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La propriété : violence ou droit de l’homme ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 23 mars 2013. dans Auteurs, Actualité, Littérature

La propriété : violence ou droit de l’homme ?

En 1849, en Allemagne, parut une caricature du grand romaniste Theodor Mommsen, professeur de droit romain à l’université de Leipzig, lui faisant dire : « dominium est furtum », reprise en version latine de la célèbre phrase de Proudhon, dans son ouvrage publié en 1840, « qu’est-ce que la propriété ? ». Réponse de Proudhon : « la propriété, c’est le vol ». La latinisation de la phrase et le choix de Mommsen comme porte-parole imaginaire de Proudhon ne sont pas innocents : les étudiants de Leipzig, en effet, dans le climat postrévolutionnaire de l’après 1848, se souvenaient qu’en droit romain, la propriété, ce n’est pas tant le vol que la violence…

Rien que le mot – dominium – donne le la. La propriété est une domination, celle du dominus, le seigneur et maître qui règne en autocrate sur son domaine, la domus, la maisonnée et tout ce qui s’y affère.

Cette domination est un pouvoir, potestas, qu’on appelle aussi manus, la main. Une main à la fois protectrice et asservissante : le dominus, le propriétaire, a la haute main sur tout ce qui se trouve chez lui, personnes et biens. Acquérir un bien immeuble ou un esclave, c’est littéralement le prendre en main par un acte solennel, la mancipatio, où l’acquéreur met physiquement la main sur son acquisition. Originellement, la revendication d’un bien, en cas de contestation par un tiers, débouchait sur un combat dont le juge était l’arbitre. Rien que les éléments constitutifs du dominium dénotent la violence : l’usus, l’usage de la chose (ou de l’esclave), le fructus, la jouissance des fruits de la chose et surtout l’abusus. Oui, la propriété est par essence « abusive » dans la mesure où le propriétaire peut le plus légalement du monde « abuser » d’elle, c’est-à-dire la vendre ou la détruire. Le dominus, paterfamilias tout puissant, a, en effet, le droit de vie et de mort sur ses esclaves et même ses enfants, ius vitae necisque ; il a aussi le droit de tuer sa femme ou plutôt de l’occire, ius occidiendi, en cas d’adultère.

Dollar et du cochon

Ecrit par Fabrice Del Dingo le 23 mars 2013. dans La une, Actualité, Littérature

Dollar et du cochon

Le voilà donc le livre dont tout le monde parle sans l’avoir lu. Mme Iacub, pour payer ses impôts, a décidé de raconter son amourette avec un porc.

Un porc qu’elle ne nomme jamais mais qu’on reconnaît sans peine : un homme riche puissant, inculte, gros et laid et qui ne jouit que quand il met sa langue tout au fond de l’oreille de Mme Iacub : il a une langue à la Rocco Siffredi. Ou quand il la démaquille en gobant son mascara. La gastronomie à la portée des caniches.

Un cochon qu’elle distingue de l’homme qu’il y a en lui, à moins que ce ne soit le contraire : l’homme est nul mais le cochon est sublime. Elle méprise l’homme mais aime le cochon.

Le but, aujourd’hui, n’est plus d’enrichir la littérature mais de faire ce qu’on qualifie de ce mot ridicule de « buzz ». Dès lors que l’écriture n’a plus pour objectif la recherche du beau mais la recherche du bruit, qu’elle n’a plus pour but la quête du Graal mais la quête du gras, on peut craindre le pire dans ce qui n’est plus qu’une course au pognon.

Le livre de Mme Iacub n’a aucun intérêt en soi et si le personnage principal mâle n’était pas ce protagoniste adipeux qu’elle décrit et qu’elle ne nomme jamais, personne ne l’aurait acheté. Elle a d’ailleurs si peu confiance en son talent descriptif qu’elle a dû craindre qu’on ne le reconnaisse pas et qu’elle a laissé un hebdomadaire révéler son nom.

La neige…

Ecrit par Luc Sénécal le 15 mars 2013. dans La une, Actualité, Société

La neige…

La neige est dans le paysage une petite féerie. Mais sur les routes, cela peut vite tourner au cauchemar.

Les montagnards sont toujours sidérés de voir que « pour quelques flocons », comme ils disent, en plaine, la circulation se retrouve facilement bloquée.

Mais ce ne sont pas quelques flocons qui tombent actuellement sur le nord de la France. C’est une véritable tempête de neige pour laquelle ni les usagers ni les autorités sont bien préparés. Cette fois-ci d’ailleurs, on ne pourra prétendre de ne pas avoir été prévenu. Seulement prendre en compte les difficultés et les contraintes qui ne sont pas habituelles n’est pas dans les usages. Aller voir dans l’est du pays, dans le Jura, les Vosges, la Savoie, ou même plus au sud dans les Alpes ou les Pyrénées, comment ils se préparent à affronter les rigueurs de l’hiver, ne vient pas à l’idée en amont. Prendre les précautions en terme de structures et d’infrastructures est certes pensé et préparé avant l’hiver mais pas au niveau de ce que les éléments naturels peuvent faire quand ils se déchaînent. Alors c’est la surprise. Ce sont des centaines de gens qui sont bloqués. Certains dans des conditions très précaires. Ce sont les solutions d’urgence qui sont appliquées au mieux et encore quand c’est possible.

Les usagers eux-mêmes, que ce soient les automobilistes qui veulent à tout prix rentrer chez eux ou qui n’ont pas tenu compte des avertissements et ont cru qu’ils pourraient passer au travers, que ce soient les chauffeurs routiers ou les professionnels de la route, contraints eux de prendre la route en raison de leur emploi, tout ce beau monde n’a pas l’expérience ni même l’habitude d’affronter des conditions climatiques de ce genre (un bémol toutefois pour les routiers s’ils parcourent des itinéraires qui sortent de leur département et voyagent sur de longues distances). On pourrait conseiller de préparer ces usagers au travers de stages pour leur faire connaître la façon d’aborder ces fameuses conditions climatiques.

Reflets de la semaine (147)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 15 mars 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (147)

Le « Comandante » sera finalement embaumé, comme le furent, excusez du peu, Lénine et Mao. Egyptiens et Incas, entre autres, étaient passés maîtres dans l’art de la momification, réservée, rappelons-le, aux monarques et aux hauts dignitaires du royaume… Hugo Chavez endossera donc l’habit du « nouvel immortel » et fera ainsi perdurer le culte de la personnalité, pour bons et loyaux services rendus à ses concitoyens, surtout les plus démunis. Mais, lorsqu’on y regarde de plus près, le bilan du président, après un peu plus de 14 années de règne, est somme toute assez mitigé, et la violence et la corruption, toujours souveraines. Vu d’Europe, ce fossé entre la réalité et l’érection de la « Statue du Commandeur » ferait plutôt penser à une superproduction où les coups d’Etat – et d’éclat – se succéderaient à la vitesse grand V… Comme Venezuela !

 

Les Femen, « révolutionnaires professionnelles », comme elles le prétendent, se servent de leur plastique, souvent avantageuse, pour lutter contre le patriarcat, symbolisé, notamment, par les régimes dictatoriaux, la prostitution et l’ingérence de l’Eglise dans la vie des femmes. Récemment, on s’en souvient, elles ont envahi Notre-Dame, provoquant un véritable séisme parmi les fidèles et le personnel politique. Parti d’Ukraine, le mouvement, loin de faire l’unanimité, même chez les féministes, a peu à peu gagné la France et s’est étendu à d’autres pays… Trop « voyantes », trop « crazy », les Femen, certes, attirent le regard, à grand renfort de « calicorps », mais le côté « spectacle » de leurs interventions nuit à leur crédibilité. Et ce n’est pas en accumulant les « coups médiatiques », parfois obscènes, que la cause qu’elles défendent, à savoir l’égalité femmes-hommes, trouvera un écho favorable. Comme il avait raison, Talleyrand, lorsqu’il disait que « Tout ce qui est excessif est insignifiant » ! Comme chacun sait, la solution est avant tout politique et aura pour conséquence un changement sociétal qui s’inscrira dans la durée et le respect mutuel.

Les grandes vacances

Ecrit par Sabine Aussenac le 09 mars 2013. dans Souvenirs, La une, Actualité

Les grandes vacances

C’est d’abord cette perspective d’infini. Ce goût de la liberté. Cette antichambre du paradis.

Souvenez-vous. Nous vidions les encriers pleins d’encre violette, recevions nos prix, promettions de nous écrire une carte.

Et puis nous rentrions, nos semelles de vents pleines de rêves, en sandalettes et robes d’été, pour affronter ces deux mois de liberté.

Les grandes vacances. Cette particularité française, aussi indispensable à la vie de la nation que la baguette ou le droit de grève. Les grandes vacances, celles qui d’un coup d’un seul amènent les Ch’tis jusqu’à Narbonne et font monter la Corrèze à Paris. Ces deux mois-là nous permettaient de vivre notre enfance. Jamais, jamais je n’oublierai la douceur de ces étés interminables. Chez moi, fille d’enseignant, ils avaient mille couleurs.

Le petit jardinet d’Albi et ses pommiers abritait la balançoire, le sureau et nos jeux innocents. L’impitoyable soleil estival jaunissait la pelouse et faisait mûrir les pommes, tandis que papa nous amenait à la piscine municipale.

Mais surtout, nous allions aux « Rochers ». Notre maison de campagne, celle que mes parents avaient achetée pour une bouchée de pain dans les années soixante, et où passaient les cousins et amis, au gré de longues soirées emplies de grillons et de fêtes. Il me faudrait mille ans pour raconter les orties et les mûres, les bâtons frappant l’herbe sèche des sentiers et le clapotis du ruisseau.

Déçu ? Moi non plus…

Ecrit par Martine L. Petauton le 09 mars 2013. dans La une, France, Actualité, Politique

Déçu ? Moi non plus…

Couperet aux allures de petite guillotine, l’info est balancée – vlan ! ce matin à la radio, attendant tel l’oiseau en posture d’envol, qu’un vent propice l’emmène partout : « deux tiers des Français sont déçus du début du septennat ». Jamais, en aussi peu de temps, un exécutif… mazette !

Le Monde vient d’afficher le sondage, il y a une pincée d’heures. Dans ce pot, comme toujours en la matière, plus de questions que de franches réponses : le sondage, méthode et pratique, les questions posées, la façon de les traiter ; dans le résultat publié, les mots employés, le quantitatif annoncé.

Les questions posées, par exemple, tournaient autour des problèmes socio-économiques quotidiens de nos compatriotes : pouvoir d’achat, emploi. Énorme morceau, mais qui n’est pas toute la bête ! Quid des réformes sociétales et des mentalités, quid, encore de la politique étrangère ? Pour être honnête, l’article et la caisse de résonance qui l’accompagnera devrait donc dire : 2/3 des français sont déçus de la politique gouvernementale, dans le domaine de…

Qui est qui, dans ce sondage ? Dans le panel, que beaucoup (pas tous ! tiens !) de gens ayant voté à droite, soient déçus ! allons, où est le scoop ! Notre « lot à observer », ce sont les autres, ceux qui avaient apporté au second tour leurs suffrages au candidat socialiste. Perte d’1 Ecolo sur 2 ; normal ! Pleurs d’1 extrême-gauche sur 2, re-normal, pas mal de Modem décrochent, évidemment… après, ça devient intéressant, car il faut relire le contrat, et voir, probablement, que tout le monde ne chausse pas les mêmes lunettes… un peu comme après l’accrochage, vous étiez « tout risque » ou « au tiers » ? Les « sympathisants socialistes » tiennent encore bien le coup ! Les « encartés », pour les avoir fréquentés de très près, pas autant, certainement ! plutôt les hommes ou les femmes, les vieux, les jeunes ? Le sondage n’en dit rien, lacune considérable dans le langage-sondagier, et c’est dommage. On se perd dans ces « déçus ». Précaires ? Au chaud du secteur protégé des bobos urbains, la ramenant, sauce Télérama ? En activité – menacée – ou pas encore ? en retraite ? T’es déçu ? Moi non plus ? Tu comprends rien, moi, aussi… Contagion, à prendre en compte, inévitable et redoutable de l’imagerie médiatique…

Reflets de la semaine (146)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 09 mars 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (146)

Lorsqu’on considère les élections italiennes, il y a largement de quoi perdre son latin. En effet, cafouillage et blocage sont devenus les deux mamelles d’un pays qui ne cesse de « louvoyer » depuis pas mal de temps. Tout cela vous a des airs de cirque, où les coalitions, de centre gauche, de droite, de centre droit, exécutent au mieux leur numéro, sous le regard amusé du nouveau « clown de service », Beppe Grillo, à la tête du « Mouvement 5 étoiles » ! Au final, à la Chambre, 0,36% des voix sépare les deux principales coalitions, celles des « 2 B », Bersani et Berlusconi, ce dernier, comme on peut le constater, n’ayant rien perdu de sa superbe, alors qu’au Sénat, la différence n’est que de 0,91%… Détail amusant : l’une des « petites listes », « Agir pour arrêter le déclin », de tendance libérale, n’a obtenu aucun siège ! Est-ce un signe ? En tout cas, ce qui vient de se produire en Italie, nous l’avons souvent vécu nous-mêmes, au cours des IVe et Ve Républiques, notamment. Alors, serait-ce un effet pervers de la latinité ? Peut-être… Personnellement, j’y vois deux causes principales : d’un côté, les partis, déchirés entre idées partisanes et « guerres des chefs », de l’autre, un civisme « moribond », qui n’a pas fini d’occasionner les dégâts que l’on sait. Quant à l’Europe, elle semble de plus en plus affaiblie, avec, entre autres, les relations franco-allemandes qui chancellent chaque jour un peu plus, et une Italie apparaissant de moins en moins « droite dans ses bottes » !

La vie après la vie

Ecrit par Luce Caggini le 09 mars 2013. dans La une, Ecrits, Actualité

La vie après la vie

A ma connaissance un esprit ne peut se dissoudre comme un morceau de menu charolais dans la parfaite armada de comptables médiatiques manipulateurs hauts musiciens de comptes bancaires entre la Roumanie et la France.

A ma connaissance mon amie Mona Lisa eut une humaine existence de jeune amie de Leonardo.

A ma connaissance mon ami Dante, le grand poète, fut aussi le partenaire de sa géniale muse Béatrice dont personne n’a jamais vu le doux amant dans son lit d’amour.

Donc :

1. je me dis que la vie après la vie c’est pas de la charolaise mais de la mie de peine unie à du rêve mais pétrie de trois petits grains de bœuf ;

2. que la viande de cheval est plus ammoniaquée que la viande de bœuf donc mieux adaptée à être consommée un an plus tard que prévue ;

3. que mon amitié pour les chevaux est encore un aspect uniquement amène pour les boulettes de viande inaptes à être servies à table à mes amis nomades du continent saharien, la terre des hommes de mérite.

Mais si je ne suis pas seulement un morceau de viande avec mes os, mes nerfs et mes génomes d’italienne malaxée d’arabité, je devrais en fin de course être étiquetée dans le meilleur des cas en marinade virant à la sauce arabe sans me demander :

Liberté, égalité, fraternité

Ecrit par Luc Sénécal le 09 mars 2013. dans La une, Actualité, Société

Liberté, égalité, fraternité

Ces mots ont une signification. Déjà, historiquement, pour les établir comme des valeurs fondamentales de la république française, beaucoup de sang a été versé. Ensuite, c’est sur le fondement du choix précis de ces mots que le ciment qu’est l’union des populations très diversifiées de France a pu prendre et prospérer. Aujourd’hui, au début de ce vingt-et-unième siècle, ces mots ont-ils le même sens ?

Nous nous attacherons à les évoquer uniquement sur le plan de la sécurité routière. Ce, comme un exemple de l’évolution de notre société et de ce qui la constitue.

Ces trois mots tout d’abord induisent la confiance. Celle qui est censée réunir tous les individus qui la composent, tant en tant que citoyens responsables qu’électeurs participant à la vie de la nation. Ce qui permet de dire que « l’état, c’est nous ». Celle qui est une réalité quand elle se compose d’une diversité remarquable, tant concernant les corporations professionnelles, artistiques ou culturelles, que les us et coutumes régionaux. Celle qui est ressentie en fait par chacun et chacune d’entre nous envers son propre pays, la France.

Or, où se trouve-t-elle cette confiance ? Comment considère-t-on le sens de la responsabilité de chaque citoyen ? Comment laisse-t-on un espace de liberté et d’initiative pour chaque acteur de la vie en communauté ?

Est-ce donc là la preuve de la valeur de ces mots, lorsqu’un système de surveillance vidéo et des appareillages de plus en plus sophistiqués s’étalent de plus en plus sur tout le territoire, que ce soit sur autoroute, sur route ou en ville ? Jusqu’à être installés dans la plus complète discrétion sur des véhicules banalisés ? Un moyen de contrôle sans que vous le sachiez, aujourd’hui pour des dépassements importants de vitesse, et demain… ? Le piège pernicieux de l’installation qui, une fois devenue une habitude, permettra d’autres objectifs par la suite. Et cela va jusqu’à pouvoir installer dans votre propre véhicule, actuellement volontairement, le moyen de vous surveiller et de dénoncer le moindre de vos gestes ou de votre comportement ?

Mali, la fourmilière du Munichois…

Ecrit par Martine L. Petauton le 02 mars 2013. dans Monde, La une, France, Actualité, Politique

Mali, la fourmilière du Munichois…

Il attend ; prudent, dit-il, le Munichois de Septembre 38, au pied de l’avion d’où descendait Daladier, revenu de l’« accord », où, avec le british au parapluie, ils avaient accepté l’inacceptable, l’infamant ; la mort de la Tchécoslovaquie, pauvre contrepartie au sursis d’une guerre – pire encore, repoussée à plus tard ! On sait depuis, que si l’Europe, alors, avait montré la volonté d’arrêter le Nazisme, la suite aurait été différente… Depuis, le Munichois n’a cessé d’avoir l’œil bien ouvert et de donner de la voix, sous couvert de « sa » prudence, au relent vague de pourriture, au goût sucré de mort.

Il y a eu « la » décision de l’intervention au Mali, mi-Janvier. Il n’a trop rien dit ! craintif, les mains sur les oreilles, en attendant que ça pète ! murmurant, en Érinye habillée en tous les jours : « z’allez voir ! Il y aura partout des attentats ! Et, nos otages ! Y-z-y-ont pas pensé, là-haut !! »…

Fringant en 2013 – toujours paré de ses plumes de mauvaise augure –, il postulait une fois de plus, pour le rôle, avec en ligne de mire un gouvernement socialiste « prêt pour toutes les conneries, loin là-bas, au soleil du Mali ». C’est que… faut penser à ! et à… attention ! Je vous le dis, moi, monsieur !

Mais, non ! c’est passé, plutôt bien, haut la main, avec – ciel ! – l’aval de l’opinion et d’une opposition élégante et citoyenne. Tous les experts s’entendaient pour saluer ce moment important, fondamental pour le pays, là-bas, le pays, ici, et le monde, puisque aussi bien, ma foi, il s’agissait – broutille ! – de résister le front haut à l’avancée d’une peste verte. Sus aux frontières des démocraties menacées ; parfum de l’avant-guerre. Pas moins !

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