Avis de recherche

Ecrit par Jean-François Joubert le 13 mai 2017. dans La une, Ecrits

Avis de recherche

Non, non, je n’ai pas fait exprès, si mes mots illusionnent et s’abandonnent vagues sirènes sans alarme, ils sont fous et traversent la foule, « je suis tombé du ciel ». Je me foule une cheville quand une cochenille longe l’autoroute de la désillusion, la boule de billard vient de quitter son nid, sans le savoir elle cherche déjà de l’évasion. Est-ce de ma faute si les mots klaxonnent et sonnent le glas, l’heure du tocsin ? Non, non, je n’ai pas fait exprès d’entrer dans le jeu, gai, de l’envie de vivre puis, ton sein et ta valise ont foutu le camp, alors végétal carnivore je dévore et divorce en perdant l’écorce de mes racines, le tronc de la vie, le zeste de citron, l’écume du miroir celui de s’asseoir, boire une goutte d’eau rosée et de rêver Espoir ! Champagne. Je sais, tu as mis la grand voile, celle qui croise les étoiles Orion la croix du Sud, je reste berger étrange et étranglé sur une plage, je sais que tu écoutes le son de l’étrave d’une goélette et mes lettres se décomposent au passé supposé, alors quand l’aube pointe son nez de noir goéland, que le soleil déplie ses ailes, j’évite les cauchemars et je m’invite où moi qui ne danse pas ? J’écoute la Ballade pour Roger.

Tu te souviens de nos propos sur un banc dans le bois, on était loin de Versailles, une écharpe au cou, on s’échappa vers un ailleurs, remplis de désirs d’aller traverser les océans, fini l’Europe, et vive l’Amérique pas celle du nord, celle du sud. Seul, dans le vasistas du réel, je construis une aventure dans la devanture de mes névroses, j’ose t’offrir une palette de couleurs, des pastels, et un livre blanc. Dessines-tu toujours ?

Depuis l’œil de Londres, sans tes bras, je compte les rats d’eau, et puis je m’ennuie alors je passe la nuit sous les aurores boréales à t’attendre, je joue de la cornemuse au Highlands, c’est faux mais c’est juste que je ne sais pas jouer, aucun instrument de musique n’est en accord en ma compagnie, mais avant d’aller jouer au gondolier à Venise, je change de chemise et dévale une piste bleue en avalant mon arrogance de n’être que moi un lego, un jouet sans enfant, une personne si fragile.

A mon avis, j’irais chercher ta jupe, en Asie, si tu es à Nagano en train de prendre un bain dans une source chaude, ou si ton corps embrase le sourire des hommes qui t’entourent à la fête des lanternes de Hong-Kong, je jouerais à « qui cong ? » J’aime l’accent grave et je visiterais ni indien enfin peut-être un peu, et certainement pas cow-boy ni sur un destrier n’aimant guère la guerre et le cheval, pas plus le trot que le galop, je serais cet âne à pied qui te sourit en Patagonie. Au carnaval de Douarnenez ou à Rio, tu entendras battre mon cœur, et cela sur n’importe quel continent, tic, tac…

Mon cœur bat encore par vos mots de « poète », chansonnier fou et si Humain !

Un grain de sable dans l’univers, futur ver de terre… Mon fils du vent tient mon Histoire mineur, et pleure…

A propos de l'auteur

Jean-François Joubert

Jean-François Joubert

Rédacteur

Ecrivain

Jean-François Joubert est né à Brest, une ville où l’on parle souvent des îles qui l’entourent, Ouessant, Molène, Sein… La mer le berce depuis l’enfance et elle s’invite souvent dans ses rêveries. Elle est Source d’inspiration, mais aussi de revenus, pendant longtemps il a enseigné la voile au sein de différents clubs nautiques. Désirs de voyages, de rencontres, d’océans, et ce besoin d’écrire qui s’installe, comme une évidence.

 

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