Actualité

Mon pays des Lumières, aux portes de la nuit...

Ecrit par Sabine Aussenac le 09 novembre 2013. dans La une, France, Actualité, Politique, Société

Mon pays des Lumières, aux portes de la nuit...

Elle s’appelait Jehanne.

Une blonde, toute douce.

Je m’en souviens comme si c’était hier, c’était une de mes premières élèves, en ma première année de prof (non, nous n’avions pas d’IUFM, nous non plus. On m’avait dit « tiens, la clef du placard, le magnéto – à bandes, help !! –, les craies, et bon courage !!! »).

Très vite, le bruit a couru. La pauvrette, elle en rougissait. A son approche, les voix passaient en sourdine, on la regardait en chuchotant. On discutait de son cas en salle des profs…

– Il paraît que son père est CRS.

– Oui, je l’ai rencontré à la réunion, un beauf à la Cabu.

– La pauvre gamine, elle avait un prénom prédestiné…

Ses camarades la défendaient.

– C’est pas sa faute, Madame, si elle a pas fait son travail. Vous savez bien, c’est pas facile, pour elle.

Car devinez quoi ? Le père de Jehanne… votait Le Pen.

Je vous parle d’un temps où la vie était douce, où voter FN vous stigmatisait comme aux premiers jours du SIDA, où les moustachus du Front rejoignaient les moustachus à la Freddy Mercury dans un difficile outing ; d’un temps où l’on vous regardait avec horreur et compassion, partagé entre le chagrin et la pitié. Personne, non, personne n’aurait osé revendiquer en public son appartenance au parti de JMLP, hors réunions de famille avinées et/ou soirées entre anciens de l’OAS. L’information circulait sous le manteau, alimentée par la rumeur. Voter FN, c’était vraiment la fin du monde, c’était comme avouer qu’on était fils de collabo.

Alain Finkielkraut – Vous me la chantez ? Où est-il mon moulin de la Place Blanche ?

Ecrit par Luce Caggini le 02 novembre 2013. dans La une, Média/Web, Actualité, Société

Alain Finkielkraut – Vous me la chantez ? Où est-il mon moulin de la Place Blanche ?

Je n’aurais jamais été capable d’écrire cette analyse savante, habile et séduisante d’Eric Aeschimann dans le NouvelObs que j’ai lu attentivement, même deux fois tant est restreinte ma capacité à aborder le doigté d’un texte.

Hier soir, tard, après les insipides Drucker et Bruel, j’ai été suspendue aux lèvres d’Alain Finkielkraut, cet homme qui « ne veut blesser personne », au sourire charmeur sensible à l’humour :

« – Avez-vous mal vieilli, lui demande Laurent Ruquier qui pour une fois ne s’est pas trop mal débrouillé.

– Un vieux con, ça s’est entendu très fort !! »

Ce mec-là est séduisant quoi qu’on en dise.

D’autre part :

« – Si le monde n’avait pas de frontières, on ne pourrait fuir nulle part »…

Pour la nomade que je suis, c’est un langage qui n’a pas de sens, mais je suis à des années lumières du discours de Finkielkraut, même les frontières invisibles je les marginalise.

Puis il cite Montesquieu, Fustel de Coulanges, Péguy, Barrès, moi qui ai brillamment fini mes chères études à 16 ans, je suis épatée sachant que le khâgneux pourrait en citer mille autres et toujours aussi facilement, mais ce n’est pas un cuistre, lui !

Ses mains parlent, je suis émue de voir ce bel homme si nerveux : « je n’ai jamais cessé d’être le juif que je suis, je paye ma dette », c’est le « cri ». Douloureux ? Peut-être.

L’une chante, l’autre pas

Ecrit par Sabine Aussenac le 26 octobre 2013. dans La une, France, Actualité, Politique, Société

L’une chante, l’autre pas

OPINION

 

C’est curieux comme elles se ressemblent. Non seulement elles ont presque le même âge, mais on retrouve aussi quelques similitudes au niveau des traits du visage, de la teinte des cheveux, noirs de jais, de la taille…

Toutes les deux voulaient aller à l’école. Toutes les deux en ont été empêchées.

Mais ne vous méprenez pas, chers amis idolâtres, non, je ne vais pas, surtout pas vous servir un parallèle en forme de panégyrique autour de deux « icônes » actuelles.

Non, non et non : Leonarda n’est pas Malala ! Et j’aimerais infiniment que cesse rapidement cette idolâtrie autour d’une adolescente somme toute vraiment ordinaire…

Certes, elle et sa famille ont été raccompagnées hors de nos frontières, et, dans son cas précis, cela s’est maladroitement passé dans le cadre à présent « sanctuarisé » de l’école. Certes, cette adolescente était « intégrée », puisque scolarisée (vous aurez comme moi noté cependant le nombre de ses absences…), et l’argument phare que nous sert la soupe médiatique, autour des manifestations de ces lycéens affamés de révolte, serait son retour au bercail de l’Éducation Nationale.

Mais il convient quand même de raison garder : avant de faire de cette enfant notre nouvelle Marianne, avant de l’ériger en passionaria des cours d’école et d’en stigmatiser une république qui, soudain, semble presque Vichyssoise, il conviendrait de séparer le bon grain de l’ivraie et de revenir à la réalité.

Malala, j’en appelle à toi pour ouvrir les yeux de mes concitoyens sur la réalité d’un monde où, oui, souvent, les enfants, à 99% des filles, sont privés du droit fondamental à l’éducation. Ce combat, ton combat, Malala, ne devrait pas être souillé, vilipendé, manipulé par des thèses simplistes et des combats douteux.

Droit dans la nuit

Ecrit par Sabine Aussenac le 05 octobre 2013. dans La une, Actualité

OPINION

Droit dans la nuit

Aujourd’hui, le 30 septembre 2013, un meurtrier enchante les ondes de sa voix doucereuse, clamant « droit dans le soleil » sa vérité, sa liberté, sa soif de vivre.

Et j’entends au fil des ondes ceux qui se félicitent de ce retour en catimini de pacotille, puisque malgré un nouveau nom de groupe le chanteur explose et s’expose partout ; Anna Gavalda sur RTL, qui pense que ce retour « honore notre société », par exemple.

Madame Gavalda, non, je ne partage pas votre opinion. Elle est indécente, indigne, et manque totalement de compassion. Elle fait la part belle aux bourreaux, aux assassins d’enfants, aux maris violents, à tous ces bien-pensants qui toujours défendront le droit et la liberté aux dépens des victimes, de leurs proches, de leurs peines atroces.

Honorer Monsieur Cantat, c’est donner à nouveau le volant à celui qui, ivre, a fauché un groupe d’enfants qui riaient à la sortie de la classe.

Permettre à cet homme de chanter, mais surtout de vendre, de se vendre à nouveau, c’est permettre à un violeur de rôder à nouveau autour des forêts et des parkings.

Penser que laisser à l’art l’ultime liberté, même après un ou des crimes, fait partie des fondements du droit, cela revient à laisser se marier à nouveau un homme qui aurait battu à mort son épouse.

Car réfléchissez, Madame Gavalda : ce n’est pas simplement un homme ivre, drogué et malade qui a tué une femme, là-bas, si loin, à Vilnius. Non, c’est bien davantage. Aux confins de la Baltique, alors qu’il aurait dû couvrir d’ambre sa bien-aimée si talentueuse, c’est un chanteur, un artiste, qui depuis longtemps frôlait le borderline, expiant par son art les excès en tout genre, qui a assassiné une autre artiste, la merveilleuse comédienne Marie Trintignant.

C’était un double meurtre, car cet homme a tué une femme, une mère, mais aussi une artiste.

Peut-on parler de traumatismes des peuples ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 28 septembre 2013. dans La une, Actualité, Histoire

Peut-on parler de traumatismes des peuples ?

L’actualité relativement récente du Mali (avec l’intervention anti-terroriste franco-malienne) et de la Syrie (avec les longues tergiversations de la communauté internationale par rapport au régime sanguinaire d’Assad) mettent sur le devant de la scène une question cruciale : celle des comportements des dirigeants de certains pays, en Occident (tout particulièrement), en fonction des traumatismes collectifs subis par leurs peuples durant l’Histoire contemporaine (au sens de la longue durée). Je vais prendre quatre exemples de puissances (plus ou moins) importantes, en essayant de voir comment les expliquer, tout en tentant d’analyser la façon dont les opinions publiques ont réagi, dans ces pays, par rapport à certaines prises de position. D’abord, celui de la France, puis des autres nations européennes (et avant tout le cas allemand), ensuite de la Russie (qui n’est pas « occidentale » et seulement partiellement européenne), et enfin des Etats-Unis. J’ajoute que j’aurais pu en choisir d’autres, mais que cela ne pouvait qu’aboutir à sortir du cadre d’une seule chronique.

Le traumatisme principal des dirigeants français, malgré les guerres coloniales (Indochine et Algérie essentiellement), remonte aux années 1930 et à la Seconde guerre mondiale. C’est le « syndrome de Munich ». En septembre 1938 – comme on le sait –, la France et la Grande-Bretagne laissèrent Hitler (aidé par Mussolini) s’emparer progressivement de la Tchécoslovaquie, afin, pensaient leurs gouvernants, d’éviter la guerre. En réalité, l’année suivante, avec l’invasion de la Pologne par les nazis, les démocraties subirent à la fois le déshonneur… et la guerre… !!! Voilà pourquoi, notamment pour les questions malienne et syrienne – mais aussi en rapport avec la Lybie, sous la Présidence de Nicolas Sarkozy –, les responsables français, en l’occurrence François Hollande au premier chef, ont affiché une très grande fermeté par rapport à des régimes plus qu’autoritaires (Mali, Syrie). On remarquera au passage qu’alors que, pour la Lybie et le Mali, l’opinion publique française avait accepté cette politique ferme, ce n’est pas le cas aujourd’hui avec la question syrienne. Je ne puis pas ici en signaler les raisons, avant tout d’ordre économique et social.

Syrie or not Syrie…

Ecrit par Martine L. Petauton le 21 septembre 2013. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Syrie or not Syrie…

Une sorte de feuilleton, de jour en jour, puis d’heure en heure, pour finir de dépêche alarmiste en brève attentiste… Le champ médiatique – le nôtre, à RDT, modestement, aussi, face à l’Évènement en gestation, en « live », comme il sied à notre temps hyper médiatisé, reflétant à l’infini les bruits du monde – les fondamentaux, les infimes…

Curieusement, le battage fut moindre pour le sinistre jour des bombardements chimiques, en Août. J’ai mis, quant à moi, un peu de temps avant de « caler » les 1500 morts, et de quelle façon ! de l’avalanche Damasquine. J’ai peu vu, dans la devanture des marchands de journaux, éclater les Une le lendemain. La Syrie et ses morts, encore ? Un massacre de plus ? Et l’été qui continue… le Sarin, faisant, c’est vrai, mauvais ménage avec le sable.

Mais, dès qu’Obama, puis Hollande – à moins que ce ne fut finalement le contraire – ont annoncé l’imminence des sanctions (la « punition » a dit la France – langage humain avant d’être diplomatique) ; sonnerie des buccins. Le temps de la guerre – chouchou médiatique entre tous – était (peut-on dire, enfin !) là.

Les affaires sérieuses pouvaient commencer, de « 20 h », en éditos, de chronique-opinion de Reflets, en analyse – fine, comme toujours, du Nouvel Obs. Facebook, ses petits commentaires bondissant comme autant de galets de torrent pyrénéen, ses likes, du coup, plus incongrus que jamais, Tweeter, sa vitesse de la lumière démultipliée, étaient de la partie, et nous devant, même ceux qui ne sont pas abonnés du sport en clics : – « non, là, je ne peux laisser passer ça ! »… et de partager nos fortes pensées, de relayer ou de résumer ce qu’en avait dit Guetta sur France Inter, avec l’impression bonne pour l’égo, que, ma foi, on s’exprimait sur un réel d’importance.

On aurait pu s’attendre – grille structurale du Mali de l’hiver en mémoire – à une bonne lampée d’adhésions – enthousiastes, peut-être pas, mais raisonnablement acquiesçantes. Une Europe enfin unie sous la bannière des Droits de l’Homme, chevauchant – naturellement – aux côtés d’une Amérique enfin sortie de l’éternelle posture isolationniste, si fréquente en temps de crises. Hollande ne présentait-il pas le conflit Syrien comme majeur en ce début du XXIème siècle ? Il y allait tout simplement de l’Homme ; partir allait de soi, et se révélait vital pour toute démocratie.

Bachar el Hassad et Madame Le Pen surpris entre deux micro-ondes du monde des souris de la TV

Ecrit par Luce Caggini le 21 septembre 2013. dans La une, Ecrits, Actualité

Bachar el Hassad et Madame Le Pen surpris entre deux micro-ondes du monde des souris de la TV

Un combat de pénombre et d’éclairs dans le ciel de Damas

Même le ciel de Pondichéry en est estomaqué !

Même le ciel, pendant un moment du jour en a bavé !

Mais Bachar a eu le demi mariage le plus extravagant du siècle avec la femme du monde la moins libertine de la planète.

Mais dans le ciel de mon ami Paul de Tarse qui murmurait sans cesse, Dieu dis-moi la vérité, dis-moi mon chemin pour aller te rejoindre, il y avait déjà un commandant des Somaliens qui était mondialement connu pour ses équipements de barbare strictement pour conduire ses victimes en disant à Dieu : mon Dieu guide des agneaux vers mon palais pour que je puisse les garder en sauce jusqu’au prochain consistoire de mes amis les Juifs de Palestine.

Mais dans le ciel du Moyen-Orient un autre ami du roi des jumeaux Vie et Mort imaginait une manière totalement et uniquement basée sur la manipulation des nomades de la pensée visant et les moutons et les agneaux sans distinction en leur promettant de leur donner juste un artiste pour les orienter vers une mue où ils deviendraient des humains.

Moudre un monde dans un dé à coudre c’est transformer un génie en poudre de riz et la saupoudrer à travers la planète, c’est-à-dire le réduire à un grain de rire ou de pleur.

Off Genève, en direct

Ecrit par Luce Caggini le 14 septembre 2013. dans La une, Ecrits, Actualité

Off Genève, en direct

A mon grand étonnement un ouvrier du journal bien connu des amoureux de la France montée uniquement par les chevaux de la haute ligne chevaleresque a commis un article de première importance comme un conte à donner la chair d’oie de Bresse à la droite comme à la gauche en comparant le gravissime barbare Bachar-el-Assad avec le nauséabond boyard de la Russie soviétique, Poutine soi-même.

Dans un commentaire où joies et comas s’enchaînent, à devoir gagner le maximum de chômeurs de la pensée, le monde occidental imagina un instant que BHL aurait eu dans un murmure clownalatoire l’idée de jumeler une magnifique brassée de Juifs, d’Arabes et autres Chrétiens congénitaux dans un combat qui lui redonnerait l’occasion, comme amuseur ou danseur de castagnettes, manipulateur de cloches à jouer enfin un art du silence dans l’homérique cacophonie internationale.

Toujours lui, dans une soumission totale au monarque des amuseurs du concert des nations sonnant le corps des moutons de Beni-Chougrane comme un donneur de punitions et de munitions de poche avisa son public de sa musique artificielle de joueur de clé du sol sunnite magnifié par la presse unifiée par une musique amatrice de mots répugnants de puissance, il eut ce mot monumental, je mourrais pour une ondine si elle était médusée par mes textes de combat pour l’humanité, une capable de comprendre les grands purificateurs au bénéfice de la Démocratie.

Pendant ce temps dans le paradis de l’ignoble béni oui-oui du Qatar, le monarque du pays le plus condescendant des Arabes de la planète, un monarque d’opérette sans autre monture animale autre qu’un chameau achemine à la Syrie de Bachar-el-Assad un nombre inouï d’immondes amanites phalloïdes dans le gosier des conteurs de l’histoire d’un peuple de cliques dominées par des dompteurs de purs-sangs liés par un seul sens, celui de la cruauté.

Diplomatie : les choix d’Obama II

Ecrit par Martine L. Petauton le 07 septembre 2013. dans Monde, La une, Politique, Actualité

Revue de politique étrangère de l’IFRI, été 2013

Diplomatie : les choix d’Obama II

Sujet de rêve, au moment où la chronique est rédigée, que ce regard sur la politique extérieure de Barack. Dans les starting-blocks, face à l’innommable Syrien, la diplomatie américaine consulte, en grande démocratie qu’elle veut être, le Congrès, avant de lancer une intervention d’importance, et, par là, même, de résumer le dossier de l’IFRI, écrit juste avant l’été. Or, on trouve aujourd’hui toutes les composantes de l’extérieur d’Obama II ; rien du va-t’en guerre, beaucoup de préparations, une certaine crainte (ou réticence) à intervenir au Moyen Orient, le poids des contingences économiques et financières propres à l’intérieur américain… Ces structures que mettent largement en évidence les articles de la Revue de Politique Etrangère seront-elles modifiées ou validées par les évènements qu’on suit heure après heure, actuellement ?

Cinq articles nourris se partagent le sujet, dans le dossier que dirige Laurence Nardon. Deux d’entre eux se trouvent au cœur des problématiques en gestation actuellement ; on comprendra donc qu’on en fasse un usage appuyé.

« Quel avenir pour l’alliance transatlantique ? » s’interroge Robin Niblett. L’Europe et les USA sont, certes, préoccupés par leurs situations internes (dette, relance économique, stress social, interactions territoriales) – le contexte de la Crise restant prégnant – mais le deuxième mandat d’Obama pourrait « offrir une opportunité de relance de la relation transatlantique », face au terrorisme international, à la situation du Moyen Orient, au poids de la Chine ; ainsi, « négocier une ligne rouge vérifiable sur le nucléaire iranien » ; être très vigilant sur les suites heurtées des Révolutions arabes – terrain instable et mouvant –, redevenir actifs dans les relations israélo-palestiniennes. Tout pousse à réinventer l’OTAN, en instituant notamment un contrat nouveau entre Europe et USA, au service de la sécurité collective. Niveau réduit de la présence militaire américaine, impliquant pour le vieux continent d’assumer davantage sa sécurité, de façon plus « adulte ». Approche mise en œuvre en Libye et au Mali, dans « la guerre des trois mois » (autre excellent article de Michel Goya, dans la même revue). Une meilleure coopération – un réchauffement – avec les alliés européens s’impose, et Obama, a, derechef, ces derniers jours, battu le rappel des vieilles troupes, pour acter le refus face à Bachar El Assad et ses armes chimiques. On aura remarqué, du reste, des « nouveautés » par rapport aux rituels historiques : le positionnement de repli anglais, et l’acceptation ferme de la France.

Reflets de la semaine (165)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 31 août 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (165)

A La Rochelle, Jean-Marc Ayrault a recadré ses ministres parce qu’ils ne jouent pas assez, selon lui, la carte de l’unité. Pour ce faire, il n’a pas hésité à évoquer Andy Warhol, le pape du pop’art, dont la plus célèbre citation est dans toutes les mémoires : « A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité (mondiale) »… « Pour certains, ce n’est pas une fois dans leur vie, c’est le plus souvent possible ! », a ajouté le Premier ministre, ironique.

On devine aisément à qui il pensait en priorité. En effet, ils sont nombreux ceux qui, avant et pendant l’été, se sont lancés dans des déclarations tonitruantes devant micros et caméras, en totale contradiction, parfois, avec la politique suivie par le gouvernement, mettant ainsi à mal la crédibilité de l’exécutif et suscitant des interrogations au sein même du parti.

Ce « jeu de massacre », bien sûr, a surtout profité à l’opposition. Le Parti de gauche, par exemple, à travers les propos « corsés » de son tribun de service, n’a pas cessé de tirer à boulets rouges sur la politique menée par la majorité en place. Pour ce qui est de l’extrême-droite et de la droite, les « flèches empoisonnées » ont également été tirées en nombre, atteignant presque toujours leur(s) cible(s).

 

De son côté, Jean-François Copé faisait sa rentrée à Châteaurenard. Dans son allocution, il a, comme de coutume, fustigé la politique du président de la République, cible favorite d’un candidat potentiel à la magistrature suprême en 2017… En guise de « catalyseurs » pour les années à venir, il a largement puisé dans notre Histoire, en citant notamment le Général de Gaulle, dernier président du Conseil de la IVe République, à qui les députés donneront le feu vert pour gouverner par ordonnance pendant six mois, et évoqué la bataille de la Marne, qui symbolise, s’il en fut, la persévérance et le courage, surtout lorsque la situation paraît désespérée !

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