Questions pour un champion... algérien

Ecrit par Bensouici Tewfik le 12 mai 2012. dans Monde, La une, Politique

Questions pour un champion... algérien

 

Je n’ai pas l’impression d’avoir été clair. L’homme subsiste. La femelle s’encadre. La politique se renferme. La société se ridiculise. Une littérature faite de tache d’encre. La religion malmène les esprits – l’inverse est aussi envisageable. Les chiffres flouesques. Des routes made in China. Des civils qui sombrent dans le narcose. Voudrez-vous contredire mes certitudes ? Vous trouvez cela aberrant et répressif ? Je m’explique sans excuses. Que dites vous à propos d’une économie qui dépend principalement du PAIN ? D’un peuple qui pour le manipuler, on consulte des intelligences préhistoriques (des Imams, des Moudjahidines ou d’un cas extrême on étale des propos de Boukharouba). Des chroniques qui se font censurer ? Des disparus ? Des égorgeurs amnistiés ? Des voleurs qui prêchent sur nos valeurs ? Que dites vous de « la décennie » rouge ? De l’indépendance ? de la mythologie de la guerre Nov-54. Qu’inspire un futur législateur qui promet routes, logements et de rendre public le confisqué : le pays ? Et de ce peuple qui spécule sa moyenne de vie ; digne d’un destin écrit sur un brouillon ? Vous ne pouvez rien dire, que de brèves réponses arrachées. On est tous touchés par cette effroyable vague d’insomnie sociale, politique mais aussi culturelle. On n’y peut rien. Soit on est l’initiateur d’un tel revers soit on est de minuscules victimes.


Reste à répondre à une question malsaine : où va l’Algérie ? Nulle part. Egarée au milieu de sa route. Une route originairement communiste adaptée selon les besoins. Vous l’avez sans doute compris. Rien ne va dans le pays « des hommes ». Les hommes ne travaillent plus de leur main. Ne font plus travailler leurs neurones. Comme l’avait si bien dit un Chroniqueur.

Cinquante ans d’indépendance, l’Algérie se perd toujours dans ses repères. Toujours dubitative sur les échanges internationaux. Que peut-on offrir au reste du monde – qui n’est pas algérien. Le couscous ? Le raï ? Ou les vielles chaussette « Bil » ? Non le reste du Monde veut mieux que ça. Sans doute parce qu’il vaut mieux que tout ça.

 

Bensouici Tewfik

 

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Commentaires (1)

  • Lévy Maurice

    Lévy Maurice

    13 mai 2012 à 12:41 |
    Il est vrai que, élève de philo en 1949, aux côtés des futurs révolutionnaires algériens de renommée nationale, on ne peut que regretter cet endormissement culturel et politique de la nation algérienne ...
    Le pays serait-il trop vaste, la richesse de son sous-sol aurait-elle mené irrémédiablement à des visons éteintes de l'avenir ???
    On ne peut que prier pour un réveil culturel de cette nation vers des lendemains qui chantent ... M.L.

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