Un conte à dormir debout

Ecrit par Luc Sénécal le 22 juillet 2011. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Un conte à dormir debout


Il me revient en mémoire un conte de mon grand père, lorsque, encore un enfant, j’aimais le matin au réveil, le retrouver dans sa chambre, m’asseoir sur son lit et l’écouter.

Des troupes de courtisans et courtisanes s’en allaient cheminant, par monts et par vaux, traversant champs et forêts, vers quelque château royal. Une fête devait y être donnée, rassemblant les ducs, duchesses et autres princes ou princesses, pour célébrer le couronnement de l’un ou l’une d’entre eux. Oui mais la ou lequel ?

Or parmi ces troupes, tout ce beau monde s’affairait à prendre le pas sur l’autre, par de grands discours, faisant acte de foi et de courage, déposant là, devant le manant, tout son savoir faire de notable, sachant manier le fond et la forme pour plaire à celui-ci et le convaincre de son statut et de son pouvoir princier.

Fort bien. Mais ne voilà-t-il pas que soudain une ombre grandissante, venait à cacher leur soleil. L’ombre d’un grand de ce monde là, qui par son absence, ne faisait que s’agrandir encore. Une ombre menaçante pour qui était destiné à postuler à ce couronnement. Comment s’en défaire ?

Une rumeur vint à courir. L’un des princes ou l’une des princesses, on ne sait, car ils auraient pu être plusieurs, fit naître, par une réflexion dont l’évidence et le bon sens n’a échappé à personne, un espoir. Dans un combat entre un homme et une femme, le premier nommé est toujours très vulnérable par ce qu’il a de plus intime. Une arme de conquête et de plaisir qu’il brandit dans sa superbe, oubliant de ce fait combien par là justement, il est vulnérable.

Revenons à aujourd’hui, si vous le voulez bien. Dans l’un des nombreux métiers qui ont fait ma profession, en tant qu’hôtelier et restaurateur, il y a une règle concernant la sécurité et le respect de l’intégrité de l’intervenant, à suivre impérativement. A savoir ne jamais se retrouver seul(e) dans une chambre où il y a un homme ou une femme, seul(e).

Devinez pourquoi.

Dans l’un des nombreux métiers de ma profession en tant qu’enseignant dans l’hôtellerie et la restauration, il y a une règle concernant la sécurité et le respect de l’intégrité de l’intervenant à suivre. A savoir, pour un enseignant, de ne jamais prendre une élève ou une apprentie seule, à part, pour lui parler, faire le point, lui donner des conseils ou un cours !

Devinez donc pourquoi.

Le pouvoir d’une femme lorsqu’elle se retrouve seule avec un partenaire ou supposé tel, est considérable. Ce, si elle se décide de se servir de la société pour jeter l’opprobre sur ce dernier. Ils sont bien naïfs ou innocents ceux parmi les hommes, qui se croient à l’abri de la « vengeance » féminine, qu’il y ait eu agression sexuelle réelle ou non et quelque soit leur popularité, notable ou non.

Aussi l’intervention d’une femme de chambre pour « faire la chambre à blanc » alors que le « check out » n’est pas encore fait, dans un hôtel dont la marque est connue et reconnue pour la fiabilité de ses procédures, notamment en ce qui concerne les VIP,  n’est pas très crédible. Surtout quand elle s’introduit par le biais d’un collègue du room-service qui vient de débarrasser le plateau de petit déjeuner, alors que lui a déjà constaté de visu, qu’il restait des affaires dans la pièce.

Mais passons !

Il serait désormais nécessaire que nombre de jeunes filles, de femmes ou même de petites filles, se décident à leur tour, pour dénoncer le comportement et l’attitude un tant soit peu agressive de ce client VIP assez particulier, faisant l’objet d’une procédure de rétention sur le territoire des Etats Unis, suite à une plainte qui est gravissime. Plainte relative en fait, à une attitude comportementale qui devrait être révélée sur toute la longueur d’une vie. Car ce n’est pas du jour au lendemain que cette agressivité peut se faire jour. Non ?

Donc, à part bien entendu, une seule personne assez « courageuse » pour se lancer bien des années après et saisissant l’occasion, dans ce genre de procédure, où sont les autres ?

Manifestez-vous mesdames, mesdemoiselles. On ne peut laisser un personnage de cette importance continuer à agir en profitant de son statut pour se protéger. A moins que justement, son statut soit le véritable objectif à atteindre.

Peut-être, peut-être. Allez savoir !...

Que me disait mon grand père déjà ?


Luc Sénécal

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