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Ecrit par JCall le 08 décembre 2012. dans Monde, La une, Politique, Actualité

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Reflets du Temps relaie 2 appels JCALL à la fois : celui concernant l’arrivée à l’ONU de la Palestine, comme état, et celui, contestant les mesures israéliennes en termes d’implantation de colonies. Que cela permette d’engager un utile débat dans notre magazine.

La rédaction

 

JCall, le réseau juif européen pour Israël et pour la paix, prend acte de l’admission de la Palestine au sein des Nations Unies en tant qu’Etat non membre observateur.

Face au blocage des négociations israélo-palestiniennes, un grand nombre de pays, dont certains comptent parmi les amis les plus fidèles d’Israël, se sont résolus à soutenir la démarche des Palestiniens qui, si elle est unilatérale, répond à une aspiration légitime : leur droit à un Etat souverain et viable.

JCall considère depuis toujours que la seule solution pour parvenir à la paix est la négociation directe entre Israéliens et Palestiniens. Néanmoins, l’admission de la Palestine à l’ONU crée une situation nouvelle. Elle doit être exploitée de manière positive.

Tout d’abord, la solution à deux Etats, qui seule peut mettre fin au conflit, s’en trouve renforcée puisqu’elle acquiert une reconnaissance internationale. C’est une défaite pour ceux qui, dans chaque camp, nient les droits de l’autre peuple à l’autodétermination, y compris pour ceux qui nient la légitimité de l’Etat d’Israël

Ensuite, il s’agit d’un succès politique pour les modérés palestiniens et, en premier lieu, pour Mahmoud Abbas qui a clairement renoncé à la violence et exprimé à plusieurs reprises sa volonté d’établir un Etat palestinien à côté, et non à la place, d’Israël.

Au demeurant, JCall considère que ce nouveau statut crée de nouvelles obligations pour la partie palestinienne : premièrement, rétablir son autorité sur la bande de Gaza pour mettre fin aux tirs de roquettes qui n’ont pas cessé depuis l’évacuation de ce territoire en 2005 et, deuxièmement, accepter de reprendre les négociations avec Israël sans conditions préalables.

En ce sens, JCall appelle les Palestiniens à s’abstenir de toute tentation de judiciariser le conflit : une mise en cause de l’État d’Israël ou de ses dirigeants devant la Cour Pénale Internationale anéantirait toute tentative de négociation.

De même, JCall appelle le gouvernement israélien à ne pas utiliser l’admission de la Palestine à l’ONU comme un prétexte pour sanctionner financièrement l’Autorité Palestinienne ni pour poursuivre la politique d’extension des implantations en Cisjordanie.

Les mesures de ce type renforcent inévitablement tous ceux qui, partout dans le monde, présentent Israël comme le seul responsable de la prolongation du conflit. La poursuite de l’occupation, en particulier, est à l’origine de l’isolement international croissant d’Israël et explique pour une large part le soutien de nombreux Etats à la démarche palestinienne à l’ONU.

JCall espère enfin que l’admission de la Palestine à l’ONU n’est que la première étape vers la reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens. Les paramètres de résolution du conflit sont connus de tous : création d’un Etat palestinien sur la base des lignes de 1967 avec échanges de territoires mutuellement consentis, solution négociée à la question des réfugiés.

C’est aux dirigeants politiques israéliens et palestiniens de se montrer à la hauteur des aspirations de leurs peuples à la paix.

Le Président Abbas a déclaré vouloir reprendre les négociations dès la séquence onusienne terminée. Lors de sa récente visite à Paris, le Premier ministre Netanyahou s’est déclaré prêt à les reprendre « aujourd’hui ». Il est urgent que tous deux tiennent parole.

 

Le nouveau projet du gouvernement israélien met en danger une solution à deux États

 

JCall, le réseau juif européen pour Israël et pour la paix, exprime sa profonde préoccupation suite à l’annonce par le gouvernement israélien de la construction de trois mille unités de logement en Cisjordanie et à Jérusalem-est. L’aspect le plus inquiétant de cette décision est le projet de développer la présence israélienne dans la zone E1, située entre Jérusalem et Maalé Adoumim. Un tel projet diviserait la Cisjordanie en deux parties pratiquement disjointes, et de ce fait, il empêcherait d’y créer un Etat palestinien viable jouissant de la continuité territoriale.

Citoyens juifs européens, partageant un lien indéfectible avec l’État d’Israël et un profond souci de son avenir en tant qu’État juif et démocratique, nous avons le devoir de nous élever contre une annonce qui, si elle était suivie d’effet, ajouterait un nouvel obstacle à un processus de paix israélo-palestinien déjà mal en point, et mettrait gravement en danger une solution pacifique au conflit fondée sur la coexistence de deux États souverains.

 

Le Bureau européen de JCall

 

JCall, le réseau juif européen pour Israël et pour la paix, est une initiative de citoyens juifs européens favorables à la solution « 2 Etats pour 2 Peuples ».

Profondément attachés à l’existence et à la sécurité d’Israël, ils voient dans la poursuite de l’occupation en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est une menace pour l’identité de cet Etat.

Ils sont à l’origine de l’Appel à la Raison lancé au Parlement Européen le 3 mai 2010 et signé depuis par près de 8000 personnes dont Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, Bernard Henri Lévy, (…).

Voir le texte de l’appel et la liste complète des signataires sur notre site : http://www.jcall.eu

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Commentaires (2)

  • Danielle Alloix

    Danielle Alloix

    09 décembre 2012 à 14:26 |
    Mais qu'est ce que la naïveté ? N' en faut-il pas une dose pour croire, malgré les obstacles ? N'y en avait-il pas chez un Martin Luther King – on l'en taxait pourtant à son époque – il a pourtant accouché d'un Obama. Un Nelson Mandela était-il naïf, quand il construisait la nation arc en ciel ? Etc … J Call est dans ces chemins là ; ceux qui croient en l'homme ; non ?

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    08 décembre 2012 à 16:16 |
    « Mahmoud Abbas qui a clairement renoncé à la violence et exprimé à plusieurs reprises sa volonté d’établir un Etat palestinien à côté, et non à la place, d’Israël », tiens donc ! Après son alliance avec le Hamas, Mahmoud Abbas est allé jusqu’à déclarer, le 29 mai 2011, devant la Ligue Arabe : « la Palestine doit être purifiée de toute présence juive.» Déjà, même en limitant la « Palestine » à la seule Cisjordanie, cela signifierait un état palestinien, purifié ethniquement, « judenfrei », comme on disait au bon vieux temps du nazisme…Mais, les alliés du Fatah, le Hamas, vont plus loin : pour eux, la « Palestine », c’est tout le territoire de l’ex-empire ottoman, donné en mandat à la Grande-Bretagne par le traité de Sèvres de 1921.
    Non l’avènement d’état dirigé par les antisémites du Hamas et Abbas, dont l’opportunisme confine à la lâcheté, n’est pas une bonne nouvelle. Il faut toute la naïveté de J Call pour y croire

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