Cadavres exquis - A la marge des mots et des ondes (1)

Ecrit par Jacqueline Wautier le 30 juin 2012. dans La une, Ecrits

Cadavres exquis - A la marge des mots et des ondes (1)

 

Pris à quelque sortilège oublié.

Ou peut-être, abandonnés à une étrange mélancolie ?

L’un et l’autre sans doute : les écureuils de Central Park sont tristes le lundi ; comme moi qui les regarde sans plus les voir. Je les sais par cœur cependant. A cet instant le ballet de cuivre et de feu va au ralenti et mon cœur s’emballe d’une absence qui le déborde en éclaboussures brûlantes.

Tout près, si loin, qui nous dévore et nous oublie, la ville s’engourdit d’un songe gris. Car le temps est révolu qui nous enchantait d’une promesse enfiévrée – il nous faut rompre le charme…

Dimanche pourtant, et le précédent, et l’autre encore, eux, comme elle, comme moi, s’étaient pris à rêver au papillon des étoiles devant un ruissellement de soleil orangé…

Ou était-ce seulement l’été indien et son serment d’automne ? Ou peut-être même mon âme ; assoiffée d’absolu et s’enivrant à l’amour en sept lettres – celui qui dure toujours lors même que la nuit ne finit pas d’exploser les corps indécents d’innocence.

Et de m’embarquer pour la saison des fleurs sauvages.

Et de me prendre une fois encore à l’eau des anges – salée des désirs enflammés…

Si au moins je pouvais oublier ! La douleur lancinante et l’enfermement dans la maison de la nuit – là où le jour éteint dévore même la couleur des sentiments.

Oublier le temps des amours, le temps des « Je t’aime » arrachés à mains nues.

Et tout ce qui ne fut pas ; tout ce qui jamais ne sera : ces heures, ces années… Une vie volée dans un décompte assassin. Comme une marche contre le vent mauvais ; d’un pas toujours plus lourd, souffle court.

Oublier, mais non ! J’ai la mémoire dans la peau découverte. Dans ses cicatrices et ses frissons interdits. Qui me parle d’autres vies. De peut-être déchirés. De promesses envolées. De possibles écrasés d’un haussement d’épaules. Et de son rire qui m’a donné à jamais le goût des autres…

Seigneur, rendez-le moi !

En prière, en rage, en pleurs.

Agenouillée, comme crucifiée, je m’en déchire comme d’un grand cri d’amour : qu’il reste avec moi, encore un peu ! Parce que, le ciel peut bien attendre ; et nous serons forts comme la mort. Au soleil, au grand jour. Ou dans la vallée des secrets, sous la pluie battante des moussons : à confondre nos chairs, à mêler nos cris contre le silence des tumultes. Et à espérer l’enfant des ondes…

C’est tragique, la vie, quand on y pense – ou tellement drôle ?

Tout a commencé par un coup de cœur, pour un bibelot, dans une vitrine. Petite porte que l’on franchit, comme un passage sans retour vers autre chose. J’en rêvais ; il le voulait ! J’ai protesté, marchandé, minaudé, râlé ; lui a ri. Et je suis tombée sans plus de combats dans ses yeux –comme on tombe dans une mer où l’azur s’offre aux éclats d’argent…

Tombée !

Estomaquée, essoufflée, bouleversée : Royal Romance !

Ça a commencé par une lubie, un clin d’œil complice du destin : joyaux  sans prix couronnant l’automne d’une grâce infinie. Puis le rêve s’est brisé abruptement – et l’eau devint sang !

Ces souvenirs-là me tuent patiemment, et le temps est long qui joue avec sa proie…

Mangeant les cimes, le crépuscule s’installe doucement.

Tout là-bas, les petites silhouettes rousses prêtent une vie comme neuve au chêne foudroyé – adorables bestioles au feu des noisettes…

Mais le parc se vide. Et les rires, et les chants, et l’agitation tout artificielle des coureurs du lundi laissent bien vite les arbres à leur solitude immobile. Ou à leurs histoires secrètes : ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont tu. Qu’ils pourraient écrire sur quelques feuilles volantes : désirs morts et projets avortés. Entre récits apocalyptiques et contes démiurgiques. De pages sensuelles en trames cruelles. Car ils en savent d’extraordinaires, tellement simples : sans nom ni visages mais susceptibles de rendre un peu de leur chair ravie aux fantômes du passé. Au vrai, de la plus vieille histoire du monde à la dernière nouvelle à la mode, éclatant en fragments de sang noir le silence des non-dits, ces livres improbables balisent un parcours en zigzag où des vies multiples se prennent à la couleur pourpre d’un nouvel amour. De pages sombres en pages roses, ils écrivent à l’encre sympathique le roman ordinaire des petites gens. Ou parfois, avec l’emphase des pages blanches, disent l’incroyable destin d’un héros de passage entraîné dans une guerre dont il ne voulait pas. Il en est de sang et de larmes cependant, torturant mon âme en miettes pour mieux vider ma chair de ses mémoires encore palpitantes.

C’est fou ce qu’un arbre révèle !

Qui a vécu mille vies, qui a bravé le temps. Cachant la forêt pour mieux y planter ses graines. Cherchant le ciel, touchant les étoiles. Et jouant à plusieurs la symphonie du vent.

Ainsi, entre ombres errantes et lumière morte, mes souvenirs de l’éternel présent et mes réminiscences d’hier s’unissent obstinément à leurs délires, hésitant entre larmes de pluie et longue dérive ensanglantée : car je suis l’intemporelle et l’éphémère…

Car aussi, j’ai cent ans de solitude dans la peau de chagrin des autres…

Car encore, prise à fleur d’âme par le papillon d’or, grisée à tutoyer les étoiles, j’ai l’âge des livres lus, des lignes perdues et des textes à jamais incompris.

Huis clos et ciel ouvert sur l’infini : trop sage, sans âge, en nage.

Trop tard, trop tôt, trop vite : un demi-siècle déjà dans la peau prématurément ridée d’une autre qui s’égare dans les méandres d’un surplace.

Ou mille ans et tant de nuits dans le géant terrassé par l’éclair aveugle d’un orage sans pitié – bourrasque née d’un hoquet de poussières mortes, au jardin de pierres.

Trop tout ou trop rien ; car demain j’aurai vingt ans dans mes espoirs à vifs à chaque fois déçus. Retrouvant l’âge des tentatives malhabiles de séduction et des efforts désespérés pour plaire à la sainte famille ou pour ensorceler deux yeux qui se posent en caresse brûlante. L’âge merveilleux et douloureux des certitudes essentielles, des doutes sans fin et des toujours qui s’en vont flirter avec l’oubli dès que se tourne le jour – regrets éternels.

 

Jacqueline Wautier

 

Note de la rédaction : avec ces «  cadavres exquis , no 1 », RDT entame une série de cinq « épisodes » ! restez fidèles !


Notes pour les 5 Cadavres exquis :

 

M. Abbe, Entre vos mains ; N. Abdi, Larmes de sable ; J. Adout, Les raisons de la folie ; L. M. Alcott, Les quatre filles du docteur March ; Andersen, La petite sirène ; J. Anglade, Un  lit d’aubépine ; L. Aragon, Le fou d’Elsa ; C. Arnothy, J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir ; S. Audeguy, Les monstres ; J. Audger, Au jardin de pierres ; P. Auster, Dans le scriptorium ; H. de Balzac, La peau de chagrin, Les illusions perdues, La cousine Bette, Le cousin Pons ; E. Barbieri et V. Dariot, L’aventurier solitaire ; Barjavel, L’enchanteur, La nuit des temps ; M. Barroso, Des fourmis dans la bouche ; H. Bazin, Lèves-toi et marche ; Ch. Beigel, Vendeur de rêves ; V. Belmont, Rouge baiser ; A. G. Bergua, L’île aux fous ; S. de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée ; F. Beigbeder, Premier bilan après l’apocalypse ; E. Bercovici et R. Cauvin, Les femmes en blanc ; L. Berlioz, A fleur d’âme ; G. Bernanos, Journal d’un curé de campagne ; S. Bideau, Le papillon d’or ; M. Bishop, La machine infernale ; I. Bonacina, Dimanche ; J. Bourin, La chambre des dames ; F. Boyer, Jeux interdits ; B. T. Bradford, Accroche-toi à ton rêve ; A. Breton, Champs magnétiques ; A.S. Byatt, Le livre des enfants ; R. Campbell, La secte sans nom ; A. Camus, L’étranger ; L. Carroll, Alice au pays des merveilles ; Ch. Cartier, Rêves, ou c’est la mort qui vient ; K. Cast, La maison de la nuit ; A. Catherine, Nos vies romancées ; Céline, Voyage au bout de la nuit ; G. Cesbron, Chiens perdus sans collier ; G. Chaulet, Fantomette ; A. Christie, La nuit qui ne finit pas, La mystérieuse affaire de Style ; P. Claudel, Le père humilié ; B. Clavel, La maison des autres ; W. Cliff, La sainte famille ; Cocteau, Les parents terribles, Les enfants terribles ; P. Coelho, L’alchimiste ; Colette, Le blé en herbe, Claudine ; A. Conan Doyle, Le monde perdu ; M. Connelly et R. Pépin, Lumière morte ; F. Costecalde, La beauté du geste ; I. Coudrier, Va et dis-le aux chiens ; M. Crépu, Le souvenir du monde ; C. Mc Cullough, Les oiseaux se cachent pour mourir ; F. Dagognet, La peau découverte ; M. Defalvard, Du temps qu’on existait ; L. Destefano, Ephémère ; C. Doyle, La grande ombre ; D. Durand, Danse avec le temps ; M. Duras, L’amant, La vie malgré tout, Moderato cantabile ; L. Duroy, Leurs colères ; M. Dusart, F. Walthéry et G. Van Linthout, La veuve noire ; U. Eco, Au nom de la rose ; B. Egémar, L’eau des anges ; M. Ende, L’histoire sans fin ; F. H. Fajardie, Le polichinelle mouillé ; G. Flaubert, Madame Bovary ; D. Foenkinos, Les souvenirs ; J. Forton, Sainte famille ; V. Francés, M. Delon et Collectif, Vampires ; A. Fuller, A. Rabinovitch, Larmes de pierre ; C. Funke, Sang d’encre ; J. Gaarder, Le monde de Sophie ; C. Galéa, Le corps plein d’un rêve ; A. Galland, Les mille et une nuit ; R. Garby, Temps fou ; R. Gary, La promesse de l’aube ; T. Gautier, Le capitaine Fracasse ; J. Dit Gautier Mar, Entre tes mains ; A. Gavalda, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, Je l’aimais ; A. Gide, La cave du Vatican ; J. Giono, Les âmes fortes, Le hussard sur le toit ; R. Girard, La violence sacrificielle ; N. Gogol, Les âmes mortes ; W. Golding, Sa majesté des mouches ; Graindorge, Le cœur a ses raisons ; M. Gray, Au nom de tous les miens ; Grimm, La Belle au bois dormant ; J. C. Guillebaut, Le goût de l’avenir ; H. Hamilton, J. O’Connor et K. Holmes, Sang impur ; F. Hartmann, La diagonale du fou ; R. Heinlein, Trois pas dans l’éternité ; Hergé, Le secret de la licorne ; A. Horowitz, La maison de soie ; M. Houellebecq, Les particules élémentaires ; E. Ionesco, Les chaises ; I. Johansen, Un amour éternel ; D. Julliand, Un petit pas sur le sable mouillé ; C. G. Jung, A. Jaffé, Ma vie ; F. Kafka, La métamorphose ; A. Kahn, Le secret de la salamandre ; E. Kant, La paix perpétuelle, Critique de la raison pure ; M. de Kerangal, Tangente sur l’est ; S. Kierkegaard, Traité du désespoir, Miettes philosophiques ; R. Kipling, Tu seras un homme mon fils ; R. Kirkman, T. Moore, C. Adlard, et E. Tourriol, Passé décomposé ; L. Kleypas et D. Garcia, Frissons interdits ; Konsalik, Le paillon de jade ; J. Krakauer, Voyage au bout de la solitude ; M. Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être ; C. de Laclos, Les liaisons dangereuses ; R. B. Laughlin, Un univers différent ; D. H. Lawrence, L’amant de Lady Chatterley ; M. Leblanc, Les confidences d’Arsène lupin ; M. Leiris, L’âge d’homme ; D. Leon, Noblesse oblige !; F. Lepage, La mémoire interdite ; Leroy, Le carrefour des sables ; G. Leroux, Le fantôme de l’opéra ; M. Lévy, Le premier jour ; P. Loti, Pêcheurs d’Islande ; R. Ludlum, La mémoire dans la peau ; V. Lunven, Le goût des autres ; A. Lynn, Pages perdues ; Machiavel, Le prince ; N. Maclean, Au milieu coule une rivière ; A. Mabancko, Demain j’aurai vingt ans ; A. Malraux, La condition humaine, L’espoir ; H. Malot, Sans famille ; H. Mankell et R. Cassaigne, Profondeurs ; Marivaux, Le jeu de l’amour et du hasard ; G. G. Marquez, Cent ans de solitude ; R. Martin, Les fantômes du passé ; C. Martinez, Du domaine des murmures ; C. Mason, Larmes de pluie ; Ch. Mathieu, A tutoyer les étoiles ; G. de Maupassant, Une vie, Bel ami, Le Horla ; G. Meade et L. Baranger, Piège de glace ; H. Melville, Moby dick ; D. McCall et K. Novet Saint-Lôt, Plus fort que la peur ; P. Michelle et K. Degrave, Séduction mortelle ; J. Mirande, Sans nom ni blason ; A. M. Mitterrand, Reste avec Moi ; P. Modiano, Rue des boutiques obscures ; Molière, Don Juan ou le festin de pierres, Les précieuses ridicules, Les femmes savantes ; K. M. Moning, Une passion hors du temps ; Montaigne, Essais ; V. Montalban, Les mers du sud ; Montesquieu, Lettres persanes ; H. de Montherlant, La ville dont le prince est un enfant ; Th. Mosdi et L. Paturaud, Succubes ; G. Musso, Je reviens te chercher ; Jo Nesbo, Les cafards ; D. Nicholls et K. Reignier, Un jour ; Nietzsche, Par-delà Bien et Mal, Le dernier homme ; M. Ollivier, Frères de sang ; J. D’Ormesson, Le vent du soir, Un peu de tout sur presque rien ; E. Orsena, La grammaire est une chanson douce ; M. H. Osadchy, Cataracte ; M. Pagnol, Le temps des secrets, La fille du puisatier ; K. Pancol, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi ; E. Paradisi, La peau des autres ; Pascal, Pensées ; F. Peeters et P. O. Levy, Château de sable ; D. Pennac, Chagrins d’école ; L. Pergaud, La guerre des boutons ; Perrault, Cendrillon ; B. Pivot, Les mots de ma vie ; E. A. Poe, Le double assassinat de la rue morgue, Histoires extraordinaires ; J. Prévert, Fatras, Paroles ; Abbé Prévost, Manon Lescaut ; M. Proust, A la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swan, Le temps retrouvé ; P. Quignard, Ombres errantes ; I. Rankin, Portes ouvertes ; G. J. Raybaut, Les corps indécents ; L. de Récondo, Rêves oubliés ; Reeves, Poussières d’étoiles ; L. M. Rice, Nuits blanches ; E. Richards, La saison des fleurs sauvages, La vallée des secrets ; J. C. Rufin, Sept histoires qui reviennent de loin ; R. Rendell, L’amour en sept lettres, Et l’eau devint sang ; J. Richepin, Les morts bizarres ; N. Roberts, Les larmes de la lune ; H. Rosa et D. Renault, Accélération ; P. Rotman, L’ennemi intime ; J. J. Rousseau, Les rêveries d’un promeneur solitaire ; J. K. Rowling, L’ordre du phénix ; Saint-Exupéry, Le petit prince ; Saint-Simon et Yves Coirault, Mémoires ; F. Saintenoy, Juste avant ; P. Sala, Cauchemar blanc ; Sartre, Les mots, L’âge de raison, La mort dans l’âme, Les jeux sont faits, Le mur, Les mouches, La putain respectueuse, La nausée ; B. Sax et V. Guidoux, Corbeaux ; G. Scheichtele, L’enfant des ondes ; L. Sciascia, Une histoire simple ; F. Schuiten, B. Peeters, et J-C. R. Servais, Souvenirs de l’éternel présent ; Ségur, Les petites filles modèles ; A. Sénanque, L’ami de jeunesse ; G. Sereny, F. Stangl et C. Audry, Au fond des ténèbres ; W. Shakespeare, Le songe d’une nuit d’été, La tempête ; G. Simenon, Sept petites croix, La tête d’un homme, Les gens de peu, Une vie comme neuve, Les fantômes du chapelier, La mauvaise étoile, En cas de malheur, Le fils ; Sollers, L’éclaircie ; Soyeon Kim, Rêves de liberté ; M. Sportes, L’appât ; S. A. Steeman, Légitime défense, L’assassin habite au 21 ; Stendhal, Madame Bovary ; K. Stockett et P. Girard, La couleur des sentiments ; P-L. Sulitzer, Soleil rouge ; Taniuchi, Dimanche matin ; W-G Tapply et C. Fort-Cantoni, Dérive sanglante ; P. Thiès et L. Alloing, Pris au piège ; M. Tibon-Cornillot, Les corps transfigurés ; J-R-R Tolkien, F. Ledoux, Le seigneur des anneaux ; M. Vacquin, Main basse sur les vivants ; D. Van Cauwelaert, Corps étranger, Hors de moi ; D. Vann, Désolations ; F. Vargas, Les bois éternels ; Vercors, Le silence de la mer ; J. Verne, Voyage au centre de la terre, L’île mystérieuse, Cinq semaines en ballon ; B. Vian, L’écume des jours, L’arrache-cœur ; D. de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit ; J-F. Vilar, Etat d’urgence ; Voltaire, L’ingénue ; H. Wéber, La nouvelle frontière ; H. G. Wells, La machine à remonter le temps ; M. Werber, Le papillon des étoiles ; F. Weyergans, Royal Romance ; G. Wolfe, Soldat des brumes ; D. Yang et C. Despeux, Sages écrits de jadis ; H. Yu et N. Perront, Un monde évanoui ; E. Zola, Au bonheur des dames, La bête humaine, L’assommoir ; S. Zweig, La confusion des sentiments.


A propos de l'auteur

Jacqueline Wautier

Jacqueline Wautier

Licenciée en Philosophie/Morale, j’ai débuté une carrière dans l’enseignement avant de me confronter au monde médical et aux associations de patients. Cette approche de la douleur physique et de la souffrance morale me ramena à mon intérêt initial pour la médecine et la recherche scientifique. Ainsi, détentrice d’un DEA en « Histoire, Ethique et Philosophie des Sciences et Techniques Biomédicales », influencée par l’existentialisme sartrien et passionnée autant qu’interpellée par les avancées technoscientifiques, j’ai soutenu une thèse doctorale de Bioéthique en 2005 – Université Libre de Bruxelles.

Depuis, je suis (au pas de course, cela va vite !) l’évolution des sociétés et des individus confrontés aux pouvoirs et aux libertés, mais aussi aux servitudes et aux démissions, générés par la génétique (devenant bio-ingénierie), l’informatique et la cybernétique.

Parallèlement aux essais philosophiques, j’écris des contes pour enfants et quelques nouvelles destinées à un public adulte…

 

Ouvrages publiés :

 

Nouvelles

A) L’instant d’après, Nouvelles, Edilivre, Collection « Coup de cœur »

B) Contes et fables d’une terre presque ronde, Contes philosophiques, Edilivre, 2011

C) Equations, variations sur le même thème, Nouvelles, Edilivre, 2010 (dès 14 ans)

D) L’intrépide tour des mondes d’un touriste entreprenant, Fantasy, Edilivre, 2010 (à partir de 9/10 ans)

 

Essais

1) Ce petit rien, ce petit lien ? / L’identité humaine face à l’opérativité technoscientifique, Essai, Ed. Le Manuscrit, 2007

2) Du désir d’enfant au désir de soi / L’homme à l’épreuve de la génétique et des technosciences, Essai, Ed. Le Manuscrit, 2007

3) L’éthique sur la paillasse… …ou l’aporie bioéthique, Essai, Edilivre, 2010

4) L’humanité à l’épreuve de la génétique et des technosciences – Aporétique humanité ?, Thèse, Editions Universitaires Européennes, Mai 2011

 

Articles

L’ouverture du débat sur l’euthanasie au Sénat / Cadre éthique, médical, juridique et politique, Courrier Hebdomadaire du CRISP, 2000, dble n° 1672-1673

L’euthanasie, entre éthique et politique, L’année Sociale 2000, Institut de Sociologie, ULB, 2000, p.43-55

Soi, corps de soi, corps de l’autre : la greffe d’organe, Ethica Clinica, mars 2011

Commentaires (1)

  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    01 juillet 2012 à 16:50 |
    "Heaven can wait?" Il est vrai que lorsqu'on a mille vies ou mille ans devant soi, le paradis est vraiment très loin...Demain vous ou votre héroïne aurez 20 ans, alors champagne! Et bienvenue chez nous.

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