Actualité

Evoluer en bonne "intelligence"

Ecrit par Luc Sénécal le 20 octobre 2012. dans La une, Actualité, Société

Evoluer en bonne

Ici en France ou ailleurs en Europe, tant que le citoyen lambda pourra profiter de la manne que procure le système de production des « petits pains », ça ira. Mais à partir du moment où il sera touché de plein fouet par les restrictions, le chômage, l’humiliation de se sentir inutile, oublié, trompé, sans compter celle de ne pouvoir subvenir aux besoins des siens, alors on peut s’attendre à des troubles sociaux de grande ampleur.

Nous n’allons certes pas « changer » le monde. Cela ne se fera que par l’opposition de forces armées, la violence, la haine, la souffrance, l’injustice des règlements de compte aveugles.

Nous avons un monde qui évolue et évolue tellement vite que nous avons la sensation de ne plus maîtriser ce dont nous devrions être responsables. Ce n’est pas par le constat de notre culpabilité que l’on pourra faire pression pour que nous puissions reprendre en main un avenir fortement compromis. Cela conduirait à perdre du temps à chercher des coupables, à se lamenter, à s’observer les uns et les autres pour favoriser une délation odieuse et manipulable, comme on l’a vu maintes et maintes fois en d’autres circonstances.

Les magazines numériques : Peut-on parler de néo-journalisme ?

Ecrit par Tawfiq Belfadel le 20 octobre 2012. dans La une, Média/Web, Actualité

Les magazines numériques : Peut-on parler de néo-journalisme ?

Les magazines numériques, dits webmagazines ou webzines, se multiplient au fur et à mesure. Entièrement gratuits, ils ne sont pas disponibles dans les kiosques, mais sur Internet. Vont-ils supplanter les magazines papier ? Peut-on parler de néo-journalisme ?

En surfant sur Internet on découvre énormément de webmagazines : Reflets du Temps, la Cause Littéraire, Cohues, BSC News, Dizart, Publik’Art, etc. Qu’est-ce qu’un webmagazine ? C’est un magazine publié sur internet en version numérique seulement. Autrement dit, c’est un magazine transposé sur un site Internet, comme le prouve le nom résultant d’une contraction de Web et Magazine.

La différence entre un webmagazine et un magazine papier ? Un webmagazine, contrairement à un magazine papier, n’est pas disponible dans les kiosques, mais sur Internet. Le deuxième s’achète alors que le premier se lit gratuitement. Le deuxième a sa propre équipe de rédacteurs, alors que le premier est très souvent écrit par des bénévoles, donc totalement gratuit. À vrai dire, bien qu’ils soient divergents l’un de l’autre, ils ont en commun certaines caractéristiques ; par exemple les deux ont une équipe de rédaction chargée de la lecture et de la publication des articles, et un site Internet.

Reflets de la semaine (130)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 13 octobre 2012. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (130)

Actuellement à l’affiche, dans les quartiers nord de Marseille, Ripoux contre ripoux… D’un côté, règlements de compte à la « kalash », de l’autre, bijoux, « cash » et « hasch » ! En effet, plusieurs policiers de la BAC auraient, depuis des lustres, allégrement contourné la loi, au profit de celle de la jungle. Sous le regard inquisiteur de Notre-Dame de la Garde… à vue – pardon pour ce dérapage ! Simple coïncidence ? Cette affaire sort presque en même temps que le film de John Hillcoat, « Des hommes sans loi », et, dans le genre film de guerre, la balance pencherait plutôt du côté des Douze salopards ! Sauf qu’ici, on n’est pas dans la fiction, mais dans la réalité la plus sordide et la plus choquante. Invités par les « boeuf-carottes » à se mettre à table, ces parias – ils sont une trentaine à avoir été suspendus – ont sali l’image de la police, qui aura sans doute du mal à s’en remettre !

"Sciences de l'Educ", on continue ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 13 octobre 2012. dans La une, France, Education, Actualité, Politique, Culture

Ainsi, les classes sont en ordre de marche ; on doit commencer à bien connaître les petits, leurs travers, leurs fragilités. Les premiers devoirs sur table sont tombés, et – entre 1 et 2 – les conseils de mi trimestre pointent le bout du nez. « Machin, en français, ça donne quoi ? »… D’habitude, c’est le plein moment, où – télé, journaux – déboule le fameux et toujours jeune débat ; celui qui agace les dents, fait rire ou pleurer, c’est selon : Que nous mitonnent cette année, les Sciences de l’Education ? Serpent de mer de toutes discussions – vives – autour des cafetières des salles des profs. Et, généralement – est-ce aussi le froid automnal ? sont dressés, dans le même temps, les premiers bûchers, avec, en guise de Jeanne D’Arc, le plus souvent, un certain Philippe Meirieu ; le tenant du rôle !

Il faut dire que la personnalité ombrageuse du monsieur, ses postures d’électron libre, une tendance – dont la réserve peut passer pour hautaine – à se replier dans le pré carré de l’expert, ne sont pas de nature à construire l’animal complaisamment médiatique, si recherché de nos jours. Chercheur-enseignant (et, oui, il fréquenta les élèves de près, allant jusqu’à se risquer à tâter du public d’un lycée professionnel ! Chapeau, définitivement, P Meirieu ! Tant de donneurs de leçons ne peuvent en dire autant).

Agressions sur les profs

Ecrit par Thierry Ledru le 13 octobre 2012. dans La une, France, Education, Actualité, Politique, Culture

02 octobre 2012

Agressions sur les profs

On ne les compte plus depuis le début de l’année, mais qu’en est-il envers les élèves ?…

Hier, un ancien élève vient me voir en classe. Il est dégoûté, désespéré, déprimé, au fond du trou. Un petit gars, dans une situation familiale très difficile, aucun soutien, non pas parce que les parents ne le souhaitent pas mais parce qu’ils ne peuvent pas, en survie constante, une maladie lourde pour le père, une maman qui gère comme elle peut. Et bien, ce petit gars a reçu cette appréciation sur un devoir d’Anglais : « Qu’est-ce que tu fais au collège, tu viens te chauffer près du radiateur ? »

Au CM2, il a bossé comme un mort de faim, il a progressé toute l’année, il était fier de lui, il avait retrouvé une estime, une envie d’apprendre, ses faiblesses n’étaient plus une condamnation mais une opportunité de se battre, de devenir meilleur. Et là, en un mois de classe, l’image qu’il a de lui, c’est celle d’un « nul ».

Tous les jours, en France, des enfants sont « poignardés » par des professeurs qui n’ont aucune conscience du mal qu’ils font, qui sont incapables de comprendre, de ressentir, de partager, d’avoir la moindre compassion, d’éprouver le moindre amour.

Et les médias vont hurler quand ils seront poignardés.

Qui se pose la question de ce que vivent les enfants ?

Lola ma muse (2)

Ecrit par Emmanuelle Ménard le 13 octobre 2012. dans La une, Ecrits, Actualité

Lola ma muse (2)

A entendre cette petite sœur de Jésus, certains s’ennuyaient tellement qu’ils s’inventaient une fin du monde. C’était plus ou moins le cas d’Aziz, un jeune marocain, convaincu de la chute prochaine d’un astéroïde géant. Surnommé le « Sirocco » par les filles, il jubilait à l’idée qu’on en avait enfin fini avec notre planète et qu’on allait devoir émigrer sous d’autres cieux. Objectif Mars, Mars avec ses volcans qui valaient bien le mont Atlas ! Il avait épluché toutes les revues scientifiques… Pour cela il faudrait exporter le modèle de l’écosphère terrestre, entre autres reproduire une forêt pluviale, un marécage, une savane, un désert, un récif corallien et un océan ; sans oublier les animaux et les végétaux ! Il fallait penser à tout, même aux matières fécales, qu’on pouvait reconvertir en aliments protéinés, et aux systèmes de filtrage biologiques pour purifier les eaux usées. L’idéal, selon lui, aurait été de construire des villages sous-marins afin de mieux se préparer à cette nouvelle vie, mais on manquait de temps. J’imaginais facilement Aziz en charmeur de serpents et de femmes, qu’allait-il faire dans ce drôle d’Eden, y trouvait-il son oasis ? Avoir un ciel à côté de chez soi, un ciel avec un lopin de terre pour y cultiver son petit paradis, n’était-ce pas là le rêve de chacun ? « Technicien de surface », ces mots pompeux et sans véritable signification trouvaient grâce à ses yeux et sa famille, restée au pays, était fière de lui. Son ambition devait être à la mesure de ses vues sur l’avenir, je le voyais déjà lancé dans une vaste entreprise de nettoyage sur Mars ; super équipé tel un super bibendum parti à l’affût de la moindre poussière, susceptible de boucher un cratère ou d’altérer la teinte rougeâtre d’une surface rocailleuse et désertique.

"Jeu d'Amphores" : La montée du salaire de la peine

Ecrit par Luce Caggini le 13 octobre 2012. dans La une, Ecrits, Actualité

Je réalise le sens de ce tableau que j’ai peint au retour d’une visite à l’abbaye de Solesmes. J’avais installé un atelier de fortune dans le sous-sol vitré de la maison de l’Isle-Adam.

En deux coups de spatule sur ma toile, deux profils de femme prennent chair au pied d’une croix.

Quelles vibrations m’ont conduite à créer ce feu en forme de croix ?

Le profil de gauche est le mien, celui qui me regarde est celui d’une femme couronnée.

Le père Lucien Regnault, qui nous a reçus parce qu’il n’a pu éviter une obstinée de passage, m’a franchement contrariée. Je désirais rencontrer Dieu ou l’un de ses ministres, j’avais insisté sans avoir pris un rendez-vous.

Sans me démonter, je lui dis mon aspiration à approcher un homme de vérité. Comme je lui dis que je suis née à Oran, ce qui a l’air de ne provoquer aucun intérêt de sa part, il me répond qu’il vient de passer les quarante dernières années en Égypte à traduire les « Apophtegmes » des Pères du désert.

Et nous en restons là.

Je déduis qu’il n’a aucune notion géographique. Au passage dans la librairie de l’abbaye, j’achète ses douze Apophtegmes.

Inventaire (4)

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 13 octobre 2012. dans La une, Ecrits, Actualité

Inventaire (4)

Il fallut des semaines à raison de plusieurs heures de cours par jour pour que Daphné commence à maîtriser un clavier et une souris. Soupçonnant quelque traîtrise de la part de cette machine trop docile pour être honnête, elle était d’autant moins pressée de l’affronter seule qu’elle appréciait la compagnie de son jeune professeur et qu’elle avait le sentiment de faire une bonne action en lui donnant du travail. Il lui avait fait acheter un matériel de haut de gamme avec un très grand écran et une imprimante surdimensionnée pour ses besoins. Elle avait d’ailleurs tenu à acheter ce qu’il y avait de mieux pour qu’il comprenne bien qu’il s’agissait d’un investissement sérieux et qu’elle comptait de même sur une formation complète.

Le guerrier et le temps...

Ecrit par Martine L. Petauton le 06 octobre 2012. dans La une, France, Actualité, Politique

Le guerrier et le temps...

« Il nous faut un guerrier ! », disait, sentencieux, l’autre soir au 20 h, un vieux Claude Lelouch, revenu de tous ses « chabada… bada ». Passait alors, dans notre mémoire, l’image de « l’autre » président ; l’hyperactif qui sautait partout dans la cour de récré, et oubliait – si peu !! – de finir ses devoirs… Un guerrier ! Mais, bien sûr ! C’est qu’attendre, avancer avec prudence n’est plus du vocabulaire de personne : on ne sait plus patienter, laisser le temps que le médicament agisse, que la file d’attente bouge au musée, que la bonne note arrive seulement après les apprentissages ; et que dire de la grève des autres qui me pénalise, moi !! Tandis qu’un guerrier ! qui se chargerait, tout harnaché des problèmes à résoudre ! Qui nous arroserait – qui sait – d’un chaud miracle venu d’en haut… et chacun de rêver à ces temps médiévaux, les plus reculés, au sortir de l’An Mille et de toutes ses peurs ; quand les gens, déboussolés bien avant l’objet même, confiaient leurs trois moutons, leurs quatre pierres à mieux loti qu’eux : un solide cheval, une épée, une tour en bois, et l’affaire roulait : liens d’homme à homme de la féodalité balbutiante, en partance pour « ma » protection, la mienne, et que m’importe celle du voisin ! Foin de ces mots étranges : solidarité, collectif…

Un guerrier, donc ! glapit l’Opposition énamourée, car, vous l’aurez compris, il ne peut s’agir que du regard agressif, du verbe haut, de l’armure sonnante de feu le président Nicolas Sarkozy ; en aucun cas de l’allure chaloupée et des yeux de rêveur empathique de l’occupant actuel de l’Elysée.

Reflets de la semaine (129)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 06 octobre 2012. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (129)

D’ordinaire, on érige des statues à la gloire de personnages qui, par leur stature, ont apporté leur pierre à l’édifice… Actuellement, devant le Centre Pompidou, les badauds peuvent admirer une œuvre de plus de cinq mètres de haut, représentant Zidane « attaquant » le joueur italien Marco Materazzi, lors de la finale de la Coupe du Monde 2006. Pour la circonstance, le célèbre « coup de boule » a été pudiquement rebaptisé « Coup de tête » par l’artiste plasticien Adel Abdessemed dont l’exposition s’intitule « Je suis innocent… » A vrai dire, pas tant que ça, car ce geste regrettable, coulé dans le bronze, célèbre une double défaite, footballistique et humaine. En effet, à quoi bon magnifier une posture somme toute assez vulgaire, qui va à l’encontre des valeurs sportives communément admises ? En poussant le raisonnement jusqu’à l’absurde, on pourrait en proposer une copie dans les écoles de foot et les stades, dans le but d’envoyer un message fort, aux jeunes générations, surtout. Ainsi, elles s’apercevraient qu’il est parfois juste et bon de descendre certaines idoles, jadis portées aux nues, de leur piédestal !

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