Allez, détendez-vous, souriez…

Ecrit par Luc Sénécal le 31 mai 2014. dans La une, Société

Allez, détendez-vous, souriez…

Nous vivons dans un monde de réglementation qui tue la réglementation et perd tout son sens.

Mais je vous propose d’en sourire.

Rassurez-vous, nous avons encore le droit de respirer. Prenez votre élan.

Inspirez – Expirez – Inspirez – Expirez…

Et vous là-bas, soyez concentré, vous inspirez quand nous nous expirons et vous expirez… Quoi ? Il a expiré.

Oui bon eh bien maintenant qu’il inspire ! Comment il a définitivement expiré ?

Eh bien si vous voulez mon avis, il n’est pas bien inspiré celui-là.

Reprenons. Inspirez – Expirez…

Ce petit sketch à la Devos, sans atteindre la maîtrise de ce grand maître du jeu de mots, pour vous en proposer un autre. Question maux :

Nous avons réussi à diminuer le nombre de morts sur les routes. Continuons dans le même sens.

Limitons la vitesse à 80 KM/H sur les routes au lieu de 90.

Nous avons réussi à dégoûter certains automobilistes de circuler dans Paris, continuons dans le même sens.

Limitons la vitesse hors grands axes à 30 KM/H.

Voyez la pertinence de ces mesures, prises prochainement après de longues délibérations sauf un éclair d’intelligence soudain qui amènerait les décideurs concernés à entrevoir cette problématique tout autrement.

En viendraient-ils à comprendre que la limitation de vitesse a atteint ses limites et que maintenant il conviendrait peut-être de s’attacher au fond du problème.

Qui est essentiellement un problème comportemental et civique.

Qui est aussi un problème de ras-le-bol, de pessimisme et d’énervement.

Enervement, ras-le-bol, dans lesquels les mots courtoisie, altruisme, solidarité, et surtout « sourire » n’existent pas ou peu.

Qui est essentiellement partie intégrante du monde du travail qui oblige sur la route à aller plus vite, encore plus vite, sollicité par l’employeur, la concurrence, la clientèle.

Bref, « courir après ses baskets » a tout son sens.

Alors comment pourrions-nous courir plus lentement quand il faut aller plus vite, toujours plus vite.

Eh, vous là ! Respirez s’il vous plaît.

C’est vrai quoi, Non ?

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Luc Sénécal

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