Reflets de la semaine (122)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 14 juillet 2012. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (122)

 

La 122ème, aux accents tricolores, Fête nationale oblige… Oh ! la belle bleue ! Oh ! la belle blanche ! Oh ! la belle rouge ! Feux d’artifice et lampions, défilés et bals populaires… Bon 14 juillet à tous !

 

Du 2 au 6 juillet, s’est tenu, à Québec, le « Forum mondial de la langue française ». Avant cela, Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, avait accordé un entretien au quotidien québécois Le Devoir, dans lequel il dénonçait le désintérêt de la France pour la francophonie, en déclarant, notamment : « Les universitaires et les intellectuels s’en moquent. C’est la nouvelle trahison des clercs… ». On y apprend aussi que Québécois et Africains – 85% de francophones d’ici à 2050 – sont les plus grands défenseurs du français ! Et nous, et nous, et nous ? Rappelons que la langue constitue le bien commun d’un peuple, qu’elle est à la fois son patrimoine et son avenir, parce qu’en constante évolution. De toute évidence, nous sommes passés à côté, et c’est ce qui rend la situation quelque peu préoccupante… Dans son pays, Abdou Diouf avait succédé à Léopold Sédar Senghor, qui disait : « Le français, ce sont les grandes orgues, qui se prêtent à tous les timbres, à tous les effets, des douceurs les plus suaves aux fulgurances de l’orage ». A savourer et méditer !

Grâce à l’Unesco, le charbon a repris des couleurs et retrouvé toute son énergie… Les sites miniers majeurs de Wallonie et le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais viennent d’être inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Un bel hommage aux « gueules noires », qui, toute leur vie durant, ont extrait des entrailles de la terre le précieux minerai. Un métier éreintant, certes, plutôt un sacerdoce ! En guise de « reliefs », les chevalements, ou « beffrois », les terrils, se prenant pour des « montagnes », et les corons, dont les maisons furent construites à l’identique, par solidarité. Mais la mine, c’étaient aussi les coups de colère ou de grisou… Les cages se transformaient alors en « ascenseurs pour l’échafaud », et les hommes, silencieux, se regroupaient sur le carreau pour saluer une dernière fois leurs camarades, avant de regagner la « salle des pendus »… Pour cette région laborieuse, c’est un coup de projecteur inespéré, voire exceptionnel, qui servira sans doute de tremplin à un tourisme « intelligent ». Au fond, ce n’est que justice !

 

Claude Gisselbrecht


A propos de l'auteur

Claude Gisselbrecht

Claude Gisselbrecht

Rédacteur

Professeur de Lettres

A collaboré au quotidien régional " Le Républicain Lorrain " ( critique littéraire et responsable de rubrique ).

A signé de nombreux " papiers " dans la rubrique " Courrier des Lecteurs " de plusieurs journaux et magazines ( " Le Monde ", " Marianne ", " Le Nouvel Observateur ", ...), et des chroniques sur LeMonde.fr.

Commentaires (2)

  • Vaillant Sabine

    Vaillant Sabine

    16 juillet 2012 à 13:41 |
    Voilà un bel hommage aux "gueules noires"!
    Tout un chacun oublie, trop facilement, que dans les entreprises les mains qui travaillent sont la force de l'entreprise. Sans eux, cela ne tourne pas et les actionnaires grondent!
    Sabine

    Répondre

  • Maurice Lévy

    Maurice Lévy

    15 juillet 2012 à 19:28 |
    De l'humour, encore de l'humour, toujours de l'humour ...
    Un plaisir de vous lire ...
    M.L.

    Répondre

Poster un commentaire

Vous êtes identifié en tant qu'invité.