Actualité

Reflets de la semaine (152)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 20 avril 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (152)

A force de souffler le chaud et le froid, ArcelorMittal a finalement obtenu gain de cause, à savoir l’arrêt définitif des hauts fourneaux de Florange. De plus, le projet Ulcos – processus sidérurgiques à très basses émissions de CO2 – a été définitivement abandonné, transformant la Vallée de la Fensch en une sorte de « Vallée de la Mort » bis. Touchée en plein cœur, la Lorraine, au fil des ans, a perdu ce qui faisait sa fierté, le charbon et l’acier. Déjà, par le passé, des hommes s’étaient âprement battus pour défendre leurs droits et leurs emplois. Ceux de Florange ont fait pareil que leurs aînés, avec le résultat que l’on sait. Mais, grâce à leur détermination et leur courage, ils auront montré que le mot « solidarité » avait encore un sens et pouvait, dans une certaine mesure, déplacer des montagnes. Pendant six ans, donc, les deux hauts fourneaux seront « mis sous cocon »… Rappelons que Vulcain, le dieu romain du feu, de la forge et des métaux, a donné son nom à un papillon « tout feu tout flamme », qui, comme on s’en doute, fut chenille en amont… A son tour, le site florangeois connaîtra-t-il pareille métamorphose, que cette citation de Violette Lebon, écrivaine d’origine québécoise, pourrait illustrer à merveille : « Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle renaissance » ?

 

L’hiver est peut-être la saison la plus propice aux promesses… Jugez plutôt. En 2008, à Gandrange, le Président de la République avait promis de sauver le site, où fut érigée une stèle sur laquelle on peut lire : « Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy faites le 4 février 2008… ». A son tour, le 24 février 2012, François Hollande, alors en campagne, était allé à la rencontre des salariés d’ArcelorMittal de Florange et leur avait déclaré en substance : « Je ne veux pas me retrouver dans la situation d’être élu un jour sur une promesse et ensuite de ne pas revenir parce qu’elle n’aurait pas été tenue… ». Au final, faut-il croire le proverbe qui dit que « Février, le plus court des mois / Est de tous le pire à la fois » ? En toute bonne foi, je ne le pense pas, étant né moi-même un 24 février !

 

On croule sous la vertu

Ecrit par Daniel Sibony le 13 avril 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

On croule sous la vertu

Des médias font un gros travail de conservation : transférer la grande colère en indignation vertueuse.

Je suis impressionné par la vertu rigoureuse qui règne dans ce pays, ou que des médias font régner, ou dont ils font croire qu’elle doit régner. Un ministre a menti, et « les yeux dans les yeux » !… Quand on pense que jusqu’ici aucun gouvernant n’a menti, on est horrifié, en effet. Mais une fois qu’on reprend ses esprits, et qu’on se rappelle tous les mensonges des dirigeants depuis que la politique existe (Mitterrand avait usé de la même formule, « les yeux dans les yeux », pour mentir tranquillement), on se dit que le plus terrifiant, ce serait des dirigeants qui ne mentent pas ; qui seraient des automates de la vérité. Or même les automates « mentent », lorsqu’ils dysfonctionnent ; et tout être qui fonctionne, notamment, tout grand fonctionnaire peut un jour dysfonctionner.

En revanche, chacun voit que le vrai mensonge est ailleurs, plus massif et plus délabrant : tous ces dirigeants promettent, assurent, garantissent qu’ils font « tout » pour relancer l’économie, pour qu’on sorte de l’ornière, pour que les inactifs qui se morfondent et se rendent malades trouvent à « faire quelque chose » – pour eux-mêmes et pour la société. Et c’est tout le contraire. (Une retraitée me disait qu’elle a trouvé un petit job pour améliorer son sort, qui vient d’ailleurs d’en prendre en coup, comme pour tous les retraités ; et le petit « plus » qu’elle a gagné lui a été répercuté sur son loyer et d’autres taxes, de sorte qu’elle se retrouve, comme beaucoup, à se dire qu’on ne gagne rien à en faire plus. Le pire message : restez où vous êtes). Le mensonge, c’est qu’ils démotivent les gens, s’agissant de se projeter, de s’activer, de créer ou d’entreprendre. Comme analyste et psychothérapeute, je n’entends que ça, ou presque, dès qu’il est question du social.

Courants d’air

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 13 avril 2013. dans La une, Actualité

Courants d’air

Si l’on en croit les informations qui circulent dans la presse, la détermination du pape François à mériter le nom qu’il a choisi irrite certains catholiques. Prôner l’humilité, renoncer à certaines démonstrations ostentatoires est certes cohérent avec le message du Christ, dont le successeur de Saint-Pierre est garant, mais la tradition et les traditionnalistes sont attachés à une certaine « distanciation » qui s’accorde mal avec l’usage intempestif d’un compte Twitter ou une initiative telle que d’aller laver les pieds de repris de justice dans leur prison. Or, à l’opposé, des catholiques plus progressistes, plus « à gauche » – j’en compte parmi mes amis proches et c’est pour en avoir discuté avec l’un d’eux que je m’autorise cette incursion dans un domaine qui n’est pas le mien – fonderaient des espérances sur ces signes : le choix du nom de Saint-François, la simplicité de ton, les gestes médiatiques…

Médiatique, le mot est lâché. Toute révérence gardée, François d’Assise était aussi un grand manipulateur de média. N’a-t-il pas commencé sa carrière de saint par un strip-tease public ? Dieu merci, notre nouveau pape n’est pas allé jusque-là ; il n’en a plus l’âge. Mais tout de même, il y aurait bien dans sa façon de bousculer les traditions quelque chose d’assez prometteur. Aurait-il compris qu’il ne suffit plus de prononcer de beaux discours qui condamnent la guerre sans disposer du moindre moyen d’y mettre fin, ni de dénoncer les méfaits de l’argent-roi entouré des ors et des pompes vaticanes, ni d’aller dire des messes aux quatre coins du monde dans sa voiture-vitrine blindée ? Le saint qui parlait aux oiseaux lui aurait-il soufflé qu’il faut trouver des arguments plus médiatiques pour mériter de porter la parole divine ? A-t-il compris qu’on ne le tiendrait pas quitte de n’avoir pris que le nom de ce fils à papa qui a tout laissé derrière lui pour vivre en accord avec sa foi, avec la création et avec les plus déshérités ?

Pour se faire une opinion

Ecrit par Luc Sénécal le 13 avril 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

Pour se faire une opinion

Pour se faire une opinion, ne vaut-il pas mieux s’efforcer de rester objectif ?

S’il convient dans l’examen d’un dossier de connaître les tenants et les aboutissants pour se faire une opinion, il est vrai aussi que le sentiment d’injustice peut venir en détourner l’objectivité alors qu’un raisonnement mieux approprié saurait apporter les suggestions nécessaires pour en corriger les travers ou trouver des solutions.

L’évasion fiscale est une injustice pour tous les citoyens qui ne peuvent en profiter puisqu’ils n’en ont pas les moyens. Elle l’est d’autant plus que ceux-ci paient plein pot le poids des taxes et des impositions de tous genres qui en chargent les biens, les revenus, les consommations etc… Par ailleurs, à bien y réfléchir, il semblerait désormais impossible d’utiliser ces fonds sur leur territoire d’origine. Ce qui pourrait bien être aussi une contrainte non seulement pour ceux qui les possèdent mais également pour ceux qui pourraient les utiliser, y compris indirectement, les états. Donc tout n’est pas si simple.

Que deviennent les sommes considérables qui quittent les territoires, que ce soit en France ou ailleurs ? Elles ne sont pas stockées quelque part en numéraire bien sûr. Elles sont utilisées plus que probablement et sauf erreur, sous forme d’actions et d’obligations dans toutes sortes d’entreprises ou de sociétés à travers les pays occidentaux. Du moins les plus importantes, celles qui possèdent une aura internationale et qui sont cotées en bourse ici ou ailleurs. Ce qui est également quelque part une injustice pour toutes les PME/PMI, tous ces commerces, ces circuits de distribution qui n’ont pas les moyens de profiter de cette manne fantastique.

Reflets de la semaine (151)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 13 avril 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (151)

Prix Nobel de littérature en 1971, Pablo Neruda, celui qui est « Né pour naître », s’est éteint en 1973, tout juste après le coup d’Etat de Pinochet. On vient de procéder à l’exhumation de ses restes pour connaître la vérité sur sa mort, qui, selon plusieurs sources, ne serait en aucune façon naturelle… Comme le chantait Gilbert Bécaud, « Quand il est mort, le poète / On enterra son étoile (…) / Dans un grand champ de blé / Et c’est pour ça que l’on trouve (…) / Dans ce grand champ, des bleuets »… Rappelons que le drapeau chilien est composé de deux bandes horizontales, l’une blanche, l’autre rouge, avec, dans le coin gauche, une étoile blanche dans un carré bleu… Comme un cœur qui continue de battre à l’unisson !

 

La « Dame de Fer » s’en est allée, à son tour… Tantôt crainte, tantôt adulée, elle n’aura laissé personne indifférent. Ce « surnom » lui avait été attribué en 1976 par une autre étoile, rouge, celle-là, « L’Etoile rouge », organe de l’armée soviétique ! Cela dit, la seule femme Premier ministre du Royaume-Uni restera sans doute associée à la « révolution conservatrice », qui garantit au pays une certaine prospérité, malgré de nombreuses réticences, çà et là. N’en déplaise à Renaud, lequel, dans sa chanson, « Miss Maggie », rendait un vibrant hommage aux femmes, à toutes les femmes, « A part peut-être – ou bien sûr – Madame Thatcher » ! Notons qu’Elizabeth-II assistera aux obsèques : la « Reine de cœur » et la « Dame de fer », ou « de pique », si vous préférez, pour un dernier face-à-face !

Reflets de la semaine (150)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 06 avril 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (150)

Selon l’Agence française de lutte contre le dopage, ce sont les joueurs de rugby, ces « marqueurs d’essais », qui seraient les plus gros consommateurs de produits dopants. Dans ses Essais, déjà, Montaigne écrivait : « Le profit de l’un est le dommage de l’autre »… Il est fort probable que cette citation ne s’adressait pas directement au milieu sportif, mais elle résume assez bien ce qu’il s’y passe actuellement. Parmi les autres disciplines incriminées, le football, qui occuperait la deuxième marche du podium, et l’athlétisme, la troisième, le cyclisme n’arrivant qu’en 6ème position ! S’agissant de l’Ovalie, la surprise est tout de même de taille ! Aujourd’hui, quel que soit le sport en question, on est en droit de s’interroger sur les performances  – « perf’ormances » ? – des uns et des autres, qui occupent le terrain depuis des lustres et continuent de faire la une des journaux et magazines.

Au fond de nous-mêmes, nous savons bien que les « acteurs » de ce théâtre d’ombres ne sont pas seuls en cause, tant l’hypocrisie est partout, et les intérêts en jeu, énormes ! Au final, si toutes les parties en présence ne prennent pas suffisamment conscience des dérives du sport-spectacle, alors les notions d’effort et de dépassement de soi deviendront caduques, et l’on pourra se dire, plagiant Rabelais : « Sport sans conscience n’est que ruine du corps »… Toutefois, le célèbre médecin-écrivain avait, en son temps, fait l’éloge du « Pantagruelion », autrement dit, le chanvre !

Reflets de la semaine (149)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 30 mars 2013. dans La une, Politique, Actualité

Reflets de la semaine (149)

Manifestement, redevenir un citoyen « normal », après avoir exercé les plus hautes fonctions de l’Etat, comporte des risques énormes, notamment sur le plan judiciaire. Pour mémoire, citons Jacques Chirac, mis en examen pour détournements de fonds publics en 2007, prise illégale d’intérêts en 2009, et, finalement, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Quand tombe l’immunité, comme les masques, le roi est nu ! A son tour, Nicolas Sarkozy vient d’être mis en examen pour « abus de faiblesse » dans le dossier Bettencourt. « Les chiens aboient, la caravane passe », aimaient-ils sans doute se répéter l’un et l’autre, au cours de leurs campagnes respectives et dans l’exercice du pouvoir…

Aujourd’hui, à l’UMP, on pousse des cris d’orfraie, en évoquant un « acte politique », voire un complot ! C’est comme si le candidat à la magistrature suprême, appartenant au camp adverse, se faisait surprendre en galante compagnie dans une suite d’un grand hôtel, dans le seul but de lui nuire ! Jusqu’à preuve du contraire, la justice de notre pays est indépendante : laissons-lui faire son travail et accordons-lui notre confiance.

Ce qui est beaucoup plus grave, à mon sens, c’est l’image déplorable qu’ont renvoyée et renvoient encore certains dirigeants, qui dissocient allégrement morale et politique, alors que ces deux notions sont complémentaires et devraient constituer une force de progrès. A ce stade, souvenons-nous de ce que disait Malraux : « On ne fait pas de la politique avec de la morale, mais on n’en fait pas davantage sans ! »

Le réseau juif européen pour Israël et pour la paix Jewish European network for Israel & for peace

Ecrit par JCall le 30 mars 2013. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Le réseau juif européen pour Israël et pour la paix Jewish European network for Israel & for peace

Cette semaine, en français et en anglais, un article de David Chemla à propos de la visite d’Obama en Israël

This week, in French and in English, David Chemla looks at Obama’s visit in Israel

 

1) En français / in French :

 

La thérapie du docteur Obama par David Chemla

 

A écouter ou lire ici les premières réactions au discours prononcé devant des représentants de la jeunesse israélienne à Jérusalem, on constate à quel point nos commentateurs « spécialistes » de ce vieux conflit comprennent mal cette société israélienne. Obama, lui, l’a comprise.

 

Certes, la position exprimée lors de cette première visite en Israël en tant que président des Etats-Unis n’est pas révolutionnaire, il n’a fait que répéter la position traditionnelle de toutes les administrations américaines depuis pratiquement 1967 : Les Etats Unis sont et resteront l’allié éternel d’Israël parce que cette alliance repose avant tout, au-delà des intérêts communs, sur des mêmes valeurs ancrées dans le message biblique à la racine de ces deux démocraties.

L’urgence de l’éthique…

Ecrit par Martine L. Petauton le 23 mars 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

L’urgence de l’éthique…

Un dictionnaire – disons un vieux Larousse, sorti d’on ne sait quel grenier, avec sa couverture orange brouillée, et ses pages cornées. Voilà peut-être l’instrument indépassable qu’il faudrait, dans les turbulences actuelles où tangue notre navire gouvernemental…

Ça ne prend pas beaucoup de temps ; quelques feuillets à ouvrir, à : M, comme morale, P, comme probité, le C, de communication, et, bien sûr : le E, d’éthique. L’économie – bon, on sait ! Les nécessités sociétales, de patience, on s’armera ; mais, le « bien élevé » des valeurs qu’on est censé porter dans le sac à dos, ça ! ni tolérance, ni attente, ni, surtout, indulgence ! C’est tout de suite et tout le temps. Inégociable.

« L’affaire » Jérôme Cahuzac revient faire son tour, en ce printemps entrant, après tellement d’hiver, qu’on aurait tous mérité qu’elle passe son chemin… mais, elle toque à la porte ; insiste, posée au bas des escaliers, par le char, ni discret, ni toujours pertinent, de ces « langues » de Mediapart.

Notons qu’on en est, certes, aux faits supposés, aux accusations non prouvées. La présomption d’innocence fait l’honneur du Droit français,  mais cela va déjà, bien au-delà de la rumeur, et cela fait, déjà, très mal !

Ainsi, ce compte en Suisse, qui serait parti en villégiature à Singapour, aurait – forts soupçons – dans un coin de page, le nom du ministre, de ses entreprises, de ses proches ? C’était il y a longtemps – mais la chronologie là, n’a aucune importance ; une époque où l’homme, retiré du champ politique, s’était reconverti, avec l’énergie qu’on lui connaît, dans un commerce médical, sur fond d’intérêts croisés, entre laboratoires et bonne bourgeoisie.

La propriété : violence ou droit de l’homme ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 23 mars 2013. dans Auteurs, Actualité, Littérature

La propriété : violence ou droit de l’homme ?

En 1849, en Allemagne, parut une caricature du grand romaniste Theodor Mommsen, professeur de droit romain à l’université de Leipzig, lui faisant dire : « dominium est furtum », reprise en version latine de la célèbre phrase de Proudhon, dans son ouvrage publié en 1840, « qu’est-ce que la propriété ? ». Réponse de Proudhon : « la propriété, c’est le vol ». La latinisation de la phrase et le choix de Mommsen comme porte-parole imaginaire de Proudhon ne sont pas innocents : les étudiants de Leipzig, en effet, dans le climat postrévolutionnaire de l’après 1848, se souvenaient qu’en droit romain, la propriété, ce n’est pas tant le vol que la violence…

Rien que le mot – dominium – donne le la. La propriété est une domination, celle du dominus, le seigneur et maître qui règne en autocrate sur son domaine, la domus, la maisonnée et tout ce qui s’y affère.

Cette domination est un pouvoir, potestas, qu’on appelle aussi manus, la main. Une main à la fois protectrice et asservissante : le dominus, le propriétaire, a la haute main sur tout ce qui se trouve chez lui, personnes et biens. Acquérir un bien immeuble ou un esclave, c’est littéralement le prendre en main par un acte solennel, la mancipatio, où l’acquéreur met physiquement la main sur son acquisition. Originellement, la revendication d’un bien, en cas de contestation par un tiers, débouchait sur un combat dont le juge était l’arbitre. Rien que les éléments constitutifs du dominium dénotent la violence : l’usus, l’usage de la chose (ou de l’esclave), le fructus, la jouissance des fruits de la chose et surtout l’abusus. Oui, la propriété est par essence « abusive » dans la mesure où le propriétaire peut le plus légalement du monde « abuser » d’elle, c’est-à-dire la vendre ou la détruire. Le dominus, paterfamilias tout puissant, a, en effet, le droit de vie et de mort sur ses esclaves et même ses enfants, ius vitae necisque ; il a aussi le droit de tuer sa femme ou plutôt de l’occire, ius occidiendi, en cas d’adultère.

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