L’œil de Claude : fanfaronnades au mauvais parfum...

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 11 avril 2015. dans France, La une, Politique, Actualité

L’œil de Claude  : fanfaronnades au mauvais parfum...

Ira, ira pas ?

Les bons résultats de l’UMP aux élections départementales ont incontestablement donné des ailes à son leader pour 2017. Depuis qu’il est revenu sur le devant de la scène, Nicolas Sarkozy a dans l’ensemble respecté la règle des trois unités, à l’exception, peut-être, de l’unité de temps, car, d’ici à la primaire et la présidentielle, je le cite : « la route sera longue et difficile ». Pour ce qui est de l’unité de lieu, le siège du parti, bien sûr. Quant à l’unité d’action, elle doit en principe proscrire les intrigues secondaires, en permettant de concentrer l’intérêt dramatique sur le sujet principal de l’œuvre !

Sauf que, pour l’ex-président de la République, ces dernières, latentes, risquent d’altérer quelque peu son « opération reconquête ». « L’alternance est en marche, rien ne l’arrêtera ! », a-t-il claironné au soir du second tour ! Tout à « sa » victoire, il s’est présenté comme le seul recours possible, balayant d’un revers de main les autres candidats potentiels, lui qui, il y a peu, avait même songé à se retirer de la course !

Malgré ses déclarations de bonnes intentions à répétition, Nicolas Sarkozy est resté fidèle à lui-même. Bonimenteur et séducteur à la fois, avec force grimaces et savante gestuelle, il parvient presque toujours à rebondir après chaque revers, entraînant dans son sillage le « bon peuple » qui, si l’on y regarde de plus près, souffre cruellement d’amnésie !

 

Le Pen Jean-Marie

Non, rien de rien, non, il ne regrette rien… Ni « Monsieur Durafour crématoire », ni la « fournée » d’artistes anti-FN, comme il s’était plu à les désigner après les élections européennes de 2014. Pourtant, si l’on se réfère aux termes employés, ils vont plutôt à l’encontre de sa récente déclaration sur les chambres à gaz, qui, toujours selon lui, ne seraient qu’un « point de détail de l’Histoire » !

Si l’histoire qui unit un père à sa fille repose principalement sur des non-dits, Marine ne rate jamais une occasion pour dire qu’elle est souvent en désaccord avec son paternel. « C’est comme un enfant gâté, on ne peut rien lui dire ! » s’est-elle exclamée après sa énième saillie !

Jouant la plupart du temps les « pyromanes », le fondateur du parti à la flamme pourrait représenter un réel danger pour son successeur, qui devra tôt ou tard « tuer le père » ! Cela dit, il est clair que la psychanalyse n’a jamais été un bon allié en politique, et que, s’il fallait avoir recours à une quelconque thérapie, elle risquerait d’être longue, très longue… Comprenne qui pourra… ou voudra !

A propos de l'auteur

Claude Gisselbrecht

Claude Gisselbrecht

Rédacteur

Professeur de Lettres

A collaboré au quotidien régional " Le Républicain Lorrain " ( critique littéraire et responsable de rubrique ).

A signé de nombreux " papiers " dans la rubrique " Courrier des Lecteurs " de plusieurs journaux et magazines ( " Le Monde ", " Marianne ", " Le Nouvel Observateur ", ...), et des chroniques sur LeMonde.fr.

Commentaires (1)

  • Jean-Luc Lamouché

    Jean-Luc Lamouché

    11 avril 2015 à 18:41 |
    Juste quelques mots à propos de Nicolas Sarkozy : il annonce avec fracas que le Front National est son "adversaire" (semblant ainsi rejoindre la "ligne Juppé"), et - parallèlement - il en reprend la plupart des thèmes (comme pendant la campagne des élections présidentielles de 2012) ! Mais, laissons, car on sait déjà tout cela : oui, il a "changé", car il est pire qu'avant !! En ce qui concerne "l'affaire" des Le Pen, il me semble que la plupart des médias de masse voudraient nous faire prendre cela uniquement pour un règlement de compte(s), à l'image de ce que la Grèce antique nous a raconté à propos de la légende des Atrides (Agamemnon, Clytemnestre, Iphigénie, Electre, Oreste, etc.)... ! Personnellement, "J'ACCUSE"... !! Les médias d'avoir développé très largement, dès la prise du contrôle du Front National par Marine Le Pen (en 2011), l'image d'une nouvelle cheffe "propre sur elle" politiquement, par rapport aux nombreux "dérapages" verbaux (et autres) de son père... Marine Le Pen de n'avoir absolument pas la volonté de modérer le fond des positions idéologiques du parti d'extrême droite qu'elle dirige depuis lors... Le clan Le Pen de s’entre-déchirer, peut-être, mais cherchons donc à qui pourrait profiter "le crime" (comme disent les policiers lors de leurs enquêtes) si la Fille arrivait à pousser le Père vers la "retraite"... !!

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