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L’œil de Claude : antisémitisme, fraudes financières et, série TV

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 07 mars 2015. dans La une, Actualité

L’œil de Claude : antisémitisme, fraudes financières et, série TV

Boulevard du Palais

Parmi les séries policières françaises, il en est une qui, selon moi, dépasse toutes les autres et résonne comme une bonne adresse, Boulevard du Palais,sur France2. Chaque intrigue réunit outre les seconds rôles, toujours crédibles, un quatuor d’excellents comédiens que sont Anne Richard dans le rôle du juge Lintz, Olivier Saladin dans celui du médecin légiste, Philippe Ambrosini le fidèle lieutenant de son supérieur hiérarchique, le commandant Gabriel Rovère alias Jean-François Balmer.

Ce dernier réussit à chaque fois une époustouflante composition, celle d’un flic marqué par son passé, qui noie sa désespérance dans un torrent d’eau-de-vie qu’il savoure par fiole interposée ou dans un grand verre, en compagnie de ses amis les plus proches, à savoir Dimeglio, l’adjoint au caractère bien trempé, et le docteur Pluvinage, poète à ses heures, déclamant des vers ou les siens propres à un public plutôt hermétique. C’est l’occasion rêvée d’évoquer l’enquête en cours ou, plus sérieusement, de refaire le monde en s’appuyant sur une philosophie de comptoir !

La tendre amitié qui lie Madame la juge et le policier imbibé d’alcool sert également de fil conducteur à la série. Deux êtres inséparables qui avancent souvent en titubant, jusqu’à la fin.

Une série où la plupart du temps la dimension humaine prend le dessus, sans nuire à l’énigme pour autant, grâce à un judicieux équilibre !

 

De l’obscurantisme

A Sarre-Union, le cimetière juif a été profané par une bande de mineurs dont l’irresponsabilité, sans creuser très profond, saute aux yeux. Mélange de désœuvrement et d’inculture qui constituent un véritable danger pour la collectivité ! Pas d’inscriptions vengeresses, pas de revendications précises, juste un geste gratuit, stupide.

La communauté juive est sous le choc et craint pour son avenir, ce qui est parfaitement compréhensible !

Hélas, l’antisémitisme continue de se propager un peu partout, comme une traînée de poudre. Il y a forcément péril en la demeure, et le Président de la République qui, pour l’occasion, s’est rendu en Alsace, a eu raison d’insister sur l’importance de l’éducation à tous les niveaux, principalement au sein des familles et à l’école. Le travail de Titan qui attend les éducateurs, au sens large, doit bien sûr se faire en amont, faute de quoi les irresponsables de tous bords l’emporteront sur l’intelligence et le savoir.

Laissons à Goethe le dernier mot : Le véritable obscurantisme ne consiste pas à s’opposer à la propagation des idées vraies, claires et utiles, mais à en répandre de fausses !

Juifs de France : partir ou rester ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 27 février 2015. dans La une, Actualité, Société, Littérature

Recension/commentaire du livre de Pierre Birnbaum, Sur un nouveau moment antisémite, « Jour de colère », Paris, Fayard, 2015

Juifs de France : partir ou rester ?

Attentats de Paris, attentats de Copenhague, agressions contre des magasins casher, profanations de cimetières : l’antisémitisme flambe, explose, un peu partout en Europe – et tout particulièrement en France – dans des proportions jamais vues depuis l’époque nazie… Pierre Birnbaum, professeur émérite à Paris-I, que l’on présente plus tant il a écrit de livres, a commis ce dernier petit essai sur le « jour de colère », la manifestation du 26 janvier 2014, où l’on a entendu des slogans tels que « Juif ! Juif ! La France n’est pas ta France », ou encore « la France aux Français », et « mort aux sionistes ! ».

Pierre Birnbaum appartient à ce qu’il appelle lui-même les « Juifs d’état », autrement nommés « Juifs des Lumières » : ces Juifs gardant une vive mémoire de l’émancipation de la fin du XIXème siècle et très attachés au jacobinisme ainsi qu’aux idéaux « républicains ». Sa consternation n’en est que plus grande, son incompréhension aussi… il cherche désespérément des explications au phénomène que nous vivons, qui soient conformes à ses idées, ou, à tout le moins, qui ne les malmènent pas trop.

Et il en trouve évidemment : « le déclin de l’État (avec majuscule, sic !), devenu de moins en moins capable d’assurer l’ordre républicain et la pérennité de ses institutions socialisatrices aux valeurs universalistes, a contribué à la montée de la xénophobie ». Ce n’est pas faux, mais c’est un peu court : le bon vieux radical-socialisme des années 30 n’a jamais empêché la fureur antisémite de l’Action française ou de Je suis partout.

Autre cause possible de ce à quoi nous assistons : le renouveau du cléricalisme dans le sillage de la protestation contre la loi Taubira : « dans ce contexte de forte mobilisation culturelle catholique considérée comme l’unique socle solide de la nation », le « jour de colère », inspiré du Dies Irae liturgique, suscita « la grande satisfaction de la frange extrême du catholicisme incarnée par les curés et abbés de la mouvance de Mgr Lefebvre ». Sans doute, mais, si les intégristes furent les chevilles ouvrières des « manifs pour tous », ils n’ont rien à voir avec les violences de cette année.

Reste le vieil antisémitisme d’extrême-droite. Celle-ci, c’est exact, fut active le 26 janvier 2014 ; ainsi le Renouveau français, qui, nous dit Birnbaum « défile aux flambeaux dans les rues de Paris tous les 6 février, en hommage aux morts du 6 février 1934 ». Dans son éditorial du 6 février 2014 d’ailleurs, l’Action française se réjouit bruyamment : « les mânes des patriotes tombés le 6 février 1934, il y a tout juste 80 ans, auraient-elles inspiré à François Hollande la sage décision de reculer sur le projet de loi familiophobe ? » Soit, néanmoins les post/néofascistes, tout judéophobes qu’ils soient, restent innocents des crimes commis récemment au nom de l’islam.

LE CAS CUKIERMAN

Ecrit par Martine L. Petauton, JCall le 27 février 2015. dans La une, France, Politique, Actualité

Ce qui incombe à Roger Cukierman…

LE CAS CUKIERMAN

Ce n’est pas tant le fond que la forme – forcément agressive, et peut-être provocatrice – de ce qu’il a dit (d’ailleurs des redites, pour lui), ainsi du « toutes les violences aujourd’hui sont commises par de jeunes musulmans ». Ce n’est pas tant ce qui est dit, que « qui » le dit et « où ». Ajoutons « à qui ? », selon l’équation bien classique du rapport de communication locuteur / récepteur.

Vous êtes, Roger Cukierman, l’influent président du CRIF ; vous parliez juste avant son fameux et médiatique dîner. 78 ans, l’assise de celui qui préside cette institution, pour la 3ème fois, et campe sur un passé impeccable de Juif d’origine polonaise, dont les grands-parents ont disparu à Treblinka. Vous savez, d’ordinaire, ce que vous dites, comment le dire, et à qui.

Alors ? Là, ce Février 2015, à deux pas des marches républicaines de l’« esprit du 11 Janvier » (qu’ainsi vous contribuez à faire éclater avec violence), lancer cette phrase lapidaire, sans vraiment d’avant ni d’après (sauf, et ce n’est pas rien, des propos annexes autour de « la majorité des musulmans auxquels on ne saurait reprocher quelque chose », mais qui se sont perdus depuis, ou déplacés, ou, qui n’ont pas été prononcés avec la même forte détermination).

 Vrai – évident même – que le contexte des jours derniers, où l’antisémitisme a fait feu de tous bois, pourrait avoir « encoléré » votre verbe, vénérable président. Comme tout un chacun, au comptoir, au coin de ma rue : – en fait, c’est vrai, qu’on constate que… vous pensez comme moi ? Et de hochement de tête en petite moue dubitative, le petit bruit trace sa route, presque habituelle, jusqu’aux chiffres posés dans telle émission d’experts le soir à la TV, qui infléchissent notre perception, et – heureusement – affinent notre jugement.

Mais, voyez-vous, Roger Cukierman, vous n’êtes pas la « base ». Vous êtes  quelqu’un qui parle d' en haut, dont la parole pèse (et, détermine). Vous êtes le leader d’un Think tank et pas le moindre. Dire ça, à ce moment-là, est signifiant, et vaut quasi  signal. Déclaration de guerre – sans doute pas – bien que le boycott des autorités musulmanes qui a suivi a fait un raffut qui y ressemble.

Que doit-on entendre, en vos propos ?

 Cette généralisation propre à tous les racismes ? fleuron de l’antisémitisme de page d’Histoire ancienne en page plus immédiate, du « toutes » et du « commises par les » (« pas quelques ») qui nous fait tourner le regard vers les banlieues, leur (et, non pas leurs) population (s), et presque en même temps, active notre mémoire immédiate, et les Kouachi, et Coulibaly s’incrustent en fond d’écran ! Mécanisme presque inévitable ! Piège de l’amalgame, monsieur Cukierman ! comment vous, depuis l’endroit d’où vous parlez, pouvez en tomber là ? Bavure unique ? Pas vraiment : en Novembre 2014, on entend de vous : « il y a deux groupes qui posent problème ; les musulmans et le front national ». « Groupes » ? décidément, il vous faut recopier 100 fois la définition du mot généralisation !

Déni de judaïsme

Ecrit par Sabine Aussenac le 27 février 2015. dans La une, Ecrits, Actualité

Déni de judaïsme

Ils sont venus tuer les pierres, lapider les morts de leur bêtise crasse. Ils ont griffé la terre de leurs doigts ignorants, fossoyeurs de l’immonde, dépeçant le silence. Tels des vautours affamés, ils ont conspué l’Éternité, crevant les yeux du granit, éventrant le sein des marbres : charognards de l’Indicible.

Qu’on ne vienne pas me parler de leur jeunesse, de leur innocence, de leur maladresse. Seraient-ils simples d’esprit qu’ils auraient pu voir la différence entre un cimetière « catholique », avec ses grands caveaux, ses cyprès, ses lourdes croix rouillées, et ce cimetière juif, dont les pierres taisantes dormaient, ornées simplement de quelques étoiles, envahies par l’oubli des errements des hommes.

Certes, profaner un cimetière chrétien aurait été tout aussi atroce, répréhensible, odieux. Détrousser les cadavres de leurs ultimes honneurs, dépouiller les victimes du dernier rempart de leur humanité, voilà qui insulte à la fois l’Humain et le Divin, en un acte sacrilège qui défie la raison.

Mais profaner un cimetière juif, à quelques heures d’un nouvel attentat antisémite commis sous le regard de bronze de la « petite sirène », alors que des badauds se pressent, sans être arrêtés, pour fleurir le lieu où le terroriste a été abattu par la police danoise, quand la France pleure encore les victimes de l’Hyper Cascher, est inexcusable.

Même pour des mineurs.

Qui sont ces ados ? Ont-ils ri, en écoutant les pitoyables vomissures du prétendu humoriste, visionnant quelque vidéo où le massacre de millions de juifs est repris en chansons ? Ont-ils « kiffé » les derniers faits de guerre des barbares islamo-fascistes qui coupent des têtes comme on moissonnerait un champ ?

Que faire de ces ados ? Leur montrer des documentaires de la Shoah ? Leur faire lire Primo Lévi, Simone Veil ? Les emmener à Auschwitz ?

Comment leur cerveau a-t-il pu, en France, en 2015, alors que l’école est obligatoire jusqu’à seize ans, alors qu’on étudie l’Holocauste et le nazisme en classe de troisième, et les différentes religions monothéistes en classe de sixième et de cinquième, être assez poreux pour ignorer le massacre de millions d’êtres humains qu’ils sont venus, de leur abjecte intention, de leur actes barbares, assassiner une nouvelle fois ?

Il me semble, encore une fois, que l’école est en grande partie responsable de ce manque de culture générale. Quelque part, la France, la République et l’Éducation Nationale ont failli. Laissant des adolescents aller plus encore que dans le caillassage de voitures de flics, dans le deal ou dans la simple délinquance. Laissant des jeunes commettre un crime contre l’humanité. On nous a assez répété, ces derniers temps, cette magnifique phrase du Coran qui dit que quand un homme tue son prochain, c’est comme s’il tuait toute l’humanité…

La République, l’école, le bien, le mal

Ecrit par Martine L. Petauton le 21 février 2015. dans La une, Education, Actualité, Société

La République, l’école, le bien, le mal

Hier, ces presqu’enfants au pied de la forêt des tombes profanées, dans le brouillard de l’Est. Avant-hier, ce jeune homme au visage vaguement innocent, perdu dans la foule conviviale, se voulant probablement tolérante à la Scandinave, des rues de Copenhague. Et, bien entendu, juste avant, les deux frères Kouachi et leur chemin d’orphelins des Centres pour l’enfance, en passant par Coulibaly, petite bouille souriante, au milieu de ses petits camarades, sur les bancs de notre école républicaine… même programme pour tout le monde, du B à BA à « c’est quoi la Shoah ? ».

Tous, élevés, éduqués, nés du reste souvent là, dans ces terreaux européens de démocraties installées et rodées, ayant – comme on dit – « sucé les valeurs de la République à la mamelle », et, dedans, comme une évidence, un tabou suprême, le refus de l’antisémitisme.

Tabou, c’est-à-dire, morale et son vaste champ, relevant du religieux, du familial – donc, de l’intime – mais, aussi – jadis – au tableau noir des écoles des hussards noirs. Qu’on ânonnait (ma toute petite enfance l’a connu) en tout début de classe (je ne sais plus si on expliquait, je ne crois pas, ces commandements laïcs). Parce que la morale ne s’explique pas ; elle s’entend, dans un pseudo consensus, puis elle s’applique, vaille que vaille. Mais elle retourne, en fait, dans le secret de chacun, dans les arrière-cuisines de l’intime, la famille, les copains, et elle subit les transformations accouchant de ce que notre société affiche ces temps-ci, si, benoitement, elle n’a pas été carrément oubliée… « L’homme peut-il vivre sans morale ? », sujet de Philosophie à l’autre bout de ma vie, un jour.

Alors, ces dernières heures, l’affaire du cimetière, après et dans le contexte de  Charlie, Copenhague, et de tant d’autres évènements signant un antisémitisme toujours aux portes de nos sociétés, de nos têtes. Revenu ? Ou jamais parti ? Ne fait-il pas partie intégrante de l’homme social et moral, puisqu’il est en l’homme la haine de l’autre…

Et, les bonnes gens de s’interroger – vraie et sincère indignation : – mais, que fait l’école ? Ses professeurs d’Histoire ? Remettre la morale, vite ! J’entends donc, au tableau à présent devenu blanc, vite fait-bien fait, avant le cours de maths (et, moment baptisé, j’en ai peur, « éveil à la citoyenneté »…).

Manquent, ces gosses (« ces », pas « nos » !), de culture générale ! savent pas lire, et le toutim, désignant à la fois et dans le même geste le coupable et le responsable, l’école (« ils »). On s’arrêtera une fois de plus, au bien, au mal, à ce qu’on doit, qu’on ne peut pas… et les têtes brûlées ou perdues, ou les deux, sur lesquels tomberont ces injonctions venues du haut, donc, d’ailleurs, ne comprendront goutte à cette République qui parle une autre langue…

L’école n’est-elle pas la société, ses manquements, sa façon de trébucher, de se relever, aussi ? Elle n’est pas, me semble-t-il, hors sol, et à ce titre, les gens auraient mauvais genre de lui renvoyer la patate chaude et de repartir s’endormir. Difficile tout ça ! On en est, certes, à la phase de la déploration, mais, pour ne pas en rester là, avancer, et, mieux, et plus efficacement, quels chemins ?

JCALL

Ecrit par JCall le 21 février 2015. dans Monde, La une, Politique, Actualité

JCALL

Attentats de Copenhague : tristesse et colère

Sinistre bilan pour ce week-end. Copenhague d’abord, où deux attentats meurtriers ont visé les mêmes symboles qu’à Paris le mois dernier : une réunion organisée pour défendre la liberté d’expression, et une synagogue. Puis l’Alsace, où un cimetière juif a été profané.

JCall exprime sa profonde émotion et son indignation face à ces actes barbares qui endeuillent de nouvelles familles et tient à assurer celles-ci de sa totale solidarité.

Encore une fois sont visés, ensemble, la démocratie et les Juifs. Nous savons, par notre longue histoire, que ceux qui s’attaquent à la démocratie n’épargneront pas les Juifs, et que toute agression à l’encontre des Juifs met la démocratie en péril. Comme l’a écrit Goethe « Les Juifs sont le thermomètre du degré d’humanité de l’humanité ».

Nous saluons la mobilisation des dirigeants européens contre l’antisémitisme et nous trouvons pour le moins mal venues les déclarations du premier ministre israélien appelant les Juifs d’Europe à émigrer en Israël suite à ces attentats.

Seul un rassemblement autour des valeurs de la démocratie pourra constituer un rempart face aux idéologies de haine prônées par les terroristes islamistes de Copenhague et de Paris.

 

Voici le lien de l’article en français sur JCall.eu :

http://fr.jcall.eu/communiques/attentats-de-copenhague-tristesse-et-colere

et en anglais :

http://en.jcall.eu/press-releases/copenhagen-attacks-sadness-and-anger

 

JCall, le réseau juif européen pour Israël et pour la paix, est une initiative de citoyens juifs européens favorables à la solution « 2 Etats pour 2 Peuples ».

Profondément attachés à l’existence et à la sécurité d’Israël, ils voient dans la poursuite de l’occupation en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est une menace pour l’identité de cet Etat.

Ils sont à l’origine de l’Appel à la Raison lancé au Parlement Européen le 3 mai 2010 et signé depuis par près de 8000 personnes dont Daniel Cohn-Bendit, Alain Finkielkraut, Bernard Henri Lévy, (…).

Voir le texte de l’appel et nos informations sur notre site :

http://www.jcall.eu

JCall France – Web : http://www.jcall.eu - Facebook : page « JCall » – Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nota : nouvelle adresse postale à compter de 2013 : JCall Europe, 281 boulevard Raspail, 75014 Paris (France)

Opinion : Les veuvages des dogmes

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 21 février 2015. dans La une, Ecrits, Actualité

Opinion : Les veuvages des dogmes

Simuler les ères dogmatiques consécutives au long des « pensées » spirales, boiteuses c’est simplement octroyer la cécité mentale, morale à une mesure « spirituelle » doctrinale innocente, idéaliste quelle que soit sa tendance, plutôt c’est mystifier l’Âme doctrinale mise en otage voire en « gage », c’est étrangler la vivacité d’un dogme intangible voire dogmatisme incontestable en lui-même : cartésien, chrétien, orthodoxe, ou judaïsme rabbinique, judaïsme karaïte, ou tout simplement le judaïsme reformé, musulman ou rationnel. Peu importe.

La polémique n’est pas là du tout (je la nie formellement) comme je peux m’abstenir de son contexte rationnel ou irréel. Je peux aller même plus loin : ignorer sa véracité, ses querelles au fil des ères, soit par conviction, complaisance ou à défaut par ses fausses interprétations quant à sa complémentarité morale, spirituelle ou autres visions. Car toute pensée est un art dogmatique, spirituel à mon avis. Sans remettre au garde à vue ces courants suscités ou leur résurgence parue en relief au fil des champs spirituels. Le champ de cette manœuvre, voire ce contexte reste toujours aberrant.

Au-delà de ce phénomène, le radicalisme dans ses différentes divergences tente toujours de couper et il coupera sans doute tout souffle doctrinal et risque de s’absenter devant diverses sensations vis-à-vis d’un esprit, d’une âme tortueuse, hors sa créations et sa créativité pensive positive et son contexte ultime, absolu.

Hélas, nous vivons actuellement un veuvage dogmatique. Devant ce fait dramatique, tragique, aberrant il me semble que nous sommes appelés quoi qu’il en soit malgré que chacun de nous est enveloppé dans sa patrie, sa tendance, à parler à basse voix car tout est éphémère dans cette bas vie.

Un chœur, parfumé, amer, ou salé, peu importe, est une quiétude, un bonheur, dans une valse partagée entre tant de tendances, et que chacun a sa part de galette ; et que chacun danse à sa manière !!!

Propager le bonheur constructif demeure notre père collectif adoptif, notre souhait, notre souci élevé hélas par une veuve doctrine stérile.

Allaitons ensemble notre bonheur partagé, notre devoir péremptoire pour mieux vivre dans une planète adorable, admirable.

Sachez bien que je suis ni prêche dans un Temple, ni chef d’orchestre dans une valse ou dans un chœur, ni un passionné de cruauté, je suis qu’un simple, modeste « troubadour » sollicitant une paix une tolérance égarées dans ce monde.

Poutine veut-il la guerre ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 14 février 2015. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Poutine veut-il la guerre ?

La question ukrainienne pose depuis pas mal de temps déjà une question angoissante : le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, veut-il la guerre ? D’abord, avec le soutien qu’il apporte aux séparatistes russophones ukrainiens ; ensuite par une éventuelle annexion qu’il pourrait vouloir faire (au moins pour une partie du territoire de l’Ukraine) ; et enfin (par voie de conséquence), en fonction des considérables risques que son attitude risquerait d’entraîner, de guerre (à terme) avec l’Occident !

Cette interrogation est tellement forte qu’une réunion présentée comme celle « de la dernière chance » se tient actuellement à Minsk (en Biélorussie) ; une réunion pendant laquelle François Hollande, Angela Merkel, Petro Porochenko (président ukrainien depuis 2014) et Vladimir Poutine vont tenter une négociation diplomatique. Cela dit, il est évident que le dirigeant russe semble, depuis longtemps, se situer dans une logique d’affrontement du type « bras de fer » avec les Européens et  les Américains… !

On sait que Poutine mène depuis des mois et des mois des actions en Ukraine, en aidant, par l’armement et au niveau logistique, les séparatistes de la partie orientale de ce pays à s’opposer au gouvernement légitime – dont Porochenko est le principal représentant ; il est même évident que des soldats russes sont intervenus directement (du type forces spéciales) – ce qui est moins qu’un secret de polichinelle !

Mais alors, pourquoi cette attitude et quels sont ses objectifs ? Rappelons-nous que le président de la Fédération de Russie avait déjà mis la main – par une annexion pure et simple – sur la Crimée, avec deux arguments géopolitiques : d’abord, la présence de nombreux russophones dans cette région et ensuite en rapport avec l’obsession qu’ont toujours eue les responsables russes (au moins depuis la tsarine Catherine II) d’accéder aux « mers chaudes » (la Mer Égée et le reste de la Méditerranée), par l’intermédiaire d’un contrôle total sur des bases maritimes en Mer Noire (Sébastopol en tout premier lieu). Ce qui est certain, c’est que Poutine a utilisé, pour la Crimée, et continue d’utiliser en ce qui concerne la partie orientale de l’Ukraine, l’argument de la présence de russophones (qu’il faudrait, en l’occurrence « libérer » de la tutelle du gouvernement siégeant à Kiev).

Tout le problème réside dans le fait de savoir jusqu’où le président russe est prêt à aller. Et, à ce niveau, deux cas de figure se présentent. Soit il considérera, en fonction de l’importance des interdépendances économiques dans le monde « globalisé » actuel, qu’il faut pousser ses avantages au maximum, mais sans aller trop loin, car cela pourrait coûter très cher économiquement à son pays. Soit, au contraire, il engagera une sorte de fuite en avant politique de type nationaliste, en considérant que la Russie ayant actuellement des problèmes économiques importants (avec notamment les grandes difficultés du Rouble) la seule carte valable lui restant serait la mobilisation générale de son peuple pour un grand mouvement « libératoire » de tous les russophones présents hors de la Fédération de Russie et qui faisaient partie de l’ancienne URSS… A ce niveau, la grande question qui se pose est probablement celle de la nature profonde du régime russe poutinien. Je dirais qu’il s’agit – dans la forme – d’un mélange de « néo-stalinisme » (sans communisme, bien sûr) et de « néo-tsarisme » ; c’est-à-dire d’un système pas vraiment totalitaire, mais très autoritaire (ce qui n’est pas rassurant du tout pour les responsables ukrainiens et les dirigeants occidentaux !). Cela dit, il ne faudrait pas voir ce régime comme étant uniquement centré sur un homme (à l’image d’une sorte de « bonapartisme autoritaire » russien). En effet, un certain nombre de spécialistes ont pu constater que Vladimir Poutine se trouvait situé actuellement – au niveau de ces questions de politique extérieure – entre des « faucons » et des « colombes », au sein de la nouvelle « nomenklatura » de sa nation fédérale. Il semble globalement que, pris entre les « politiques » (plutôt « faucons ») et les « économiques » (généralement « colombes »), il tente de se placer dans une position de synthèse – assez difficile à gérer pour lui (?).

L’œil de Claude : de Swissleaks à l 'anniversaire de Sarkozy...

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 14 février 2015. dans La une, Actualité

L’œil de Claude : de Swissleaks à l 'anniversaire de Sarkozy...

HSBC… BG, si l’on en croit la liste des principaux bénéficiaires d’une gigantesque évasion fiscale, entre 2005 et 2007 : politiciens, grands patrons, artistes, sportifs de haut niveau, etc. Sa filiale suisse, située à Genève, aurait ainsi permis le transfert de plus de 180 milliards d’euros vers ce qu’on appelle, avec un zeste de pudeur mal placée, des « paradis fiscaux » !

« SwissLeaks », un scandale financier de plus à l’échelle planétaire… D’autres chiffres, encore plus éloquents, concernent une autre forme de « commerce extérieur », le bien nommé, dans le cas qui nous occupe : en effet, l’année écoulée a vu l’excédent du commerce extérieur de l’Allemagne dépasser les 200 milliards d’euros, ce qui représente une hausse de plus de 11% par rapport à 2013 ! Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, le déficit du commerce extérieur de la France a atteint, au même moment, les 54 milliards d’euros… Ajoutons que, pour 2015, notre principal partenaire mise sur une progression de 3,7% de ses exportations, un taux de chômage aux alentours de 6,6%, et, surtout, un équilibre budgétaire qui doit en faire rêver plus d’un au sein de l’UE !

 

Pour son 60è anniversaire, le 28 janvier, Nicolas Sarkozy avait convié, entre autres, le président qatari du PSG, dont il est un fervent supporteur. Rien d’étonnant à cela, car, comme chacun sait, l’ex-président de la République a toujours entretenu d’excellentes relations avec le Qatar… Pas plus tard que le 6 décembre dernier – jour de la Saint-Nicolas –, il était l’invité de marque de la Quatar National Bank !

Le 27 février 2013, il participait au Global Financial Markets Forum, à Abou Dhabi… Lundi 2 février 2015, il retrouvait l’émirat pour y prononcer une conférence, juste après la défaite de l’UMP à l’élection législative partielle, dans la 4è circonscription du Doubs, et les tergiversations qui ont suivi et déclenché une véritable tempête au sein du parti.

A n’en pas douter, cet épisode laissera des traces, car l’ancien chef de l’Etat a finalement échoué dans sa tentative de rassemblement à tous les étages… Décidément, le « Sarkozy nouveau » a de plus en plus de mal à convaincre, comme on a déjà pu s’en rendre compte à maintes reprises !

A vrai dire, ses vieux démons ne l’ont pas vraiment quitté, principalement celui de l’enrichissement personnel. Tout laisse à penser qu’il n’a pas encore su choisir entre « faire du fric » et « faire de la politique », au sens noble… A force de « s’absenter » ainsi, il perd peu à peu de sa crédibilité, devenant sa propre caricature, et apparaît, chaque jour un peu plus, comme un « poids » pour lui-même et son parti !

L’effet de billard de Syriza

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 07 février 2015. dans Monde, La une, Politique, Actualité

L’effet de billard de Syriza

Depuis la victoire du groupement de partis et de mouvements politiques de la gauche radicale en Grèce, avec Syriza, un certain nombre d’observateurs, de journalistes et de politologues ont insisté sur la possibilité d’un « effet de dominos » en Europe, contribuant à faire bouger les lignes par rapport à la conception actuelle de la politique économique et sociale menée sur notre continent (au niveau des 28 pays membres de l’Union Européenne).

Parmi ces spécialistes, il y en avait qui prophétisaient une « contagion » en Europe du sud, notamment pour l’Espagne avec Podemos, et pourquoi pas en France autour du Front de Gauche qui pourrait se rapprocher d’une partie des « frondeurs » du Parti Socialiste et des tendances les plus dures parmi les écologistes (avec surtout Cécile Duflot).

Eh bien, je ne vais pas me situer ici sur ce seul terrain, car « l’effet de billard » concerne au moins autant la social-démocratie européenne – notamment en France – que ce que nous appelons dans notre pays « la gauche de la gauche ».

Commençons donc par le plus entendu ou lu (ce qui fut le plus relevé, notamment par l’univers journalistique). Syriza peut-il avoir « un effet » en Europe du sud ? Et dans quels pays ? On sait qu’en dehors même de la Grèce, des pays tels que l’Espagne et le Portugal sont touchés par les conséquences de la politique déflationniste et d’austérité imposée par l’Allemagne d’Angela Merkel, les autres gouvernements conservateurs et libéraux (largement majoritaires parmi les 28 pays membres de l’Union Européenne), et la troïka (Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne et Commission de Bruxelles) ; tout ceci ayant déjà provoqué de très fortes réactions politiques et sociales – surtout en Espagne ! Insistons du coup sur le cas espagnol. On sait, après ce qu’avait été l’essor de la construction immobilière, l’effondrement que provoqua l’équivalent de la crise des subprimes américaines il y a quelques années ! La gauche classique espagnole étant laminée (l’ancien Parti Socialiste Ouvrier Espagnol), et la droite étant revenue au pouvoir depuis 2011 (avec le gouvernement de Mariano Rajoy, de type libéral-conservateur), quel est actuellement le niveau de la montée de Podemos et en quoi consiste cette force ? Ce parti politique, qui a le vent en poupe (au moins par le biais de grandes manifestations), né en janvier 2014, et qui signifie « Nous pouvons », a comme leader Pablo Iglesias Turrion. Il se caractérise essentiellement par deux axes au niveau de son programme : la remise en cause assez large du Traité de Lisbonne (au niveau européen) et une vision économique et sociale de type néo-keynésienne (sur le plan national) ; soit des rapports assez évidents avec ce qui caractérise Syriza en Grèce. Cela dit, il est certain que pour que les lignes bougent en Europe, grâce à ces deux gauches de la gauche – Syriza et Podemos –, il faudrait d’abord que ce dernier gagne les élections et qu’ensuite des débuts très nets de réussites apparaissent, particulièrement au niveau social, grâce à une évolution de la politique européenne (et, ceci, tant en Espagne, qu’en Grèce – effet évaluateur alors possible).

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