Vins du monde

[ La gastronomie dans Reflets ] Vin : CALON-SÉGUR 1982. St Estèphe 3ème Grand cru classé

Ecrit par Léon-Marc Levy le 21 décembre 2013. dans Vins du monde, La une, Gastronomie

[ La gastronomie dans Reflets ] Vin : CALON-SÉGUR 1982. St Estèphe 3ème Grand cru classé

Dernière dégustation : octobre 2013

Note : 18,5/20. Garde : jusqu’à 2023

 

Calon 82 est un vin sombre, dans tous les sens du terme.

Sombre, presque noire, la robe superbe, à peine troublée par la manipulation de la bouteille.

Sombre, le nez, en sous-bois, terre chaude mouillée, cèpes, cassis confit.

Sombre enfin, la bouche, toute en saveurs de fruits noirs cuits, de sève de pin, de café et chocolat, d’épices poivrées. La texture est épaisse, mais d’une grande suavité avec une amplitude phénoménale. Le palais est entièrement investi d’une symphonie gustative complexe, élégante et parfaitement équilibrée. Calon 82, que cela se dise, est encore jeune !

Nous ne sommes pas devant un vin qui séduira forcément tout le monde, mais les amateurs de grands St Estèphe, sérieux, massifs et militants, seront comblés par ce concentré archétypique de la pointe du Médoc.

[ La gastronomie dans Reflets ] Chronique oenologique : Déguster un grand vin ... Million dollar Nose

Ecrit par Léon-Marc Levy le 21 décembre 2013. dans Vins du monde, La une, Gastronomie

[ La gastronomie dans Reflets ] Chronique oenologique : Déguster un grand vin ... Million dollar Nose

 

Les grands vins, qu’ils soient de Bordeaux, de Bourgogne, de Toscane, de Californie ou de partout dans le monde sont (très) « fashion ». Tant mieux c’est un indicateur de la tendance lourde constatée depuis nombre d’années dans le comportement des Français (en particulier) en matière de boissons alcoolisées : moins et mieux. Tendance largement confirmée par l’INSEE : en 30 ans la consommation moyenne des Français a été divisée presque par 2 (de 21 à 12 litres d’alcool pur par an et par personne).

Il en va ainsi de toute mode, celle-là s’accompagne d’un snobisme qui frise le ridicule quand il n’y sombre pas carrément. Je suppose qu’il est arrivé à nombre d’entre vous de devoir partager une bouteille lors d’un repas avec au moins un de ces cuistres qui sait-tout-sur-les-goûts-du-vin et qui vous a assommés de termes hésitant entre le « scientifique » (polyphénols, acide nitrique, fermentation malolactique, sulfites) et la « poésie » à quatre centimes (pétale de rose, pierre chaude, craie d’écolier, beurre de Bretagne (!!), carton mouillé). Et je passe sur le « sexe du vin » ! Mais oui, j’ai même entendu  parler de vins « féminins ». Pas seulement pendant la « journée de la femme ». Je m’essaie à imaginer ce qu’est un « vin féminin » une fois le qualificatif passé à la moulinette du machisme !

CALON-SÉGUR 1982. St Estèphe 3ème Grand cru classé

Ecrit par Léon-Marc Levy le 02 novembre 2013. dans Vins du monde, La une, Gastronomie

CALON-SÉGUR 1982. St Estèphe 3ème Grand cru classé

Dernière dégustation : octobre 2013

Note : 18,5/20. Garde : jusqu’à 2023

 

Calon 82 est un vin sombre, dans tous les sens du terme.

Sombre, presque noire, la robe superbe, à peine troublée par la manipulation de la bouteille.

Sombre, le nez, en sous-bois, terre chaude mouillée, cèpes, cassis confit.

Sombre enfin, la bouche, toute en saveurs de fruits noirs cuits, de sève de pin, de café et chocolat, d’épices poivrées. La texture est épaisse, mais d’une grande suavité avec une amplitude phénoménale. Le palais est entièrement investi d’une symphonie gustative complexe, élégante et parfaitement équilibrée. Calon 82, que cela se dise, est encore jeune !

Nous ne sommes pas devant un vin qui séduira forcément tout le monde, mais les amateurs de grands St Estèphe, sérieux, massifs et militants, seront comblés par ce concentré archétypique de la pointe du Médoc.

Déguster un grand vin ... Million dollar Nose

Ecrit par Léon-Marc Levy le 23 décembre 2011. dans Vins du monde, La une, Gastronomie

Déguster un grand vin ... Million dollar Nose

 

Les grands vins, qu’ils soient de Bordeaux, de Bourgogne, de Toscane, de Californie ou de partout dans le monde sont (très) « fashion ». Tant mieux c’est un indicateur de la tendance lourde constatée depuis nombre d’années dans le comportement des Français (en particulier) en matière de boissons alcoolisées : moins et mieux. Tendance largement confirmée par l’INSEE : en 30 ans la consommation moyenne des Français a été divisée presque par 2 (de 21 à 12 litres d’alcool pur par an et par personne).

Il en va ainsi de toute mode, celle-là s’accompagne d’un snobisme qui frise le ridicule quand il n’y sombre pas carrément. Je suppose qu’il est arrivé à nombre d’entre vous de devoir partager une bouteille lors d’un repas avec au moins un de ces cuistres qui sait-tout-sur-les-goûts-du-vin et qui vous a assommés de termes hésitant entre le « scientifique » (polyphénols, acide nitrique, fermentation malolactique, sulfites) et la « poésie » à quatre centimes (pétale de rose, pierre chaude, craie d’écolier, beurre de Bretagne (!!), carton mouillé). Et je passe sur le « sexe du vin » ! Mais oui, j’ai même entendu  parler de vins « féminins ». Pas seulement pendant la « journée de la femme ». Je m’essaie à imaginer ce qu’est un « vin féminin » une fois le qualificatif passé à la moulinette du machisme !

Une bouteille millénaire !

Ecrit par Léon-Marc Levy le 30 septembre 2011. dans Vie quotidienne, Vins du monde, La une, Gastronomie

Une bouteille millénaire !

Chana tova ! Bonne année !


Eh oui, le calendrier hébraïque annonce 5772. Bonne année donc, à vous tous, juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, croyants et mécréants du ban et de l’arrière-ban !


La bouteille dégustée en l’occasion – du coup – est incontestablement une très vieille bouteille Tertre-Roteboeuf (de St Emilion) 1995. 3777 ans ! Qui dit mieux ?

En pleine forme la vieille !

3 dégustateurs et, miracle habituel du vin, une bouteille produit sur les papilles 3 émotions très différentes. C’est à cette alchimie des arcanes d’un grand vin que je vous invite.


Merci à Renaud et Bruno pour leur collaboration !

La Cave et le Sablier

Ecrit par Léon-Marc Levy le 04 juillet 2011. dans Vins du monde, Vie quotidienne, La une

La Cave et le Sablier

 

On dirait le titre d’une fable. Tant mieux c’en est une, avec moralité et tout …

Il paraît que l’oenotourisme est à la mode. Je crois que j’en pratique régulièrement une nouvelle forme sans sortir de chez moi !

J’émerge à peine d’un séjour de deux heures dans ma cave. Je n’y chassais pas les souris. J’ai entrepris, vaste programme, un inventaire de mes flacons. Enfin de mes bordeaux, de loin les plus nombreux. J’adore les bons vins de toutes les appellations mais Bordeaux, c’est mon truc ! Entre les vins qui rentrent (toujours trop) et ceux qui sortent (beaucoup moins), il y a toujours un moment où ma gestion de stock est défaillante. Alors il faut s’y coller.

C’est bien, une promenade au milieu de flacons qui dorment, certains depuis des décennies, dans la fraîcheur et l’obscurité.  Une sorte d’excursion musicale d’abord. J’ai écrit « musicale » ? Ben oui, tout compte fait, c’est bien ce que je veux dire.

Comme un parfum d'automne...

Ecrit par Léon-Marc Levy le 20 octobre 2010. dans Vins du monde, La une, Gastronomie

Comme un parfum d'automne...

L’automne a des charmes irremplaçables : C’est, chère Martine L., le retour des champignons et, en même temps, le retour des grands Bordeaux sur nos tables. Tous les passionnés des grands châteaux girondins vous le diront : les mois d’été ne se prêtent guère à la dégustation de nos précieux Cabernet-sauvignon ou de nos non moins précieux merlot. Affaire de température assurément : un grand bordeaux se déguste entre 15 et 18° Celsius. Surtout pas plus : au-delà, les arômes et les saveurs « s’étalent », s’amollissent, prennent des contours approximatifs.

Hier nous fêtions entre amis le retour des stars du Médoc. Après une entrée d’escargots/flageolets à la pointe de cumin et crème fraîche et des grenadins de veau forestière, accompagnés bien sûr de giroles de Dordogne (il n’y a pas que la Corrèze dans la vie...) venait, triomphant, un château Lagrange 1990* ! Merveilleux St Julien dans un millésime qui ne l’est pas moins...

Reflets...du flacon (1)

Ecrit par Renaud Pierre le 27 septembre 2010. dans Vins du monde, La une

Reflets...du flacon (1)

Reflets du Temps inaugure, par ce billet, des chroniques régulières de dégustation de grands vins. Vous êtes évidemment invités à participer à ce plaisir partagé en nous faisant parvenir vos propres découvertes œnologiques. Merci au « 920-Revue.fr » pour sa collaboration à cette rubrique.

 

Samedi 11 septembre 2010.

Dans l’antre de Léon-Marc Levy, en Limousin…

La soirée débuta au jardin, par un de ces ciels vespéraux si rares en nos rudes contrées et une douceur que seuls les jardins d'automne peuvent offrir. L’air avait quelque chose de suspendu, comme dans une attente énigmatique.