Vie spirituelle

(Best of 2012) POLITIQUE MONDE: La question du siècle : que faire des islamistes ?

Ecrit par Kamel Daoud le 22 décembre 2012. dans Monde, La une, Religions, Politique, Actualité, Vie spirituelle

(Best of 2012) POLITIQUE MONDE: La question du siècle : que faire des islamistes ?

Que faire des islamistes ? La réponse devient urgente pour tout le monde, en Occident, chez soi, dans la vie quotidienne ou dans la vie des idées et des théories politiques. A l’évidence, on ne peut pas s’en passer pour faire une révolution : ils sont les seuls à mourir pour une idée et à user du martyre et du sacrifice du corps.

Du coup, ils sont une force « armée » et un argument de guerre. Ils sont aussi nombreux et partout : du coup, on ne peut pas fonder un consensus social et politique sans les associer, les inviter, les écouter ou partager avec eux. On ne peut pas aussi les éliminer tous, les exterminer, les mettre tous en prison, les torturer dans un sous-sol ou à Guantanamo. On ne peut les jeter à la mer, tous, comme Ben Laden, ni les refouler dans le désert où, justement, ils se reproduisent.

Les dictatures arabes s’y sont essayé mais n’ont réussi qu’à leur donner le statut de la victime absolue et à en exacerber la violence et les radicalismes.

La nouvelle évangélisation : une Reconquista catholique ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 17 novembre 2012. dans La une, Religions, Vie spirituelle

La nouvelle évangélisation : une Reconquista catholique ?

La Reconquista (reconquête) catholique de l’Espagne musulmane s’étendit sur quatre siècles (du XIème au XIVème siècle) sous l’égide de saint Jacques le Majeur (Santiago Matamoros = Jacques le tueur de maures, sic !). Elle fut sanglante et intolérante : les musulmans « reconquis » n’avaient d’autre choix que la conversion ou l’exil…

L’actuelle tentative d’évangélisation est plus pacifique : elle n’est dirigée contre personne en particulier, il s’agit plutôt de faire reculer non l’athéisme mais l’indifférence et l’inculture religieuse de notre temps. Le message final du synode des évêques consacré à ce sujet, publié le 26 octobre 2012 propose plusieurs pistes :

– ré-évangéliser les pratiquants

– inciter les familles à évangéliser les enfants

– favoriser le « dialogue » avec la société sécularisée et les autres religions.

Je suis libre, je peux parler ?

le 13 octobre 2012. dans La une, Psychologie, Vie spirituelle

Je suis libre, je peux parler ?

Et bien non, Monsieur, à vrai dire ! S’il y a bien une chose dont on doit se persuader, c’est qu’on a toutes les libertés, sauf celle-ci, quoi qu’il arrive, ou alors, il faut parler sans témoins, de tu à toi, sans se faire remarquer, et encore… Non, quand je fais le tour de mes fantasmes les plus orduriers, je m’aperçois qu’on touche à l’incommunicable. Cette constatation anodine, que vous pouvez sans peine faire pour vous-même, nous amène à une considération peu ordinaire ni orthodoxe : imaginez-vous le fumier sur lequel repose la couche diaprée de nos plus beaux sentiments, de nos plus pures intentions !

Qu'est-ce que le blasphème ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 29 septembre 2012. dans Monde, La une, Religions, Politique, Actualité, Vie spirituelle

Qu'est-ce que le blasphème ?

Les évènements récents ont amené médias et simples particuliers à utiliser – sans modération ! – le mot blasphème, prétendument connu, comme s’il avait livré tous ses secrets. Loin de là !

Blasphemein, en grec, signifie simplement : dire du mal de. Dans l’antiquité païenne, la véritable accusation n’est pas celle-ci, mais celle d’asebia, d’impiété : l’impie manque de respect à la divinité qui s’en offusque. C’est, au fond, le sens moderne. Ainsi – un exemple parmi beaucoup d’autres ! – Phidias se représenta lui-même et Périclès sur le bouclier d’Athéna de la frise qui orne le fronton du Parthénon, le temple qui lui est dédié. Outrage qui dépasse le simple orgueil, mais constitue un crime de lèse-déesse ; Phidias fut mis en prison. C’est ce que l’on comprend aujourd’hui, quand on parle de blasphème : une incorrection, une incivilité envers Dieu ou son prophète, donc, indirectement, envers Lui-même.

La perfection

Ecrit par Thierry Ledru le 29 septembre 2012. dans La une, Psychologie, Vie spirituelle

La perfection

« La perfection caractérise un être ou un objet idéal c’est-à-dire qui réunit toutes les qualités et n’a pas de défaut ».

« La perfection désigne aussi l’état d’accomplissement moral et spirituel auquel l’être humain serait destiné : un état de liberté totale et de félicité absolue auquel l’homme ne pourrait accéder que par un travail constant sur sa pensée, ses paroles et ses comportements ».

wikipédia

Qu'est-ce que la Vie ?

Ecrit par Luc Sénécal le 29 septembre 2012. dans Philosophie, La une, Psychologie, Vie spirituelle

Qu'est-ce que la Vie ?

La Vie c’est la mort. C’est un court passage à l’échelle du temps et de l’espace, plus court pour certaines espèces, relativement plus long pour d’autres. Mais la Vie sur cette planète, c’est la planète elle-même. Toutes les expressions du vivant sont une projection de la planète. Expressions diversifiées qu’elle peut produire selon le contexte des milieux qui la caractérisent.

Or il est une règle du vivant indispensable pour en assurer la durée, celle de la prédation. Et qui dit prédation dit prédateurs et victimes de la prédation. Ce, quelle qu’en soit l’échelle. Sauf que l’évolution de la Vie a permis l’apparition d’une espèce pourvue de capacités intellectuelles qui lui permet de mesurer en amont et en aval ses actes, leurs causes et leurs conséquences. L’homme. Car l’Homme, vous le savez, est pourvu d’intelligence. Ou du moins d’une intelligence plus évoluée que le reste du règne animal.

Pour en mesurer toutes ses capacités, je vous propose un exemple. Celui d’un débat qui a eu lieu à un moment X donné sur l’échelle de l’existence de cette espèce remarquable :

La question du siècle : que faire des islamistes ?

Ecrit par Kamel Daoud le 22 septembre 2012. dans Monde, La une, Religions, Politique, Actualité, Vie spirituelle

La question du siècle : que faire des islamistes ?

Que faire des islamistes ? La réponse devient urgente pour tout le monde, en Occident, chez soi, dans la vie quotidienne ou dans la vie des idées et des théories politiques. A l’évidence, on ne peut pas s’en passer pour faire une révolution : ils sont les seuls à mourir pour une idée et à user du martyre et du sacrifice du corps.

Du coup, ils sont une force « armée » et un argument de guerre. Ils sont aussi nombreux et partout : du coup, on ne peut pas fonder un consensus social et politique sans les associer, les inviter, les écouter ou partager avec eux. On ne peut pas aussi les éliminer tous, les exterminer, les mettre tous en prison, les torturer dans un sous-sol ou à Guantanamo. On ne peut les jeter à la mer, tous, comme Ben Laden, ni les refouler dans le désert où, justement, ils se reproduisent.

Les dictatures arabes s’y sont essayé mais n’ont réussi qu’à leur donner le statut de la victime absolue et à en exacerber la violence et les radicalismes.

Le monothéisme est-il violent ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 22 septembre 2012. dans La une, Religions, Vie spirituelle

Le monothéisme est-il violent ?

Recension du livre de Jan Assmann, Monotheismus und die Sprache der Gewalt (le monothéisme et le langage de la violence, non traduit en français), Vienne, Picus Verlag, 2009.

Jan Assmann est l’un des plus grands égyptologues de notre temps. Professeur à l’université de Heidelberg, il a également enseigné – entre autres – au Collège de France et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, débordant sa spécialité initiale, l’égyptologie, pour se consacrer à la « Kulturgeschichte », l’histoire des civilisations.

Y a-t-il encore une notion de sacré ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 09 juin 2012. dans La une, Société, Vie spirituelle

Y a-t-il encore une notion de sacré ?

Le sacré se distingue du divin. Le sacré, c’est l’inviolable, l’indisponible, ce à quoi il est impossible/interdit de porter atteinte, voire même de s’approcher. A Rome, la formule « sacer esto », « qu’il soit sacer/sacré », était une formule d’exécration : le « sacer », mis au ban de la société pouvait être assassiné impunément, il méritait la mort. Le « sacerdoce » – dans le paganisme comme dans le christianisme – renvoie à une séparation d’avec le reste des hommes : le clerc est mis à part (c’est là le sens littéral de kleros, en grec) parce qu’il a basculé de l’autre côté, du côté des dieux.

Le sacré ne se réfère donc pas au divin proprement dit, mais à une qualité du divin : son altérité radicale, altérité telle qu’il en découle un danger pour le commun des mortels. Le Tout Autre, de par sa différence infrangible, peut tuer si l’on s’approche de lui sans rites propitiatoires. Le Mont Sinaï, là même où Moïse reçoit les Tables de la Loi, est « sacré », « contaminé » qu’il est par Dieu. « Gardez-vous de monter sur la montagne et d’en toucher les abords. Quiconque touchera la montagne sera mis à mort » dit Moïse (Gen 19,6) au peuple. Le grand prêtre, le jour de Kippur, ne rentre dans le Saint des Saints que protégé par un équipement spécial (Ex 18,4) : « un pectoral, un éphod, une robe, une tunique de mailles, une tiare et une écharpe ». Il ne faut rien moins que tous ces ornements pour se « protéger » du sacré. Encore de nos jours, dans le rite byzantin, l’évêque se lave les mains après avoir fractionné le pain consacré : toucher le Tout Autre est polluant pour des mains impures de pécheur.

Travaux Pratiques de théologie

Ecrit par Eric Thuillier le 23 décembre 2011. dans La une, Religions, Vie spirituelle

Travaux Pratiques de théologie

 

S’il se trouve encore quelques pauvres Abandonnés, voici pour eux un exercice simple qui leur apportera la preuve de l’existence ou de la non existence de Dieu.

Qu’ils m’attrapent, me pendent par les pieds et m’égorgent, non sans m’avoir assez proprement assommé, car comme vous l’allez voir, il est de première importance que je ne gueule pas comme un cochon.

Il faut être au moins quatre, et très concentrés.

Ces conditions réunies, écoutez bien.

Ecoutez bien.

Ecoutez si, portées sur le filet de mon sang, vous entendez quelques notes de musique.

Ecoutez bien.

Si vous n’entendez rien, rien d’autre que le bruit du sang dans le récipient (les sons formés par la chute des premières gouttes sur le cristal ne compte pas, il faut que ces notes sortent manifestement de l’intérieur de moi) si vous n’entendez rien c’est que Dieu existe.

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