Recettes du monde

[ La gastronomie dans Reflets ] Souvenirs gourmands : Noël aux parfums de Tlemcen !

Ecrit par Gilberte Benayoun le 21 décembre 2013. dans Souvenirs, La une, Recettes du monde, Gastronomie

[ La gastronomie dans Reflets ] Souvenirs gourmands : Noël aux parfums de Tlemcen !

 

Eh non ! Pas de repas traditionnel classique pour la traditionnelle soirée en famille de ce réveillon de Noël, cette année. Rien n’est classique ni déterminé quand on a grandi et vécu sous le ciel de deux cultures. Dans la ville de mon enfance, à Tlemcen, où scintillaient déjà ici ou là dans la ville sapins et guirlandes de Noël à cette période, chez nous, dans la chaleur familiale de notre maison, c’était notre petite hanoukka accrochée derrière la porte de notre salle à manger qui faisait rayonner tous les ans, en scintillements ininterrompus, huit jours d’affilée, ces périodes de mon enfance où j’apercevais, planquée derrière la porte de ma chambre, nos « cadeaux de Noël » déposés par mon père au bas de cette porte, comme au bas d’un traditionnel sapin, tous les livres-cadeaux des Hanoukkas de mon enfance que ce petit chandelier à huit branches, qu’il accrochait toujours en haut de cette porte, faisait resplendir, comme je le racontais dans une autre vie.

Dans mes souvenirs de ripailles ces soir-là, pas de fruits de mer, non, ça c’est proscrit dans la religion juive, pas de dinde aux marrons, ni de bûche de Noël, mais d’autres délices, d’autres parfums, des petits plats inspirés de notre culture judéo-arabe.

Noël aux parfums de Tlemcen !

Ecrit par Gilberte Benayoun le 23 décembre 2011. dans Souvenirs, La une, Recettes du monde, Gastronomie

Noël aux parfums de Tlemcen !

 

Eh non ! Pas de repas traditionnel classique pour la traditionnelle soirée en famille de ce réveillon de Noël, cette année. Rien n’est classique ni déterminé quand on a grandi et vécu sous le ciel de deux cultures. Dans la ville de mon enfance, à Tlemcen, où scintillaient déjà ici ou là dans la ville sapins et guirlandes de Noël à cette période, chez nous, dans la chaleur familiale de notre maison, c’était notre petite hanoukka accrochée derrière la porte de notre salle à manger qui faisait rayonner tous les ans, en scintillements ininterrompus, huit jours d’affilée, ces périodes de mon enfance où j’apercevais, planquée derrière la porte de ma chambre, nos « cadeaux de Noël » déposés par mon père au bas de cette porte, comme au bas d’un traditionnel sapin, tous les livres-cadeaux des Hanoukkas de mon enfance que ce petit chandelier à huit branches, qu’il accrochait toujours en haut de cette porte, faisait resplendir, comme je le racontais dans une autre vie.

Dans mes souvenirs de ripailles ces soir-là, pas de fruits de mer, non, ça c’est proscrit dans la religion juive, pas de dinde aux marrons, ni de bûche de Noël, mais d’autres délices, d’autres parfums, des petits plats inspirés de notre culture judéo-arabe.

Les deux potées

Ecrit par Martine L. Petauton le 04 avril 2011. dans La une, Recettes du monde, Gastronomie

Les deux potées

Pour Luce Caggini, en voisine…

Je suis bourbonnaise ; le Cher est ma rivière. J’avais deux grands-mères. L’une, Berrichonne, là où l’eau prend son temps entre les grands peupliers. Celle-là était exactement du pays du « Grand Meaulnes » – et vous voudriez qu’avec ça, je n’aime pas écrire ! Pas loin, encore, il y avait George Sand et Nohant… l’auteur… bon…, mais la femme ! L’autre grand-mère tirait du côté du Limousin et de la Haute Marche. Le Cher est plus sauvage, tout en gorges noires …


La première, fine cuisinière – elle avait, dans son jeune temps, « servi » chez des aristocrates russes, « blancs », évidemment – reste, pour moi, liée aux odeurs, si particulières, du civet de lapin, de l’omelette aux mousserons, et d’une certaine charlotte aux fraises qui gardait –  descendue au fond du puits – sa fraîcheur.