Prof, un métier ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 08 septembre 2010. dans France, La une, Education

Prof, un métier ?

Elle campe, au détour du chemin – la Denise – menton appuyé sur le manche de son râteau à feuilles,  sous les  noisetiers attaqués, ces jours ci, par les écureuils. Sans politesse excessive, elle m'apostrophe, avec un rien d'agressivité dans la voix : " alors, comme ça ! les profs, pas plus tôt rentrés, que vous voilà en grève! "

Le débat – digne des soirées T.V. les plus intenses – s'impose de lui-même : " c'est que, au collège, par exemple, plus de vingt cinq heures de maths manquent à l'appel ! et ça, tu vois, malgré le nombre constant d'élèves ; alors, pour les assurer, on nous a attribué un stagiaire- 18 heures !"

Le regard bleu de ma chère voisine flotte un peu : " un stagiaire - 18 heures !"; l'espèce, à l'évidence lui  échappe ; elle, qui, pourtant connaît tout, des bêtes des bois, des champs, et des jardins de Corrèze !

Pour le tout-venant de la population « non enseignante », que faut-il entendre là ?

Qu’un jeune, fraîchement promu de l’Université, CAPES en poche, sautant allègrement l’étape d’une formation en didactique qui lui était accordée jusqu’à aujourd’hui, viendra « s’immerger » dans le » grand bain », d’un coup, et prendra en charge une « troupée » d’élèves, comme moi : (retraite dans quelques mois, ayant bénéficié d’une année complète de formation après mon CAPES) ! Question brûlante ! Sait-il seulement nager ? (le ministère se voile la face : mais-tout-le-monde-sait-nager-de-nos-jours-en-France !).

Je ne sais pas, pour vous, mais - pour n’importe qui - un métier signifie des compétences, un apprentissage pour les mettre en œuvre, des gestes, des stratégies, la connaissance du milieu, de sa « faune » ; que sais-je encore ! Or, là, non ! Curieux ! En Angleterre, d’ailleurs, dans les milieux de la « vraie vie active », ne dit-on pas : « Those who can do, do ; the others teach… »… !

Quelques minces semaines d’observation ; la pataugeoire, en somme ; un soupçon de pratique en compagnie d’un tuteur-alibi ; quelques tampons officiels pour attester de la bonne qualité du « produit », et on estimera en haut lieu que la traçabilité est correcte et que l’affaire peut rouler !

C’est là que l’œil du lecteur-parent d’élève que vous êtes, s’embue et commence à «  percuter » (comme disent nos têtes blondes) : «  mais, alors, mon fils aura un enseignant - ne sachant pas enseigner ! - « Molière, au- secours » ! ».

D’autant plus que - le cas s’aggrave -, ce jeune à qui l’Etat accordera ça et là quelques chiches miettes de « formation » dans l’année, sera probablement remplacé - s’il l’est - par un retraité (!?). Un vacataire, ou un étudiant tout droit extrait de ses études théoriques universitaires !

Pas de doute ; le système est en passe de fabriquer un enseignant à qui on confiera des élèves, sans formation préalable, digne de ce nom, considérant qu’il peut « appendre sur le tas, en marchant ».Vous remarquerez avec moi qu’il ne viendrait à l’idée de personne de confier le découpage de son beefsteak au cordonnier et non au boucher ! Frémissons un peu ; vais-je demander l’ablation de ma thyroïde au premier étudiant venu, campant seulement sur sa théorie ingérée lors de ses longues études ? Cauchemardons ! : Que penser du torero lâché dans l’arène devant son premier taureau d’une tonne… !

Mais, voyez- vous, 5 années de faculté passées à engranger des pans entiers de savoirs - en Histoire, par exemple -, ça doit suffire pour être professeur d’Histoire ; qui connaît l’Histoire, doit pouvoir l’enseigner ! Où serait donc le problème ? N’en déplaise à François Audigier, dont les passionnants séminaires à L’I.N.R.P,  ont définitivement démontré l’existence des niveaux de savoirs (savant, enseigné, approprié) ; c’était, il est vrai, il y a si longtemps !

Finalement, professeur, ce n’est pas un métier ; juste un « ovni » aux contours flous ; quelque part entre,  raconter des histoires, animer, garder des enfants, faire de l’occupationnel, et même, « buller »… dans la fonction publique !

Sauf… que… enseigner, c’est maîtriser - aussi bien que possible - en les revivifiant et les réactualisant, tout au long de sa carrière - d’impeccables savoirs disciplinaires ; mais aussi, après, c’est transmettre tout ça à un cerveau d’élève qui - voyez-moi ça ! - fonctionne avec sa propre logique ! (« apprendre, oui, mais comment ? », livre fondateur de Philippe Meirieu, et des sciences de l’éducation…). A propos, ils liront ça, quand ? Nos jeunes descendus de « la lune-fac » !?

Repérage ; apprentissage ; transfert ; passage obligatoire (le sel et le poivre) de chaque acte d’enseignement, de chaque notion-cœur… On fait comment quand on ne sait pas ? Et puis, la savante orchestration d’une séquence : - accroche, tri des passages phares, exercices, synthèse, « retour » de fin d’heure… -, ça se chante comment quand on n’a pas la partition ?

Enseigner, c’est, aussi et surtout, se coltiner à des cohortes d’élèves. Rien à voir, évidemment, avec une réunion d’association ou que sais-je encore ? Ceux-ci ne sont pas forcément enthousiastes et ne cernent pas toujours le bien fondé de leur présence et de la nôtre ; ils n’ont pas payé pour venir nous voir ; quant à la pièce qu’on joue ! Je ne vous dis pas ! Comprendre, faire fonctionner des groupes, pratiquer l’analyse transactionnelle, gérer les conflits, secouer les élèves et savoir - toujours - leur rendre leur dignité, avant la fin de l’heure, éduquer à la citoyenneté, bien autant que faire apprendre la première guerre mondiale ! Articuler, sans cesse, théorie et pratique du terrain ; jongler - Cirque d’hiver, d’un bon niveau - tenir dans cette course de fond… tous ces visages nouveaux, chaque année ; leur accorder une égale valeur ! S’adapter ; nouveaux programmes ; dernières lubies (ah ! ce déferlement de la « marée verte » du « développement durable », actuellement) ; bizarreries, parfois ; prendre en compte les demandes de la société : «  la justice, madame, est un rouage essentiel de votre déroulé d’éducation civique ! »… Tout ça, c’est le professeur ! Chacun de nous vous dira à quel point, ce n’est pas simple ! Alors, pour cette « espèce » qu’on nous annonce, ce sera comment ? Dites-moi, monsieur le Ministre de l’Education ; en auront-ils seulement le début d’une perception ? Quant à s’approprier tout cela ! Vous voulez rire ou quoi !

Conseillère pédagogique pendant plus d’une décennie ; quelques souvenirs suffiront pour illustrer mes propos… Une année pas si lointaine, un T. arriva dans mes classes - stage de sensibilisation au climat du 1er cycle, appelé plaisamment, comme pour les voitures, « pratique accompagnée » -. Joli garçon, sûr de lui, assis sur d’infinies compétences intellectuelles, amoureux, et connaisseur de ses disciplines : l’Histoire et la Géographie. « Je n’aurai pas de problèmes ! », m’assura-t-il, d’entrée de jeu, « j’ai été moniteur de planche à voile, dans une colo. ! ». Et de voguer, sans trop de travail, vers une classe de 5ème de niveau banal sur l’échelle des turbulences d’un collège… Spectacle redoutable et féroce ! Il a sombré, malgré sa planche à voile, dans la mer déchaînée de ces petits « qui ne passent rien » ! A fini par convenir, piteux, que « professeur, ça s’apprend ! ».

Oui, mais, me dira l’institution : « vous êtes plus une passionnée qu’une raisonnable ! » ; «  Les sous ! Les sous ! Il faut é-co-no-mi-ser ! ». Or, même en s’en tenant aux principes comptables, croit-on sérieusement que l’avenir soit garanti ? Combien de défections, de congés de maladie, voire de démissions, peut-on craindre ? Car, le « grand bain » des « quartiers sensibles » - comme on dit pudiquement -, ça risque d’être bien froid et bien profond, pour nos bébés nageurs !

Alors plutôt que « des profs en plus ! », commençons peut-être par « des profs formés et armés » ! La société est en droit de l’exiger.

A propos, une question : Ministre de l’Education Nationale, c’est un métier ?

A propos de l'auteur

Martine L. Petauton

Martine L. Petauton

Rédactrice en chef

 

Professeur d'Histoire-Géographie

Auteure de publications régionales (Corrèze/Limousin)

 

Commentaires (7)

  • audin

    audin

    18 septembre 2010 à 08:32 |
    Lorsque j'étais en "formation" de prof, il y a longtemps, la question qu'on se posait c'était plutôt de savoir ce qu'était un bon prof. C'était il y a un peu plus de 60 millions d'années, la fin des dinosaures. Formation de prof ? Je suis passé par une des dernières promotions des IPES : pour me préparer à enseigner, j'étais payé, je cotisais pour la retraite, et mon métier de l'époque, c'était d'étudier.
    Je suis sorti des IPES sans avoir besoin de passer l'écrit du CAPES. J'ai passé l'oral, exclusivement sur des soi-disant lecons de maths. Aucune question sur la pédagogie. J'ai eu une année de formation pratique dans un CPR. L'année se déroulait en trois stages de 8 semaines chez un prof, un bon prof, un conseiller pédagogique. Chaque stage commençait par une période minimum de 2 semaines où il fallait observer le bon prof dans ses classes.
    Encore quelques détails. Le stage, c'était 8 heures par semaine. Et on était trois stagiaires en même temps. Donc quand l'un de nous passait aux actes, en moyenne moins de trois heures par semaine, il y avait le bon prof et les deux autres stagiaires au fond de la classe. Pas besoin de s'occuper de discipline : on s'occupait de SA discipline.
    Un jour, le CPR nous a tous convoqués à une réunion qui était annoncée comme trimestrielle. Il fallait nous donner une formation administrative. Nous sommes arrivés, nombreux, écouter la bonne parole de l'inspecteur d'académie des Hauts de Seine de l'époque. Il s'est fait sortir par la salle houleuse et l'expérience n'a pas été reconduite les trimestres suivants.
    L'époque des dinosaures. Trois heures de cours à préparer pendant une semaine. Oui, on apprenait le métier, on ne s'improvisait pas prof. Et c'était un "compagnonnage" contrôlé par un jury qui venait dans la classe. A ce moment-là, on investissait dans la formation des profs, il n'y avait pas encore de "dotation horaire globale" dans les établissements. Mais les comptables sont passés par là et ont tout rationalisé. Un jour on décidera que, plutôt que de mettre les élèves en classe devant des profs formés, il vaut mieux les envoyer tous au fond du canal. Dès la naissance, ça coûtera moins cher.

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    • Martine L

      Martine L

      19 septembre 2010 à 10:24 |
      Cher Pierre! je revis, en vous lisant, MON époque ! j'appartiens donc, au club des dinosaures - exactement les mêmes ! Qu'est-ce que vous mangiez, vous ? Convenons, au moins, qu'à cette lointaine époque, on s'était vaguement dit, en haut lieu, qu'il fallait "un sas" aux étudiants lauréats ; que le meilleur "en maths" n'était peut-être pas directement apte à les enseigner ; époque farouchement laîque - on ne postulait pas de miracles !

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  • Martine L. Petauton

    Martine L. Petauton

    10 septembre 2010 à 15:00 |
    J'entends ce qui est dit, ici et là …enseigner, c'est un art tellement subtil qu'on ne peut avec certitude, être en capacité de le transmettre ; l'étincelle, la grâce ; oui ! C'est la brèche, facile, dans laquelle s'engouffre avec perversité notre gouvernement ( si cela ne s'apprend pas, pourquoi dépenser énergie et fric à le faire apprendre ? )
    Seulement, il y a, au bas mot, des milliers de jeunes, qui chaque année, s'engouffrent dans notre E.N. Souvent, à défaut – et ils n'auront pas tous la courageuse carrière d'un M.L.-
    Alors, on peut, d'abord, essayer de leur transmettre l'enthousiasme, le goût, l'amour … il faut des passeurs en ce domaine ; or, « Anne; ma sœur Anne … » ,  on ne voit pas le passeur venir, dans la loi du ministère actuel!
    On doit, ces jeunes, les équiper d'un »   paquetage minimum garanti »: connaître les mécanismes d'apprentissage de l'enfant ; gérer des groupes ; opérationnaliser des objectifs ; architecturer des séquences de cours … Articuler, en un ballet incessant théorie et pratique. Le tutorat, le maître d'apprentissage cher à J.F.V. ( celui qui sait dire : voilà comment je fais ; vois ! On en reparle ! ) doit être au cœur du système . Dans ce qu'a mitonné le ministère , Anne, ma sœur Anne … Aucun tuteur – digne de ce nom – en vue !
    L'IUFM ou son avatar , doit théoriser, construire, modéliser … Anne … Alors, là, plus de signal !

    Après, car une formation initiale ne vit qu'avec une formation permanente , il faudra, arroser, biner, désherber la plante, et, par moments greffer ! Mais, je veux croire qu'au bout, on aura – même avec quelqu'un de timide, de confus ; oui, même avec un gars ( j'en ai pratiqué ) qui avait peur des élèves - on aura, un résultat plus que convenable . On aura un enseignant qui, - sachant enseigner , aimera enseigner – et après, à chacun de fabriquer sa pelote !!

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  • Léon-Marc LEVY

    Léon-Marc LEVY

    10 septembre 2010 à 01:14 |
    J'insiste un peu chère Martine, pour dire, avec EG, que l'essentiel du "miracle" de la scène pédagogique est de l'ordre de l'intransmissible. Il en est qui ne seront jamais là, vous pourrez y déployer toutes les formations du monde, et d'autres qui y sont d'entrée, comme une évidence rationnelle qui pourtant ne l'est pas. Avant tous les savoirs, tous les savoir-faire, tous les savoir-être, il est un "étant", pour parler comme Heidegger, qu'aucune instance formative ne formera. C'est à la fois désespérant et miraculeux. C'est comme ça qu'on a rencontré, et que beaucoup de nos gamins rencontrent encore, celui ou celle qui allumera une étincelle.

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  • Maurice Lévy

    Maurice Lévy

    09 septembre 2010 à 17:40 |
    Oui je vous plains de tout cœur, mais en même temps je vais essayer de vous rassurer …
    Ma carrière a débuté de manière abrupte : 19 ans, pas la moindre bourse pour une carrière de médecine ; restait l'enseignement.
    Nommé dans une école professionnelle en nov.1949, je suis reçu par le directeur qui commence par me faire faire du secrétariat : il me fait acheter un cahier d'écriture normalisée (j'écrivais comme un chat) le vise tous les matins, il me fait un modèle d'adresse sur enveloppe (je collais les timbres à gauche), je fais circuler les notes de service auprès des autres enseignants (je passe des heures à regarder les élèves apprentis sur leur ouvrage), en un mot je découvre un monde.
    Puis, un jour il me confie un groupe d'une huitaine d'élèves, enfants de fellahs algériens, illettrés, parlant à peine français, âgés de 14 ans. Une fiche de calcul, une fiche de lecture, basta, c'est là toute ma formation. Au bout de 2 ans, ces enfants savaient signer leur nom, déchiffrer le français, mais, tenez-vous bien, ils savaient faire un croquis côté d'un objet, d'un meuble. Par contre, au jardin, pendant le cours d'agriculture, ce sont eux qui m'apprenaient les premiers éléments de jardinage, arrosage, plantation etc.
    A 28 ans, grâce à la guerre (d'Algérie), j'obtiens le poste de Directeur de CEG d'une école de 1200 élèves, à la frontière marocaine. Tous les anciens s'étaient réfugiés à Oran.
    Rapatrié tardivement en 1964, je laisse mon école en parfait état à des collègues algériens, pour rejoindre la région parisienne.
    Licence d'anglais à la Sorbonne en 6 ans tout en dirigeant un CEG de 1100 élèves, et en 1970, me voilà principal de Collège de ZUP avec 1400 élèves, parmi les derniers établissements de l'Académie de Versailles. Déchainement culturel, 15 à 18 projets éducatifs par an, pendant20 ans, expérience de nouvelle organisation en EPS, création d'une équipe de recherche linguistique au sein du collège en relation avec l'Institut d'Anglais (j'assure la liaison des deux équipes). Quinze après, mon collège obtient le premier prix de théâtre au concours de Versailles, 5 années de suite !
    Bref, toute ces expériences en qq. Lignes, cela ne vous dira pas grand-chose, mais je peux vous assurer que sans formation préalable, on en apprend davantage et la difficulté de tout découvrir par soi-même, c'est de loin une façon d'aborder le métier bien plus enrichissante.
    Bien entendu l'Ecole Normale offrait, non pas tellement une formation professionnelle à l'instituteur ou au professeur, elle permettait à l'étudiant peu fortuné de poursuivre ses études en parallèle.
    Courage et persévérance, chère collègue !
    Maurice Lévy - 80 ans.

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    08 septembre 2010 à 22:41 |
    J’ai passé mon CAPES d’anglais un 1984. A cette époque, les stagiaires réclamaient sur l’air des lampions « une véritable formation ». Dans les années 90, le gouvernement Jospin les entendit, et ils eurent….Les IUFM ! Fiasco intégral, unanimement reconnu comme tel , des heures perdues , gâchées à écouter des « spécialistes » de l’éducation pérorer à perte de vue sur la manière dont les élèves lassent leurs souliers…
    L’intention était bonne ; le problème, c’est que – contrairement à une idée dominante – l’éducation n’est pas une science qui s’enseignerait ex cathedra : c’est un art, ou mieux un artisanat, un métier, au sens médiéval du terme, qui s’apprend auprès d’un maître, mais aussi et surtout par la pratique. La réforme du gouvernement n’est sans doute pas idéale, sans doute devrait-on en revenir au système des années 80, qui combinait des classes en pleine responsabilité et la fréquentation de celle d’un « tuteur »….Mais, déjà à l’époque, les stagiaires se plaignaient. En fait, il devrait y avoir une initiation itinérante du métier sur le modèle du compagnonnage où, où loin des théories fumeuses de la pédagogie, les futurs enseignants se formeraient à ce qui est avant tout une pratique.

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  • Guerrier Elisabeth

    Guerrier Elisabeth

    08 septembre 2010 à 18:21 |
    Martine, ne pensez-vous pas qu'il est question aussi, en-deçà de la formation indispensable,d' une dimension intransmissible dans le rapport si particulier au groupe classe ?
    Quelqu'énergie vibratoire souterraine qui vous pose à votre place c'est à dire dans vos limites qui ne seront jamais perceptibles ailleurs que sur "le tas ", risques de débordement et raz de marée compris ?

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