Actualité

Maître vendeur sur un trône perché ou le monde déçu de la comparse analyse du FN

Ecrit par Luce Caggini le 25 mai 2013. dans La une, Ecrits, Actualité

Maître vendeur sur un trône perché ou le monde déçu de la comparse analyse du FN

Commentaire du meneur de la droite pris dans la thaumaturgie grandissante des Trois Oranges du monde politique actuel.

1. Se munir de montagnes de mots qui ne risquent pas de mener au feu de l’action.

2. Prévenir son agent de liaison politique à agir de façon prudente pour ne pas tomber à l’eau sans bouée de sauvetage.

3. Être encore plus prudent dans la moisson des blés de Juillet jusqu’au sommet des Trois Frances pour qu’elle soit monnayée par trois murailles de Chine dont la première est nomination d’un empereur de fleur de porcelaine.

4. La colle pour un mariage entre un donneur de vie et un donneur de sang impur.

5. La domination venue du monde des Trois Mandarines dans le monde des Oranges pressées.

Donc rien ne servait de se flinguer au pied du crucifié si ce n’est un manque de plongée sous marine avec ou sans bouée de sauvetage.

France : la social-démocratie impossible… ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 18 mai 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

France : la social-démocratie impossible… ?

Actuellement, à propos de la Présidence de François Hollande et du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le terme « social-démocrate » est utilisé à tort et à travers dans les médias. Rappelons d’abord qu’à l’origine, l’expression « social-démocratie » (notamment en Allemagne) correspondit à des partis socialistes de type marxiste (le SPD n’abandonna cette référence qu’en 1959, au congrès de Bad Godesberg). Aujourd’hui, deux notions se trouvent confondues : celle de social-démocratie (recherchant une troisième voie entre le libéralisme et le socialisme marxiste) et celle de social-libéralisme (essayant de définir une troisième voie entre libéralisme et social-démocratie). Or, pendant longtemps, le socialisme français voulut continuer à être idéologiquement vraiment « social-démocrate », alors que la plupart des autres partis équivalents en Europe évoluèrent en direction du social-libéralisme, sous l’influence du Blairisme. Voilà donc posée la grande question : l’Exécutif français actuel veut-il – peut-il, pratiquer une politique social-démocrate ou social-libérale ?

Le modèle social-démocrate traditionnel fut fondé sur « l’Etat-Providence » (le « Welfare State » britannique), ou (de manière plus modérée) sur le « capitalisme rhénan » et la « cogestion » du type SPD en Allemagne, sans oublier les pays scandinaves.

Pour qu’une social-démocratie puisse fonctionner, il fallait une croissance économique forte (ou au moins convenable), des syndicats puissants acceptant de négocier avec le patronat sans passer immédiatement par la grève, un patronat qui ait une culture de dialogue véritable, un parti (ou des partis) politique(s) de gauche travaillant en liaison avec les syndicats de travailleurs et ayant renoncé à un verbiage correspondant à une sorte de « surmoi révolutionnaire ». Reconnaissons que beaucoup de ces points, soit n’existent plus, soit n’ont jamais fonctionné ainsi, dans notre pays.

Reflets de la semaine (155)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 18 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (155)

Le jour de l’Ascension, François Fillon était promu « Grand cordon de l’ordre du Soleil Levant », la plus haute distinction du Japon. Il a d’ailleurs profité de cette fête chrétienne, célébrant la montée au ciel de Jésus-Christ après sa résurrection, pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, « quoi qu’il arrive », prenant ainsi de court Nicolas Sarkozy, qui, le même jour, donnait une conférence à Las Vegas, la capitale du jeu. Assurément, l’ex-Premier ministre croit en sa bonne étoile et ne se gêne plus pour tirer sur l’ancien Président de la République « à boulet rouge », comme celui qui orne le drapeau japonais, symbolisant le soleil levant… Son ascension politique est désormais sur les rails, et rien ne pourra plus l’arrêter. Car, tout le monde le sait, l’ambition personnelle, ça vous change un homme ! Connu surtout pour sa retenue et son pragmatisme à toute épreuve, on est surpris d’apprendre, notamment dans le livre de Christine Kelly, François Fillon, le secret et l’ambition, paru en 2007, qu’il avait été exclu à deux reprises d’un établissement scolaire, une fois pour avoir lancé une ampoule lacrymogène en plein cours, une autre fois pour avoir pris la tête d’un mouvement de protestation visant un professeur d’anglais… Finalement, le « vrai Fillon », lequel est-il ? Celui qui incarne la « force tranquille », ou bien le « rebelle », le « chef incontesté » ? Il est fort à parier qu’il saura profiter du temps qui lui est imparti pour endosser, en fin stratège, l’habit de « François le Conquérant », face à ses deux principaux adversaires !

 

La souffrance et le chantier…

Ecrit par Martine L. Petauton le 11 mai 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

La souffrance et le chantier…

Quand il a commencé, ce chantier – tout était à relever ou à faire, il pleuvait au mois de Mai de l’an passé… en Mai joli, on fait, paraît-il, « ce qu’il nous plaît » ; on l’a fait…

Il y avait des Bastilles à prendre. On le savait ; on le redoutait un peu, mais, bon ! On a remonté d’un cran, le sac sur l’épaule, et, en avant pour la traversée de la Crise, avec la Gauche – toujours, mieux qu’avec la Droite ; un slogan simple, sympa, réconfortant, comme le sourire de Bedos…

Un certain – Danton au très petit pied –, n’avait-il pas prédit qu’on élisait là un « capitaine de pédalo »… lequel, malgré la tempête incessante et tournante – un coup ici, un coup là-bas, et, encore un, plutôt bas, par là, pour la route – n’a, pour l’instant, toujours pas coulé… Faut, des fois, se méfier des « petits » qui n’ont pas l’air…

Dès Mai dernier, c’est vrai, la fête manquait de feux d’artifice ; le cœur n’y était qu’à moitié, pour tant de ces électeurs, déjà pas mal « ailleurs », n’ayant plus en poche grand-chose en termes de crédit à faire aux politiques, et à l’État. On sentait à la « messe » de La Bastille, qui voulait singer l’autre, la vraie, comme un parfum de ces anniversaires qu’on salue avec des cotillons auxquels on ne croit plus. Mais, baste ! La Gauche était là ; n’avait qu’à… N’avait qu’à quoi ? Redistribuer, tout de suite, pardi, à l’ancienne !!! et, plus vite que ça, disait-on à Hollande, dont le pied était encore sur la dernière marche du perron de l’Élysée… Peut-être que, dans les fanfares de la Campagne, l’oreille n’avait pas capté, quand le candidat du « changement » avait pourtant dit, fermement, que les réformes de structures passeraient avant l’aménagement des dons et avantages. Comme en grammaire, ou en Histoire, il y avait dans l’affaire des temps à respecter…

Reflets de la semaine (154)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 11 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (154)

Affaire suivante ! A gauche comme à droite, difficile de tenir la cadence ! S’agissant de M. Guéant, l’art, d’une manière détournée, s’est invité à sa table. La vente de deux tableaux d’Andries van Eertvelt, peintre flamand, lui aurait permis d’empocher la coquette somme de 500.000 euros ! Presque toutes les œuvres de cet artiste sont des marines, mettant en scène des tempêtes ou des batailles navales, comme celle de Lépante, à proximité du golfe de Patras, en Grèce… Et patatras ! Le navire, barré par l’ancien ministre de l’Intérieur, s’est mis soudain à tanguer dangereusement ! Parviendra-t-il, au final, à éviter le naufrage, cette « déprime en liquide » ?

 

Selon une étude récente, nous serions les champions d’Europe du pessimisme… Bigre ! notre beau pays en « sous-France » ! Bien sûr, le peuple a ses raisons que les « gens raisonnables » qui nous gouvernent ignorent superbement, parfois. A l’Elysée, le chef de l’Etat a soufflé sa première bougie, qui ressemble fort à une « bombe à retardement » ! Son optimisme affiché réussira-t-il néanmoins à la désamorcer ?

La mauvaise leçon du professeur Guéant…

Ecrit par Martine L. Petauton le 04 mai 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

La mauvaise leçon du professeur Guéant…

C’est qu’il m’inspire, ce petit homme au menton levé, au sourire chiche, à l’œil prompt à la critique – façon paternel en bout de table dans une famille bourgeoise, à midi carillonnant d’un dimanche provincial… Monsieur Guéant, dit aussi « le cardinal », tant il fut l’ombre de son maître Nicolas… l’ancien ministre de l’intérieur, l’ancien chef craint de la police, l’ancien monsieur « je sais tout »,  « je vais vous donner la ligne, et prière que pas une tête… ». Il nous avait déjà captés, à Reflets du Temps - souvenez-vous, nostalgique du  temps  « béni des colonies », quand il expliquait – sans rire, que la Civilisation blanche et occidentale, quand même…

Le problème, quand on veut parler en « professeur », à l’ancienne, du bout de sa règle, c’est qu’il faut éviter que la leçon soit au bout donnée par l’élève… Or, là, en ce moment !! « pôvre » de lui !

Faut-il résumer la chose, ou, les médias vous ont-ils distillé l’info, mieux qu’en pays de bon cognac, prenant leur temps, goutte à goutte, humant « ce cru 2013 » de la fabrique de détestation de la gent politique ?

Le bonhomme, visité par l’enquête-financement libyen de la campagne de Sarko, dut ouvrir ses livres de compte (ignorés, l’a-t-on mesuré, par la hargne habituelle des services fiscaux)… On entre, il semblerait, tout droit dans un conte : j’hésite, l’ogre ? le panier du Chaperon ? Las ! pile, au milieu de la feuille, romantique, sur laquelle défilent les souuus… à la Devos ; 500.000 euros ; pas grand-chose, c’est vrai, au vu des danses de finances dans les paradis des uns et des autres, mais… Quoi, qu’est-ce ? Ne sait plus, le professeur Guéant ! Peut-être, deux tableaux – maîtres hollandais, quand même, qu’il aurait vendus à… A-t-il paru piteux ? un zeste de moment, le ministre – regard haut – quand il a « reconnu », eh bien, que les factures, savait plus où elles étaient… Délit de non-déclaration fiscale, pour le moins ! « menteur ou tricheur », susurre ici ou là, sa collègue Bachelot, qui n’a pas sa langue dans sa poche… Tiens, Guéant, comme « l’autre », il y a peu, dont il a – en plus – « constipé », la morgue à toute épreuve.

Etre père aujourd’hui ?

Ecrit par Jean Gabard le 04 mai 2013. dans La une, Actualité, Société

Jean Gabard, auteur de Le féminisme et ses dérives - Rendre un père à l’enfant-roi, Les Editions de Paris, novembre 2011

Etre père aujourd’hui ?

Dans la société patriarcale traditionnelle le père était le chef de la famille. Son rôle apparemment déterminé et indiscutable a été remis en cause radicalement par la « révolte contre le père » des années 1960. Un nouveau père est né. Après un demi-siècle d’expériences diverses, pourtant, nombreux sont ceux qui s’interrogent encore sur la nouvelle place à donner à ce père dans la famille…

Pendant des millénaires et pratiquement dans l’ensemble des sociétés, alors même que le géniteur restait « incertus », le statut de père était connu et reconnu. L’homme identifié comme tel savait parfaitement le comportement qu’il devait adopter. Il lui suffisait d’appliquer ce qui lui avait été appris par ses parents et qui se transmettait de générations en générations. Les rôles de chacun étaient fixés et les règles nécessaires à la survie du groupe ne souffraient aucune discussion.

Avec la contestation de son autorité dite d’origine divine, la société toute entière a été transformée. L’autorité paternelle devenue insupportable a disparu au profit de l’autorité parentale : une autorité exercée par les pères et les mères dans l’intérêt de l’enfant ayant acquis des droits. Si cette définition paraît claire, il est cependant encore nécessaire de préciser ce que les mots père et mère contiennent et comment cette autorité peut fonctionner dans des rapports démocratiques.

Le mot père qui semble si simple revêt pourtant une grande complexité. Il y a en effet dans le mot père trois dimensions différentes.

Le père désigne tout d’abord le géniteur qui fut longtemps incertain. Des règles strictes étaient imposées aux épouses pour éviter autant que possible les doutes.

Reflets de la semaine (153)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 04 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (153)

En 2011, Nicolas Sarkozy et Carla se sont montrés particulièrement généreux envers Barack et Michelle Obama. Pièces de maroquinerie, stylos, livres, grands crus, vêtements, le tout pour 41.000 dollars ! Certes, l’amitié franco-américaine n’a pas de prix, mais tout de même ! L’histoire ne dit pas si les relations entre les deux pays s’en sont trouvé améliorées, mais ces largesses de la part de l’ancien chef d’Etat cachaient peut-être un énorme « besoin d’amour »… Quant à François Hollande, lors de son récent déplacement au Mali, il s’est vu offrir un chameau, ou, plus exactement, deux, le premier ayant fini en « tajine », puis une paire de chevaux, au cours de son voyage en Algérie. Inutile de préciser que ces cadeaux, quelque peu encombrants, auraient eu beaucoup de mal à trouver leur place au Musée du Président Chirac, à Sarran, en Corrèze, qui abrite la collection des objets offerts à l’ancien président de la République, car il fut un moment question d’attribuer une salle destinée aux cadeaux de l’actuel chef de l’Etat, présents et futurs. Décidément, pour Jacques Chirac et François Hollande, la Corrèze est et demeure une « terre d’élection » ! « Un chameau, c’est un cheval dessiné par une commission d’experts », disait Francis Blanche. « Normal », aurait pu lui rétorquer le locataire de l’Elysée, toujours d’une grande sobriété !

 

La rue peut-elle défaire la loi ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 27 avril 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

La rue peut-elle défaire la loi ?

Le débat autour du mariage pour tous est en train de devenir institutionnel. Les organisateurs des « manifs pour tous » affirment continuer le combat même après le vote définitif de la loi. Et d’invoquer les précédents historiques de projets de loi (1984, fusion des enseignements public et privé en un service public unifié ; 1986, loi Devaquet sur l’orientation universitaire), voire de lois déjà promulguées (1994, le contrat d’insertion professionnelle de Balladur ; 2006, le contrat première embauche de Villepin) retirés ou abrogés. En 2003, sur un tout autre sujet, une énième réforme des retraites, le quotidien Lutte Ouvrière publiait un article au titre révélateur : « le droit de la rue de faire la loi ». Argumentation très simple : la démocratie représentative n’est pas véritablement démocratique « elle (la rue) doit et peut faire la loi, sans avoir à subir la loi d’une minorité de politiciens, élus il y un an et pour quatre ans encore ».

Ainsi donc une loi proposée par un gouvernement légitime à un parlement légitime ne serait malgré tout pas légitime parce que la rue la rejette. La notion même de représentation deviendrait donc attentatoire à la souveraineté populaire, la rue étant elle-même la figure métonymique du peuple : pars pro toto. Sophisme évidemment fallacieux, si ce n’est factieux. Les étudiants – minoritaires – qui bloquaient par la force les universités, en 1994 et 2006 – sous prétexte que des « AG », auxquelles participaient seulement les plus motivés, en avaient décidé ainsi – parlaient indûment au nom d’une majorité qu’ils empêchaient de travailler. Les antis mariage pour tous expriment, à coup sûr, un sentiment partagé par beaucoup ; mais ils ne possèdent en eux-mêmes aucune légitimité. La partie ne peut décider pour le tout qu’en vertu d’un mandat. La rue est – par principe – illégitime.

TAUBIRA-LA REPUBLIQUE

Ecrit par Martine L. Petauton le 27 avril 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

TAUBIRA-LA REPUBLIQUE

Petite ; 3 pommes à la fois acides et sucrées grimpées l’une sur l’autre ; définitivement ferme et solide, ne vacillant, ni ne pliant sous aucun orage, comme on rêve que soit la République. Capable d’incroyables colères, mâtinées du plus savant – et maîtrisé – outil de séduction qui soit… voilà Taubira, la République incarnée. Celle qui porte nos exigences de citoyens. Celle dont on est fiers ! Qu’on aime, il faut bien le dire…

Heureux de l’avoir dans notre bateau, dès Mai 2012 ; ça oui ! La députée de Guyane, remuante sur tous les fronts, portant haut sa tête de femme libre, assumant son passé – années 70 – d’indépendantiste, ralliée au faisable (elle sait mieux que personne regarder le réel sans quitter le sac à dos de l’idéal). Du boulot, elle en a fait là-bas, à Cayenne, où à chaque élection, on lui renouvelle son bail, à Christiane-la rouspéteuse, celle qui, jamais, n’a eu froid aux yeux… On aime à l’imaginer ainsi, gamine, dans sa classe, brillante, évidemment, dans la cour, batailleuse et rieuse à la fois, même avec les garçons, surtout les grands, regardés depuis sa petite taille, avec un petit quelque chose de l’œil de Danny face à son CRS…

La république est déjà passée par ses compétences et ses convictions – les deux C de Taubira – lors de « sa » loi, en 2001 : « seront considérés comme crimes contre l’humanité, la Traite Négrière et son train d’Esclavages », et – souvenons-nous alors – des batailles drues à l’Assemblée, et déjà, de la haute teneur intellectuelle de son sac argumentaire, de son sérieux émaillé d’une gouaille de belle tenue. Déjà, « du Taubira », se levant, empoignant le micro – cette force qui en impose –, femme debout s’il en est, face à l’Hémicycle, les yeux dans les yeux, en remontrant à l’Opposition : « messieurs les députés… » tellement mieux que l’autre… comme une revanche.

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