Actualité

Putréfaction Algérienne

Ecrit par Ahmed Slama le 26 avril 2014. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Putréfaction Algérienne

C’est un sentiment étrange ; croiser une femme que l’on a aimée, avec qui l’on a vécu vingt ans, dont on a ressassé les souvenirs des années durant, on se remémore ses gestes, pas toujours tendres envers vous, son caractère lunatique… Jamais on n’a osé renouer les liens avec cette femme, trop douloureux, trop compliqué, on veut se reposer, et puis… Bam ! La claque ! La voilà, elle ! au coin de la rue, la voilà, elle ! qui vous salue !…

En gros, c’est ce sentiment qui me prend en ces jours d’élections algériennes, moi, l’exilé (volontaire et estudiantin) de l’autre côté de la Méditerranée. Je me sens merdeux de ne jamais avoir rappelé ! De ne jamais avoir demandé de nouvelles !

Torturé par la culpabilité, je me rue sur les journaux (en ligne et en papier) histoire de me renseigner sur sa vie, comment a-t-elle a évolué ! Ce qu’elle fait aujourd’hui… ça me laisse un goût amer dans la bouche, déception quand tu nous tiens ! Une déception mâtinée de mauvais souvenirs, l’ennui, la stagnation, l’air nauséabond. Je n’ai pas mal à mon Algérie, non ! J’ai mal aux Algériens ! Mes amis ; mes ennemis et ma famille. Tous ceux que j’ai abandonnés. Jamais je ne leur ai écrit. Trop honteux d’être ici ; eux, là-bas. Je jette un œil au réseau social à la barre bleue, un parasite, je me glisse entre leur vie et le compte rendu virtuel qu’ils en font, ainsi, je tente de saisir leur ressenti… Mes larmes roulent alors au rythme de la barre de défilement, rien, ou presque n’a changé, leurs publications coulent d’ennuis…

Ce sont devenus des enseignants, des chômeurs, des ingénieurs, des femmes au foyer… Je n’ai rien avoir là-dedans, mais j’en suis fier ! Pourtant leurs phrases, leurs mots ont, à mes yeux, toujours cette résonance métallique, celle de l’ennui, du désespoir, un ciel, bas, désespérément voilé de gris ! Un son que je connais, je l’ai pratiqué avec eux dans la cour du lycée, sur les bancs de la faculté ! Oui, rien n’a changé ! Les rêves de sexe, d’amour, d’alcool, d’oubli se succèdent…

J’ai fait mon bonhomme de chemin depuis l’Algérie, je ne les ai pas oubliés, pire, je les ai abandonnés, trop honteux, moi le fuyard, d’être ici ; eux là-bas !

Par l’union, il brisera toutes les attaques… Adieu à Dominique Baudis

Ecrit par Sabine Aussenac le 19 avril 2014. dans La une, France, Politique, Actualité

Par l’union, il brisera toutes les attaques… Adieu à Dominique Baudis

Quand j’ai lu les avis dans le Carnet du Monde, j’ai compris que je ne pourrais vous dire au-revoir. Car aujourd’hui, je suis dans votre Ville Rose, quand un hommage vous sera rendu aux Invalides, tandis que demain, lorsque votre ville vous pleurera, je serai, exceptionnellement, à Paris…

Ces quelques mots pour vous assurer, Dominique, de mon profond respect et de ma gratitude. La France perd un Juste, et Toulouse l’un de ses pères bienfaiteurs.

Savez-vous que nous avons été en opposition politique, lorsque, jeune étudiante, on m’avait demandé d’occuper la fin de la toute première liste verte, il y a mille ans, quand notre score a été si ridicule que nous, modestes militants de la première heure, avons été obligés de rembourser la campagne ? La petite étudiante rêveuse, qui ne connaissait de la politique que les cartes de vœux du RPR que son Conseiller Général de père l’obligeait à mettre sous enveloppe en famille, s’était émancipée, portant des Birkenstocks bien avant l’heure et achetant des graines de sésame au Marché du Capitole à la sortie de Fermat… Mon hypokhâgne ratée, pleine de lectures de Kerouac et de rêves américains, ressembla bien peu à votre brillant parcours étudiant, mais quelque part, déjà, nous avions les mêmes ambitions : changer la vie, ou peut-être même transformer le monde…

C’est que votre regard, toujours, a su voir au-delà de Garonne les méandres de l’Histoire. Vous aimiez les hommes, leur passé, leur avenir, vous aimiez aussi nous dire le monde. Vos activités de grand reporter ont, tout naturellement, convergé vers la fenêtre du petit écran lorsque, au gré des JT, vous donniez aux Français des nouvelles de notre terre. C’est qu’elle vous était précieuse, notre planète, et vous l’aimiez, de ces terres méditerranéennes que vous avez su magnifier lors de votre présence à l’Institut du Monde Arabe jusqu’à vos engagements européens… Oui, le Cèdre du Liban a été comme un emblème de tous vos chiasmes et métissages, car comme lui vous avez, toujours, défendu la paix et la conscience.

C’est Toulouse qui a, avant vos futurs engagements,  profité la première de vos clairvoyances. Quelle différence entre la modeste bourgade presque ensommeillée que j’ai découverte en arrivant de ma campagne tarnaise et la métropole européenne qui rutile de mille feux, quand non seulement le soleil berce le clocher de St Sernin en rougeoyant sur la brique, mais fait miroiter les ailes de nos avions et fusées… Vous avez su, Dominique, participer à cette naissance, et faire de Toulouse l’Occitane une capitale européenne. Vous avez fait, pour notre ville, l’habile transition entre tradition et modernité, et la Croix du Capitole se souvient de la liesse des soirs d’élection… Les petits quartiers sont aujourd’hui toujours là, Toulouse reste un grand village, avec ses marchés de plein vent, ses tilleuls qui embaument autour de St Sernin et la faconde de ses habitants ; mais on y parle à présent aussi, au-delà des annonces en occitan dans le métro, la langue du futur.

La parité… Yes !!

Ecrit par La Rédaction le 12 avril 2014. dans La une, France, Politique, Actualité

La parité… Yes !!

Et 4 chroniques ou rubriques sur Reflets, en l’honneur de ces « femelles, diablesses, et autres femmes » ! cette semaine, dont on va dire qu’elle est celle de la parité ; c’est à dire de l’égalité. Un gouvernement, pile à l’heure avec un exact balancement homme/femme. Bravo ! Non pas tant sur le principe qu’il avait lui-même acté définitivement, dès 2012, mais sur le fait étrange et bienvenu qu’on ne les remarque plus, comme telles, les femmes du perron de l’Elysée !! On pourrait même croire parfois que le compte n’y est pas ! On s’en frotte les yeux – elles y sont – « nos » femmes ? s’interroge le plus machiste des citoyens du comptoir. Elles y sont, et dans chaque mairie itou, et le flot continue. C’est peut-être ça, la démocratie en marche ! Parmi elles, une ( icône paritaire ou «une fait causer » ? ) Ségolène. Elle l'incarne, cette parité, dans son parcours, son visage, et mériterait à elle seule, bien plus que ces deux ou trois mots. De la gamine un peu Cosette qui a gardé l'accent de l'Est travailleur et a gagné ses galons «  avec les dents », à celle qui n'a pas craint d'afficher sa réussite politique en couple, qui, en 2012,  marchait au pas des  parités de tous ordres et voulait nous affranchir toutes, jusqu'aux larmes et aux chausse-trappe de ces dernières années... parité – semble-t-il,  rendue à celle à qui on la devait. Anecdote impayable pour finir ; à ce journaliste presque bêlant, qui lui demandait, il y a peu : « - mais, comment vous allez l'appeler, F Hollande, en conseil des ministres, Madame Royal ??, et elle de répondre, le regard assorti : - mais, Monsieur le Président... ». Parité de toutes les bêtises?

 

Amicale et citoyenne dédicace aux 3 de 36 :

Cecile Brunschvicg, sous-secrétaire d’Etat à l’Education Nationale

Suzanne Lacore, sous-secrétaire d’Etat à la Santé Publique

Irène Joliot-Curie, sous-secrétaire d’Etat à la Recherche Scientifique

Valls, le choix du peuple ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 05 avril 2014. dans La une, France, Politique, Actualité

Valls, le choix du peuple ?

La déroute a eu un parfum de Waterloo. C’est vrai que le bicentenaire n’est pas loin ! Pas même un Victor Hugo pour pleurer « dans ton cirque de bois de coteaux de vallons / la pâle mort mêlait les sombres bataillons ». Juste un Pujadas presque hilare ! Sinistre machine à laver d’une démocratie mal en point ; la carte a viré du rose au bleu, avec de loin en loin de vilaines taches bleu-marine… la France devient importable et difficilement gouvernable… derrière le bruit des urnes, le fracas du peuple dans la rue ? Difficile d’évacuer l’idée et de ne pas entendre.

Entre une abstention brouillonne mais probablement très signifiante, et ce vote de colère incarnée dans l’exécutif Hollande/Ayrault, même combat, même défaite ; que devait faire ce capitaine – du Titanic – se plaisent à rire les bonnes gens à l’abri du besoin ? Continuer encore quelques miles (jusqu’aux Européennes) avec le vieil ami de toujours, dont l’intégrité, la bonne volonté et le gris-sérieux – ça, surtout ; ça, hélas – ne sont pas à remettre en cause. Ce n’est en rien un scoop, je crois savoir que le président le souhaitait. On a – voyez-vous – un président qui ne traite pas les hommes comme de vieilles chaussettes usées. Patte, par ailleurs, toujours prudente du chat qu’il est, avançant sur le chemin en mesurant les obstacles au risque de se voir reprocher à l’envi d’être un tortueux, un hésitant.

Car, chez nous – vieux pays latin, scie de chaque ligne de journal – qui n’agit pas en tapant sur la table, en tempêtant à la tonitruante, est un pauvre hère balbutiant figé au sol – autrement dit, un indécis, donc un Hollande (« un pauvre homme passait dans le givre et le vent » ; j’ai décidément le Hugo actif, ces temps-ci !)… on me dira, et j’en suis bien d’accord, que réfléchir n’empêche pas d’expliquer « encore et encore » ! Mais, garder Ayrault en charge d’un gouvernement fortement resserré, n’était-ce pas rester dans le terne et le flou, bien peu à la mode ; le délavé, le sans couleur. Cela aurait également conforté l’image – représentation installée – d’un président tergiversant. Un entre chien et loup crépusculaire. Cependant, cela aurait marqué une volonté, un cap, un ferme dire : « j’ai entendu, mais pas tout de suite » du parent qui garde la main. C’était aussi valider l’institutionnel et le politique pur – tant honni de nos jours ; souligner la prévalence des « grandes » élections, législatives et présidentielles, sur les municipales (on dit ça et là que jamais, sous la Vème, on n’a fait autant de barouf autour d’élections locales). Pour autant, dans ces cris de dimanche, ces grondements, cette tempête, pouvait-il ?

Opter pour Valls, c’est redonner les cartes au peuple souverain. Un homme béni de hauts sondages, rassemblant républicains de droite et de gauche, dans l’image d’une gouvernance active et volontaire, qui « en a » pour faire face au vilain grain. Cela sonne, certes, un peu comme un Bonaparte auréolé de la gloire d’Italie face aux Assemblées, même si je ne dis pas ici que Brumaire toque à la porte ! Mais, il y a chez – non, pas Valls, mais l’idée qu’on s’en fait - les couleurs flamboyantes, le bruit des bottes, les drapeaux ! Le dur, là, où on subodorait du mou ; allez ! le mâle face à… Valls, c’est la TV-couleur à la place du noir-et-blanc. Or,  c’est en couleurs et avec effets spéciaux, que les gens veulent regarder l’Histoire passer. Probablement.

Les raisons d’une défaite

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 05 avril 2014. dans La une, France, Politique, Actualité

Les raisons d’une défaite

Les résultats des municipales qui viennent d’avoir lieu en France ont infligé incontestablement une grande défaite au PS. Comme tous les observateurs de la vie politique de notre pays l’ont signalé, il s’est agi avant tout d’un record historique pour l’abstention. Celle-ci a été différentielle, c’est-à-dire qu’elle toucha essentiellement une partie de l’électorat traditionnellement acquis à la gauche. D’où la victoire de l’UMP (la « vague bleue » annoncée a bien eu lieu) et la percée (d’ailleurs assez relative) du FN. Je vais tenter ici, par une courte synthèse, d’analyser les causes de cette défaite de la gauche de gouvernement.

Il y a d’abord la crise que nous traversons, et qui n’est pas qu’économique. Celle-ci a joué en effet un grand rôle dans le vote sanction subi par l’exécutif français. En ce qui concerne l’économie, alors que le Président de la République François Hollande espérait une croissance de l’ordre de 1,5% l’an (ce que les « experts » avaient annoncé comme probable), pour 2013, nous avons tourné aux alentours de 0,2% ; loin du compte, donc, pour obtenir un début de baisse du chômage (avec accompagnement, grâce aux mesures prises : contrats de génération, emplois aidés, etc.). Il y eut aussi le poids de la montée des autres aspects de la « crise de civilisation » (Edgar Morin) que traverse notre vieux système démocratique : une crise à la fois politique, morale, et culturelle, avec la désunion des gauches, une meilleure connaissance des Français en ce qui concerne la corruption (ce qui est en soi, d’une manière paradoxale, un progrès de la démocratie… !), et le développement de l’indifférence citoyenne. Celle-ci s’ajoutant à la colère des catégories populaires du peuple de gauche.

Il y a ensuite tout ce qui n’a pas été compris, ou accepté, ou mal perçu, dans l’action gouvernementale. Avant tout, l’évolution « sociale-libérale » de la politique économique de l’exécutif (politique de « l’offre », traditionnellement classée à droite, vue comme des « cadeaux » faits aux chefs d’entreprise, en remplacement de celle de la « demande », de type keynésien). Ajoutons le déficit de communication et les couacs gouvernementaux, générant un sentiment d’absence – au moins relative – « d’autorité ». Ce qui pose le problème de la personne même de François Hollande : « Y-a-t-il un pilote dans l’avion ? », se sont dit un certain nombre de français… ! D’où la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre, le 31 mars.

Une autre politique

Ecrit par Jean-François Vincent le 05 avril 2014. dans La une, France, Politique, Actualité

Une autre politique

Le désastre annoncé s’est produit. On compare souvent la défaite actuelle du PS à celle – historique ! – de la droite aux municipales de 1977. Mais comparaison n’est pas raison. En 1977, la gauche, encore unie sous l’égide du Programme Commun (la rupture n’interviendra qu’en 1978), était une force montante, dans le sillage de la quasi-victoire de 1974, où Mitterrand avait atteint les 49%.

Aujourd’hui c’est un parti exsangue, au leader discrédité (Copé), sans idées ni présidentiable décent, qui s’offre le luxe d’une « vague bleue », alors que l’opinion ne le plébiscite nullement… Cette victoire par défaut d’une UMP au petit bras souligne encore l’abîme dans lequel s’est jeté le Parti Socialiste.

La clef du scrutin de dimanche dernier est économique et non politique. Surfer sur la déferlante nationalo-identitaire, comme le fit Valls, n’a en rien limité les dégâts : le Front National triomphe dans une France devenue, en profondeur, raciste et xénophobe. Ce n’est pas sur ce terrain que l’ennemi a investi et pour longtemps qu’il faut se battre, mais sur un autre, celui de l’économie.

Au-delà des revendications « lepénoïdes », que veut l’électorat ? De l’emploi et du pouvoir d’achat. Empêtré dans le TSGC, le traité de stabilité budgétaire européen, le gouvernement se résout à faire encore et encore de nouvelles économies (50 milliards, dit-on) afin de satisfaire à la règle d’or (déficit public ne dépassant pas 3% du PIB). D’où une politique monétaro-déflationniste qui étrangle la consommation des ménages sans même faire diminuer le chômage, qui s’accroît. Certes, la France n’est pas les États-Unis, qui peuvent, même en état de banqueroute, s’offrir le luxe de narguer ses débiteurs. Il faut trouver à emprunter ou « créer » de la monnaie. Mais, pour être politiquement acceptable, les réformes structurelles (assurance maladie, vieillesse, etc…) doivent s’accompagner d’un véritable mieux vivre, au risque de creuser la dette.

Il convient donc de dénoncer le TSGC, d’accepter un déficit supérieur aux 3% règlementaires, de satisfaire aux besoins d’une population, corsetée depuis si longtemps par la vulgate de la pensée économique dominante. Crise européenne ? Sortie de l’euro ? C’est ce que clament, menaçants, les tenants de l’orthodoxie. En fait, aucun pays, pas même l’Allemagne, n’a intérêt à expulser la France. Ce genre de menace se réduit à une simple intimidation. L’objectif d’assainissement des finances de l’état doit demeurer ; mais il faut l’accompagner de mesures destinées à soulager la souffrance sociale. La priorité politique, elle est là.

Sa parole, à elle... et la meute.

Ecrit par Martine L. Petauton le 15 mars 2014. dans La une, France, Politique, Actualité

Sa parole, à elle... et la meute.

Droite, au Grand Journal de Canal, et tout en rose, le regard – mieux que fier, propre à nous donner de la fierté à tous ; Taubira - La justice en colère...

On sait le contenu du feuilleton qui a vibrionné, presque carillonné, d'un bout à l'autre de la semaine. Petit potin médiatique à l'aulne de ce qui finira – si l'on n'y prend garde, par remplacer la vie politique. Chiendent de chaque jour, en voie d'étouffer les salades...

 Des écoutes téléphoniques – conversations entre notre ancien président et son avocat. Sujets – excusez du peu - les  grandes affaires qui - casseroles tintinnabulantes - suivent – normal, un certain  Sarkozy, redevenu  citoyen, et donc,  justiciable, comme vous et moi. Car ce n'était pas de rendez-vous-golf, dont il s'agissait, et la procédure est légale. Élégante, non, mais  la loi se doit-elle d'être élégante... Agréable, pour les avocats, bien sûr que non ! Mais, les textes sont indiscutables. Pas de gangsters en vue, la loi ! « dura lex, sed lex ». Et, d'émission d'experts en JT, a couru toute la semaine, la classique bataille/rengaine des avocats opposés aux juges. Que dit la loi sur ces écoutes ? Qui a permis quoi ?  Qu'est-ce qu'on apprend de ces «  amoureuses conversations » ? Premier round. Pan sur le coin du bec de la Droite et de son grand chef revenu. Second round : Qui savait qu'on écoutait ?  Depuis quand ? Et la Droite de penser voir la faille ( canyon du  Verdon, pour le moins !) : cette insupportable Gauche au pouvoir, savait et ne veut pas en convenir ! Autant dire, le couteau entre leurs pauvres incisives, ils couraient au massacre de Sarkozy-l'en-devenir-terrible-bouteur-de-socialisme-hors-les-murs-du-pays-exsangue.  Meurtre avec préméditation. Dutroux, en presque pire... Dans le rôle des méchants : le sursitaire Ayrault, à la voix encore puissante, le Saint-Just de Valls, tueur de Dieudonné, et de la libertééé d'expression, et... la passionnaria des bananes, la chouchoute de tout bon citoyen de Droite ; le diable  : Christiane Taubira.

 La meute a commencé mezzo-voce, par l'œil frisant l'orgasme, d'un Copé, minaudant que mensonge, la vilaine Gauche chantait à nouveau. Il en  pleurait presque ; derrière, silencieux comme un juré de peine de mort, le rideau sinistre mené par Eric Ciotti, qui, en matière de justice, en connait un bout.

Le sentiment d’humiliation des peuples

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 15 mars 2014. dans La une, Actualité, Histoire

Le sentiment d’humiliation des peuples

Dans cette chronique, et à partir de l’actualité ukrainienne, puisque indirectement cette question touche à un certain sentiment d’humiliation du peuple russe (après l’effondrement de l’URSS et de ses pays satellites, au début des années 1990), je vais tenter de prendre, dans l’Histoire contemporaine, quelques exemples de ce sentiment – réel ou ressenti – d’humiliation. Je me limiterai à trois exemples : celui des Allemands après la Première Guerre mondiale (qui joua un rôle important dans l’arrivée d’Hitler au pouvoir), puis des peuples de culture musulmane, au sud et à l’est de la Méditerranée, surtout arabes (au moins depuis le XIXe siècle), et enfin tout ce qui concerne le peuple russe, et qui se trouve actuellement au premier plan des préoccupations internationales – avec la crise ukrainienne.

Il semble plus qu’évident que le plus fort sentiment d’humiliation – entre ces trois exemples –, et qui eut des conséquences terribles, concerne le peuple allemand après la Première Guerre mondiale. En effet, nous savons le rôle que joua, aux yeux de celui-là, le fameux « Diktat » (« Dictature ») du Traité de Versailles, qui fut un traumatisme considérable ! Au lieu d’aider la jeune République allemande de Weimar (née en 1918-1919), la trop célèbre « Chambre bleu horizon » française imposa des conditions draconiennes, au niveau territorial, financier, et même moral, au peuple vaincu !

L’article 231 de ce traité ne stipulait-il pas que l’Allemagne avait l’entière « responsabilité » dans le déclenchement de ce qu’avait été la guerre… ?! Alors qu’il aurait fallu aider les républicains allemands à mettre en place d’une manière solide – et pour longtemps – leur nouveau régime, on les étrangla, par exemple lors de l’occupation de Ruhr (entre 1923 et 1925), contribuant ainsi à la phase d’hyperinflation que connut le pays, ce trauma qui pèse encore aujourd’hui (en partie) sur les conceptions économiques monétaires de l’Allemagne… ! Rappelez-vous de ces travailleurs allemands – et encore, les salariés n’étaient pas les plus touchés par ce phénomène – allant chercher, chaque jour, leur salaire, avec une brouette, étant donné le nombre de billets nécessaires ! Le mark n’avait plus aucune valeur… ! On comprend que, dans ces conditions, Hitler et son parti (le NSDAP, ou parti nazi) surent jouer de tout cela. De plus, la « Grande Dépression », commencée en 1929 aux États-Unis, remit un second coup sur la tête de cette pauvre République de Weimar, qu’il aurait fallu aider à ce moment-là, alors qu’elle entraîna le coup de grâce, avec l’arrivée au pouvoir des nazis en janvier 1933.

L'insupportable d'un Buisson...

Ecrit par Martine L. Petauton le 08 mars 2014. dans La une, France, Politique, Actualité

L'insupportable d'un Buisson...

L'insupportable, dans l'affaire Buisson qui tambourine à la porte d'une UMP-petite mine, en cette fin d'hiver, est-ce vraiment l'éclairage de ce sinistre personnage ? Pile mon contemporain, du reste, à quelques mois près – itinéraire intellectuel et politique à l'autre bout du mien. Buisson, le gars élevé dans l'amour de Maurras,  anticommuniste viscéral, qui refusa au lycée, de respecter une minute de silence en mémoire de victimes de l'OAS, sur laquelle plus tard, il écrivit son mémoire de maîtrise, sous la houlette d'un Raoul Girardet ( « le mouvement Algérie Française »), qui doit valoir son pesant.

 Personnage peu fréquent dans les amphis d'Histoire – ceux de son acabit, étaient plutôt en Droit -  qui, à peine arrivé en fac, fit le coup de poing contre le Mouvement du 22 Mars. J'en demeure songeuse ; un autre 68 !! Étonnant, ces trajectoires ;  jeune intello historien,  pro-OAS, Vichy au cœur ; « parachutiste!! » disait Maxime. Ca se peut donc ?  

L'insupportable, est-ce encore son itinéraire d'homme ? Très peu d'enseignement ( on imagine la perte pour les minots, notamment des quartiers difficiles, ou ceux du Nord où je commençais ma carrière !) ; du journalisme d'opinion, bien cassant, glauque, méchant à n'y pas croire ; de la haine en pages : «  Minute », qu'il dirigea un temps, avant  de bifurquer vers  des domaines plus calmes, comme «  Valeurs actuelles », et de devenir – pas toujours à visage découvert, un homme de média - TV, notamment. Mais,  de là, encore,  à diriger la chaîne Histoire !! comme une erreur noire reconduite par ricochets...

Incongrus ou parfaitement logiques après cette genèse, ses engagements politiques ?  Il aurait pu – dû, gagner les rangs, un peu trop, pour son goût, clairsemés, de l'extrême droite, remontant peu à peu les marches de la notoriété, dans les années 80/90. Mais l'homme – ça se sentirait presque en l'observant – les mimiques, la démarche, préfère être, un qui influence, plutôt qu'un qui marche avec.  Les arrière-scènes, les bars, resto, où on peut convaincre dans l'ombre, voilà son univers. Et, il s'y adonnera avec succès, d'un De Villiers, dont il conduira la campagne en 1995, autour de ces idées de souverainisme où il nage encore si bien aujourd'hui, jusqu'à N. Sarkosy qui l'approcha ( ou le contraire ?) dans ces années-là. Pot de soupe à tout mécontentement, un peu, où mijotait déjà le Populisme. Convaincre Sarkosy, s'en faire entendre, en exiger du respect, au tournant de sa campagne en gloire de 2007, n'était pas de la compétence du premier venu... est-ce ce projet, ce modèle, de syncrétisme des pensées de Droite – du FN au RPR, au PR ; ce goût des dénominateurs communs faciles à vendre, convoitables, qui a séduit Sarkosy ?   Peut-être. Cette magie du «  tous ensemble... », à droite aussi  ?

Femmes… quelques-unes des miennes…

Ecrit par Martine L. Petauton le 08 mars 2014. dans La une, Actualité, Société

Femmes… quelques-unes des miennes…

Non, ce n’est pas pour cette journée – des animaux, du miel-bio... des femmes. Journée des hommes, quand ? Je prépare ma gerbe ?

Horripilant « posé » sur le calendrier, comme pour s’en débarrasser, une fois l’an, pour repartir, armés – mieux peut-être – vers le mépris, l’utilisation, l’instrumentalisation, le rire gras, les coups bas, ou les coups tout court… On sait… Étrange son de commémoration, comme si le peuple des femmes était mort ! Non, ce n’est pas pour le 8 Mars, mais c’est quand même cette date qui s’affiche ce jour sur notre Reflets… Donc !

 Quelques-unes… les mêmes que toi ? Et, toi, qui dis : pourquoi a-t-elle oublié celle-ci ? Je n’oublie rien, je laisse venir… des prénoms en vrac, comme autant de pétales – rouges souvent – divaguant, surnageant, survivant, toujours.

Antoinette, particulièrement cette année… la constance de son combat presque institutionnel, vieillissant avec nous, mais d’abord, chez moi, Simone : un «Deuxième sexe  », dans ma bibliothèque, livre corné, souligné, presque abimé depuis ce 68, où il m’accompagna – viatique de chaque souffle… Simone, l’autre, et pour la contraception, et, surtout, pour la femme/conscience revenue d’Auschwitz… et j’en vois encore une autre, là-bas, celle d’Yves – yeux clairs de Casque d’or malgré la vie et les ravages.

Danielle, celle des camps, qui aurait pu entrer avec Germaine et Geneviève, au Panthéon dont je vous parlais la semaine dernière… l'autre Danielle, la militante,  celle de François, image vivante et claire des valeurs portées.

Quelque part, cette Olympe, qui voulut en ces temps de libération de l’homme, une Déclaration des Droits de la Femme, qu’on salue, pour le courage, mais en devinant que ce chemin de sexes séparés, comme espèces ennemies, ne mènerait pas loin…

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