Actualité

Entre ici D’Ormesson !

Ecrit par Fabrice Del Dingo le 08 mai 2015. dans La une, Actualité, Littérature

Avec l'autorisation de La Cause Littéraire

Entre ici D’Ormesson !

Jean d’Ormesson entre dans la Pléiade ! Il la joue modeste comme il sait si bien le faire depuis quarante ans tandis que ses détracteurs (des jaloux ou des inconscients !) fulminent contre cet alerte nonagénaire qui écrit son dernier livre chaque année depuis quinze ans avec force citations grecques, latines, saint-augustinesques et même, quelquefois, des phrases qu’il invente tout seul.

Mais ce n’est que justice : selon un récent sondage il est le troisième écrivain préféré des Français, le premier se nommant Victor Hugo. C’est un peu dur pour tous les autres, les Balzac, Zola, Stendhal, Maupassant, j’en passe et des moins bons. Sans compter les Racine, Molière, Baudelaire, Musset, Rimbaud et consorts, car les auteurs dramatiques et les poètes sont aussi des écrivains. C’est dur pour ces immenses écrivains de se voir ainsi distancés par le prestigieux auteur d’Au plaisir de Dieu. Et je ne parle même pas des géants à la mode : Michel Houellebecq, Valérie Trierweiller ou Eric Zemmour.

Mais c’est terrible aussi pour celui, injustement oublié, qui se glisse entre Victor Hugo et Jean d’O. Car c’est celui-là, l’écrivain préféré des Français juste derrière le père de Léopoldine, qui aurait dû entrer dans la Pléiade avant le papa d’Héloïse. Marc Lévy dans la Pléiade : et si c’était vrai ?

Reflets d’ailleurs : Katmandu, ma mémoire

Ecrit par Martine L. Petauton le 08 mai 2015. dans La une, Actualité, Arts graphiques, Voyages

Reflets d’ailleurs : Katmandu, ma mémoire

On frôle les 8000 morts au pays des 8000. Un des pires tremblements de terre depuis…

Les routes de l’Everest, le Teraï des tigres silencieux, la vallée, si verte, des rizières, son chapelet de neiges himalayennes – à les toucher – telles qu’on les voit, subjugués, dès la sortie de l’aéroport. Katmandu, mon amour, si les voyages peuvent être de cet ordre-là –  or, ils le sont – alors, Katmandu, bien sûr ! Combien sont-ils, ces lieux du monde, où nous sommes restés si peu, et, où, depuis, la marque en nous est indélébile ? Si peu, ou tant ? C’est comme les gens – ceux qui sont importants, cela n’a souvent rien à voir avec un comptage mathématique. Aimer, c'est tellement autre chose.

J’aurais pu aborder ce pays par la littérature un peu convenue des « Chemins », ou – si seulement ! – être de ce troupeau de grands jupons à fleurs, dès 68 – le Népal, c’est tellement 68 ! Il m’a fallu attendre des années, et la géographie, un gamin, un compagnon – un collègue, aussi (qu’il doit pleurer, l’ami Serge !) pour, en pleins congés d’été, atterrir dans le petit aéroport, et d’entrée… respirer. On est – enfin ! – en altitude (plus de 1500 mètres en ville) après les touffeurs de Delhi ; une fraîcheur unique se fait sentir : le verre d’eau dans le désert. C’était une fin de matinée ; tout ce vert dès le hublot ! après le sec du Rajasthan (rien n’est vert comme là-bas au pied de l'Himalaya, si ce n’est la Corrèze). Comme tout le monde, on arrivait d’Inde – ses mystères, la boule dans la gorge avec la misère du Nord, la foule immense et l’humidité indescriptible de la Mousson à Bénarès, le cœur de la mort/vie sur terre. Sans doute, n’apprécie-t-on bien le Népal que par la porte d’Inde…

1996 ; voyager était année après année notre luxe, notre culture, de façon d’être, comme notre spiritualité à nous, et ma foi, ce n’est pas ce que nous avons le plus raté dans la montée en graine de notre Cédric, dont le plaisir était, je crois, cet été-là, de communiquer en anglais, sa langue préférée (bonheur absolu quand ça réussissait – l’accent anglo-népalais aidant).

J’ai vu des photos de la ville depuis ; comme elle a changé ! Grandie, comme une adolescente boutonneuse, grincheuse. Constructions, anarchie, motocyclettes crissantes, pollution inimaginable (fermez les yeux, vous y êtes ! reniflez, vous y êtes aussi). J’en garde, pour moi, le souvenir de quartiers calmes – maisons basses de briques rouges, de l’herbe (attention, banale ! ) poussait partout sur les trottoirs. Un dénuement de haut d’échelle – c’est un des pays les plus pauvres du monde, mais – étonnant – qui ne nous saute pas au visage comme la misère de l’Inde desséchée, surpeuplée qu’on venait de quitter. Représentations, impressions… en voyage, les chiffres – les données – de la géographie gardent une distance prudente. Des taxis (j’ai oublié leur couleur ; allure un peu britannique) nous amenaient en trois tours de roues pas vraiment neuves de notre hôtel cosy à la piscine si froide, au centre de Katmandu, le vieux, l’éternel, celui qui maintenant est poussière. Dire ce qu’on ressent, en arrivant, au détour d’une ruelle plutôt noire et enfumée, sur Durbar Square ! Le Népal des Newars. C’est la même chose dans les autres villes de la vallée, Bhaktapur, la somptueuse, Patan, la royale ; tout à moins de 30 km de la capitale ; tout, par terre, maintenant, nous dit-on. Comment en parler : le souffle coupé, genre peut-être Angkor que je ne connais pas ; en plus intime. La plongée directe dans un temps ancien, depuis leur brillant Moyen Age (les bâtis Newars remontent au XIVème ; beaucoup sont du XVIIème siècle) quelquefois restaurés récemment – tant de tremblements de terre – mais qu’importe, l’impression est la même : magique. Plein les yeux, tous les sens jusqu’à l’odeur du bois. L’art Newar est unique, limité, à part, et, figurez-vous, parfait. Art de la brique rouge et surtout du bois sculpté, mais aussi entrelacé (ni clous, ni tenons et autres mortaises). Empli de ces petites sculptures fines et figuratives que le continent indien sait si bien manier. Façades noires et rouges, toits de pagodes superposés, beauté, élégance, proportions. Toutes les mythologies défilent en bandes sculptées, Hindouistes (surtout) mais aussi Bouddhistes. Terre de syncrétisme que le joyeux et tolérant Népal, qui ne cesse de fêter cette religion, puis l’autre ; 1 jour férié sur 3, ne dit-on pas ! La terre reste battue, « médiévale », les gens vaquent à leur quotidien, au milieu de « Versailles » ! le Népalais d’aujourd’hui, est là, dans son environnement, qui compte – aussi – ces merveilles qu’on ne met pas sous cloche. Impression déjà ressentie au Rajasthan voisin dans ces Haveli (riches cités marchandes), où le somptueux du passé cohabite avec la rue, les vaches, la saleté. Donnant un curieux toucher de la réalité même du Passé, du leur, mais aussi du nôtre, où, sorti du château, on tombait dans la fange…

Repartir ; finir de marcher dans ces petits villages « tibétains », où espace-temps éclatent comme dans le meilleur film de science-fiction. Combien de fois l’idée m’est revenue, en croisant des photos, ou, tout bonnement, le souvenir… et puis, on oublie, ou on va ailleurs. Jusqu’à ce jour d’Avril – il doit encore y faire froid – où quelque chose de noir a fondu sur nous : ainsi, c’en est fini de toute la beauté de ce monde, de cette mémoire, de ces vies d’hommes et d’enfants. Bhaktapur et Patan seront un jour reconstruits – à l’identique, et assez vite, sans doute. Quant aux vies qui portent la mémoire…

« L’œil de Claude » : de l'excès de Com aux comptes helvètes...

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 02 mai 2015. dans La une, Actualité

« L’œil de Claude » : de l'excès de Com aux comptes helvètes...

François, alias Martine…

Quand la politique manque de transparence ou a des ratés, quand les sondages font profil bas, il ne reste plus que la « com » pour prendre le relais, tous médias confondus. Avec pour mission principale de montrer le président de la République sous son meilleur jour, le clair devant largement l’emporter sur l’obscur !

Parfois – n’y voyez aucune irrévérence de ma part – cela me fait penser à certains titres de la série des Martine, cette fillette d’une dizaine d’années, à qui il arrive des tas d’aventures. Martine en voyage, à l’école, à la mer, à la maison, en avion, en bateau… Martine fait du théâtre, ses courses, prend le train, a perdu son chien… Martine au pays des contes protège la nature, va déménager… Et même, cerise sur le gâteau, Martine, la surprise… On peut rêver, n’est-ce pas ?

Entre commémorite aiguë et rendez-vous manqués, François Hollande continue de naviguer à (courte) vue, multipliant apparitions et discours. Démarche plus ou moins convaincante, entre pathétique et pragmatisme. A coup sûr, la société du spectacle a encore de beaux jours devant elle : l’un des neuf chapitres de l’ouvrage de Guy Debord ne s’intitule-t-il pas Unité et division dans l’apparence ?

 

Vu de Suisse

La Suisse, ses montagnes, ses chalets, ses montres et ses chocolats… Ses comptes cachés, également, qui attirent toujours autant hommes d’affaires et hommes politiques de tous horizons. Parmi eux, Serge Dassault, familier des paradis fiscaux et des largesses électorales, qui risque, après enquête de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, une condamnation pour violation de ses obligations de déclaration de patrimoine, autrement dit, un sévère redressement fiscal, et Jean-Marie Le Pen, qui, lui, aurait dissimulé plus de 2 millions d’euros dans des coffres helvètes !

Où l’on se rend compte que ces deux nonagénaires – respectivement 90 et 87 ans – ont encore bon pied bon œil et ne s’en laissent pas compter… Quant à la morale, qu’elle soit personnelle ou politique, on verra plus tard !

Une nouvelle conférence du Wannsee ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 25 avril 2015. dans La une, Religions, Actualité

Une nouvelle conférence du Wannsee ?

Après les Juifs, les Chrétiens ! Rien de bien nouveau toutefois. Les SS (cf. mon article sur les « racines occultes du nazisme ») préparaient une extermination des Chrétiens, une fois achevé le génocide des Juifs. Islamo-fascisme, comme dit Valls ? Non, c’est encore un euphémisme : plutôt un islamo-nazisme. Nazie, en effet, l’extermination planifiée : 2000 Chrétiens assassinés au Nigéria par la secte Boko Haram, 28 Ethiopiens chrétiens fusillés en Lybie par l’état islamique, 21 Coptes égyptiens égorgés par ledit « état »… on dit que les massacres projetés dans les églises de Villejuif auraient été commandités depuis la Syrie…

Y aurait-il, quelque part, sur le territoire de « Daesch » une conférence, semblable à celle qui s’est tenue, en janvier 1942, sur les bords du Wannsee, sous l’égide du Gruppenführer SS Reinhard Heydrich. Les nazis avaient d’abord imaginé d’expulser les Juifs sur le territoire de l’ex-empire ottoman sous mandat britannique. Et puis, non, cela revenait décidément trop cher, la « Vernichtung », l’annihilation, était plus simple, plus expéditive, plus économique…

Jusqu’à présent, les islamo-nazis (à ne pas confondre avec les musulmans en général) avaient préféré la déportation (vieille tactique également nazie). D’abord les Juifs : expulsion minutieuse de toutes les communautés juives du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Il n’en reste plus aucune sauf – à l’état résiduel – au Maroc et en Tunisie. La « dhimmitude », l’infamie par l’impôt, ne suffisait donc plus : il fallait une terre d’Islam « judenrein ». Résultat atteint.

Au tour des Chrétiens maintenant. Même procédure : on commence par chasser. Au Liban et en Irak, c’est chose faite ; en Égypte, l’exode a débuté. Mais ça ne suffit pas, c’est trop lent ; alors on tue. On aura bientôt une terre d’Islam « christenrein ».

Un pas supplémentaire – et inquiétant – semble avoir été franchi : il ne s’agit plus simplement de purifier les pays musulmans des miasmes infidèles, mais bien d’éliminer ces derniers partout où ils se trouvent. Les Juifs – toujours en première ligne ! – à Paris, Copenhague et ailleurs, puis désormais, les Chrétiens aussi.

Dans les religions du salut, les trois religions monothéistes, il est dit qu’à la fin des fins, les autres, païens ou infidèles, se rallieront à la vraie foi. Avec Daesch, plus de conversions : l’eschatologie se veut exterminatrice. Dans le siècle futur, il n’y aura que des musulmans… car les « autres » n’existeront plus.

Voter ? Votez !

Ecrit par Martine L. Petauton le 25 avril 2015. dans La une, France, Politique, Actualité

Voter ? Votez !

Alors que vogue un des printemps abstentionnistes les plus hauts – je ne dirais pas chauds – que la Vème République ait connu, voilà que l’expertise du Droit de vote en France est posée devant les microscopes des Politiques, Médias et tous autres, agités du comptoir…

D’abord, la proposition d’un de ces députés écologistes, dont on va soupirer : il faut bien exister ! Puis, le rapport (« engagement citoyen et appartenance républicaine »), mandé par l’Exécutif à Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, et à ce titre, voix qui compte. Dans les deux cas, citoyens de base, gare à vos fesses ! Voter, en France, deviendrait obligatoire ; chaud argumentaire en bandoulière…

Dans un premier temps, quelque chose en nous pointe un nez souriant : why not ? Le Droit a tellement recouvert le Devoir, dont on ne voit même plus la couleur – bleu-blanc-rouge délavé – au fond du panier à linge ! D’élections – certes locales – en élections, la reine du bal, n’est-elle pas l’abstention, tout en haut du tableau noir, nous faisant comme monter aux joues une sorte de honte (lors des départementales, et pour de sombres et administratives raisons, mon fils, jeune électeur intéressé par la politique, ne put voter au Premier tour. L’annonce du taux d’abstention clamé par la gens Pujadas le soir, lui fit dire un « dont moi ! » qui pesait tout son poids moral, vaguement teinté d’un « qu’as-tu fait là ? », où ne manquaient plus que les roulements de tonnerre de la fin de « Don Giovanni »…).

Par ailleurs, c’est une pratique depuis parfois longtemps usuelle dans maints autres pays : Aborigènes d’Australie, certes, mais, benoîtement Belges – depuis 1893 ! – Turcs, Européens de Grèce, ou d’Autriche. Donc, la civilisation, la démocratie actée, connaît la chose… en pense quoi ? moins d’infos cependant là. Partout on vote – jours ouvrables, bien entendu – et les sanctions du manquement varient en sévérité et forme : pénalité financière ici, de 50 à 100 euros (encore des taxes et amendes, mugit le contribuable qui fait vite un paquet avec le voile noir de l’impôt tueur d’énergies citoyennes !), privation des Droits civiques, et… du coup, ni nomination, ni promotion émanant d’un quelconque service public (dit le Droit Belge). Les sous, la carrière, et pourquoi pas imaginer ceinture pour les crèches, piscines ; malus fiscal, que sais-je !

Les tenants du virage autoritaire nous mitonnent par ailleurs d’astucieuses sucettes : on sait combien nos concitoyens sont gourmands de voter Présidentielles / Législatives ; ne pas voter aux Départementales, ou Régionales, vous sucrerait donc votre passion pour le « grand » vote. Why not, one more time. Et surtout – automatiquement, et dans la pochette surprise, le droit – enfin !! – de compter, si on vote blanc (rien dans l’enveloppe), ou nul (sur le bulletin, au stylo rouge : tous nuls et merde à celui qui dépouille). La considération du vote Blanc ou Nul est l’argument phare de la réforme préconisée, et, nous assure-t-on, le taux d’abstention serait raboté d’autant, puisque le permis de pêche, lui, ne figure pas dans le film. Mais, alors, réplique en nous le pas convaincu, tous dans le Blanc, à la place de tous dans l’abstention ! Ce à quoi, on nous assure – psychologues à l’appui – que se déplacer pour voter blanc, est une autre démarche (qui louche vers une vague citoyenneté active) que poser ses fesses en vue du bouchon guettant la tendre perche. Sans doute… mais…

Naufrage

Ecrit par Christelle Angano le 25 avril 2015. dans La une, Ecrits, Actualité

Naufrage

La mer

Je sombre

L’amer

J’étouffe

Ta main

Et La Mort

Mes larmes

Un cri

Le sel

Me brûle

J’étouffe

Tu coules

Nos corps

Dérivent

Une côte

Des rives

Je meurs

« L’œil de Claude » : collèges, Hubble, Anthony : cultures.

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 25 avril 2015. dans La une, Actualité

« L’œil de Claude » : collèges, Hubble, Anthony : cultures.

Collèges...De nos jours, la culture est la chose la moins bien partagée, surtout chez les jeunes. Ce phénomène touche également une grande partie de la population, qui a fait du matérialisme à tous les étages sa principale (pré)occupation !

Que faut-il retenir, par exemple, de la réforme du collège qui sera mise en place dès la rentrée 2016 ? La fin des classes « bi-langues », avec le déclin annoncé de l’allemand, et celle de l’option latin, entre autres. Selon la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, il faut privilégier l’interdisciplinarité pour désennuyer les élèves. Et le Conseil supérieur des programmes de proposer une version allégée des programmes scolaires, du CP à la 3e. A cela s’ajoutent d’autres mesures, qui, d’ores et déjà, sont loin de faire l’unanimité au sein des mondes politique et enseignant !

De son côté, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, a déclaré récemment dans un entretien paru dans La Nouvelle République : « La culture est ce qui nous permet de partager et affirmer nos valeurs communes, les valeurs humanistes et universelles de la liberté de création et d’expression, de la transmission des savoirs et des richesses de notre patrimoine ! » Un discours consensuel, fait pour rassurer avant tout. Et de conclure « La culture est essentielle, tout simplement ! » On ne peut que souscrire !

Dans sa dernière chronique intitulée Sans couronnes et surtout sans Fleur, parue dans Marianne, Guy Konopnicki cite quelques propos de la ministre au sujet des jeunes face au défi culturel, déplorant au passage « une certaine forme d’enfermement dans la culture classique », et pourfendant « le mépris de classe qui ne reconnaît que la culture cultivée, avec, en ligne de mire, le souci de promouvoir une culture inclusive ». En clair, va-t-on vers une énième « querelle des anciens et des modernes », ou, plus prosaïquement, des « modernes et des modernes » ?

Finalement, doit-on opter pour une culture plus ou moins « light » ? Cela dépendra du sens qu’on voudra bien donner à ce mot : « léger », le moins possible, mais « lumière », en lettres majuscules !

 

Bon anniversaire, Hubble !

Cela fait près de 25 ans que le télescope spatial Hubble signe des « tableaux cosmiques » d’une beauté époustouflante. Grâce à ces « œuvres d’art », l’Univers, en constante évolution, s’est en partie dévoilé, laissant apparaître, çà et là, de fantastiques nébuleuses, comme celles de la Tarentule, de l’Araignée rouge, de l’Œil de chat et de la Tête de singe. Chapeau, l’artiste !

 

Adieu, l’artiste !

Richard Anthony vient de tirer sa révérence. Celui qui chantait Il faut croire aux étoiles, les a rejointes définitivement. A présent, seule La voix du silence se fait entendre, et Il pleut des larmes… Adieu, et merci !

L’œil de Claude : En rafale, la Droitisation... des Droites

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 18 avril 2015. dans Economie, La une, France, Politique, Actualité

L’œil de Claude : En rafale, la Droitisation... des Droites

A droite toute !

Récemment, dans le JDD, Nicolas Sarkozy donnait de la République la définition suivante : La République, c’est le travail, la responsabilité, l’autorité, le mérite, l’effort, la laïcité, le progrès et, bien sûr, la liberté ! Une sorte d’inventaire à la Prévert, d’où sont curieusement absentes les notions d’égalité et de fraternité. Cela ne compte peut-être pas beaucoup pour l’ancien président de la République, devenu, comme il le laisse accroire, le nouveau chevalier sans peur et sans reproche de l’UMP !

Dans la perspective des élections régionales en Paca, le fondateur du FN vient d’adouber sa petite-fille, Marion Maréchal-Le Pen. Un geste qui en dit long sur le président d’honneur du parti à la flamme, qui, en grand seigneur, a montré que, tout compte fait, sous l’armure, sommeillait un papy gâteau… Dédiabolisation oblige ?

Rafale

Ne serait-il pas prématuré d’évoquer des commandes en Rafale ? Certes, après l’Egypte, c’est au tour de l’Inde. 60 appareils au total, et ce n’est peut-être pas fini. D’autres pays sont en lice, comme les Emirats Arabes Unis, le Qatar, l’Indonésie et la Malaisie ! Tout cela est bon pour Dassault Aviation, donc pour la France, et, par voie de conséquence, pour l’industrie de l’armement et le budget des Armées, qui, depuis quelque temps, a fait des coupes sombres sa principale stratégie. En attendant, cocorico à tous les étages, avec l’espoir que ce ne soit pas qu’un mirage ! Depuis sa mise en service, en effet, cet avion aurait dû servir plus souvent de monnaie d’échange, mais il n’en a rien été. Grâce à cette vente exceptionnelle, notre balance commerciale s’en portera mieux pour un temps, mais il est dommage, voire dommageable, que ce soit principalement par ce biais-là. Reconnaissons tout de même que notre pays, grâce à Airbus et au Centre National d’Etudes Spatiales notamment, a su magnifiquement exploiter ces mannes tombées du ciel et redonner du sens au mot coopération, surtout à l’échelle européenne !

L’œil de Claude : fanfaronnades au mauvais parfum...

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 11 avril 2015. dans La une, France, Politique, Actualité

L’œil de Claude  : fanfaronnades au mauvais parfum...

Ira, ira pas ?

Les bons résultats de l’UMP aux élections départementales ont incontestablement donné des ailes à son leader pour 2017. Depuis qu’il est revenu sur le devant de la scène, Nicolas Sarkozy a dans l’ensemble respecté la règle des trois unités, à l’exception, peut-être, de l’unité de temps, car, d’ici à la primaire et la présidentielle, je le cite : « la route sera longue et difficile ». Pour ce qui est de l’unité de lieu, le siège du parti, bien sûr. Quant à l’unité d’action, elle doit en principe proscrire les intrigues secondaires, en permettant de concentrer l’intérêt dramatique sur le sujet principal de l’œuvre !

Sauf que, pour l’ex-président de la République, ces dernières, latentes, risquent d’altérer quelque peu son « opération reconquête ». « L’alternance est en marche, rien ne l’arrêtera ! », a-t-il claironné au soir du second tour ! Tout à « sa » victoire, il s’est présenté comme le seul recours possible, balayant d’un revers de main les autres candidats potentiels, lui qui, il y a peu, avait même songé à se retirer de la course !

Malgré ses déclarations de bonnes intentions à répétition, Nicolas Sarkozy est resté fidèle à lui-même. Bonimenteur et séducteur à la fois, avec force grimaces et savante gestuelle, il parvient presque toujours à rebondir après chaque revers, entraînant dans son sillage le « bon peuple » qui, si l’on y regarde de plus près, souffre cruellement d’amnésie !

 

Le Pen Jean-Marie

Non, rien de rien, non, il ne regrette rien… Ni « Monsieur Durafour crématoire », ni la « fournée » d’artistes anti-FN, comme il s’était plu à les désigner après les élections européennes de 2014. Pourtant, si l’on se réfère aux termes employés, ils vont plutôt à l’encontre de sa récente déclaration sur les chambres à gaz, qui, toujours selon lui, ne seraient qu’un « point de détail de l’Histoire » !

Si l’histoire qui unit un père à sa fille repose principalement sur des non-dits, Marine ne rate jamais une occasion pour dire qu’elle est souvent en désaccord avec son paternel. « C’est comme un enfant gâté, on ne peut rien lui dire ! » s’est-elle exclamée après sa énième saillie !

Jouant la plupart du temps les « pyromanes », le fondateur du parti à la flamme pourrait représenter un réel danger pour son successeur, qui devra tôt ou tard « tuer le père » ! Cela dit, il est clair que la psychanalyse n’a jamais été un bon allié en politique, et que, s’il fallait avoir recours à une quelconque thérapie, elle risquerait d’être longue, très longue… Comprenne qui pourra… ou voudra !

Ubi et orbi à Garissa…

Ecrit par Sabine Aussenac le 11 avril 2015. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Ubi et orbi à Garissa…

Pour un peu, on guetterait les hirondelles… Un ciel bleu d’azur, le lilas presque sorti du bois, et toutes ces jonquilles embrassant les timides violettes, en chaque recoin des jardins de notre Ville Rose… Oui, ce sont de belles Pâques, les enfants iront gaiment quêter les œufs après mille agapes dominicales, et parfois même on ira à la messe pascale, ou, simplement, on allumera le poste pour regarder urbi et orbi, et le grand monsieur calotté nous parlera de Dieu, de ses ouailles et de ses Saints – et de son fiston, aussi, fraîchement revenu parmi les siens.

Étrangement, pourtant, je n’ai pas le cœur à la fête. N’allez pas me demander pourquoi je me sens plus meurtrie qu’il y a quelques mois, quand, pourtant, les chaînes d’info nous faisaient entrevoir en boucle les grands yeux noirs des enfants yazidis et des chrétiens persécutés à travers un Moyen Orient à feu et à sang… Plus encore que lors de la précédente attaque contre une école, où, pourtant, là aussi, une centaine d’étudiants avaient été massacrés par des talibans, à Peshawar… Devant les images de l’horreur souillant l’enfance, je m’étais sentie anéantie, tout comme après la boucherie perpétrée par le barbare de Norvège…

Cependant, sans doute parce que la tuerie de Garissa me renvoie à la fois à ma condition de chrétienne et d’enseignante, aujourd’hui, je pleure en pleine conscience ces 149 victimes de Garissa… Car en tant que professeur, je suis toujours effondrée quand des barbares s’en prennent sciemment à la jeunesse. Et en tant que chrétienne, en pleine conscience de ce qui est en train de se produire à travers le monde, je partage les mots du Saint-Père lorsqu’il harangue le peuple du monde en pointant du doigt l’Innommable : les chrétiens meurent par milliers, dans l’indifférence générale, assassinés simplement au nom de leur Foi.

Il faut lire les épouvantables récits des survivants. J’en veux énormément aux médias pour avoir, même localement, occulté dans un premier temps le paramètre ontologique du massacre, parlant simplement de la tuerie « dans une université », sans en expliquer les causes et les détails…

Il faut lire et relire les témoignages de ces jeunes qui ont été soumis à des barbaries d’un autre âge, les femmes parfois obligées de se baigner dans le sang de leurs camarades, ou épargnées dans un premier temps, par leurs meurtriers lisant le Coran et psalmodiant qu’ils épargneraient les femmes, avant de les achever malgré tout, exactement comme lors de la tuerie de Charlie-Hebdo.

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