Qu'en est-il de nos différences au XXIème siècle ?

Ecrit par Luc Sénécal le 22 septembre 2012. dans Racisme, xénophobie, La une, Actualité, Société

Qu'en est-il de nos différences au XXIème siècle ?

Nous voulons enseigner à notre jeunesse le respect. Mais pour être respectable, encore faut-il respecter.

Le respect de quoi ? Des individus, de la société, des institutions, des croyances et des religions, des différences…

Et la liberté dans tout cela ? La liberté ne se doit-elle pas d’être respectée ? La liberté de la parole, de la presse, des expressions sous quelques formes que cela soit…

Or cette même liberté sous quelque forme que ce soit, ne se doit-elle pas d’être respectable ?

Une maxime s’applique merveilleusement à cela : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».

Nous viendrait-il naturellement à l’idée de nous attaquer à la famille ou aux croyances d’un ami. Pourquoi le ferions-nous plus encore vis-à-vis d’inconnus ? Sauf à avoir dans un cas comme dans l’autre des visées sous-jacentes.

Pour ce qui concerne le monde arabe, nous pouvons en admirer toute la richesse et la culture qu’il a laissées à l’humanité. Ce qui a été dans le monde un support de civilisation incontestable. Mais nous pouvons tout aussi bien avoir la même admiration pour d’autres religions. Ni plus, ni moins. C’est incontestable. Aussi vouloir les opposer aujourd’hui, en ce début du XXIème siècle, semble un retour à des attitudes moyenâgeuses et cela prouve, hélas, avec quelle lenteur l’Homme dans toute la fragilité de son humanité, évolue.

Ceci dit il y a toujours à découvrir chez les habitants de toutes les régions du globe. Ne serait-ce que pour apprécier, comprendre et intégrer d’autres raisonnements, d’autres priorités, d’autres croyances qu’elles soient religieuses ou non. Gardons-nous cependant de faire des amalgames. L’immigration quand elle prétend imposer une culture dans un pays qui n’est pas la sienne, crée des tensions. La provocation vestimentaire et comportementale en est le support extérieur. Le verbe et le prêche en sont la force de persuasion orale pour ceux qui y sont soumis. Les médias sont désormais utilisés pour parvenir à manipuler les foules, même à leurs dépens. Tout cela est vrai mais n’est qu’une petite partie de la problématique.

Car le monde arabe n’est pas le monde musulman. Les extrémistes arabes ne sont pas forcément musulmans et l’inverse est encore plus vraisemblable. Les extrémistes existent partout. Or quels supports utilisent-ils ? La provocation. La violence. Voire même s’essayer à la terreur. Provocation ou violence non seulement physique mais surtout verbale. Pourquoi ? Pour faire réagir, manipuler, exacerber etc. Donc se mettre au niveau de ces personnages c’est jouer leur jeu. Et je crois que ceux qui ont créé, publié ou vanté par exemple il n’y a pas si longtemps ces caricatures et plus récemment ces vidéos, ont pleinement réussi leur objectif. A savoir utiliser l’outrance des provocations pour organiser ou tout au moins favoriser les troubles dans le monde musulman. Et par conséquent favoriser les réactions d’intolérance également ailleurs.

Quant à la presse et aux médias, il appartient aux lecteurs et aux spectateurs de faire la part de ce qu’il faut retenir de cette leçon. On ne peut demander à tous d’interpréter ce genre de provocation sans faire intervenir sa façon d’apprécier le sujet choisi. Surtout s’il s’agit de croyance. Mais on peut supposer que dans un pays comme le nôtre, une démocratie je le rappelle (pour ceux qui ne se rendent pas compte de ce que cela peut vouloir dire, je leur propose d’aller voir dans d’autres régions du globe…), le fait de pouvoir vivre ensemble tient au respect des uns pour les autres et à la Liberté.

Reste la violence à l’état pur. Les attentats. L’horreur. Les souffrances. La perte d’un être cher. L’ultime provocation, celle perpétrée sur des innocents… Elle ne peut que ressouder une société vis-à-vis de ces ignominies et non en séparer les constituants. Certains s’emploient par des amalgames plutôt évidents, à générer un trouble parmi chaque citoyen, selon ses croyances et ses inimitiés. J’en terminerai donc par ceci : « S’il n’y avait pas des abrutis, il n’y aurait pas de gens intelligents ».

Ne nous laissons pas abuser. Il n’y a pas si longtemps, il y avait une guerre en Europe et pas loin de chez nous. En utilisant les croyances, certains cherchaient à imposer par la force et la violence un pouvoir illégitime. Nous ne pouvons l’avoir oublié. Nous nous devons surtout de ne pas l’oublier.

 

Luc Sénécal

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