Tu quoque fili ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 03 septembre 2016. dans France, La une, Politique, Actualité

Tu quoque fili ?

Cette semaine, Emmanuel Macron a – gentiment – poignardé dans le dos celui à qui il devait sa – brève ? – carrière politique, tout en prenant prudemment ses marques pour les présidentielles de l’année prochaine, au cas où Hollande n’irait pas.

Macron me fait penser à Jean-Jacques Servan-Schreiber : même sourire carnassier, même tropisme vers l’Outre-Atlantique (JJSS publia son Défi américain en 1967), même libéralisme assumé, même brièveté du passage aux affaires (deux mois pour JJSS, deux ans pour Macron), enfin même positionnement aux confins de la polarité droite/gauche.

Mais il y a un « hic » qui les différencie radicalement : le parricide. L’opinion n’aime pas. En 95, Sarkozy trahit son « idole » de jeunesse, Chirac, en ralliant Balladur qu’il croyait gagnant. Résultat des courses : sept ans de traversée du désert. En 98, Bruno Mégret tenta d’assassiner Le Pen père en faisant une OPA sur le Front National. Echec, son schisme échoua et le parti croupion qu’il fut contraint de fonder Le MNR (Mouvement National Républicain) végéta lamentablement.

Les Français sont légitimistes. Le président de la république, qu’on le veuille ou non, campe le pater patriae romain. Le tuer ne pardonne pas.

La psychanalyse n’a pas sa place en politique…

A propos de l'auteur

Jean-François Vincent

Jean-François Vincent

Directeur de publication

Membre du Comité de Rédaction et rédacteur

Traducteur au Conseil de l'Europe

Ancien professeur certifié d'anglais

Ancien diacre à la cathédrale russe saint-Alexandre Nevski de Paris

Maîtrise d’anglais

Licence de philosophie

Licence de droit

Diplômé de l’institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

Commentaires (1)

  • Martine L

    Martine L

    04 septembre 2016 à 14:08 |
    Je reprendrai à mon compte les propos de Stéphane Le Foll – un fidèle et un loyal, celui-là ; un journaliste lui demandant si le président était touché, il a répondu : – « déçu, certainement, touché ? Certainement pas ». Parce que depuis le piédestal entièrement politique ( hors élections) sur lequel F Hollande avait placé le jeune Macron, de l'eau pas vraiment claire a passé sous les ponts, et le président s'attendait à ce qui s'est passé ; seule questionnette : à quel moment ? Rien de bien « tu quoque » dans l'affaire ; un épiphénomène, un non événement. Seul intérêt : combien de temps pour que Macron soit cuit ? ( rejoindre les rangs de la Droite ne figurant pas dans l'énoncé du problème, évidemment) : pas grand chose ; une cuisson d’œuf mollet.

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