Egalité hommes/femmes : une revendication sexiste !!!

Ecrit par Jean Gabard le 02 novembre 2013. dans La une, Société

Egalité hommes/femmes : une revendication sexiste !!!

L’égalité hommes/femmes semble tellement évidente aujourd’hui dans des pays qui se veulent démocratiques, qu’être encore obligé de la revendiquer procure un sentiment de honte. Qui oserait, aujourd’hui, s’opposer à ce qui apparaît comme la plus élémentaire des justices ?… Et pourtant, il se pourrait que ce mot d’ordre, partant d’une très belle intention, ne soit pas seulement un malentendu mais cache un nouveau sexisme !

Les inégalités créées par des discriminations sexistes, au cours de notre histoire ou encore aujourd’hui, rebutent le citoyen d’un pays moderne. Elles sont les traces d’une époque que nous souhaiterions révolue. Nous n’en voulons plus !

La culpabilité qu’elles engendrent encore chez tout démocrate a cependant tendance à nous aveugler et à faire rimer nos réactions, où la passion n’est pas absente, avec précipitation et confusion. Le caractère exaspérant de certaines distorsions rend en effet tout manque de parité totalement injuste et ce ne sont plus simplement les lois et les comportements sexistes que nous condamnons mais toute différence. Parce que les plus grands abus étaient souvent justifiés par la nature, toute inégalité dans les résultats ou dans les comportements devient aujourd’hui la conséquence du sexisme de l’homme dominant. Celle-ci devient alors inacceptable et toute personne éprise de progrès et de démocratie se doit de la combattre s’il ne veut pas être traité de machiste et réactionnaire.

Il y a effectivement de très nombreuses injustices à éradiquer. De nombreuses inégalités dans les comportements et les résultats peuvent venir d’une construction sociale et de discriminations sexistes mais ce n’est pas toujours le cas, même si les conclusions des Etudes de genre, que nous avons souvent intégrées et qui se veulent scientifiques, sont catégoriques. Ce que l’on appelle à tort la « Théorie du genre » n’est en fait qu’un postulat. S’il est en effet évident que la nature ne suffit pas à expliquer les différences de comportements et de résultats, celle-ci n’est cependant pas neutre. Les sciences permettent aujourd’hui de mettre à jour l’influence des incontournables différences biologiques sur nos motivations et nos réactions. Inversement, il est totalement impossible de prouver que celles-ci ne dépendraient que de l’environnement social. Celui-ci joue certainement un rôle important mais il faut même ajouter, à l’influence indéniable du biologique, la structuration différente du psychisme qui intervient après la naissance mais qui est indépendante de la culture. Elle est certes difficile à prouver mais il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas la concevoir. En effet comment pourrait-il y avoir la même structuration du psychisme chez une petite fille née d’une personne du même sexe et ayant un corps de femme et chez un petit garçon né d’une personne du sexe opposé, et ayant un corps d’homme, quand nous savons très bien que tout petit enfant, qu’il soit garçon ou fille, a pour référence première sa maman et que cette empreinte le marque toute sa vie ? Ce que certains semblent prendre pour un détail, aurait-il moins d’importance que le fait de proposer comme jouet une poupée ou un camion ?

S’il est vrai qu’il y a encore énormément d’injustices à combattre et qu’il est nécessaire de s’y engager avec détermination, est-il cependant utile de les exagérer pour mobiliser les troupes ? Il n’est pas certain que cette guerre des sexes stérile améliore le « vivre ensemble » ! Il se pourrait même que cet égalitarisme exacerbé favorise la remontée du sexisme traditionnel des hommes envers les femmes et l’apparition d’un nouveau sexisme des femmes envers les hommes.

La différence des sexes plus encore que toute autre différence est difficile à accepter car elle nous empêche de comprendre l’autre, qui a ce que nous n’avons pas et nous fait douter de ce que nous sommes (1). La trouver anormale est un bon moyen de la mettre de côté et de nous sécuriser. N’est-ce pas ce que nous faisons en adoptant l’idéologie du genre et en disant que la différence de l’autre est uniquement le produit de l’injustice et de la construction sociale ? Alors que pendant des millénaires la différence féminine a été cultivée et dénigrée par l’homme, elle devient l’œuvre du patriarcat, valorisée à la fois comme victime résistante et pour ses qualités. Alors que la femme n’est plus jugée « incomplète », c’est l’homme qui apparaît déviant soit parce qu’il serait « dominant », soit parce qu’il serait incapable de bien s’éduquer et de devenir, si ce n’est une femme, un troisième type suffisamment androgyne pour faire preuve des qualités, dites autrefois féminines, d’harmonie, de proximité, d’authenticité, de compassion, de sensibilité, de spontanéité, de lâcher prise, devenues aujourd’hui la norme.

Le mal a changé de camp mais il y a, en fait, toujours infériorisation de la différence et ce nouveau sexisme est peut-être plus pervers encore. Alors que la nature était jugée responsable de l’infériorité de l’ensemble des femmes, c’est en effet l’individu homme qui est maintenant rendu coupable de son conditionnement et de son manque d’épanouissement. Ceci suffit à justifier sa mise à l’index par le sexe féminin qui, en toute bonne conscience, comme une mère parfaite, attend « la guérison de l’homme malade »… (2)

Il se peut en effet que l’homme se féminise encore davantage pour correspondre aux nouvelles valeurs modernes. Il se peut aussi que cet homme, qui « s’évapore » davantage qu’il ne se métamorphose, se sente de plus en plus mal à l’aise avec son identité d’homme et qu’il ait besoin de s’affirmer pour se sécuriser. Dans une société qui nie la différence au lieu de la gérer, « plus on vit dans l’uniforme plus on a besoin de lieu identitaire, plus on a besoin de se sentir entre soi » nous prévient Régis Debray. C’est aussi lorsque l’adolescent n’a pas de modèle d’homme suffisamment solide à imiter qu’il est obligé d’en inventer un et qu’il a alors tendance à caricaturer. Il ne faudrait pas alors oublier que parmi les caricatures de l’homme se trouve le nazi !

Le désir d’unité dans un ventre maternel est naturel. Vouloir le réaliser tient par contre de l’utopie et nous savons déjà où nous ont entraînés les rêves d’unité de race et d’unité de classe. Ne serait-il pas nécessaire d’être attentif à ne pas verser dans la quête d’unité de sexe en confondant les revendications d’égalité en droits, plus que légitimes, et le droit à une égalité hommes/femmes illusoire ?

 

(1) « Le sexe en tant que différence est ce qui interdit radicalement à l’homme de s’enfermer dans l’image qu’il se fait de lui-même » : Denis Vasse, La chair envisagée, Seuil, 1988, p.297

(2) Vers la guérison de l’homme malade, deuxième partie de XY de l’identité masculine : Elisabeth Badinter

 

Jean Gabard est l’auteur de :Le féminisme et ses dérives - Rendre un père à l’enfant-roi,Les Editions de Paris, novembre 2011.

 

Jean GABARD auteur conférencier, relations hommes / femmes, éducation des enfants, Thorée 42520 Maclas Fr. tél : 04 74 87 34 56 - 06 45 28 66 81

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A propos de l'auteur

Jean Gabard

Jean Gabard

Auteur de « Le féminisme et ses dérives – Rendre un père à l’enfant-roi »,

Les Editions de Paris, nov 2011.

Commentaires (11)

  • Jean GABARD

    Jean GABARD

    20 novembre 2013 à 09:12 |
    Dans l’article ci-dessus, j’ai bien écrit : "Les sciences permettent aujourd’hui de mettre à jour l’influence… » (C’est le cas notamment pour ce qui concerne la testostérone et l’ocytocine).

    Personnellement j’ai toujours dit que j’avançais un postulat. Le débat se pose en fait entre deux postulats : une logique dictée par l’idéologie du genre et une logique dictée par le bon sens.

    Mais ne détournons pas le sujet. Avant de poursuivre, la règle de la démocratie étant de ne jamais faire deux procès à la fois, il faut donc en finir avec le premier procès (j’aurais pu dire « condamnation »), avant de passer au second.

    Les personnes qui m’accusaient de développer une idéologie naturaliste aboutissant au nazisme ( Je cite Jean-François Vincent, le 15 novembre 2013 à 06:32 : « vous regrettez que cette « différence », fondée sur la Nature, ne trouve pas ou plus sa traduction dans la famille ou la société, puisqu’il s’agit d’un viol de la Nature…bien que vous vous en défendiez, la logique même de votre raisonnement aboutit aux trois « K » de l’Allemagne nazie (« Küche », « Kinder », « Kirche »° ») doivent reconnaître qu’elles se sont trompées et que le propos de Jean GABARD (le propos n’est pas naturaliste) ne justifie en rien les injustices hommes/femmes mais montrent que les différences ne sont pas la conséquence de la seule construction sociale. Ce n’est donc pas, parce que cette construction sociale peut parfois être sexiste et qu’il faut la combattre (le propos s’oppose au nazisme) que toute différence (hommes/femmes) est le résultat du sexisme de l’homme dominant.

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  • Jean GABARD

    Jean GABARD

    17 novembre 2013 à 22:47 |
    Encore une fois, SVP, j’aimerais que ceux qui parlent de confusion ne fassent pas « transpirer » mes propos ni qu’ils les « traduisent » mais simplement qu’ils les « lisent » comme le font les lecteurs attentifs.

    Il ne faut pas me faire dire « nature masculine ou féminine » quand je parle de « nature humaine » pour évoquer l’humain en général !

    Je regrette effectivement qu’il y ait eu infériorisation de la différence féminine comme je déplore qu’il y ait maintenant tendance à inférioriser la différence masculine.

    Je parle effectivement des différences de comportement et de motivation qui sont influencées (je dis bien « influencées ») par nos différences biologiques. Comme les influences de la construction sociale, les influences du biologique ne peuvent être ni quantifiées, ni prouvées mais je mets au défi quiconque de prouver qu’il n’y en a aucune.

    D’autres parts, se complaire dans une pensée binaire ne devrait pas empêcher de savoir compter jusqu’à 3. En effet, il y a bien procès d’intention quand on me fait dire que cette différence est « fondée sur la nature ».

    Puisque certains « lecteurs attentifs » sautent la bagatelle de 9 lignes quand ils lisent, je redonne ces 9 lignes de l’article « Egalté hommes/femmes : une revendication sexiste » :

    « S’il est en effet évident que la nature ne suffit pas à expliquer les différences de comportements et de résultats, celle-ci n’est cependant pas neutre. Les sciences permettent aujourd’hui de mettre à jour l’influence des incontournables différences biologiques sur nos motivations et nos réactions. Inversement, il est totalement impossible de prouver que ces dernières ne dépendraient que de l’environnement social. Celui-ci joue certainement un rôle important mais il faut ajouter à l’influence indéniable du biologique, la structuration différente du psychisme qui intervient après la naissance et qui est indépendante de la culture.»

    Est-ce assez visible ?

    Lorsque l’on sait compter on s’aperçoit donc que la différence biologique, plus la construction sociale, plus la structuration du psychisme, cela fait au moins trois influences pour « fonder la différence » !

    Je parlais aussi dans l’article de « tendance à nous aveugler et à faire rimer nos réactions, où la passion n’est pas absente, avec précipitation et confusion. » On a ici un bon exemple de réaction aveugle !

    J’aimerais qu’en plus du procès d’intention, on ne renverse pas mon raisonnement. Car c’est plutôt en ne donnant pas de leur différence, une bonne image, que l’on pousse les garçons à s’en inventer une et à trouver une caricature. Et je précisais que des Allemands dans les années 30 l’avaient trouvée dans le nazi… Que ces personnes, pour continuer de se sécuriser, essaient de justifier leur racisme et leur sexisme en invoquant la nature est un autre sujet.

    Non seulement il n’y a pas incompatibilité entre inégalités et « égalité en droits » mais c’est justement parce qu’il y a inégalité entre les humains que le respect de l’égalité en droits est indispensable, sinon ce serait la jungle !

    Si pour certains la différence des sexes se résument à une différence de sexe, il risque effectivement d’y avoir encore plus de difficultés à créer de véritables relations hommes/femmes…

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    • Jean-François Vincent

      Jean-François Vincent

      18 novembre 2013 à 10:54 |
      La notion même de "nature" humaine est une ERREUR, comme sont erronées les conclusions qui en découlent...errare humanum est, sed perseverare diabolicum...

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      • Jean GABARD

        Jean GABARD

        18 novembre 2013 à 17:07 |
        Encore une fois vous détourner le débat : vous ne répondez pas à ces lignes de l'article et à ce que j'appelle un procès d'intention ...

        « S’il est en effet évident que la nature ne suffit pas à expliquer les différences de comportements et de résultats, celle-ci n’est cependant pas neutre. Les sciences permettent aujourd’hui de mettre à jour l’influence des incontournables différences biologiques sur nos motivations et nos réactions. Inversement, il est totalement impossible de prouver que ces dernières ne dépendraient que de l’environnement social. Celui-ci joue certainement un rôle important mais il faut ajouter à l’influence indéniable du biologique, la structuration différente du psychisme qui intervient après la naissance et qui est indépendante de la culture.»

        Faudra-t-il que je le donne en couleur ?

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        • Johann Lefebvre

          Johann Lefebvre

          19 novembre 2013 à 14:31 |
          "Les sciences permettent aujourd’hui de mettre à jour l’influence des incontournables différences biologiques sur nos motivations et nos réactions. "
          Quelles sont ces sources scientifiques ? Quelles études, dans quelle revue scientifique ? Dans quelles conditions et sous quels protocoles méthodologiques a-t-on obtenu des résultats qui permettent ces assertions ? Si l'on peut considérer qu'en effet des différences biologiques entre un individu et un autre, liées à une maladie génétique par exemple, vont influer sur les réactions et/ou les motivations et créer des différences, voire des inégalités, les différences biologiques entre deux sexes ne sont pas quant à elles les sources de différences comportementales ou affectives afférentes. Mais je suis disposé à lire toute littérature scientifique validée qui en fasse la démonstration.
          "la structuration différente du psychisme qui intervient après la naissance et qui est indépendante de la culture."
          Ah bon ? La structuration du psychisme est faite de représentations intégrées, de conditionnements, d'acquisitions donc, d'interactions sociales. La nature (ici le cerveau en tant qu'organe) est le support de cette structuration, en aucun cas elle n'en est l'agent...

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        • Jean-François Vincent

          Jean-François Vincent

          18 novembre 2013 à 20:25 |
          La "nature" n'explique quasiment aucun comportement dans l'espèce humaine, ou si elle en explique certains, c'est à travers tellement de filtres culturels, que la part de "nature" disparait presque complètement.

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  • Jean GABARD

    Jean GABARD

    13 novembre 2013 à 23:02 |
    Monsieur Jean-François Vincent dit : " vous ne le dîtes pas ouvertement, mais c’est implicite"
    Non je ne dis pas et je n'ai jamais dit qu’il existait « des rôles familiaux et sociaux différents », parce que je ne le pense pas. Alors J’aimerais bien que l’on ne me le fasse pas dire même si ça arrange. Il est en effet plus facile de me dénigrer en me faisant passer pour un macho réactionnaire que de répondre à mon argumentation. Mais il y a là un manque d’honnêteté évident !

    De même c'est Jean-François Vincent, qui écrit : « il existe une nature humaine », « il existe, à l’intérieur de celle-ci, des natures distinctes, masculine et féminine ». Ce n'est pas Jean GABARD. Ce ne sont pas « mes prémices » mais les présupposés de Jean-François Vincent !

    Il faudrait faire un effort pour lire ce que j'écris et non pas ce que l’on suppose que je peux penser. Et par exemple aller un peu plus loin que le titre de mon essai : « Le féminisme et ses dérives » même si parler de dérives pour le féminisme ne plaît pas. Et pourtant « Suffit-il de s’indigner contre l’oppresseur pour légitimer tout dans l’opprimé ? » (Jean-François de La Harpe, Cours de littérature, 1795).

    (D’ailleurs avec un peu d’attention, on aurait peut-être remarqué que mon nom se terminait par un D).

    Je « suppose » que pour Jean-François Vincent, le fait d'avoir un pénis est le résultat de la construction sociale ! ...

    L'égalité en dignité et en droits n'est effectivement pas l'égalité. De la même façon que l'interdiction de fumer dans les bâtiments publics n'est pas l'interdiction de fumer. C'est une question de logique et aussi de langue française …

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    • Johann Lefebvre

      Johann Lefebvre

      16 novembre 2013 à 14:39 |
      Il me semble bien, quand même, monsieur Gabard, que vous avez écrit, ailleurs : "La nature humaine a tendance à rechercher l’unité qui favorise l’harmonie. Quand l’individu rencontre des personnes qui ne lui sont pas étrangères, il se sent « normal » et cela le tranquillise."
      Vous n'explicitez pas ici, sur Reflets du Temps, votre notion de "nature humaine", mais votre texte transpire tellement cette approche que cela saute aux yeux de tout lecteur attentif, malgré l'énorme confusion qui habite vos propos. Jean-François Vincent a bien cerné cette confusion générale, même si certaines de ses remarques sont, pour moi, assez discutables, mais il est important de rappeler en effet que le genre est une catégorie grammaticale.
      Vous dites : " La différence des sexes plus encore que toute autre différence est difficile à accepter car elle nous empêche de comprendre l’autre, qui a ce que nous n’avons pas et nous fait douter de ce que nous sommes. La trouver anormale est un bon moyen de la mettre de côté et de nous sécuriser. N’est-ce pas ce que nous faisons en adoptant l’idéologie du genre et en disant que la différence de l’autre est uniquement le produit de l’injustice et de la construction sociale ?"
      C'est énorme. Le fait que je ne dispose pas de vagin et que ma femme ne dispose pas de pénis est une différence qui ne nous effraie pas du tout, au contraire, elle nous indique avec plaisir que l'on peut s'emboîter l'un l'autre. Cette différence, nous n'avons aucune difficulté à l'accepter, nous ne la trouvons pas anormale, nous ne la mettons pas de côté et elle ne nous empêche pas de nous comprendre... Et quand nous ne nous comprenons pas, je puis vous assurer que l'existence d'orifice chez l'une et d'appendice chez l'autre, et réciproquement l'absence du même appendice chez l'une et du même orifice chez l'autre, ne sont pas la cause de nos incompréhensions.
      Je pense très sincèrement que vous êtes un confusionniste, assez médiocre d'ailleurs si l'on se place, comme moi, sur le registre littéraire

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    • Jean-François Vincent

      Jean-François Vincent

      15 novembre 2013 à 06:32 |
      M.Gabard (avec un « d » comme le “ « Dupond » des Dupont et Dupond), vous ne cessez de parler de la « différence » entre hommes et femmes, d’une différence naturelle (cf.votre référence cuistre à mon pénis), différence dont vous regrettez l’ « infériorisation ». Dans ces conditions, ce n’est pas vous faire un procès d’intention que de supposer que vous regrettez que cette « différence », fondée sur la Nature, ne trouve pas ou plus sa traduction dans la famille ou la société, puisqu’il s’agit d’un viol de la Nature…bien que vous vous en défendiez, la logique même de votre raisonnement aboutit aux trois « K » de l’Allemagne nazie (« Küche », « Kinder », « Kirche »°.
      En parlant de logique d’ailleurs, je vous fais d’ailleurs un compliment indu ; car de logique, vous êtes – hélas ! – totalement dépourvu : L’égalité de droits selon vous (je « traduis » ici en clair votre « pensée » confuse) ne serait pas incompatible avec l’inégalité de fait ou de nature ; mais alors pourquoi insistez-vous tellement sur cette inégalité (mot que vous n’utilisez jamais et à dessein), et que vous appelez – c’est la même chose – différence ? L’inégalité de fait, une fois glorifiée pousse nécessairement à l’inégalité de droits…

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    02 novembre 2013 à 20:03 |
    Où l’on retrouve, une fois de plus, la « nature » !!! Vos prémisses « naturalistes » (« il existe une nature humaine », « il existe, à l’intérieur de celle-ci, des natures distinctes, masculine et féminine ») vous conduisent « naturellement » à poser l’existence de psychologies différentes, voire – vous ne le dîtes pas ouvertement, mais c’est implicite – de rôles familiaux et sociaux différents. On n’est pas si loin des trois « K » de la période nazie (Kinder, Küche, Kirche)…
    Faut-il, à nouveau, le rappeler (cela commence à devenir lassant) ? L’être humain n’est pas un être « naturel », ou si peu. Être, par essence, artificiel, vivant dans un monde d’artefacts qu’il s’est lui-même créé, son potentiel instinctif est minime, comparé à celui du règne animal ; ses fonctions biologiques les plus élémentaires sont, de fait, « dénaturées », transformées, transfigurées par la culture, au point de n’avoir plus qu’un rapport très lointain avec les données « naturelles » : l’alimentation devient gastronomie, et la reproduction érotisme ! Non, M.Gabart, il n’existe pas de « nature » humaine, et encore moins de « natures » masculine et féminine. Ce n’est pas un hasard si la théorie du genre parle précisément de « genre » et non de « sexe ». Le « genre » est une catégorie non pas biologique, mais grammaticale : on parle du genre masculin ou féminin d’un substantif. Or le genre grammatical est quelque chose d’éminemment arbitraire : tel mot masculin en français sera féminin dans une autre langue, et inversement. C’est, en effet, ce caractère arbitraire – imposé, mais laissant entrevoir un espace de liberté, du fait même qu’il est imposé et non nécessaire biologiquement parlant – qu’a voulu souligner la « théorie du genre » : chaque individu est libre de construire, non son sexe (quoique !...) - donnée biologique non choisie - mais son genre, donnée culturelle, prétendument enracinée dans la « nature », mais, en réalité, laissée au libre choix, ou bien de la société (version autoritaire), ou bien de l’individu (version libertaire).
    Un dernier mot, M.Gabart, votre dernière phrase, « ne serait-il pas nécessaire d’être attentif à ne pas verser dans la quête d’unité de sexe en confondant les revendications d’égalité en droits, plus que légitimes, et le droit à une égalité hommes/femmes illusoire ? », me navre : encore une fois, vous confondez égalité et identité ; selon vous (et c’est votre droit de le penser), l’égalité des droits ne signifie pas une identité (et non une égalité !) homme/femme. Autrement et tel que vous le formulez, il s’agit d’une contradiction dans les termes : vous semblez opposer l’ « égalité » à l’ « égalité des droits » !!! Un peu de logique, SVP.

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    • Jean GABARD

      Jean GABARD

      01 février 2014 à 15:41 |
      Les hommes, pendant des millénaires, ont dit que la femme n'était pas "comme il faut" Aujourd'hui on dit que la différence est injuste Dans les deux cas, parce qu'on n'assume pas la différence il faut la trouver anormale. Et il y en a toujours un des deux qui trinque : celui qui n'est pas complet ou celui qui est mal éduqué
      Celle qui était dite incomplète n'y pouvait rien puisque c'était soit disant dû à sa nature
      Celui qui est dit mal éduqué est responsable de sa mauvaise éducation Ce sexisme qui ne dit pas son nom est encore plus pervers

      Je rappelle qu'aucune Déclaration, qu'aucune Constitution ne dit : les hommes naissent libres et égaux. Il y a toujours "égaux en dignité et en droits"

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