Actualité

La vie après la vie

Ecrit par Luce Caggini le 09 mars 2013. dans La une, Ecrits, Actualité

La vie après la vie

A ma connaissance un esprit ne peut se dissoudre comme un morceau de menu charolais dans la parfaite armada de comptables médiatiques manipulateurs hauts musiciens de comptes bancaires entre la Roumanie et la France.

A ma connaissance mon amie Mona Lisa eut une humaine existence de jeune amie de Leonardo.

A ma connaissance mon ami Dante, le grand poète, fut aussi le partenaire de sa géniale muse Béatrice dont personne n’a jamais vu le doux amant dans son lit d’amour.

Donc :

1. je me dis que la vie après la vie c’est pas de la charolaise mais de la mie de peine unie à du rêve mais pétrie de trois petits grains de bœuf ;

2. que la viande de cheval est plus ammoniaquée que la viande de bœuf donc mieux adaptée à être consommée un an plus tard que prévue ;

3. que mon amitié pour les chevaux est encore un aspect uniquement amène pour les boulettes de viande inaptes à être servies à table à mes amis nomades du continent saharien, la terre des hommes de mérite.

Mais si je ne suis pas seulement un morceau de viande avec mes os, mes nerfs et mes génomes d’italienne malaxée d’arabité, je devrais en fin de course être étiquetée dans le meilleur des cas en marinade virant à la sauce arabe sans me demander :

Liberté, égalité, fraternité

Ecrit par Luc Sénécal le 09 mars 2013. dans La une, Actualité, Société

Liberté, égalité, fraternité

Ces mots ont une signification. Déjà, historiquement, pour les établir comme des valeurs fondamentales de la république française, beaucoup de sang a été versé. Ensuite, c’est sur le fondement du choix précis de ces mots que le ciment qu’est l’union des populations très diversifiées de France a pu prendre et prospérer. Aujourd’hui, au début de ce vingt-et-unième siècle, ces mots ont-ils le même sens ?

Nous nous attacherons à les évoquer uniquement sur le plan de la sécurité routière. Ce, comme un exemple de l’évolution de notre société et de ce qui la constitue.

Ces trois mots tout d’abord induisent la confiance. Celle qui est censée réunir tous les individus qui la composent, tant en tant que citoyens responsables qu’électeurs participant à la vie de la nation. Ce qui permet de dire que « l’état, c’est nous ». Celle qui est une réalité quand elle se compose d’une diversité remarquable, tant concernant les corporations professionnelles, artistiques ou culturelles, que les us et coutumes régionaux. Celle qui est ressentie en fait par chacun et chacune d’entre nous envers son propre pays, la France.

Or, où se trouve-t-elle cette confiance ? Comment considère-t-on le sens de la responsabilité de chaque citoyen ? Comment laisse-t-on un espace de liberté et d’initiative pour chaque acteur de la vie en communauté ?

Est-ce donc là la preuve de la valeur de ces mots, lorsqu’un système de surveillance vidéo et des appareillages de plus en plus sophistiqués s’étalent de plus en plus sur tout le territoire, que ce soit sur autoroute, sur route ou en ville ? Jusqu’à être installés dans la plus complète discrétion sur des véhicules banalisés ? Un moyen de contrôle sans que vous le sachiez, aujourd’hui pour des dépassements importants de vitesse, et demain… ? Le piège pernicieux de l’installation qui, une fois devenue une habitude, permettra d’autres objectifs par la suite. Et cela va jusqu’à pouvoir installer dans votre propre véhicule, actuellement volontairement, le moyen de vous surveiller et de dénoncer le moindre de vos gestes ou de votre comportement ?

Mali, la fourmilière du Munichois…

Ecrit par Martine L. Petauton le 02 mars 2013. dans Monde, La une, France, Actualité, Politique

Mali, la fourmilière du Munichois…

Il attend ; prudent, dit-il, le Munichois de Septembre 38, au pied de l’avion d’où descendait Daladier, revenu de l’« accord », où, avec le british au parapluie, ils avaient accepté l’inacceptable, l’infamant ; la mort de la Tchécoslovaquie, pauvre contrepartie au sursis d’une guerre – pire encore, repoussée à plus tard ! On sait depuis, que si l’Europe, alors, avait montré la volonté d’arrêter le Nazisme, la suite aurait été différente… Depuis, le Munichois n’a cessé d’avoir l’œil bien ouvert et de donner de la voix, sous couvert de « sa » prudence, au relent vague de pourriture, au goût sucré de mort.

Il y a eu « la » décision de l’intervention au Mali, mi-Janvier. Il n’a trop rien dit ! craintif, les mains sur les oreilles, en attendant que ça pète ! murmurant, en Érinye habillée en tous les jours : « z’allez voir ! Il y aura partout des attentats ! Et, nos otages ! Y-z-y-ont pas pensé, là-haut !! »…

Fringant en 2013 – toujours paré de ses plumes de mauvaise augure –, il postulait une fois de plus, pour le rôle, avec en ligne de mire un gouvernement socialiste « prêt pour toutes les conneries, loin là-bas, au soleil du Mali ». C’est que… faut penser à ! et à… attention ! Je vous le dis, moi, monsieur !

Mais, non ! c’est passé, plutôt bien, haut la main, avec – ciel ! – l’aval de l’opinion et d’une opposition élégante et citoyenne. Tous les experts s’entendaient pour saluer ce moment important, fondamental pour le pays, là-bas, le pays, ici, et le monde, puisque aussi bien, ma foi, il s’agissait – broutille ! – de résister le front haut à l’avancée d’une peste verte. Sus aux frontières des démocraties menacées ; parfum de l’avant-guerre. Pas moins !

La belle, le margrave et le monarque

Ecrit par Luce Caggini le 02 mars 2013. dans Auteurs, Actualité

La belle, le margrave et le monarque

Mon impression dès que j’ai appris la résignation de Benoît XVI fut une petite marque d’indifférence germanique. Benoît XVI est tout sauf un communicant à la mode hollandaise. Et la Curie est tout sauf un clan de saints en extase permanente dépourvus d’armes sacrées dans la brise de mer du ciel. Ce monument verbal discret mûri depuis le Saint Siège fut de courte durée.

Quel ne fut pas mon plaisir quand dans un latin de premier jus du plus charismatique effet je fus d’un seul coup d’un seul immergée dans ma classe de latin, quand les Femen tirèrent la gamine hors de sa version latine, et mirent le feu à ma tresse d’adolescente rêvant de devenir la plus sexy pionnière de sa génération de saintes nitouches des années soixante.

Dans la foulée on apprend que Benoît XVI est sur le point de manager sa nouvelle vie à l’écart du Vatican, en murmurant à l’oreille de Dieu méditations, adorations et à ma grande surprise une mystérieuse concertation avec le Pape du Ciel, c’est-à-dire Dieu soi-même.

Magnifier cette étonnante variante papale.

Rare admonestation de la fonction, leçon du chef de clan des simulateurs de la foi.

Reflets de la semaine (145)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 02 mars 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (145)

Gérard Depardieu, depuis qu’il a acquis la nationalité russe, se voudrait « l’ambassadeur d’une Russie nouvelle, trop souvent méconnue ». Dont acte. Lui qui voit en elle « une grande démocratie » va finalement s’installer 1, rue de la Démocratie, à Saransk, capitale de la Mordovie ! Auparavant, il aura, entre autres, visité la nouvelle salle du Bolchoï et assisté à l’inauguration d’un cinéma moscovite restauré, dont le nom, « Illusion », constitue à lui seul tout un programme. C’est vrai qu’on s’y perd un peu… En attendant, il apparaîtra sous les traits de Raspoutine, le « moine fou », et projette d’incarner Pougatchev, le leader cosaque, d’après La Fille du capitaine, de Pouchkine, et de jouer dans une adaptation d’une œuvre de Dostoïevski, l’auteur de L’Idiot, et d’un récit intitulé Le Rêve d’un homme ridicule, publié dans son Journal d’un écrivain… « Gégé le terrible », qui veut apprendre le russe pour se sentir encore plus proche de son public, s’installe peu à peu dans son nouveau rôle, peut-être le moins convaincant de sa longue carrière !

 

Reflets de la semaine (144)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 23 février 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (144)

« L’Etoile mystérieuse » a chu « au pays des Soviets »… Et parmi les journalistes présents en Oural, un certain Tintin, dont les albums susmentionnés ont chacun une particularité : le premier, qui date de 1942, a été publié directement en couleur, alors que le second, paru en 1930, est toujours resté en noir et blanc ! Bien sûr, tout le monde se souvient de « L’Etoile mystérieuse », qui frôla la Terre et dont une partie s’écrasa dans l’Océan Arctique…

En Russie, la météorite s’est contentée des abords d’un lac, laissant dans son sillage mille et un débris. Spectacle fascinant, à mi-chemin entre BD et science-fiction ! Le cinéma, lui aussi, n’a pas lésiné sur les « objets volants » en tout genre, avec, parmi tant d’autres, les sorties de Deep impact et Astéroïde en 1997… Détail frappant : lorsqu’on scrute la trajectoire de ce corps céleste, elle n’est pas sans rappeler la vision européenne de Charles de Gaulle, dont, rappelons-le, le seul rival international s’appelait Tintin ! Dans un discours célèbre, prononcé en novembre 1959, à Strasbourg, le Général déclarait : « Oui, c’est l’Europe, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Oural, c’est l’Europe, c’est toute l’Europe – il n’excluait pas le bloc soviétique – qui décidera du destin du monde ! ».

 

Reflets de la semaine (143)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 19 février 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (143)

Rideau sur « l’affaire DSK », sauce new yorkaise ! L’ex-patron du FMI aurait versé 1,5 million de dollars à Nafissatou Diallo « pour solde de tout compte » ! L’homme qui tire plus vite que son ombre, comme Lucky Luke – but is he really « a lucky man » ? – aura soigneusement évité la case « procès ». On ne saura donc jamais ce qu’il s’est réellement passé dans la suite 2806 de l’hôtel Sofitel, le 14 mai 2011… Traditionnellement, les 11, 12 et 13 mai, on célèbre les « Saints de glace », auxquels on associe souvent, le 14, Saint Boniface, à l’origine de deux dictons que je vous soumets illico : « Le bon Saint Boniface / Entre en brisant la glace », et « Au jour de la Saint Boniface / Toute boue s’efface »… Peut-être un début d’explication ?

Quant à la version belge, elle ne manque pas de sel non plus ! Revoici « Dodo la Saumure »,  officiellement mis en examen, et DSK, déjà mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée », et soupçonné d’avoir été le principal instigateur des parties fines du « Carlton »… Que du lourd, comme on peut le constater ! Il y a peu, celui qui apparaissait encore comme le successeur « normal » de Nicolas Sarkozy, était confronté à une escort-girl, prénommée Jade. Et dire que, pendant des milliers d’années, le jade a symbolisé l’amour et la vertu ! Il arrive même qu’en Orient, il soit assimilé à de la semence de dragon… A chacun d’en tirer les conclusions qu’il veut !

Billet fou: Vie et mort d’un fœtus qui s’est pris pour un monarque sans parti pris de naître homme ou femme

Ecrit par Luce Caggini le 19 février 2013. dans La une, Actualité

Billet fou: Vie et mort d’un fœtus qui s’est pris pour un monarque sans parti pris de naître homme ou femme

Mon arme pour faire mourir un fœtus de marque humaine est due à la Montagne Magique de Thomas Mann dont le roman a donné au monde des moyens de réaliser de nouveaux sonnets à la gloire de mes jeunes amis des années quarante.

A mon grand étonnement, ce monde de montagnes inédites venu se fondre dans un siècle de magie technique, naguère endeuillé par les morts dans les ruelles de Berlin et Paris furent en fin de compte mal amalgamées par des media vulgaires et sans intérêt.

Dans ce magma d’artisteries, medias, voix des mages et des deux madones, l’une blanche et l’autre noire, je me dis que rien peut paraître moins indigeste que madame la charmante garde des Sceaux qui a été gaiement court-circuitée par une Bulle Unigenitus de sa propre armée de colporteurs.

Un mariage du mal et du mâle c’est une façon de mettre trois ânes dans un même jardin et de les arroser de leur propre musique.

France-Allemagne, 50 ans de mariage

Ecrit par Martine L. Petauton le 26 janvier 2013. dans Monde, La une, France, Actualité

Revue de l’IFRI, hiver 12/13, 20 €

France-Allemagne, 50 ans de mariage

Noces d’or pour le couple franco-allemand, et, comme il se doit, commémorations festives à Berlin, ces jours-ci. Perchés, décontractés sur de hauts tabourets – en larrons supposés – face à de jeunes étudiants bi-langue, tendance ARTE, président et chancelière échangeaient de doux propos n’engageant pas à grand-chose, comme dans les vieux couples de chez Brel.

On est évidemment, actuellement, bombardé de rappels sur ce Traité de l’Élysée, du 22 Janvier 1963, qui n’avait, pour beaucoup d’entre nous, pas le statut d’un 14 Juillet. C’est bien là que réside l’utilité d’une revue, comme celle de l’IFRI : donner le sens, marquer les chemins d’une réflexion plus en avant, dans le bousculement des images et le convenu des propos, sur un tel événement.

4 solides articles se partagent la tâche. Chaque fois – belle habitude dans la revue –, une problématique de premier plan, déclinée, architecturée de façon à accompagner le lecteur.

Reflets de la semaine (142)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 26 janvier 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (142)

La roue tourne pour Lance Armstrong… L’autre jour, il est passé aux aveux sur une chaîne américaine. Lui qui, si souvent, « en croquait » ou « salait la soupe », s’est, pendant de longues années, montré peu disert sur ses pratiques frauduleuses. Dans Mythologies, Roland Barthes écrivait : « Doper le coureur est aussi criminel, aussi sacrilège que de vouloir imiter Dieu ». J’ignore si le « Boss » avait l’intention de « voler à Dieu le privilège de l’étincelle » – Barthes, toujours –, mais à force de vouloir survoler les épreuves, il a perdu les pédales et fini par chuter lourdement. Déchu de ses sept « victoires » dans le Tour de France et radié à vie du cyclisme professionnel, il a également pris ses distances avec sa fondation, Livestrong » ! Au sein du peloton, il a longtemps imposé la loi du silence, grâce à une organisation bien huilée, fonctionnant « en roue libre »… Finalement, derrière ses confessions, se cache peut-être un message subliminal, qui dit la mise en danger d’un sport populaire, au sens noble, et l’agonie d’un « champion », âpre au gain et rattrapé par un sursaut de « bonne conscience », qui, une nouvelle fois, pourrait le rendre suspect par certains côtés !

 

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