’Etat islamique, qui continue de contrôler par la terreur les territoires qu’il a conquis, exerce une certaine attraction sur des centaines de jeunes musulmans européens fascinés par cette idéologie mortifère. L’affaiblissement de la présence américaine en Méditerranée orientale et le peu d’empressement des Européens à intervenir dans cette région ont permis à la Russie d’y retrouver la place qu’elle occupait il y a un quart de siècle, ce qu’elle démontre en volant au secours du régime d’Assad dont on s’accordait à prédire, il y a peu, la chute.

Nous consacrerons la première table ronde de notre colloque à décrypter cette situation, avec l’aide de nos invités, en analysant les stratégies des acteurs et les rapports de force, pouvant ouvrir la porte à de nouvelles alliances.

Dans ce contexte chaotique, le conflit israélo-palestinien n’est plus la priorité de la communauté internationale. Seule la France appelle à l’organisation d’une conférence régionale pour sauver la solution des deux Etats en y associant les Etats arabes voisins d’Israël, confrontés eux-mêmes à la menace islamiste.

En Israël, un après les élections qui l’ont porté au pouvoir pour la quatrième fois, Benjamin Netanyahou est incapable de prendre la moindre initiative politique pour tenter de désamorcer ce nouveau cycle de terrorisme dont le nombre de victimes augmente chaque jour. En rattachant toutes les menaces – réelles – qui entourent le pays aux pires traumatismes de l’histoire juive et en rejetant toute critique internationale de la politique israélienne comme relevant de l’antisémitisme, Netanyahou conforte les Israéliens dans leurs peurs. En mettant tous les Arabes dans le même sac, sans tenir compte de leurs différences et de leurs conflits internes, il s’interdit de comprendre la complexité de la région et de chercher à construire des alliances avec certains d’entre eux. Son gouvernement – le plus à droite de l’histoire du pays – multiplie les initiatives et les projets de lois qui mettent en danger les fondements de la démocratie israélienne, tout en poursuivant la colonisation rendant ainsi de plus en plus difficile un partage de la terre.

JCall salue l’initiative française d’une conférence internationale

Ecrit par JCall le 06 février 2016. dans Monde, La une, Politique

JCall salue l’initiative française d’une conférence internationale

JCall salue la déclaration du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, annonçant que la France « engagera (…) dans les semaines qui viennent des démarches afin de préparer une Conférence internationale rassemblant autour des parties leurs principaux partenaires – américain, européens, arabes, notamment – afin de préserver et de faire aboutir, si c’est possible, la solution des deux États ».

Alors que la gestion du conflit israélo-palestinien ne semble plus figurer au premier rang des priorités de la communauté internationale, qui est plus préoccupée par la situation chaotique de la région, due notamment aux actions et aux menaces de l’État islamique, et par ses conséquences en Europe (arrivée massive des migrants), il est en effet important que la France assume sa « responsabilité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et de puissance de paix » en réaffirmant la nécessité de s’atteler à cette question.

Consciente qu’il ne faut pas laisser « se déliter la solution des deux États », la France propose, avec l’aide de leurs partenaires concernés, de renouer un dialogue aujourd’hui inexistant entre Israéliens et Palestiniens. En associant les États arabes voisins, notamment ceux qui sont confrontés à la menace islamiste, une telle conférence pourrait aboutir à la mise en place d’accords de sécurité régionaux, ce qui aiderait à une solution du conflit.

Certes, l’éventualité annoncée dès le départ, en cas d’échec de cette initiative, que la France reconnaisse l’État de Palestine, n’est certainement pas le meilleur moyen d’encourager les Israéliens à adhérer à ce projet. Néanmoins, au lieu de le rejeter, comme l’a fait aussitôt son Premier ministre – qui déclarait, maniant l’ironie, que « Paris proposera peut-être également une conférence de paix avec l’État islamique » –, Israël devrait plutôt chercher une solution politique au conflit.

Après quatre mois d’une vague de terreur à laquelle les services de sécurité israéliens, malgré leur coopération constante avec ceux de l’Autorité palestinienne, n’arrivent pas à mettre fin, et alors que le nombre de victimes israéliennes et palestiniennes augmente chaque jour, il est temps de sortir de ce cycle de violences. Seule une reprise sérieuse des négociations, associée à des mesures pour reconstruire un minimum de confiance entre les deux peuples, avec le soutien et l’implication de la communauté internationale, peut ouvrir une perspective politique – notamment à une jeunesse palestinienne qui, n’arrivant plus à se projeter dans l’avenir, peut être tentée par le terrorisme. Il est temps de sortir d’un statu quo suicidaire pour Israël, et de redonner espoir aux deux populations.

 

En ce début d’année, merci de vous assurer que vous êtes à jour de votre cotisation 2016. Nous avons besoin de votre soutien pour poursuivre notre action.

Nous vous souhaitons une fois encore, à vous et vos proches, nos meilleurs vœux pour la nouvelle année.

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20 ans après l’assassinat de Yitzhak Rabin, une même incitation à la haine

Ecrit par JCall le 04 janvier 2016. dans Monde, La une, Politique

20 ans après l’assassinat de Yitzhak Rabin, une même incitation à la haine

Les lumières de Hanouccah sont à peine éteintes que, déjà, les déclarations et les initiatives prises à l’encontre des ONG luttant pour les droits de l’homme en Israël et dans les territoires palestiniens viennent assombrir le climat politique en Israël. Le président Reuven Rivlin lui-même n’est pas épargné par les représentants des mouvements d’extrême-droite qui lui reprochent sa participation à la conférence organisée par le journal Haaretz le 13 décembre à New York, conférence à laquelle était aussi invité un représentant de l’organisation « Breaking the silence ». Certains lui demandent de démissionner, d’autres le traitent même de « führer ». Aujourd’hui, Breaking the silence focalise sur elle les attaques les plus violentes. Créée il y a une dizaine d’années par des vétérans revenus de leur service militaire dans les territoires occupés, cette ONG veut faire prendre conscience au public israélien de la réalité de l’occupation et du prix moral payé par de jeunes soldats pour maintenir le contrôle d’une population civile. Breaking the silence, comme la plupart des ONG luttant pour les droits de l’homme, reçoit des fonds de gouvernements étrangers et d’institutions internationales. La source de leur financement n’est pas secrète et est publiée sur leur site. Ce qui n’est pas le cas des associations d’extrême-droite qui reçoivent beaucoup plus d’argent de particuliers, essentiellement de milliardaires juifs américains, ou de mouvements fondamentalistes chrétiens qui soutiennent la colonisation, certains de ceux-ci appelant même à la construction d’un troisième Temple, prélude, selon eux, à la venue du messie.

Ces jours-ci, un nouveau pas a été franchi dans les attaques contre Breaking the silence et contre trois autres ONG qui luttent elles-aussi contre l’occupation (Betselem, le comité public contre la torture et Hamoked le centre pour la défense de l’individu). « Im tirtzu », une organisation d’extrême-droite, a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo montrant un Palestinien armé d’un couteau se précipitant vers la caméra, attaquant ainsi le spectateur. En arrière-plan sont présentées les photos de quatre responsables de ces ONG avec leurs noms, le commentateur expliquant que ce terroriste est protégé par ces « taupes payées par l’étranger et qui sont parmi nous ».

Parallèlement à ces attaques sur les réseaux sociaux, Naphtali Bennet, le ministre de l’éducation, a interdit aux représentants de Breaking the silence d’entrer dans les lycées ou les universités pour participer à des débats, comme ils pouvaient le faire jusqu’à présent. Quant à Moshé Ya’alon, le ministre de la défense, il leur a interdit d’entrer dans des bases de l’armée. Enfin Ayelet Shaked, la ministre de la justice, prépare une loi qui obligera toutes les ONG qui perçoivent des fonds des gouvernements étrangers à le mentionner sur leurs documents officiels. Leurs représentants seront obligés de porter, en outre, un badge à la Knesset avec cette indication.

Attentats de Paris et Jérusalem : pas de confusion !

Ecrit par JCall le 12 décembre 2015. dans Monde, La une, Politique

Attentats de Paris et Jérusalem : pas de confusion !

Les derniers attentats islamistes commis sur le sol de France ont suscité une vague d’émotion dont sous sommes solidaires. Nous sommes solidaires également du combat mené, selon les termes de François Hollande, contre « l’armée des fanatiques qui ont commis ces crimes ».

En de telles circonstances, l’unité républicaine est la règle et l’on doit s’abstenir d’interpréter l’événement selon des préférences partisanes. Cependant, quelques jusqu’auboutistes anti-israéliens et quelques jusqu’auboutistes pro-israéliens ont voulu tirer argument de la tragédie des attentats.

Certains se sont hâtés d’affirmer que la « question palestinienne » est une « matrice du délire rationnel des tueurs djihadistes » opérant en France. Ils entendaient susciter par là un revirement de la politique française, selon eux trop favorable à Israël.

Au même moment, des défenseurs inconditionnels de la politique israélienne déclaraient que « c’est le même terrorisme djihadiste qui frappe » ici et là. Et d’en conclure que le gouvernement français doit se rapprocher davantage du gouvernement israélien.

Surenchères pro-palestinienne ou pro-israélienne : les intentions sont opposées mais les démarches sont semblables. Les uns et les autres veulent tirer argument du terrorisme qui a frappé la France afin de propager leur vision sélective des réalités proche-orientales.

Certes, les auteurs des attentats de Paris et de Jérusalem ont en commun une religiosité musulmane dévoyée et teintée de préjugés antijuifs. Mais les circonstances de l’engagement et du passage à l’acte diffèrent du tout au tout, et les services de renseignement des deux pays s’accordent pour nier l’existence d’un rapport direct ou d’une influence réciproque entre ceux-ci et ceux-là.

Des discours visant à exploiter le drame du 13 novembre, au service d’un argumentaire proche-oriental, sont indécents. Ils induisent des raisonnements biaisés sur la nature du conflit israélo-palestinien. Et ils risquent de relancer « l’importation en France » de ce conflit, avec les conséquences néfastes que nous avons connues dans le passé.

 

Mettre fin aux attentats en Israël et dans les territoires…

Il n’est pas sûr que l’arrestation cette semaine, quatre mois après les faits, des suspects juifs responsables de l’attentat de Douma qui a causé la mort d’un bébé et de ses parents réussira à mettre fin à la vague d’attentats actuelle en Israël et dans les territoires palestiniens.

Selon les responsables de la sécurité israélienne, cette situation risque de durer encore tout en ne se transformant pas, sauf évolution dramatique, en une nouvelle Intifada. Le maintien de la coopération militaire entre la police palestinienne et l’armée israélienne est la preuve de la volonté palestinienne de ne pas voir la solution se dégrader. Seule une reprise sérieuse des négociations, où le gouvernement israélien donnerait une réelle perspective politique aux Palestiniens de voir un jour proche la fin de l’occupation, permettrait de répondre aux attentes de la population palestinienne, notamment de sa jeunesse, désespérée devant la poursuite de cette situation.

Négocier plutôt que travestir l’Histoire

Ecrit par JCall le 31 octobre 2015. dans Monde, La une, Actualité

Négocier plutôt que travestir l’Histoire

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a dépassé les bornes, en insultant dans une même phrase le peuple juif et le peuple palestinien.

Il y a 20 ans déjà, il osait s’afficher dans des manifestations où le Premier ministre d’alors était caricaturé en nazi, et prenait par là-même sa part de responsabilité dans le destin tragique qui allait être celui d’Itzhak Rabin. Il montrait déjà sa propension à instrumentaliser la Shoah à des fins politiques à courte vue.

Aujourd’hui, la seule réponse de Benyamin Netanyahou à la violence qui embrase Israël et la Palestine, est de « nazifier » les Palestiniens, en les assimilant tous au sinistre Mufti de Jérusalem Hadj Amin al-Husseini, et par là-même de les disqualifier en tant que partenaires possibles pour apaiser les violences.

Paralysé par son impuissance, incapable de reconnaître sa part de responsabilité dans la cascade de violence qui se répand dans la région, il en vient à insulter la mémoire du peuple juif en travestissant l’histoire au nom de ses intérêts, et en exonérant Adolphe Hitler de sa responsabilité dans le déclenchement de la Shoah.

Qui aurait imaginé qu’un jour, un Premier ministre de l’État d’Israël se verrait infligé un rappel à l’ordre sur la vérité historique de la Shoah par un gouvernement allemand ?

Ce comportement indigne et ses conséquences prévisibles doivent susciter l’atterrement et l’indignation des Juifs d’Israël et de la Diaspora.

Adepte de postures de défenseur de la sécurité des Juifs dans le monde, Benyamin Netanyahou contribue au contraire à l’accroissement de leur insécurité, en attisant partout les conflits entre Juifs et Arabes.

Son incapacité à prendre la moindre initiative pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, son arrogance et son aveuglement entretiennent l’hostilité vis-à-vis de l’État d’Israël, contribuent à son isolement et aux tentatives de le délégitimer.

On ne mettra pas fin à la violence par la violence, mais seulement par un retour courageux à la table de négociations avec une volonté sérieuse des deux parties d’aboutir aux compromis nécessaires.

JCall, le 25 octobre 2015

Vers une troisième intifada ?

Ecrit par JCall le 17 octobre 2015. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Vers une troisième intifada ?

Nous ne sommes hélas pas surpris de voir une situation où une nouvelle fois les territoires occupés sont au bord de l’explosion. Depuis longtemps nous répétons que n’offrir comme seule perspective politique aux Israéliens et aux Palestiniens que le maintien du statu quo, comme le fait depuis des années Benjamin Netanyahou, c’est jouer avec le feu. Imaginer qu’Israël et la Cisjordanie puissent être un ilot privilégié de stabilité et de sécurité dans une région en plein chaos depuis quatre ans, c’est encore faire preuve d’une cécité dangereuse.

Maintenant qu’un nouveau degré dans la violence a été franchi avec le meurtre de Eitam and Naama Henkin, assassinés devant leurs quatre enfants sur une route de Cisjordanie la semaine dernière, puis celui de Juifs poignardés alors qu’ils se rendaient avec leur familles au Mur des lamentations le septième soir de Souccot, tout le monde craint une nouvelle intifada. Mais ces actes de terrorisme, commandités probablement, au moins pour l’un d’entre eux, par le Hamas, ainsi que la multitude d’incidents qui émaillent chaque jour qui passe, ne font que refléter le désespoir de la population palestinienne qui, comme chaque fois, fait le jeu des extrémistes.

Mais tout en condamnant avec force ces actes de terrorisme, ce que n’a pas fait Mahmoud Abbas, nous ne pouvons ignorer la succession d’évènements qui les ont précédés : la poursuite continuelle de la colonisation, la mort de plusieurs Palestiniens tués au cours des derniers mois par l’armée, comme celle d’Ahmed Khatatbeh dont la surdité l’avait empêché d’entendre l’ordre de s’arrêter à un barrage, la non-arrestation des responsables de l’attentat de Douma où une famille palestinienne a été brûlée vive alors qu’aux dires mêmes du ministre de la défense, ils sont connus de tous… Il est temps de tirer une conclusion de cette litanie sans fin où chaque camp oppose ses propres victimes à celles de l’autre.

Malgré tous les appels au calme qui commencent à se faire entendre du côté de l’Autorité palestinienne qui, critiquée de plus en plus par sa population, avait depuis plusieurs semaines encouragé les manifestations sur le Mont du Temple, la situation risque à tout instant de dégénérer. Le premier ministre israélien, critiqué par ses alliés d’extrême-droite, et même au sein de son propre parti, a de plus en plus de mal à contenir ses extrémistes. Dans le contexte actuel, alors que des incidents se sont produits à Jaffa, il y a tout lieu de craindre les conséquences d’une troisième intifada qui ne ferait le jeu que des forces islamistes dans la région.

JCALL - Nous sommes tous des réfugiés…

Ecrit par JCall le 12 septembre 2015. dans Monde, La une, Politique

JCALL - Nous sommes tous des réfugiés…

Les images de ces migrants, enfants, adultes ou vieillards, marchant le long des voies ferrées ou sur les routes, leur baluchon sur le dos, rampant sous des barbelés pour passer des frontières, ou celles encore plus tragiques de ces personnes tassées sur des embarcations de fortune, à la dérive sur les flots, commencent à réveiller les consciences. Celle d’Aylan, cet enfant syrien, mort noyé et échoué sur une plage turque, donnant un visage à tous ces milliers d’autres enfants et adultes disparus en mer dans l’indifférence estivale, est devenue le symbole de cette tragédie.

Alors que les dirigeants européens essaient d’élaborer une réponse à ce défi, sans aucun doute, l’un des plus importants de ce début de siècle, nous ne pouvons pas ne pas nous rappeler d’autres images, celles de ces millions de Juifs fuyant le nazisme et qui ne trouvèrent, à quelques exceptions près, aucun port pour les accueillir. Les noms de ces bateaux, comme le St-Louis ou le Patria qui ont vainement sillonné les mers en quête d’un refuge ou de ceux qui, comme le Struma, ont coulé corps et biens restent dans l’histoire comme un témoignage de l’indifférence du monde d’alors à la tragédie qui s’annonçait.

C’est pourquoi, nous devons être parmi les premiers à nous mobiliser pour exiger de nos gouvernements d’ouvrir les portes de l’Europe à ces réfugiés qui n’ont pas d’autre choix pour survivre que de fuir leur pays en guerre où beaucoup d’entre eux sont persécutés.

Mobilisons-nous et rejoignons le cortège des manifestations qui commencent à se former.

 

Nous vous rappelons notre première réunion de rentrée le mardi 29 septembre à 20h30 au cercle Bernard Lazare * où nous recevrons Roger Cukierman, président du CRIF.

* 10 rue St Claude 75003 Paris (métro St Sébastien Froissart)

entrée gratuite pour nos adhérents à jour de cotisation, PAF de 5 € pour les autres

http://fr.jcall.eu/evenements/conferences/rencontre-avec-roger-cukierman-president-du-crif

Communiqué de JCall sur l’accord sur le nucléaire iranien

Ecrit par JCall le 15 août 2015. dans Monde, La une, Politique

Communiqué de JCall sur l’accord sur le nucléaire iranien

La rédaction de Reflets du temps, n'ayant pu – trêve estivale oblige, publier de chroniques sur l'important sujet des accords Irano- Occidentaux, sur le nucléaire, met en ligne ce remarquable et clair billet de J CALL, sur le sujet. Nous attendons des commentaires opposés à ce point de vue, avec le positionnement citoyen qui se doit d'être celui de RDT

La Rédaction

 

 

JCall prend acte de l’accord intervenu entre les 5+1 et l’Iran instaurant un contrôle international sur la limitation du programme nucléaire iranien. Mettant fin à 12 ans de négociations, cet accord devrait permettre d’écarter le risque de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire d’ici l’année prochaine, comme il en aurait eu la capacité sans lui selon la plupart des observateurs. Il assure une période de 10 ans de répit pendant laquelle l’Iran sera soumis aux contrôles réguliers de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) pour s’assurer du respect de ses engagements. Cet accord devrait aussi mettre un frein aux velléités des autres pays de la région (Arabie saoudite, Turquie, Egypte) de vouloir, à leur tour, se doter de l’arme nucléaire, limitant ainsi le risque de prolifération nucléaire au Moyen-Orient.

Cet accord espéré et attendu par toute une population en butte depuis 40 ans aux sanctions internationales permet à l’Iran, ce pays héritier de la grande civilisation perse, de retrouver sa place dans le concert des nations. En le signant, les négociateurs occidentaux ont fait un double pari :

– Celui, d’une part, que le retour à la coopération économique avec l’Occident favorisera la libéralisation progressive du régime iranien pour qu’il réponde aux attentes de sa société civile pour plus de démocratie et qu’il renforcera aussi le poids de son opposition.

– Et celui, d’autre part, de voir l’Iran devenir un partenaire pour essayer de faire baisser les tensions régionales. Les Occidentaux ont compris que, devant la décomposition des Etats de la région, l’Iran est un acteur-clé incontournable aujourd’hui pour résoudre les questions syrienne, irakienne ou libanaise. Ils espèrent qu’il joindra ses forces à celles de la coalition internationale pour lutter contre la progression de Daesh dans la région.

Certes cet accord ne dédouane pas l’Iran de ses très lourdes responsabilités quant aux actes commis par son régime contre sa propre population (opposants, homosexuels, intellectuels et artistes, conditions imposées aux femmes, …) et à son soutien à des mouvements terroristes responsables de nombreux attentats anti-israéliens dans le monde, comme celui réalisé en 1994 contre l’immeuble de la communauté juive à Buenos Aires. Il ne le dédouane pas, non plus, de ses campagnes antisémites et négationnistes, ni de sa volonté réitérée de vouloir rayer Israël de la carte.

JCALL Yom Haatsmaout : joyeux anniversaire Israël !

Ecrit par JCall le 25 avril 2015. dans Monde, La une, Politique

JCALL  Yom Haatsmaout : joyeux anniversaire Israël !

Comme chaque année Yom Haatsmaout (le jour de l’indépendance d’Israël), que nous fêtons cette année le 23 avril, a été précédé par les deux journées du souvenir : souvenir de la Shoah, d’abord, que nous avons commémoré le 16 avril et souvenir des soldats morts depuis la création de l’Etat et ainsi que des victimes du terrorisme. Cette année encore, cette liste s’est malheureusement allongée suite au conflit de l’été dernier à Gaza et aux différents attentats qui se sont succédé. Encore une fois seront associés à quelques heures d’intervalle, comme souvent dans notre tradition, la peine suite à la perte de proches et la joie de fêter une indépendance tant espérée et rêvée pendant des siècles – et si chèrement payée.

Il y a un an, à cette date, les négociations menées sous l’égide personnelle du secrétaire d’Etat américain, John Kerry, s’achevaient sur un échec. Depuis lors, aucune initiative en vue d’une quelconque perspective de reprises des pourparlers n’a tenté de relancer un processus auquel peu de gens encore accordent encore quelque crédit. La question de la recherche d’un accord avec les Palestiniens n’a même pas été évoquée pendant la campagne électorale, et le Premier ministre israélien a gagné ces élections en affirmant que sous son nouveau mandat « jamais un Etat palestinien ne verrait le jour ». Même s’il a tenté d’atténuer ces propos par la suite, la composition du gouvernement vers lequel il semble s’orienter, avec ses alliés de droite et du centre droit, ne laisse pas beaucoup d’espoir de voir un infléchissement de cette politique.

Face à ce blocage, peut-on espérer voir la communauté internationale prendre de nouvelles initiatives diplomatiques ? Le projet de voir la France déposer une motion au Conseil de sécurité, avec le soutien d’autres pays européens, a-t-il une chance d’aboutir sans que les Etats-Unis y opposent un véto ? Une telle initiative aurait au moins le mérite de définir un cadre pour une solution du conflit, qui obligerait chacune des parties à se positionner.

Israël ne peut pas continuer à s’enferrer dans une politique basée sur la poursuite d’un statu quo qui est suicidaire pour le projet sioniste et qui l’isole de plus en plus sur la scène internationale. Israël aurait tout à gagner en se lançant aujourd’hui dans un nouveau processus politique en collaboration avec les pays arabes modérés qui sont ses véritables alliés contre les menaces extrémistes dans la région.

Face à la menace iranienne, il faut saluer l’accord cadre conclu à Lausanne entre l’Iran et les 5+1. Nous sommes en effet persuadés que seules les négociations qui doivent se poursuivre jusqu’à la fin du mois de juin peuvent permettre d’écarter le risque de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Néanmoins, nous sommes aussi conscients de la nécessité de rester très vigilant par rapport à ses modalités d’application.

JCALL

Ecrit par JCall le 14 mars 2015. dans Monde, La une, Politique

JCALL

Elections israéliennes : les jeux ne sont pas encore faits…

Les électeurs israéliens se rendront donc aux urnes mercredi prochain pour élire la vingtième Knesset. Alors que l’on pouvait s’attendre, vu la situation de crise dans laquelle se trouve le pays, à une campagne électorale où auraient été abordées toutes les questions de fond qui sont déterminantes pour l’avenir de la région, on ne retiendra de celle-ci que la question, existentielle certes, des consignes des bouteilles que Mme Netanyahou récupérait pour les vendre aux supermarchés ou encore celle des films affligeants de propagande électorale qui circulent sur les réseaux sociaux. Pas un mot sur la solution du conflit israélo-palestinien, la poursuite des implantations, la nature d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique (cf. à ce sujet Amos Oz sur le site de JCall : http://en.jcall.eu/miscellaneous/for-its-survival-israel-must-abandon-the-one-state-option), la stratégie d’alliance qu’Israël devrait avoir avec les gouvernements arabes modérés face aux menaces islamistes, la prise en compte des aspirations socio-économiques d’une majorité de la population, le renouveau d’un « Etat providence » compatible avec une économie ouverte…

Il y avait heureusement le spectre de la menace du nucléaire iranien dont Netanyahou a abondamment usé pour relativiser les critiques que l’on pouvait lui faire sur sa politique sociale. Face à la bombe, la question du prix des logements ne pesait pas lourd. Mais justement ce sont sur ces questions sociales que, semble-t-il, le public fera son choix le 17 mars. Et pour l’instant rien n’est joué !

Vous pourrez retrouver sur notre site une analyse du rapport des forces politiques selon les derniers sondages :

Bibi or not Bibi : http://fr.jcall.eu/a-la-une/bibi-or-not-

Il faut s’attendre à un durcissement du ton pendant ces derniers jours de campagne comme le montrent les récents propos intolérables de Lieberman prônant la décapitation – à la Daesh – pour les arabes traîtres à Israël et que bien évidemment nous condamnons avec la plus grande fermeté.

Pour notre part, et quel que soit le résultat, nous nous mobiliserons dès la constitution du nouveau gouvernement pour remettre au premier plan des questions internationales celle de la reprise des négociations en vue de mettre fin à l’occupation des territoires palestiniens. Et si le futur gouvernement ne prend pas d’initiative en ce sens, nous encouragerons la communauté  internationale à le faire.

Le 17 mars au soir, nous vous invitons à participer à la soirée électorale organisée conjointement par LPM et le Centre Medem-Arbeter Ring  où plusieurs invités, dont un membre du bureau de JCall, commenteront dès 20h30 les premiers résultats.

http://www.lapaixmaintenant.org/IMG/jpg/image-145.jpg

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