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Ces provocations qui viennent grignoter l’état

Ecrit par Luc Sénécal le 04 mai 2013. dans France, La une, Politique, Société

Ces provocations qui viennent grignoter l’état

Il est dans la population actuelle des minorités agissantes, utilisant la provocation avec une certaine délectation. Car dans la population française se retrouvent des gens qui ont souffert certainement d’un certain dédain pour ne pas dire dégoût, qui au travers des humiliations et autres vexations, ont vu se jouer des drames intimes et très personnels. Ce, face à une société qui a manqué quelque peu, si on peut dire, d’ouverture d’esprit sinon de cœur certes mais surtout d’intelligence. Il y en a d’autres qui ont souffert dans leurs convictions, leurs idées, leurs coutumes, ne serait-ce qu’en raison de la prépondérance d’autres convictions, d’idées et de coutumes. Des éléments cependant fondateurs, ne l’oublions pas. Et c’est là l’un des aspects de notre problématique.

Pourtant la France s’enorgueillit de principes comme « la liberté, l’égalité et la fraternité ». Soyons francs, voilà un enthousiasme issu de bouleversements fondamentaux, qui se retrouve face au quotidien, bien difficile à proroger. Parce que place à l’enthousiasme vite révolu, il faut vivre en communautés. Cependant, ce que l’on appelle la « démocratie » doit venir en aide à ces minorités en leur apportant des droits et des reconnaissances, qu’elles appellent de toutes leurs forces. Oui, mais comment ? D’où un autre aspect qui n’en n’est pas le moindre.

Reconnaissons tout d’abord qu’il y a un phénomène constant dans l’évolution des tendances quelles qu’elles soient. A savoir le balancement du pendule. Trop d’un côté, s’il doit repartir de l’autre, il est incapable de se stabiliser de manière équilibrée et il s’en va tout aussitôt beaucoup trop loin de l’autre.

C’est ainsi que, se sachant enfin quelque peu reconnues, ne serait-ce qu’en termes de droits mais mieux encore, admises pour ce qu’elles sont et ce qu’elles promotionnent, ces minorités agissantes en viennent par des petites ou par de plus grandes provocations à scléroser une partie de la population dans un refus de principe. Ne serait-ce que par agacement puis par colère quand l’évidence du ras-le-bol n’est pas prise en compte. Et ainsi se crée un fossé que nul parmi nos élus, sauf erreur, n’est capable de prendre en compte.

Pour se faire une opinion

Ecrit par Luc Sénécal le 13 avril 2013. dans France, La une, Politique, Actualité

Pour se faire une opinion

Pour se faire une opinion, ne vaut-il pas mieux s’efforcer de rester objectif ?

S’il convient dans l’examen d’un dossier de connaître les tenants et les aboutissants pour se faire une opinion, il est vrai aussi que le sentiment d’injustice peut venir en détourner l’objectivité alors qu’un raisonnement mieux approprié saurait apporter les suggestions nécessaires pour en corriger les travers ou trouver des solutions.

L’évasion fiscale est une injustice pour tous les citoyens qui ne peuvent en profiter puisqu’ils n’en ont pas les moyens. Elle l’est d’autant plus que ceux-ci paient plein pot le poids des taxes et des impositions de tous genres qui en chargent les biens, les revenus, les consommations etc… Par ailleurs, à bien y réfléchir, il semblerait désormais impossible d’utiliser ces fonds sur leur territoire d’origine. Ce qui pourrait bien être aussi une contrainte non seulement pour ceux qui les possèdent mais également pour ceux qui pourraient les utiliser, y compris indirectement, les états. Donc tout n’est pas si simple.

Que deviennent les sommes considérables qui quittent les territoires, que ce soit en France ou ailleurs ? Elles ne sont pas stockées quelque part en numéraire bien sûr. Elles sont utilisées plus que probablement et sauf erreur, sous forme d’actions et d’obligations dans toutes sortes d’entreprises ou de sociétés à travers les pays occidentaux. Du moins les plus importantes, celles qui possèdent une aura internationale et qui sont cotées en bourse ici ou ailleurs. Ce qui est également quelque part une injustice pour toutes les PME/PMI, tous ces commerces, ces circuits de distribution qui n’ont pas les moyens de profiter de cette manne fantastique.

Taxes et circulation routière

Ecrit par Luc Sénécal le 30 mars 2013. dans La une, Société

Taxes et circulation routière

Toujours en panne d’imagination, de solution cohérente, de compétence, nos autorités, quelles qu’elles soient, s’emploient à tirer tout le profit possible d’une carence notoire. Poser une problématique à plat. En examiner tous les contours, tous les détails, les tenants et les aboutissants. Faire le point sur l’inadéquation des décisions prises jusqu’alors et admettre le marasme dans lequel on se retrouve dans les grandes villes en termes de stationnement, est-ce à ce point si difficile ?

Oui, quand la situation budgétaire est à ce point critique. Oui, quand on ne sait plus ni où, ni comment trouver de quoi financer des projets pourtant essentiels. Oui, quand il s’agit de faire payer par tous les moyens possibles les usagers. Quand il s’agit de les culpabiliser, les infantiliser, les montrer du doigt. En conséquence le débat n’est plus de trouver des solutions cohérentes au problème du stationnement en ville (lequel tourne au cauchemar), mais de créer un climat de défiance qui n’a rien à voir avec la solidarité que l’on devrait retrouver entre nous, face à ce problème.

La neige…

Ecrit par Luc Sénécal le 15 mars 2013. dans La une, Actualité, Société

La neige…

La neige est dans le paysage une petite féerie. Mais sur les routes, cela peut vite tourner au cauchemar.

Les montagnards sont toujours sidérés de voir que « pour quelques flocons », comme ils disent, en plaine, la circulation se retrouve facilement bloquée.

Mais ce ne sont pas quelques flocons qui tombent actuellement sur le nord de la France. C’est une véritable tempête de neige pour laquelle ni les usagers ni les autorités sont bien préparés. Cette fois-ci d’ailleurs, on ne pourra prétendre de ne pas avoir été prévenu. Seulement prendre en compte les difficultés et les contraintes qui ne sont pas habituelles n’est pas dans les usages. Aller voir dans l’est du pays, dans le Jura, les Vosges, la Savoie, ou même plus au sud dans les Alpes ou les Pyrénées, comment ils se préparent à affronter les rigueurs de l’hiver, ne vient pas à l’idée en amont. Prendre les précautions en terme de structures et d’infrastructures est certes pensé et préparé avant l’hiver mais pas au niveau de ce que les éléments naturels peuvent faire quand ils se déchaînent. Alors c’est la surprise. Ce sont des centaines de gens qui sont bloqués. Certains dans des conditions très précaires. Ce sont les solutions d’urgence qui sont appliquées au mieux et encore quand c’est possible.

Les usagers eux-mêmes, que ce soient les automobilistes qui veulent à tout prix rentrer chez eux ou qui n’ont pas tenu compte des avertissements et ont cru qu’ils pourraient passer au travers, que ce soient les chauffeurs routiers ou les professionnels de la route, contraints eux de prendre la route en raison de leur emploi, tout ce beau monde n’a pas l’expérience ni même l’habitude d’affronter des conditions climatiques de ce genre (un bémol toutefois pour les routiers s’ils parcourent des itinéraires qui sortent de leur département et voyagent sur de longues distances). On pourrait conseiller de préparer ces usagers au travers de stages pour leur faire connaître la façon d’aborder ces fameuses conditions climatiques.

Liberté, égalité, fraternité

Ecrit par Luc Sénécal le 09 mars 2013. dans La une, Actualité, Société

Liberté, égalité, fraternité

Ces mots ont une signification. Déjà, historiquement, pour les établir comme des valeurs fondamentales de la république française, beaucoup de sang a été versé. Ensuite, c’est sur le fondement du choix précis de ces mots que le ciment qu’est l’union des populations très diversifiées de France a pu prendre et prospérer. Aujourd’hui, au début de ce vingt-et-unième siècle, ces mots ont-ils le même sens ?

Nous nous attacherons à les évoquer uniquement sur le plan de la sécurité routière. Ce, comme un exemple de l’évolution de notre société et de ce qui la constitue.

Ces trois mots tout d’abord induisent la confiance. Celle qui est censée réunir tous les individus qui la composent, tant en tant que citoyens responsables qu’électeurs participant à la vie de la nation. Ce qui permet de dire que « l’état, c’est nous ». Celle qui est une réalité quand elle se compose d’une diversité remarquable, tant concernant les corporations professionnelles, artistiques ou culturelles, que les us et coutumes régionaux. Celle qui est ressentie en fait par chacun et chacune d’entre nous envers son propre pays, la France.

Or, où se trouve-t-elle cette confiance ? Comment considère-t-on le sens de la responsabilité de chaque citoyen ? Comment laisse-t-on un espace de liberté et d’initiative pour chaque acteur de la vie en communauté ?

Est-ce donc là la preuve de la valeur de ces mots, lorsqu’un système de surveillance vidéo et des appareillages de plus en plus sophistiqués s’étalent de plus en plus sur tout le territoire, que ce soit sur autoroute, sur route ou en ville ? Jusqu’à être installés dans la plus complète discrétion sur des véhicules banalisés ? Un moyen de contrôle sans que vous le sachiez, aujourd’hui pour des dépassements importants de vitesse, et demain… ? Le piège pernicieux de l’installation qui, une fois devenue une habitude, permettra d’autres objectifs par la suite. Et cela va jusqu’à pouvoir installer dans votre propre véhicule, actuellement volontairement, le moyen de vous surveiller et de dénoncer le moindre de vos gestes ou de votre comportement ?

Non, on ne sauvera pas la planète

Ecrit par Luc Sénécal le 15 décembre 2012. dans La une, Environnement, Société

Non, on ne sauvera pas la planète

Vous l’aurez remarqué, la énième conférence mondiale pour réussir à diminuer l’influence des activités humaines sur la nature est un énième échec. Vous n’êtes pas étonné. Moi non plus.

C’est vrai que si l’ultra-écologisme est, disons poliment, « gonflant », l’écologie est une nécessité. N’empêche que de nombreux citoyens le comprennent et s’efforcent en adaptant la consommation des ressources qui s’épuisent et polluent. Ce, en faisant le nécessaire pour isoler, se prémunir, consommer mieux, et participer, à leurs échelles, à un effort non seulement essentiel, solidaire mais aussi « intelligent ».

Pourtant les gouvernements eux, soumis à l’influence et au pouvoir de la haute finance, au lieu de débattre à leur niveau de politiques et de stratégies à mettre en place pour diminuer cette influence, s’emploient bien plus à évoquer la crise financière et économique des pays occidentaux et la montée en puissance des nations comme l’Inde ou la Chine. Les citoyens qui sont autant d’électeurs, méritent-ils vraiment ces élus ? Hélas oui, car ils n’ont pas le choix. Pas plus que l’électeur.

La joie

Ecrit par Luc Sénécal le 08 décembre 2012. dans La une, Psychologie

La joie

Cet état d’esprit, est-il le produit ou le résultat d’une hormone quelconque ou est-ce une vertu spirituelle fondée sur une espérance transcendantale ?

Oui et non. Restons simple. Il y a des personnes qui ont une facilité tout à fait remarquable à rester dans une attitude positive quelles que soient les situations dans lesquelles elles se trouvent.

Ces personnes-là dispensent de la joie et j’irai même dire participent à une forme de bonheur, ne serait-ce que de les rencontrer au hasard de notre parcours dans la vie. Que ce soit une question d’hormone. Probablement. Que ce soit l’influence de la lune. Pourquoi pas. Que ce soit dans leurs gênes. On peut le croire. Que ce soit une vertu. Certainement. Qu’elle soit fondée sur un concept philosophique. Dans ce cas, je ne le pense pas. Il n’y a pas de concept à la base de ce que l’on est à la naissance. Ce serait plus dans la personnalité de ce genre de personnage.

Et si vous et moi, revenions "sur terre" !

Ecrit par Luc Sénécal le 24 novembre 2012. dans La une, Actualité

Et si vous et moi, revenions

Allons, madame, monsieur, accordez-vous, s’il vous plaît, le temps de la réflexion. Prenez le temps de vous poser quelque part, dans le plus grand calme, pour obtenir une sérénité parfaite et ainsi de vous accorder la possibilité de réfléchir vraiment, sans a priori, en toute sincérité.

Certes, je sais, nous le savons, vous n’avez pas ce temps-là en cette époque où tout va très vite, où vos décisions doivent être efficaces à court terme et prises dans l’immédiat. Oui, nous savons qu’il vous faut vous déplacer à travers le monde pour vos affaires. Ce, tant pour acquérir des parts de marché que pour vous imposer face à la concurrence acharnée à laquelle vous vous confrontez chaque jour. Tout aussi bien que pour pouvoir harmoniser, asseoir, compléter une stratégie indispensable et cohérente dans cette guerre économique qui est celle que nous connaissons. Nous en avons parfaitement conscience, soyez-en assurés.

Le pouvoir politique a-t-il abdiqué face à la finance internationale ?

Ecrit par Luc Sénécal le 17 novembre 2012. dans Economie, Monde, La une, France, Politique, Actualité

Le pouvoir politique a-t-il abdiqué face à la finance internationale ?

A défaut de parler « d’abdication », ou « d’alliance », disons… « intégration », « réajustement » ou… Ou peu importe en fait.

Il s’agit plutôt de considérer point par point l’ensemble de l’échiquier. De savoir où se trouve la force de persuasion des foules ? Ensuite d’en trouver les propriétaires. On comprendra mieux ce qu’ils en font et pourquoi. De savoir par ailleurs ce qui, dans le système électoral dont le principe démocratique n’est pas à remettre en question, crée une faiblesse dramatique pour que l’action des élus puisse être pérenne. Déjà que l’intention de base générant le projet politique, qui est celui proposé aux électeurs, est déviée, faussée, perturbée par la suite, avant même que d’être proposée et que le projet ainsi modifié soit voté ou mis en action. Nous l’avons constaté maintes et maintes fois. Nous continuons à subir cette situation sans chercher à la comprendre ou à y remédier.

« L’électoralisme » dont il est question est la faille principale du pouvoir politique, dans  tout gouvernement, qu’il soit de droite ou de gauche (ou même d’un milieu qui se cherche et ne se trouve pas).

Une fable que Jean de La Fontaine eut plaisir à vous rapporter

Ecrit par Luc Sénécal le 03 novembre 2012. dans Ecrits, La une, Actualité

Une fable que Jean de La Fontaine eut plaisir à vous rapporter

Une reine des abeilles avait dans son essaim une ouvrière particulièrement besogneuse. Las, hélas, elle avait tant d’enthousiasme à récolter moult et moult nectars que parfois elle en perdait en route. Elle en vint même à la longue, alors qu’elle rentrait dans la ruche, après avoir ramassé tant et tant de poudre d’or, à s’apercevoir qu’elle n’avait plus sur elle la moindre parcelle. Pas le moindre gramme d’or, ayant tout semé dans son parcours. Tant et si bien que la récolte de miel eut à en souffrir. Ce qui fit la risée de toutes les ruches de la région, bien aises de voir ainsi cette reine déconfite.

Fort bien se dit celle-ci. Cela ne va pas se passer ainsi. Puisque cette ouvrière a fait le malheur de ma ruche, je vais faire en sorte de jeter l’opprobre sur elle, de telle façon qu’on saura dans le monde des abeilles que l’on ne se moque pas ainsi ni de moi, ni de mon essaim.

Donc elle en vint à appeler à la justice des frelons. Ceux-ci, considérés dans ce monde-là comme étant le droit, la loi et l’ordre. Toutefois il faut savoir que les frelons tiraient quand même quelques profits, il est vrai, de la production des ruches. Se régalant parfois du miel que produisaient celles-ci, si ce n’est du nectar d’une ouvrière égarée, ils ne pouvaient avoir que de la considération pour toute reine qui se respecte comme celle-ci. Ainsi entendait-elle, par ce biais, se faire justice en reportant toute la responsabilité de sa mésaventure sur son ouvrière.

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