La victoire en déchantant

Ecrit par Jean-François Vincent le 29 avril 2017. dans France, La une, Politique, Actualité

La victoire en déchantant

Soulagement et amertume

Soulagement, car la France n’a pas – encore ? – basculé. Ni dans la xénophobie, ni dans l’europhobie. Les pro-européens humanistes ont sauvé la mise. Marine Le Pen déçoit par son score les espoirs que lui promettaient les sondages et Mélenchon n’est pas au second tour… youpi !

Mais amertume. Le « vainqueur » cache mal sa vacuité interne sous les paillettes du show qui lui tient lieu de programme. Ce candidat attrape-tout – moi compris – doit son succès, non à l’adhésion, mais à la peur : la peur du pire. Il sert de dénominateur commun, petit, si petit, à la kyrielle – hétéroclite et hétérogène – de tous ceux qui ne voulaient ni du néo-fascisme tranquille et faussement apaisé, ni du néo-marxisme pseudo-bolivarien.

Sa volonté de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aboutira à des triangulaires, voire à des quadrangulaires, lourdes de menaces. Rien n’est plus favorable au FN que ces matches à trois ou à quatre. Le résultat ? Une majorité étriquée, voire pas de majorité du tout. La IVème ressuscitée… hourra !

Un pronostic : l’état de grâce – si tant est qu’il y en ait un – sera court.

A propos de l'auteur

Jean-François Vincent

Jean-François Vincent

Directeur de publication

Membre du Comité de Rédaction et rédacteur

Traducteur au Conseil de l'Europe

Ancien professeur certifié d'anglais

Ancien diacre à la cathédrale russe saint-Alexandre Nevski de Paris

Maîtrise d’anglais

Licence de philosophie

Licence de droit

Diplômé de l’institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

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