Mais que font les parents ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 04 février 2011. dans La une, Education, Société

Mais que font les parents ?


Récré de 10 heures, en salle des profs. Dehors, il pleut - triste, et même, il s'est levé une de ces brumes-fumées, qui cache l'autre versant de la vallée… La cafetière crachote et, dans un coin, le cénacle des habitués s'ébroue : « en 4B, C », (qu'est-ce qu'il fait chez toi ?), a dit à M.A : « je m'en bats les couilles (Pas fort! C'est vrai.) ». La volière s'émeut, à juste titre, mais un consensus s'installe dans le même temps : « On est là, pour e-n-s-e-i-g-n-e-r-! Pas pour faire leur éducation! Que font les parents? ».

Nous voilà repartis pour un tour de manège, jamais fini, transgénérationnel - élève - parents – profs ;  rengaine qui a accompagné ma (longue) carrière : enseigner…, oui ; éduquer… non. Deux « E » pour le même enfant ; la didactique et le chemin… Incompatibles ? Ennemis ?

Qu'on s'entende bien. Nous sommes, c'est vrai, formés pour enseigner des champs disciplinaires ; transmettre des savoirs théoriques et - n'en déplaise à notre ministre - des « savoirs- faire », méthodiques et donc transférables. Une discipline, son passage à l'élève ; un « savoir enseigné », qui a quelque chose à voir - mais qui n'est pas, le « savoir savant ».

Le « E » de éduquer nous renvoie à ce que font familles et parents dans l'espace privé. On parle là, de cultures, de façons d'être, de parlers, de se poser par rapport à d'autres… différences, toujours, qu'il n'est pas question d'aligner « à la chinoise-Mao », sous peine de tutoyer une forme de totalitarisme…

Est-ce à dire que, nous, profs, n'avons que faire d'éduquer nos têtes blondes ? En « tuteurant », à la jardinière, cet élève, ne plaçons-nous pas les ficelles, tout en surveillant la prise des greffons ? (latin, mathématiques et bien sûr, Histoire!).

D'aucuns, de protester ! : « Nous ne sommes pas qualifiés, comme éducateur spécialisé ! ». Certes, nous n'allons pas - chez elles - étayer des familles défaillantes ; nous, notre champ d'intervention, c'est l'espace-classe, le rapport au groupe et les « savoirs- être »…

Chaque année, dans mes classes de 5e, le travail commence par une session / éducation civique qui s'appelle : « Robinson, sur son île, aurait-il eu besoin de cette séance ? » Et les doigts, de se lever : « non…parce que… »; « Et nous ? ». Ils se regardent un peu en coin… « Oui…parce que". Quelque part, ils se comptent et mesurent ces bulles qui vont devoir cohabiter ; ils ne sont destinés à n'être qu'un 25/e du groupe… les « moi » vont devoir apprendre à rentrer à la niche.

Une charte de classe - je sais, ce n'est plus beaucoup à la mode - dit, en termes simples et surtout, réalisables ce qu'on attend d'eux : respect des lieux, du matériel, engagement pour rendre le travail, avoir du soin, rapport aux autres, gestion du bruit en travail de groupe, politesse formelle, le ton qui va avec… rien à voir avec les notes et le quantitatif scolaire… Quand le disfonctionnement récurrent est avéré, c'est l'élève qui sait « où on met la croix » : « non ! Je l'ai juste traité! Je ne l'ai pas insulté!... » Et la pénalisation, connue de chacun, doit permettre (nettoyer la classe, pour celui qui confond son espace et un vide-grenier) de « rentrer » à nouveau dans son contrat… On est dans l'engagement, la responsabilité, mais aussi, la faille possible et admise - qui dit apprentissage, dit erreur -. On sera particulièrement attaché à encourager celui qui, partant de réelles difficultés, finit mieux. L'oreille des « fonds de classe » se fait alors - croyez-moi - attentive !

L'outil-charte est donc - expérience à l'appui – fiable ; il permet, à un âge où, bouger et contester est une seconde nature, et où monte l'ego en même temps que l'acné, de traverser l'année avec une économie de sanctions lourdes et surtout d'avoir appréhendé quelques règles simples du « vivre ensemble »; de s'être aussi frotté aux autres, puisqu'aussi bien : « la démocratie est un deuil; celui d'avoir toujours raison… ». Maxime que nous affichons, du coup, au mur de la classe… Se mettent ainsi, modestement, à l'ancienne, en place, dans le creuset du groupe, quelques valeurs communes de la République.

J'ai toujours beaucoup aimé travailler ainsi, et les élèves - qui veulent savoir les tarifs en usage, et la sauce à laquelle ils seront accommodés - mais aussi, les parents, ont gratifié la démarche… Mais, des « quartiers sensibles », autrement sportifs que dans mon Limousin, me revient l'info que les chartes et autres permis à points,« ça fait rigoler ! ». C'est vrai que, là, les valeurs citoyennes sont à puiser bien plus profond, parfois, et le temps est long pour remonter le seau… ! On part de tellement plus loin ; mais ne faut-il pas toujours démarrer quelque part, et les réussites, données à voir par des reportages-TV, « entre ces murs » là, ont un parfum inégalé…

C'est ainsi que, sans clinquant, ni grands bruits, on éduque, en marchant, en même temps qu'on apprend l'Empire d'Alexandre et le développement durable, qui arrive, ces temps-ci, tout cuirassé de vert, dans nos nouvelles obligations de programme… Me traverse l'idée qu'on pourrait avoir, là, une « éducation durable », au carrefour des camarades, qu'on ne choisit pas; des professeurs et de leurs demandes comminatoires, de l'institution, si lourde, au sens parfois perdu… La vie! Quoi! « On n'est pas tout seul! Il y a les autres! Tous les autres! ». Ce « vivre ensemble », à l'école, c'est chaotique, grinçant, pleurant, mais, c'est aussi un feu d'artifice, quand se « fabriquent », ces élèves-leaders (pas forcément de bons scolaires), citoyens, déjà, socialement impliqués, ouverts, dans une oralité qui promet… que du bonheur à les voir arriver et à les aider à monter encore quelques marches ! Mais, me direz- vous, ces postures s'acquièrent aussi, ailleurs - camps d'été, scouts et autres « éclaireurs »; vrai; mais, dans la classe, on est dans le « temps long »; il est plus aisé d'amarrer tout cela !

Ce qui paraît par ailleurs, particulièrement difficile, à cet âge - onze, douze ans - dans la construction de cet itinéraire avec les autres, c'est le repérage des espaces et les registres.

Où est-on ? Cour ? Couloir ? Classe ?

Vous vous énervez ! : « Voyons ! » et, eux, mélangent - pas longtemps - mais, confondent, dans les attitudes, le vocabulaire, pour ne pas dire dans les décibels ! Écoutez les débuts de cours !

Ne faut-il pas, alors, leur donner quelques minutes - comme ce laps de temps que met le C.D. à démarrer dans votre auto-radio - pour « se mettre en atmosphère de travail » ? Debouts, silencieux; des secondes de recueillement tout laïc, dont on bénéficie le reste de l'heure… symbolique des espaces…

Les registres, c'est le vocabulaire et le ton - la civilité; difficile apprentissage, diapré, parce que : « cent fois sur le métier… ». Je parle; comment; à qui ? C'est là que le professeur doit - transcendance oblige - ne pas glisser vers eux; fine et nécessaire équation : respect / exemplarité. J'ai, du reste, remarqué - cette année, en particulier - une dérive quelque peu schizophrène, visant, chez certains enfants, à user d'un vocabulaire et d'un ton des plus inadmissibles envers camarades et adultes (agents, souvent), et, dans le même temps, à multiplier des formules de politesse formelle, un brin obséquieuses… !? L'idée passe, alors, que, chez eux, des parents, sans doute épuisés, créditent au centuple, ces formules, comme un peu « magiques »… Or, et c'est bien la difficulté, il faudra parvenir à aller au-delà de ces mots, par le ton, les mimiques, si l'on veut tisser des liens avec les autres ; ce qu'on doit aussi apprendre à l'école ! Passer de la politesse formelle à la courtoisie, sans jamais renoncer au respect, mutuel, bien évidemment…

Éduquer, donc ; la belle mission, pour les années-collège ! Viser le « vivre ensemble », formule un peu vite brocardée; prendre le temps pour les aider à faire ce chemin, partout où l'on n'est pas Robinson; redresser, recadrer, respecter leurs essais, leurs erreurs, encourager, puis… les lâcher… en espérant … Avoir participé à les faire grandir !

A propos de l'auteur

Martine L. Petauton

Martine L. Petauton

Rédactrice en chef

 

Professeur d'Histoire-Géographie

Auteure de publications régionales (Corrèze/Limousin)

 

Commentaires (12)

  • Vaillant

    Vaillant

    06 février 2011 à 13:58 |
    Cette année, réunion de rentrée de classe en primaire, un parent lève le doigt et demande à l'enseignant : "pourriez-vous dire aux enfants de se coucher tôt?"

    Consternant...

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  • Gerald Madeleine

    Gerald Madeleine

    05 février 2011 à 23:07 |
    Le texte de Martine me frappe par sa similitude de sens avec l'engagement que prend le Mouvement ATD Quart Monde pour l'année 2011. Voyez plutôt :
    Journée mondiale du refus de la misère 2011
    A l’école et partout,
    Le 17 Octobre tous les ans doit permettre de manifester les gestes et le courant de refus de la misère, en mettant dans la lumière des personnes et groupes aux engagements jusqu’alors peu connus, pour interpeller le grand public et les pouvoirs publics.

    En 2011, nous transmettrons l’espoir des familles en situation de pauvreté que leurs enfants et leurs jeunes donnent le meilleur d'eux-mêmes, que l’école redevienne un lieu de promotion pour tous,du respect de tous. Pour cela l’école doit devenir un lieu où on apprend à vivre et à penser ensemble.engagement des jeunes qui ont affirmé : « Regardez-nous comme une chance ».
    Plusieurs projets pilotes dans le Mouvement et une démarche de croisement des savoirs autour de l’école nous amènent à mobiliser les syndicats d’enseignants,les associations de parents d’élève, l’éducation populaire.
    Avec ces partenaires que nous chercherons à rencontrer partout, nous constituerons une plateforme commune de
    propositions avant les élections présidentielles.

    Ce 17 Octobre nous créerons partout des débats citoyens avec des enseignants, des associations de parents d’élève, des
    associations d’éducation populaire, des enfants et des jeunes sur nos attentes pour une école de la réussite de tous.

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  • jocelyne

    jocelyne

    05 février 2011 à 18:12 |
    Le premier rôle des parents n'est-il pas d'éduquer? Certes, éduquer avec amour.
    Les enseignants devraient éduquer les Parents et enseigner aux enfants!!
    Merci Martine.

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  • Macée de Léodepart

    Macée de Léodepart

    05 février 2011 à 12:31 |
    Oui, bien sûr il est tentant de penser : chacun chez soi ! Les enfants éduqués par les seuls parents ( on s'en lave les mains, mais on pleure et on soupire quand la chère tête blonde - non, plutôt très brune - est malpolie ) ; les enseignants, eux, dans le pré carré de «  leur discipline » , et basta ! Sauf que, combien de jeunes enseignants n'ai-je pas vus, frileusement cachés derrière le «  bouclier » ? cache – insuffisances, plutôt, de leur matière , campant sur cette moitié de métier, et essuyant, évidemment des tempêtes quasi « cap Horn ». Il me semble qu'il s'agit d'élèves ( revoyez l'étymologie du mot) , et que pour un enseignant digne de ce nom, l'éducation à la citoyenneté a, non seulement toute sa place dans les missions, mais, une place d'honneur !

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    04 février 2011 à 20:47 |
    Est-ce vraiment à l’école de transmettre des valeurs – surtout élémentaires (ne pas frapper, ne pas insulter, ne pas casser) – qu’il incombe normalement aux familles d’inculquer. Il y a depuis longtemps des professeurs d’instruction civique ; y aura-t-il demain des professeurs de politesse ou de propreté ? L’institution, elle-même, avait anticipé (suscité ?) la dérive actuelle : la transformation du ministère de l’instruction publique en ministère de l’éducation nationale date de…1932 ! D’une époque où les parents éduquaient encore. Ce transfert des rôles est le symptôme d’un échec collectif d’une société dont les familles sont un élément constitutif essentiel.

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    • Diego de la Vega

      Diego de la Vega

      06 février 2011 à 00:05 |
      Il est évident que l'école doit servir – aussi ! – à "transmettre des valeurs", point qui semble vous agacer, monsieur. Oui, des valeurs de comportement et d'humanisme, et cela a été affirmé dès la fin du XIXe siècle par Ferry ou Buisson, etc. (les pères de l'école laïque, gratuite et obligatoire, comme chacun le sait). Il y avait là les fondements de notre "vivre ensemble" !
      L'enseignant(e) a bien une double fonction, complémentaire : enseigner ET éduquer ! Je parle là – évidemment – des personnes qui ont fait ce métier ; pas de ceux(celles) qui l'ont fuit, pour des raisons multiples.
      Vous dîtes qu'avant 1932, "les parents éduquaient encore". Mais, monsieur, relisez les rapports des inspecteurs d'avant cette date ! Vous y trouverez, par exemple, que "le niveau baisse", que "les élèves n'écoutent plus", que "les parents se désintéressent", etc.
      Enfin, comment pouvez-vous mépriser l'éducation "à la citoyenneté", en caricaturant autant l'Education Civique ? Vous semblez d'ailleurs ignorer complètement ce que beaucoup d'enseignants(tes) arrivent à obtenir aujourd'hui de leurs élèves grâce à l'ECJS, qui n'a plus rien à voir avec ce que vous avez pu connaître, sans aucun doute.
      Le plus contestable, dans vos propos, ce sont vos opinions à propos de la notion même de "Charte de classe". Imagineriez-vous une société démocratique (même s'il s'agit ici de futurs adultes, donc de "citoyens" en formation) sans Constitution ? Penseriez-vous que l'Etat de Droit(s) soit un concept inné ?

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      • Jean-François Vincent

        Jean-François Vincent

        06 février 2011 à 05:38 |
        N'y-t-il pas dans tout cela un endoctrinement? Un endoctrinement, certes, gentil, bien-pensant et tout et tout, mais un endoctrinement quand même?

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        • Diego de la Vega

          Diego de la Vega

          06 février 2011 à 12:35 |
          Vous posez une bonne question, certes. Mais, ma réponse sera la suivante : il ne peut pas y avoir "d'endoctrinement" si l'humanisme et le pluralisme des idées sont respectés.

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          • Jean-François Vincent

            Jean-François Vincent

            06 février 2011 à 16:21 |
            Je vais prendre un exemple éloigné de l’éducation nationale pour bien poser le problème. Prenons le catéchisme…Oui, le catéchisme !
            Vous n’ignorez pas qu’autrefois, c’était un système de questions-réponses : qu’est-ce que la trinité ? Père, Fils et Saint Esprit, etc.…Système rébarbatif mais efficace. Après le grand vent soixantehuitard, on est passé à un contenu évanescent : il ne s’agissait plus « d’instruire » en matière religieuse, mais « d’éveiller à la foi » ; non plus de transmettre un contenu objectif de connaissances sur le Christianisme, mais les « valeurs » de ce même Christianisme ; bref de faire des enfants de « bons chrétiens », peut-être moins cultivés qu’autrefois, mais donc de bons chrétiens. Résultat….Catastrophique ! J’ai eu l’occasion, en tant qu’intervenant orthodoxe, de visiter un collège salésien, à l’occasion de la semaine de l’unité des chrétiens. Avant de parler aux élèves des spécificités de l’Orthodoxie, je m’assurai de leur connaissance minimale du fonds commun à toutes les confessions chrétiennes : seule une jeune fille, sur la trentaine d’individus de la classe, savait ce qu’était la Trinité. Le directeur, présent dans la classe, regardait, quant à lui, ses souliers. En un mot commençant, le catéchète a pour mission d’instruire, de fournir une culture religieuse sur le Christianisme : à la limite, il ou elle peut être athée ou non chrétien, peu importe : ce n’est pas un père spirituel ou un mystagogue, mais, plus modestement, un instructeur. Ses opinions s’effacent – ou devraient s’effacer - devant le contenu objectif à enseigner.
            Revenons à l’école publique. La « République » ne devrait pas être une idéologie ; et l’objectif de l’Education Nationale ne devrait pas être de faire des élèves de « bons petits républicains ». Les cours d‘instruction civique devraient se borner à demeurer ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être : des cours de droit constitutionnel, c’est-à-dire visant à former des citoyens au sens strictement juridique (et non politique !) du terme. Transmettre des valeurs, c’est, avant tout, transmettre des OPINIONS ; c’est la tâche – certes lourde – des familles, mais, en aucun cas, celle de l’Etat ; ou alors ce ne sont plus des opinions mais des dogmes. Une valeur, si louable soit-elle, ne saurait prétendre à s’afficher comme LA vérité. Ce fut l’erreur de tous les missionnaires, religieux ou laïcs. Attention à ne pas y tomber. Assurer « la liberté de conscience » (loi de 1905), c’est ne pas endoctriner – les doctrines en question, fussent-elles éminemment respectables – mais apprendre à penser par soi-même, sans idées préconçues quelles qu’elles soient

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  • Martine L

    Martine L

    07 février 2011 à 10:05 |
    Sur votre 3è point, comme tous les démocrates - ou essayant de l'être - je ne crois pas qu'il y ait des " vérités" , mais que sur un certain nombre de valeurs, il peut - il doit- s'installer un consensus social, plus que moral . Les valeurs de la Republique, selon moi, en font partie ; l'école ( de la république ) participe à ces masses de granit ; je crois même qu'elle y fait finalement un beau chemin ; au risque de paraître un peu ridicule, j'ai été particulièrement fière d'apporter ma pierre à cette école là .

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    07 février 2011 à 05:56 |
    Chère Martine, je signe, moi aussi, bien sûr, simplement trois précisions :
    1)- je n'ai jamais incriminé Vatican II au sujet de la déliquescence du catéchisme : il s'agit d'un phénomène spécifiquement français, sans analogie dans les autres pays européens catholiques.
    2)- Sarkozy n'est pas le seul à ne pas aimer mai 68, j'ai connu un vieux communiste qui parlait, avec rage, de celui qu'il appelait "con bandit", qu'au demeurant j'aime bien en tant que personne.
    3)- etes-vous d'accord avec moi que le fait qu'une valeur est une opinion et non une Vérité (avec un V majuscule) révélée ou universellement démontrable?

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  • Martine L. Petauton

    Martine L. Petauton

    06 février 2011 à 20:05 |
    @ Jean-François Vincent. A vous lire, JF, on est saisi d'effroi : depuis Vatican II, plus de catéchisme digne de ce nom et depuis 68, plus d'école à la hauteur (vous partagez donc ce point de vue avec N.Sarkozy) ; qui plus est, on a une école où l'on n'apprend plus rien de tangible, dans les mains d'enseignants armés de je ne sais quel « stylo entre les dents », qui se mêlent – voyez vous ça – de transmettre les valeurs de la république ! Bref, font de la politique en bricolant au passage des « chartes de citoyenneté » - vaste rigolade - dépossédant à coup sûr les parents d'une juste autorité, revendiquée d'autant plus fortement qu'elle a du mal à monter l'escalier …
    Vous me permettrez de sourire ! Le propos-coeur de ma chronique, tient pourtant en peu de mots : il s'agit d'un enfant dont nous avons la charge – parents, enseignants – chacun à notre place ; il s'agit de l « élever », belle et entière mission qui répond au triptyque de J. Ferry (qu'un ami me cite à l'instant) « éduquer, enseigner, insérer ». Je signe, quant à moi, et vous ?

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