Il attend ; prudent, dit-il, le Munichois de Septembre 38, au pied de l’avion d’où descendait Daladier, revenu de l’« accord », où, avec le british au parapluie, ils avaient accepté l’inacceptable, l’infamant ; la mort de la Tchécoslovaquie, pauvre contrepartie au sursis d’une guerre – pire encore, repoussée à plus tard ! On sait depuis, que si l’Europe, alors, avait montré la volonté d’arrêter le Nazisme, la suite aurait été différente… Depuis, le Munichois n’a cessé d’avoir l’œil bien ouvert et de donner de la voix, sous couvert de « sa » prudence, au relent vague de pourriture, au goût sucré de mort.
Il y a eu « la » décision de l’intervention au Mali, mi-Janvier. Il n’a trop rien dit ! craintif, les mains sur les oreilles, en attendant que ça pète ! murmurant, en Érinye habillée en tous les jours : « z’allez voir ! Il y aura partout des attentats ! Et, nos otages ! Y-z-y-ont pas pensé, là-haut !! »…
Fringant en 2013 – toujours paré de ses plumes de mauvaise augure –, il postulait une fois de plus, pour le rôle, avec en ligne de mire un gouvernement socialiste « prêt pour toutes les conneries, loin là-bas, au soleil du Mali ». C’est que… faut penser à ! et à… attention ! Je vous le dis, moi, monsieur !
Mais, non ! c’est passé, plutôt bien, haut la main, avec – ciel ! – l’aval de l’opinion et d’une opposition élégante et citoyenne. Tous les experts s’entendaient pour saluer ce moment important, fondamental pour le pays, là-bas, le pays, ici, et le monde, puisque aussi bien, ma foi, il s’agissait – broutille ! – de résister le front haut à l’avancée d’une peste verte. Sus aux frontières des démocraties menacées ; parfum de l’avant-guerre. Pas moins !