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Le Cabaret Sauvage boucle ses 20 ans

Ecrit par Nadia Agsous le 06 janvier 2018. dans La une, Arts graphiques

Le Cabaret Sauvage boucle ses 20 ans

Décembre. Le Cabaret Sauvage affiche une programmation éclectique. Cette immense salle de spectacles en forme de chapiteau clôt la célébration de ses vingt ans en fanfare, dans la joie et la bonne humeur. Méziane Azaïche est le créateur de ce lieu, haut en couleur, où l’ambiance est à la fête et au divertissement.

« C’est un vrai professionnel du spectacle » déclare d’emblée Mohamed Ali Allalou, acteur et ancien animateur de la Chaîne 3 (radio algérienne), au sujet de Méziane Azaïche, directeur du Cabaret Sauvage. Si cet homme, souriant, au verbe direct et passionné, est présenté comme le fondateur du Cabaret Sauvage, en réalité il est plus que cela. Méziane est concepteur, créateur, entrepreneur et producteur. Il est aussi artiste dans l’âme.

Le Cabaret Sauvage, lieu de fête et de divertissement devenu une référence du spectacle dans la capitale parisienne, doit son existence à un rêve qui remonte à l’enfance. Dans la Kabylie natale de Méziane. Le rêve parisien ! A cette époque déjà, le jeune garçon se représentait Paris comme la ville du possible. En allant vivre à Paris, il était persuadé qu’il réaliserait son rêve. Rêve qu’il concrétisa des années plus tard. Mais à quel prix ! Car à son arrivée dans la ville lumière, à l’âge de 23 ans, Méziane se retrouve confronté à la dure réalité parisienne. Paris est une ville qui avale et broie ; « c’est une ville difficile. Il existe un code pour ouvrir les portes, et j’ai mis longtemps pour le trouver », confie Méziane Azaïche.

La tête pleine de projets, Méziane ne se décourage point. Déterminé à réaliser son rêve de créer des « lieux de convivialité, d’échanges non conformistes et métissés », il ne se laisse surtout pas prendre dans le filet de la désillusion. Il prend conscience qu’il ne doit compter que sur lui-même. Il rallume le feu de son rêve d’enfance. Il se jette dans la gueule du loup. Il s’affaire. Il entreprend. Il persévère. Méziane parvient à se frayer un chemin dans la ville froide et impitoyable. « Méziane Azaïche a un parcours exceptionnel. Parti de rien, il s’est forgé une crédibilité exceptionnelle en termes de programmation de spectacle vivant et comme propriétaire d’un lieu exceptionnel, le Cabaret Sauvage, lieu incontournable pour les arts du cirque ou les musiques du monde » déclare Naïma Yahi, historienne.

Ses débuts sur la scène parisienne s’annoncent encourageants. Il achète deux cafés-resto, Le Baladin et Le Zéphir, situés dans le vingtième arrondissement de Paris. Les soirées musicales organisées dans ces lieux accueillent un grand nombre d’artistes.

(Best of 2012) RACISME: Mouloud Aounit : la lutte contre le racisme dans toutes ses formes...

Ecrit par Nadia Agsous le 22 décembre 2012. dans Racisme, xénophobie, La une, France, Politique, Actualité, Société

(Best of 2012) RACISME: Mouloud Aounit : la lutte contre le racisme dans toutes ses formes...

Défenseur acharné des droits de l’Homme, militant contre les différentes formes de discrimination, fervent adepte de l’égalité des droits et de l’amitié entre les peuples, homme de convictions, Mouloud Aounit est décédé le 1er août dernier à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris.

Depuis 1979, il a milité au sein du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) où il a occupé le poste de secrétaire général (1989 -2004) puis celui de président (2004-2008). En 2000, il a été décoré chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite.

A travers l’entretien qui suit, Jean-Michel Riera, réalisateur d’un documentaire qui retrace la trajectoire biographique et militante de M. Aounit (1) raconte l’homme, ses luttes, sa maladie et l’état d’avancement du film.

Mouloud Aounit, Une marche pour l'égalité autour du film de Jean Michel Riera

Ecrit par Nadia Agsous le 22 septembre 2012. dans Racisme, xénophobie, La une, Actualité, Culture, Cinéma, Société

Mouloud Aounit, Une marche pour l'égalité autour du film de Jean Michel Riera

Natif d’Algérie, fils de « Bougoules », enfant d’Aubervilliers, Homme politique français, défenseur acharné des droits de la personne humaine, Mouloud Aounit a milité au sein du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) où il a occupé le poste de secrétaire général (1989-2004), puis celui de président (2004-2008). Dix-neuf années de lutte au service de la justice et de la liberté, pour le respect et la reconnaissance des uns et des autres. Un homme. Une mémoire. Un combat. Une parole. Une lutte. Un parcours. Le tout révélé à travers un film documentaire, réalisé par le réalisateur Jean-Michel Riera en collaboration avec le politologue Vincent Geisser.

À travers l’entretien (1) qui suit, Jean-Michel Riera nous révèle la genèse et l’avancée du film.

Mouloud Aounit : la lutte contre le racisme dans toutes ses formes...

Ecrit par Nadia Agsous le 15 septembre 2012. dans Racisme, xénophobie, La une, France, Politique, Actualité, Société

Mouloud Aounit : la lutte contre le racisme dans toutes ses formes...

Défenseur acharné des droits de l’Homme, militant contre les différentes formes de discrimination, fervent adepte de l’égalité des droits et de l’amitié entre les peuples, homme de convictions, Mouloud Aounit est décédé le 1er août dernier à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris.

Depuis 1979, il a milité au sein du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) où il a occupé le poste de secrétaire général (1989 -2004) puis celui de président (2004-2008). En 2000, il a été décoré chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite.

A travers l’entretien qui suit, Jean-Michel Riera, réalisateur d’un documentaire qui retrace la trajectoire biographique et militante de M. Aounit (1) raconte l’homme, ses luttes, sa maladie et l’état d’avancement du film.

Migrations algériennes (2)

le 14 juillet 2012. dans Monde, La une, Politique, Société

Migrations algériennes (2)

Le retour au pays : perspective ô combien douloureuse !

 

Malgré la panoplie des dispositifs et des mesures destinées à inciter voire à obliger les migrant(e)s sans papiers à quitter le territoire français (invitation à quitter le territoire, Arrêté de reconduite à la frontière…), ces derniers, du moins pour une bonne majorité, semblent demeurer sourds aux décisions voire aux injonctions des pouvoirs publics français.

En effet, l’idée de retour au pays en cas d’obligation institutionnelle, c’est-à-dire d’expulsion, semble être vécue négativement notamment par les hommes. Conçu comme la conséquence de la non concrétisation du « rêve » migratoire, l’acte de retour semble être perçu comme un retour en arrière et associé à un échec, à la honte voire au déshonneur :

« Si je n’arrive pas à régulariser ma situation administrative – explique Nadir – je resterai quand même en France. Si les policiers m’expulsent, je refuserai de monter dans l’avion. Je préfère me suicider plutôt que retourner là-bas sans rien. Comment faire face aux regards des gens ? »

Migrations algériennes (1)

Ecrit par Nadia Agsous le 30 juin 2012. dans Monde, La une, Politique, Société

Migrations algériennes (1)

 

La figure du « Sans-papiers »

 

Ce texte tente de mettre en lumière une catégorie de population d’origine étrangère qui a pris l’initiative de s’installer en France « sans avoir été invitée par les maîtres des lieux ». Des hommes et des femmes, très souvent accompagnés d’enfants mineurs, désignés sous le vocable de « Sans papiers ». C’est-à-dire des individus qui n’ont pas régularisé leur situation administrative au regard du séjour et donc inexistants d’un point de vue juridique. « Invisibles ». Inexistant-e-s et pourtant présent-e-s, tentant tant bien que mal de sortir de l’ombre afin d’exister à la lumière du grand jour. Ce texte est une invitation à la découverte des « expériences, des points de vue, des définitions et des situations vécues » par ces êtres dépouillés de leur humanité.

 

Les dynamiques de mobilité migratoire

Une empreinte de la vie, Yves Gervais

Ecrit par Nadia Agsous le 16 juin 2012. dans La une, Arts graphiques, Société

Une empreinte de la vie, Yves Gervais

Des empreintes aux couleurs du métissage au cœur de Bruxelles…

 

Le 22 juin 2012, la ville de Béjaia (Algérie) rendra un hommage à l’artiste Hamsi Boubekeur, natif de cette ville. A cette occasion, le documentaire Une empreinte de la vie, réalisé par Yves Gervais et Stéphanie Meyer, qui reconstitue le remodelage et la transformation de la station Lemonnier à Bruxelles décorée par l’artiste, sera diffusé et suivi d’un débat.

Dès leur arrivée dans la station Lemonnier située à proximité de la Gare internationale du Midi à Bruxelles, capitale de la Belgique, les voyageurs sont accueillis par des dessins de mains géantes, ouvertes, tendues et prêtes à donner, ornementées de dessins géométriques puisés de la tradition picturale et artistique berbères.

Des mains, symboles du don et du contre-don, de l’échange et du partage. Des mains ouvertes, avenantes, souhaitant la bienvenue, jouant le rôle de « rempart visuel » entre celui qui regarde et celui qui est regardé. Des mains appréhendées comme le symbole de protection contre le mauvais œil, les mauvais esprits, la malchance. Et d’autre part, comme une source de bien-être et de bonheur. Ces « empreintes de la vie » ont été dessinées et immortalisées par Hamsi Boubekeur, peintre d’origine algérienne vivant en Belgique.

La migration algérienne féminine : facteur régulateur du célibat

Ecrit par Nadia Agsous le 02 juin 2012. dans Monde, La une, Politique, Société

La migration algérienne féminine : facteur régulateur du célibat

L’arrivée au pays du « prince charmant » tant sublimé : Une sensation de liberté et de bien-être…

 

La prise de contact avec la société française semble être vécue par ces femmes migrantes (1) à la fois positivement et négativement.

Ainsi l’un des aspects qu’elles semblent mettre en avant concerne la sensation de sécurité et de liberté qu’elles ont éprouvée lors de leurs déplacements dans la sphère publique :

« Dans la rue, dans le métro, personne ne me regardait, raconte Dalila. Aucun homme ne cherchait à me draguer. Cela me plaisait beaucoup car dans ma ville, tous les regards des hommes étaient braqués sur moi. Là, je marchais librement sans être gênée et sans avoir peur du jugement d’autrui ».

Le second aspect que ces femmes semblent avoir apprécié concerne l’absence de « clôture familiale » et sociale et ainsi la liberté de choix et d’action. Dans leur discours, elles font ressortir l’idée de l’anonymat et de la non stigmatisation de leur corps. En effet, « le regard aveugle » que les passants et notamment les hommes posent sur elles est une attitude qui semble revêtir un aspect essentiellement positif puisque de leur point de vue, ce comportement induit une liberté de mouvement, un sentiment de sécurité et une sensation de bien-être.

Histoires interactives : oeuvres en duo et en écho

Ecrit par Nadia Agsous le 19 mai 2012. dans La une, Arts graphiques, Culture

Histoires interactives : oeuvres en duo et en écho

 

Après avoir célébré « la Commune » au printemps 2011, un groupe d’artistes issus des Ateliers de Ménilmontant, des ateliers d’artistes de Belleville, d’Artistes à la Bastille et du Génie de la Bastille, Français et Algériens, se mobilisent autour d’une exposition collective afin de rendre hommage au cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie. Initié et porté par Christine Pastor, plasticienne, cet événement artistique aura lieu au centre culturel algérien à Paris. Il sera structuré en deux phases : Interactivité I : Œuvres en Duo, du 06 au 23 juin 2012 et Interactivité II : Œuvres en écho, du 27 juin au 13 juillet 2012 .

Christine Pastor et Zouhir Boudjema, plasticiens, nous proposent de découvrir Histoiresinteractives, événement culturel dont l’objectif principal vise à « transformer le champ de bataille en champ de création ».

 

Quelle estlagenèsedecetteexpositionquiapourobjetl’indépendancedel’Algérie ?

Migrations algériennes, les nouveaux visages (1988...)

Ecrit par Nadia Agsous le 12 mai 2012. dans Monde, La une, France, Politique, Société

Migrations algériennes, les nouveaux visages (1988...)

En Algérie, à partir de 1988, l’idée de migrer vers les pays dits développés a tendance à devenir la préoccupation de tout un chacun. C’est un rêve qui prend l’allure d’un fantasme collectif. Ce « Rêve » migratoire est certes un projet individuel. Il semble cependant revêtir une dimension collective faisant du « désir » migratoire un phénomène social impliquant toutes classes sociales.

 

Partiràtoutprixoulahantisedu « Rêve »migratoire !

 

La concrétisation de ce rêve dépend cependant de l’obtention du visa d’entrée sur les territoires migratoires visés. Dans la plupart des discours des candidat(e)s à l’émigration et des migrant(e)s, ce document tant convoité revêt une dimension essentiellement magique et libératrice. Il est ainsi assimilé à une « clé » qui permet l’accès à cet « Eldorado » économique, social et culturel qui, dans les représentations collectives prend l’allure d’un espace de loisirs et de consommation Ô combien fantasmé ! Le visa devient ainsi la métaphore d’une « amulette » voire d’un « sésame » qui permet une « délocalisation positive » et ainsi le passage vers l’autre rive, l’espace de tous les rêves et de tous les possibles.

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