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Souriez, rose printemps, rose soleil, rose chat, souriez

Ecrit par Luc Sénécal le 24 mai 2014. dans La une, Ecrits

Souriez, rose printemps, rose soleil, rose chat, souriez

Ferme les yeux mon amie et écoute mon cœur :

 

J’étais un oiseau,

j’étais comme un prince

accroché à la falaise abrupte

surplombant la vague traîtresse,

frappant le roc de rage.

 

J’étais un oiseau

alors que mes doigts pincent

la prise dans la pierre brute

survolant la mer maîtresse

vivante de ces rivages.

 

Au loin l’œil de l’île au phare

gardien de granit, clignote son message

d’amour à la lanterne, encore sage

de son voisin qui répond et pique un fard.

 

Alors que les soldats de ronce

griffent mes mains et mon visage,

déchirent la cuirasse de ma peau

Gare au retour de boomerang

Ecrit par Luc Sénécal le 11 janvier 2014. dans La une, Actualité

Gare au retour de boomerang

Comme vous le savez, l’être humain se considère comme l’espèce la plus intelligente de la création. Capable d’anticiper ses actions, d’en déterminer les causes, d’en prévoir les conséquences, il pense même s’être détaché du monde animal et contrôler ainsi tout son environnement.

Comme nous l’avons constaté, on est loin du compte. Prenons un exemple. Un seul parmi tous ceux qui se présentent. Prenons ce qui se passe de nos jours avec le rhinocéros de Sumatra. Cette sous-espèce est en voie de quasi extinction. Pourquoi ? Parce que des êtres humains ont décidé de transformer leur habitat de façon telle qu’il ne leur est plus possible de se reproduire.

Des plantations destinées à recueillir cette fameuse huile de palme, qui fait le bonheur d’une industrie alimentaire pour ne citer qu’elle, nécessitent des engrais pour favoriser la production. Mais on a découvert qu’il est très probable que ces engrais aient une influence néfaste sur le système reproducteur de ces rhinocéros. Des recherches sont en cours, pour parvenir à déterminer lesquels, malgré des oppositions dont on devine l’origine.

D’un autre côté, conscient de cette disparition inéluctable et prochaine, d’autres êtres humains s’emploient à capturer en pleine jungle des spécimens dont certains en fait, sont sauvés, car gravement handicapés par des pièges de braconnier. Hélas, on s’aperçoit que les spermes recueillis ne sont pas bons et que les femelles ne produisent plus d’ovocytes. Alors on recueille tout ce qu’on peut prélever sur l’animal y compris son ADN. Ainsi en pleine jungle par 37° de température extérieure, on prélève, on analyse et ensuite on enfourne dans des citernes d’azote liquide à moins 174°. Ce, avant de les expédier dans un laboratoire européen où ils seront à nouveau traités.

Que déduire de l’ensemble de ces comportements dans cet exemple qui n’est qu’un exemple parmi bien d’autres ?

L’être humain est certes capable d’appréhender parfaitement ses actions, de créer par son génie, de transformer son habitat, et outre celui-ci, de transformer tout un territoire pour ses besoins. Ce faisant, en mettant en place des projets remarquables selon des plans et des procédures soigneusement étudiés avec des moyens considérables, il occulte involontairement d’autres paramètres. Aucune étude ne va jusqu’à prendre en compte des paramètres concernant le vivant, tant végétal qu’animal, du terrain concerné.

Vous ne faites que répéter ce qu’on vous a appris

Ecrit par Luc Sénécal le 14 décembre 2013. dans France, La une, Politique

Vous ne faites que répéter ce qu’on vous a appris

Un jeune internaute prétend que je ne suis bon qu’à répéter ce que l’on m’a appris. Toute aussi amusante que peut être cette idée, cela mérite réflexion après tout.

Nous sommes tellement imbriqués dans ce que nous apprenons depuis que nous sommes nés, qu’en effet, il est possible de se demander si nous sommes limités à ce point. Alors je lui ai délivré une réponse qui vaut ce qu’elle vaut mais peut-être avez-vous, vous-même, mieux à dire que cela :

« Répéter » ce qu’on vous a appris. C’est là où même un simple perroquet ne saurait pas installer, dans le temps et l’espace qui est le sien, la répétition de ce qu’il ne comprend pas. Et pourtant, tout oiseau qu’il est, tout animal qu’il est, il va vous répéter ce qu’il a appris, au bon moment, dans le bon espace. Par ailleurs, certain s’oblige à penser qu’on apprend à l’école. Et pourtant ce n’est pas tout à fait exact. Car on apprend à apprendre aussi. Et on apprend toute sa vie. Ce qui d’ailleurs peut-être un véritable plaisir.

Avec les années, on apprend encore plus. On apprend à savoir lire au-delà des lignes, au-delà des mots, au-delà des textes. On en apprend aussi beaucoup sur leurs auteurs qui se dévoilent. Ainsi pendant toutes ces années qui ont été les miennes, j’ai suivi le conseil de mon grand-père. « Tais-toi et surtout écoute ». J’ai donc écouté, observé, retenu. Ce faisant, comme il me fallait bien vivre et être acteur de ma vie, je me suis égaré, trompé et parfois j’ai réussi quelques petites choses. Bien vaines dans leur ensemble c’est vrai. Et en fait, c’est par l’observation et l’écoute que j’ai probablement le mieux réussi. Et maintenant alors que mon soleil se couche dans ses ors et son sang, je me permets de « dire ». D’« écrire » aussi, car c’est la meilleure façon pour moi de m’exprimer.

Ainsi de ces religions qui promeuvent l’homme sans tenir compte de la nature elle-même et de toute la force et la magie qu’elle représente, j’ai constaté l’anthropomorphisme qui est le leur. Mais je me garde d’en être juge. Un tel besoin de réconfort, de certitudes, de foi dans la misère de la vie humaine le justifient largement. Sauf que parfois une religion peut amener l’horreur, la terreur, la souffrance, la misère, l’ignominie quand elle s’oppose à une autre religion. Et cela m’est intolérable. Pour ce qui me concerne, à lire les textes sacrés d’où qu’ils viennent, je ne rechercherai jamais ce qui peut entraîner la haine surtout sous le prétexte de détenir une Vérité par opposition à une autre. L’être humain a une valeur égale à lui-même, partout où il se trouve sur cette petite planète, quelle que soit la couleur de sa peau, quelles que soient ses coutumes, sa foi, sa religion, ses croyances même dans le quotidien.

Célébration de l’Indépendance d’Haïti

Ecrit par Luc Sénécal le 07 décembre 2013. dans La une, Histoire

Célébration de l’Indépendance d’Haïti

Un texte remarquable écrit par Dr. Rosalvo Bobo (1903), mérite un commentaire pour remettre à jour les liens et les relations que nous, ici en France, nous pouvons avoir avec ce pays. Notamment par le regard que nous pouvons jeter en arrière, aujourd’hui et celui plein d’espoir que nous avons pour demain.

Vu de France, outre la beauté du texte, le style, le fond et la forme, pourrait-on célébrer enfin aussi, que les critères et les valeurs d’une époque révolue désormais, d’autres critères et valeurs permettent sans prétention aucune, de reconnaître, d’apprécier la réalité concrète d’un pays, d’une nation, d’une population.

Nous savons tous que l’esclavage a été une ignominie. A l’époque c’était dans les usages. La honte que l’on pourrait ressentir face à de telles pratiques, est bue désormais. Tout d’abord parce que partout dans ce pays qu’est la France, la conscience de ce qu’elles ont été est très réelle. Ensuite parce qu’il reste de cette époque de troubles une très encourageante résultante. A savoir l’amitié profonde qui unit nos deux peuples, nos deux nations.

C’est donc le côté positif le plus noble qui en est le résultat. Ne serait-ce que par la révolte, la résistance victorieuse de l’une de nos colonies qui a été à l’origine de la prise de conscience de ce qu’est la dignité de l’homme. On s’instruit de ses erreurs et de ses fautes. Ont suivi les changements radicaux avec la fin de l’esclavage menés courageusement par Victor Schœlcher, malgré une opposition féroce. Ont suivi encore des troubles, des injustices, des souffrances par la reprise en main des colons, ne serait-ce qu’en Martinique ou en Guadeloupe. Ne serait-ce que par mon propre ancêtre qui, après avoir supporté les bagnes de Cayenne à la suite de cette reprise en main, a choisi librement de s’installer en Haïti. Ne serait-ce que par la part prépondérante de la France pour apposer sa signature au bas d’un document essentiel, celui des droits de l’homme.

Haïti ne peut être autrement considérée que comme une nation, un pays, un peuple à part entière. Mais ce qui nous fait réagir ici, en métropole, à propos du Haïti d’aujourd’hui, c’est de constater à quel point le marasme politique entraîne de souffrances dans la population et surtout vis à vis de l’enfance.

Une maladie incomprise et mal perçue par ignorance

Ecrit par Luc Sénécal le 30 novembre 2013. dans La une, Société

Une maladie incomprise et mal perçue par ignorance

Un homme a pénétré chez un particulier âgé, et après l’avoir estourbi, l’a découpé pour manger sa langue et son cœur.

Comment peut-on, quand on a froid dans le dos à l’évocation de ce drame, admettre, comprendre, accepter qu’il s’agit d’une maladie ?

En fait peu de gens savent de quoi il retourne en réalité. Pourquoi ne leur explique-t-on pas que ce comportement temporaire, complètement irrationnel n’a rien à voir avec l’individu, la personne, mais tout à voir avec son cerveau.

En fait, selon les colloques et les conférences récentes, des recherches sur le cerveau ont amené à mieux comprendre ce qu’est la schizophrénie. A savoir, une circulation défaillante des neurones entre les synapses. La qualité du liquide chimique dans lequel ils baignent y est pour quelque chose. On sait donc que l’individu qui se met à piquer des colères terribles, casse tout chez lui, autour de lui, effraie ses proches, et peut dans un cas extrême comme celui-là entendre des voix et commettre un acte terrible par un assassinat, n’est en rien responsable. Aussi difficile que cela soit de l’admettre.

La recherche sur le cerveau a obtenu des résultats pour mieux comprendre ce type de comportement. Des manifestations publiques, des informations permettent d’en savoir plus à ce propos. Des associations concernées qui sont mieux à même d’écouter des proches concernés par un malade, d’aider, de conseiller des familles en plein désarroi, sont présentes sur tout le territoire.

Il convient d’admettre qu’un schizophrène ne guérit JAMAIS. Par contre on peut stabiliser la maladie et le malade peut vivre normalement, s’il n’arrête pas son traitement. Le problème c’est qu’au bout d’un certain temps, celui-ci s’apercevant qu’il va bien, interrompt son traitement. Et tout repart. Les crises, la terreur des proches à leur grand désespoir, les dérapages etc…

La nouvelle tour de BABEL

Ecrit par Luc Sénécal le 23 novembre 2013. dans France, La une, Politique, Société

La nouvelle tour de BABEL

Nous avons élu monsieur Sarkozy président de la République. Il nous a déçus par ses réformes faites au pas de charge, là où il aurait fallu un peu plus de considération vis-à-vis des personnels et des cadres, voire des structures. Ce, sans parler du contexte général dans lesquelles elles ont été introduites. Nous pouvons considérer qu’il y avait urgence en effet, mais un élu ayant pour charge un Etat se doit de prendre la distance suffisante pour considérer une réforme dans toute l’étendue de ses causes et de ses conséquences, alors que celle-ci est mise en œuvre par son premier ministre. On ne peut prétendre être l’un et l’autre à la fois. C’est probablement cette erreur qui lui a coûté les élections présidentielles. De peu, il est vrai.

Nous avons élu monsieur Hollande président de la République à son tour. Par opposition au précédent ? Peut-être. Quoiqu’il en soit, il y a de prime abord de quoi être déçu par l’ensemble des décisions qui plombent l’économie, les petites et moyennes entreprises (ce qui était la force de notre pays), et surtout les budgets des familles, par la création d’une multitude de taxes et le renforcement de la fiscalité. Pourtant, nous connaissons le challenge qui est celui de notre pays pour rembourser une dette abyssale. Comment l’Etat peut-il faire sans contraindre tout l’ensemble de celles et ceux soumis à l’impôt, citoyens et entreprises compris ?

L’endettement de l’Etat qu’il nous faut, nous, prendre en charge, alors qu’il n’est pas de notre fait mais de celui des élus depuis plus de trente ans, nécessite désormais un effort de tous. De tous ? Pas tout à fait. Hors secteur bancaire ou celui de la grande finance. Apparemment, jusqu’à présent, l’ensemble des couches sociales acceptent plus ou moins cette situation, sauf si l’une ou l’autre se trouve touchée plus ou moins directement. Mais la prise de conscience globale n’est pas encore de mise. Est-ce que tout cela nous semble normal ?

Ma Lozère à moi…

Ecrit par Luc Sénécal le 26 octobre 2013.

Ma Lozère à moi…

Ma Lozère à moi, c’est un ami. Un compagnon de ma jeunesse. Un jeune homme doué d’un talent fou, d’une humanité prenante, d’un charisme remarquable et remarqué. Militaire au cercle national des armées, Patrick s’était déjà fait remarquer en faisant le paquebot « France » en sucre, qui a été exposé un temps sous verre. Mais artistes dans l’âme, nous allions au studio 28 voir les films d’art et d’essai qui y étaient dévoilés en avant-première. Nous y avons fait des connaissances, Yves Robert, Jean-Louis Trintignant, Brigitte Fossey, pour n’en nommer que quelques-uns.

Mais lui, Patrick, il ramenait sa fraise avec un appareil photo. Je lui ai demandé pourquoi, puisqu’il y avait un photographe attitré dans la salle. Il m’a répondu : « on ne sait jamais ». Bien vu. Le photographe s’étant rendu indisponible, mon Patrick s’est mis au service du studio et la qualité de ses clichés a fait le reste. Quand il a voulu quitter la capitale, je lui ai fait savoir qu’avec son talent et ses compétences, c’était compromettre un avenir remarquable qui lui était destiné. Mais là-bas, à VIALAS, en Lozère, son vieux père qui était taxi et ambulancier avait racheté et ouvert une auberge.

C’était donc là qu’était son destin. Je lui ai rendu visite je ne sais combien de fois. En fait, quelques années auparavant, c’est sa mère, une femme en tout point remarquable, qui m’y avait invité plus ou moins directement, compte tenu d’un cœur gros comme ça et d’une capacité d’écoute que je n’avais jamais jusque-là rencontrée. C’était aussi, il est vrai, le frère de Patrick qui m’avait attiré là-bas, au fin fond de la Lozère, après avoir été un compagnon d’aventures pendant notre séjour à Genève, dans l’école professionnelle qui nous avait mis le pied à l’étrier. Nous étions passionnés d’automobile, et j’ai souvenir, par temps d’épais brouillard en pleine nuit sur les petites routes tortueuses pleines de bogues de châtaigne (il fallait ouvrir la porte parfois pour savoir où était le bord de la route), de notre arrivée à Vialas, moi avec ma Fiat 500, lui avec sa deuche. Mais je m’égare.

Concept de laïcité au Moyen-Orient

Ecrit par Luc Sénécal le 07 septembre 2013. dans Monde, La une, Politique

Concept de laïcité au Moyen-Orient

Qu’est-ce que le concept de laïcité au Moyen-Orient ?

Avouez qu’on a du mal à s’y retrouver.

Quoi ? Au Moyen-Orient, il y avait des régimes présidentiels dictatoriaux qui ont été mis à bas, notamment avec l’aval sinon l’aide des pays occidentaux. Soit ! Humainement, on peut non seulement comprendre mais approuver.

Le problème est que la conception fondamentale de la citoyenneté dans ces pays n’a rien de démocratique et moins encore de laïc. Le concept de la laïcité est une inconnue, incompréhensible et complètement étrangère à ces populations, du moins pour celles qui sont enracinées dans une religion qui entend imposer des principes antinomiques avec ce concept. Et comme les troubles issus du déséquilibre politique et non seulement mais aussi économique, touchant directement les populations, favorisent la montée d’un extrémisme islamiste, il est difficile de parvenir à comprendre, ne serait-ce qu’approcher un tant soit peu une certaine logique dans les décisions des pays occidentaux.

Il en reste un trouble profond chez les citoyens, qui ne comprennent pas bien pourquoi tant d’horreur d’une part, qui fournit les moyens d’exercer ces horreurs de l’autre, et pourquoi, la main sur le cœur face à ces horreurs, faudrait-il participer à la « fête ». En exerçant tout autant de violences que la barbarie des belligérants peut le faire dans leur propre pays.

De l’extrémisme et de ses limites

Ecrit par Luc Sénécal le 17 août 2013. dans Monde, La une, Religions, Politique

De l’extrémisme et de ses limites

Il y a, je crois, une mauvaise interprétation de ce qu’est la religion musulmane pour certains citoyens, agacés à juste titre par des provocations évidentes et par l’impuissance des autorités qui ne se contentent que d’effet d’annonce, sans avoir, ne serait-ce que la volonté, de traiter le problème par le fond.

Mais mieux encore, il y a aussi une interprétation erronée concernant une population qui sous le joug d’une dictature souhaite retrouver sa liberté.

La religion musulmane est digne de respect et même d’admiration, tant qu’elle-même respecte toutes les autres religions tout aussi dignes de respect et même d’admiration. En premier lieu, savoir respecter les convictions de chacun, selon ses propres valeurs issues de ses origines, son éducation, ses us et coutumes, est une nécessité absolue qu’il convient non seulement d’admettre mais aussi de savoir appréhender correctement, comprendre et intégrer. En second lieu, selon l’origine géographique, nombre d’interdits et de contraintes imposées par une religion étaient ou sont encore nécessaires, afin de réunir dans une même foi, une même participation, une même appartenance, des êtres qui ont besoin de se retrouver en elle.

Les extrémismes sont limités dans leurs revendications, car ils ne prennent qu’une partie des textes ou des critères induits par leur religion, pour s’imposer sur les esprits souvent affaiblis par un manque de structure éducative, ou par une vie sans espoir et sans avenir, sans perspective autre que celle de se projeter vers un spirituel qui leur est suggéré. S’ensuit une dérive vers l’intransigeance, la violence, à commencer par celle de la parole avant celle des actes, et le déni.

Mais ces extrémismes aujourd’hui considérés comme étant de religion musulmane ont bien connu leurs parallèles dans la religion catholique ou même protestante ou encore dans d’autres cadres. Il convient d’en tenir compte, et je crois que c’est important, pour avoir la capacité de traiter ce genre de problématique et dépasser le ras-le-bol ou l’agacement, que certains connaissent de nos jours.

Chronique de la gestuelle du piéton lambda désirant traverser

Ecrit par Luc Sénécal le 25 mai 2013. dans Ecrits, La une, Humour

Chronique de la gestuelle du piéton lambda désirant traverser

Deux individus devisent sur une toute nouvelle disposition du code de la route :

Savez-vous mon cher, quel geste le piéton devra faire pour traverser la voie publique en dehors des passages que l’on dit « protégés » ?

Non cher ami. Peut-être devra-t-il se mettre face aux automobiles les bras en croix ?

Vous n’y songez pas. On le retrouvera décalqué sur quelques calandres d’autobus.

Alors je ne sais que vous dire. Peut-être qu’en faisant le salut hitlérien ?

Dans ce cas, à défaut de retrouver son bras aux objets trouvés sur la voie publique, au mieux subira-t-il une longue rééducation avec la prothèse qui remplacerait ce membre si imprudemment présenté aux automobilistes.

Eh bien dans ce cas, il pourrait tout aussi bien lever une jambe…

Ah ah ah ! Vous me faites rire. Il marcherait au pas de l’Oie alors ? Quelle imagination.

Et le bras d’honneur, qu’en pensez-vous ?

Pas de provocation voyons. Il s’agit de se montrer courtois.

Bon. Puisque mes suggestions ne vous conviennent pas, que proposez-vous ?

Eh bien, s’il n’est pas timide, il lève les bras au ciel.

Et une voiture de police passant par là, supposera qu’il s’agit d’un repris de justice pour l’embarquer aussitôt.

Mais non ! Quelle idée. En levant ainsi les deux bras, il signifiera son intention…

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