Actualité

Dominique Venner ou les ambiguïtés du néo-paganisme

Ecrit par Jean-François Vincent le 25 mai 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

Dominique Venner ou les ambiguïtés du néo-paganisme

Ambigu, ce Dominique Venner, défenseur acharné de l’Algérie française, admirateur des corps francs allemands des années 20 (cf. son ouvrage sur le sujet, Baltikum) et de leurs apologètes, Ernst Jünger ou Ernst Von Salomon – qu’il lisait dans le texte – directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire, revue partiale, voire extrémiste, mais bien documentée et publiant des articles parfois fort intéressants… Mort pour le mariage strictement hétérosexuel ? S’inscrirait-t-il dans la lignée des suicidés pour une cause ? A côté d’un Jan Palach s’immolant par le feu, en 1969, pour protester contre l’invasion de son pays par l’armée soviétique, l’année précédente ; ou d’un Mishima, faisant seppuku en 1970, après l’échec de son coup d’état visant à restaurer les pouvoirs de l’empereur ?

Venner était certes homophobe ; mais les haines qui l’habitaient étaient diverses et variées : dans son dernier message, publié sur son blog le jour même de son suicide, il cite un prétendu blogueur musulman, clamant que « dans quinze ans, les islamistes seront au pouvoir, et ils supprimeront cette loi (la loi Taubira) ». Vieux fantasme de l’invasion des immigrés, telle que colportée par son ami, Jean Raspail, notamment dans son roman – très apprécié par Venner – Le camp des saints… Il est cependant une aversion de Dominique Venner dont on parle peu et qui – peut-être – explique largement son geste : Venner était anti-chrétien.

Dans son blog, le 3 avril 2012, il évoque cette « curieuse religion instaurée non sans mal ni conflits cruels par les disciples et successeurs du divin Christos ». Pour lui, le triomphe du Christianisme relève d’une magouille politique fomentée par les empereurs romains. Dans un édito de la NRH en date du 30 octobre 2012, il écrit : « c’est parce que “Rome n’était plus dans Rome” depuis longtemps, que les empereurs, à la suite de Constantin et Théodose (et malgré l’opposition de Julien (1)) décidèrent, pour des raisons hautement politiques, d’adopter cette religion (…) En trois gros siècles, la petite secte juive des origines était devenue une institution sacerdotale frottée de philosophie grecque, que saint Paul avait ouverte aux non circoncis ».

Reflets de la semaine (156)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 25 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (156)

Marine s’est blessée en tombant dans sa piscine… vide, se fracturant deux vertèbres au passage ! C’est l’ancien « capitaine » du paquebot, qu’on surnommait naguère « l’homme au bandeau », qui a annoncé la nouvelle. Alors que, dans « l’Océan Politique », les tempêtes se succèdent, mettant à mal de nombreuses embarcations, à bâbord comme à tribord, le Front tente, par tous les moyens, de « garder la tête hors de l’eau ». Précisons que le 19 mai dernier, jour de la Pentecôte, où les chrétiens commémorent le don du Saint-Esprit aux apôtres, Arte diffusait le film de Jacques Deray, La Piscine, et que l’invitée de « C Politique », sur France 5, n’était autre que Marine Le Pen… Cette dernière, profitant de chaque occasion pour « raviver la flamme », est plus que jamais décidée à mettre le cap sur le pouvoir, en espérant que les élections à venir – municipales et européennes – lui donneront raison. Mais la traversée sera forcément longue et semée d’embûches, à gauche comme à droite, dont André Santini, connu pour ses bons mots, disait : « La droite a touché le fond de la piscine : maintenant, elle creuse ! »

 

Depardieu, la suite. Au cinéma, il incarnera DSK. Devenu un entrepreneur entreprenant, il a l’intention d’ouvrir un café à Saransk, capitale de la Mordovie. Déjà, dans Uranus, de Claude Berri, il était Léopold Lajeunesse, patron d’un bistrot transformé en salle de classe quand la guerre se termine… Qu’il me soit permis ici de lui soumettre quelques noms d’enseignes, si, par malheur, il se trouvait en panne d’imagination : « Un pot, sinon rien ! », ou « Put in » (faire escale), ou bien encore, « Entre gueuse et vodka »… Sincèrement, « Chez Gégé » m’a paru trop banal pour ce personnage « gargantuesque », à l’appétit féroce, et féru de culture !

Maître vendeur sur un trône perché ou le monde déçu de la comparse analyse du FN

Ecrit par Luce Caggini le 25 mai 2013. dans La une, Ecrits, Actualité

Maître vendeur sur un trône perché ou le monde déçu de la comparse analyse du FN

Commentaire du meneur de la droite pris dans la thaumaturgie grandissante des Trois Oranges du monde politique actuel.

1. Se munir de montagnes de mots qui ne risquent pas de mener au feu de l’action.

2. Prévenir son agent de liaison politique à agir de façon prudente pour ne pas tomber à l’eau sans bouée de sauvetage.

3. Être encore plus prudent dans la moisson des blés de Juillet jusqu’au sommet des Trois Frances pour qu’elle soit monnayée par trois murailles de Chine dont la première est nomination d’un empereur de fleur de porcelaine.

4. La colle pour un mariage entre un donneur de vie et un donneur de sang impur.

5. La domination venue du monde des Trois Mandarines dans le monde des Oranges pressées.

Donc rien ne servait de se flinguer au pied du crucifié si ce n’est un manque de plongée sous marine avec ou sans bouée de sauvetage.

France : la social-démocratie impossible… ?

Ecrit par Jean-Luc Lamouché le 18 mai 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

France : la social-démocratie impossible… ?

Actuellement, à propos de la Présidence de François Hollande et du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le terme « social-démocrate » est utilisé à tort et à travers dans les médias. Rappelons d’abord qu’à l’origine, l’expression « social-démocratie » (notamment en Allemagne) correspondit à des partis socialistes de type marxiste (le SPD n’abandonna cette référence qu’en 1959, au congrès de Bad Godesberg). Aujourd’hui, deux notions se trouvent confondues : celle de social-démocratie (recherchant une troisième voie entre le libéralisme et le socialisme marxiste) et celle de social-libéralisme (essayant de définir une troisième voie entre libéralisme et social-démocratie). Or, pendant longtemps, le socialisme français voulut continuer à être idéologiquement vraiment « social-démocrate », alors que la plupart des autres partis équivalents en Europe évoluèrent en direction du social-libéralisme, sous l’influence du Blairisme. Voilà donc posée la grande question : l’Exécutif français actuel veut-il – peut-il, pratiquer une politique social-démocrate ou social-libérale ?

Le modèle social-démocrate traditionnel fut fondé sur « l’Etat-Providence » (le « Welfare State » britannique), ou (de manière plus modérée) sur le « capitalisme rhénan » et la « cogestion » du type SPD en Allemagne, sans oublier les pays scandinaves.

Pour qu’une social-démocratie puisse fonctionner, il fallait une croissance économique forte (ou au moins convenable), des syndicats puissants acceptant de négocier avec le patronat sans passer immédiatement par la grève, un patronat qui ait une culture de dialogue véritable, un parti (ou des partis) politique(s) de gauche travaillant en liaison avec les syndicats de travailleurs et ayant renoncé à un verbiage correspondant à une sorte de « surmoi révolutionnaire ». Reconnaissons que beaucoup de ces points, soit n’existent plus, soit n’ont jamais fonctionné ainsi, dans notre pays.

Reflets de la semaine (155)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 18 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (155)

Le jour de l’Ascension, François Fillon était promu « Grand cordon de l’ordre du Soleil Levant », la plus haute distinction du Japon. Il a d’ailleurs profité de cette fête chrétienne, célébrant la montée au ciel de Jésus-Christ après sa résurrection, pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, « quoi qu’il arrive », prenant ainsi de court Nicolas Sarkozy, qui, le même jour, donnait une conférence à Las Vegas, la capitale du jeu. Assurément, l’ex-Premier ministre croit en sa bonne étoile et ne se gêne plus pour tirer sur l’ancien Président de la République « à boulet rouge », comme celui qui orne le drapeau japonais, symbolisant le soleil levant… Son ascension politique est désormais sur les rails, et rien ne pourra plus l’arrêter. Car, tout le monde le sait, l’ambition personnelle, ça vous change un homme ! Connu surtout pour sa retenue et son pragmatisme à toute épreuve, on est surpris d’apprendre, notamment dans le livre de Christine Kelly, François Fillon, le secret et l’ambition, paru en 2007, qu’il avait été exclu à deux reprises d’un établissement scolaire, une fois pour avoir lancé une ampoule lacrymogène en plein cours, une autre fois pour avoir pris la tête d’un mouvement de protestation visant un professeur d’anglais… Finalement, le « vrai Fillon », lequel est-il ? Celui qui incarne la « force tranquille », ou bien le « rebelle », le « chef incontesté » ? Il est fort à parier qu’il saura profiter du temps qui lui est imparti pour endosser, en fin stratège, l’habit de « François le Conquérant », face à ses deux principaux adversaires !

 

La souffrance et le chantier…

Ecrit par Martine L. Petauton le 11 mai 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

La souffrance et le chantier…

Quand il a commencé, ce chantier – tout était à relever ou à faire, il pleuvait au mois de Mai de l’an passé… en Mai joli, on fait, paraît-il, « ce qu’il nous plaît » ; on l’a fait…

Il y avait des Bastilles à prendre. On le savait ; on le redoutait un peu, mais, bon ! On a remonté d’un cran, le sac sur l’épaule, et, en avant pour la traversée de la Crise, avec la Gauche – toujours, mieux qu’avec la Droite ; un slogan simple, sympa, réconfortant, comme le sourire de Bedos…

Un certain – Danton au très petit pied –, n’avait-il pas prédit qu’on élisait là un « capitaine de pédalo »… lequel, malgré la tempête incessante et tournante – un coup ici, un coup là-bas, et, encore un, plutôt bas, par là, pour la route – n’a, pour l’instant, toujours pas coulé… Faut, des fois, se méfier des « petits » qui n’ont pas l’air…

Dès Mai dernier, c’est vrai, la fête manquait de feux d’artifice ; le cœur n’y était qu’à moitié, pour tant de ces électeurs, déjà pas mal « ailleurs », n’ayant plus en poche grand-chose en termes de crédit à faire aux politiques, et à l’État. On sentait à la « messe » de La Bastille, qui voulait singer l’autre, la vraie, comme un parfum de ces anniversaires qu’on salue avec des cotillons auxquels on ne croit plus. Mais, baste ! La Gauche était là ; n’avait qu’à… N’avait qu’à quoi ? Redistribuer, tout de suite, pardi, à l’ancienne !!! et, plus vite que ça, disait-on à Hollande, dont le pied était encore sur la dernière marche du perron de l’Élysée… Peut-être que, dans les fanfares de la Campagne, l’oreille n’avait pas capté, quand le candidat du « changement » avait pourtant dit, fermement, que les réformes de structures passeraient avant l’aménagement des dons et avantages. Comme en grammaire, ou en Histoire, il y avait dans l’affaire des temps à respecter…

Reflets de la semaine (154)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 11 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (154)

Affaire suivante ! A gauche comme à droite, difficile de tenir la cadence ! S’agissant de M. Guéant, l’art, d’une manière détournée, s’est invité à sa table. La vente de deux tableaux d’Andries van Eertvelt, peintre flamand, lui aurait permis d’empocher la coquette somme de 500.000 euros ! Presque toutes les œuvres de cet artiste sont des marines, mettant en scène des tempêtes ou des batailles navales, comme celle de Lépante, à proximité du golfe de Patras, en Grèce… Et patatras ! Le navire, barré par l’ancien ministre de l’Intérieur, s’est mis soudain à tanguer dangereusement ! Parviendra-t-il, au final, à éviter le naufrage, cette « déprime en liquide » ?

 

Selon une étude récente, nous serions les champions d’Europe du pessimisme… Bigre ! notre beau pays en « sous-France » ! Bien sûr, le peuple a ses raisons que les « gens raisonnables » qui nous gouvernent ignorent superbement, parfois. A l’Elysée, le chef de l’Etat a soufflé sa première bougie, qui ressemble fort à une « bombe à retardement » ! Son optimisme affiché réussira-t-il néanmoins à la désamorcer ?

La mauvaise leçon du professeur Guéant…

Ecrit par Martine L. Petauton le 04 mai 2013. dans La une, France, Politique, Actualité

La mauvaise leçon du professeur Guéant…

C’est qu’il m’inspire, ce petit homme au menton levé, au sourire chiche, à l’œil prompt à la critique – façon paternel en bout de table dans une famille bourgeoise, à midi carillonnant d’un dimanche provincial… Monsieur Guéant, dit aussi « le cardinal », tant il fut l’ombre de son maître Nicolas… l’ancien ministre de l’intérieur, l’ancien chef craint de la police, l’ancien monsieur « je sais tout »,  « je vais vous donner la ligne, et prière que pas une tête… ». Il nous avait déjà captés, à Reflets du Temps - souvenez-vous, nostalgique du  temps  « béni des colonies », quand il expliquait – sans rire, que la Civilisation blanche et occidentale, quand même…

Le problème, quand on veut parler en « professeur », à l’ancienne, du bout de sa règle, c’est qu’il faut éviter que la leçon soit au bout donnée par l’élève… Or, là, en ce moment !! « pôvre » de lui !

Faut-il résumer la chose, ou, les médias vous ont-ils distillé l’info, mieux qu’en pays de bon cognac, prenant leur temps, goutte à goutte, humant « ce cru 2013 » de la fabrique de détestation de la gent politique ?

Le bonhomme, visité par l’enquête-financement libyen de la campagne de Sarko, dut ouvrir ses livres de compte (ignorés, l’a-t-on mesuré, par la hargne habituelle des services fiscaux)… On entre, il semblerait, tout droit dans un conte : j’hésite, l’ogre ? le panier du Chaperon ? Las ! pile, au milieu de la feuille, romantique, sur laquelle défilent les souuus… à la Devos ; 500.000 euros ; pas grand-chose, c’est vrai, au vu des danses de finances dans les paradis des uns et des autres, mais… Quoi, qu’est-ce ? Ne sait plus, le professeur Guéant ! Peut-être, deux tableaux – maîtres hollandais, quand même, qu’il aurait vendus à… A-t-il paru piteux ? un zeste de moment, le ministre – regard haut – quand il a « reconnu », eh bien, que les factures, savait plus où elles étaient… Délit de non-déclaration fiscale, pour le moins ! « menteur ou tricheur », susurre ici ou là, sa collègue Bachelot, qui n’a pas sa langue dans sa poche… Tiens, Guéant, comme « l’autre », il y a peu, dont il a – en plus – « constipé », la morgue à toute épreuve.

Etre père aujourd’hui ?

Ecrit par Jean Gabard le 04 mai 2013. dans La une, Actualité, Société

Jean Gabard, auteur de Le féminisme et ses dérives - Rendre un père à l’enfant-roi, Les Editions de Paris, novembre 2011

Etre père aujourd’hui ?

Dans la société patriarcale traditionnelle le père était le chef de la famille. Son rôle apparemment déterminé et indiscutable a été remis en cause radicalement par la « révolte contre le père » des années 1960. Un nouveau père est né. Après un demi-siècle d’expériences diverses, pourtant, nombreux sont ceux qui s’interrogent encore sur la nouvelle place à donner à ce père dans la famille…

Pendant des millénaires et pratiquement dans l’ensemble des sociétés, alors même que le géniteur restait « incertus », le statut de père était connu et reconnu. L’homme identifié comme tel savait parfaitement le comportement qu’il devait adopter. Il lui suffisait d’appliquer ce qui lui avait été appris par ses parents et qui se transmettait de générations en générations. Les rôles de chacun étaient fixés et les règles nécessaires à la survie du groupe ne souffraient aucune discussion.

Avec la contestation de son autorité dite d’origine divine, la société toute entière a été transformée. L’autorité paternelle devenue insupportable a disparu au profit de l’autorité parentale : une autorité exercée par les pères et les mères dans l’intérêt de l’enfant ayant acquis des droits. Si cette définition paraît claire, il est cependant encore nécessaire de préciser ce que les mots père et mère contiennent et comment cette autorité peut fonctionner dans des rapports démocratiques.

Le mot père qui semble si simple revêt pourtant une grande complexité. Il y a en effet dans le mot père trois dimensions différentes.

Le père désigne tout d’abord le géniteur qui fut longtemps incertain. Des règles strictes étaient imposées aux épouses pour éviter autant que possible les doutes.

Reflets de la semaine (153)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 04 mai 2013. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (153)

En 2011, Nicolas Sarkozy et Carla se sont montrés particulièrement généreux envers Barack et Michelle Obama. Pièces de maroquinerie, stylos, livres, grands crus, vêtements, le tout pour 41.000 dollars ! Certes, l’amitié franco-américaine n’a pas de prix, mais tout de même ! L’histoire ne dit pas si les relations entre les deux pays s’en sont trouvé améliorées, mais ces largesses de la part de l’ancien chef d’Etat cachaient peut-être un énorme « besoin d’amour »… Quant à François Hollande, lors de son récent déplacement au Mali, il s’est vu offrir un chameau, ou, plus exactement, deux, le premier ayant fini en « tajine », puis une paire de chevaux, au cours de son voyage en Algérie. Inutile de préciser que ces cadeaux, quelque peu encombrants, auraient eu beaucoup de mal à trouver leur place au Musée du Président Chirac, à Sarran, en Corrèze, qui abrite la collection des objets offerts à l’ancien président de la République, car il fut un moment question d’attribuer une salle destinée aux cadeaux de l’actuel chef de l’Etat, présents et futurs. Décidément, pour Jacques Chirac et François Hollande, la Corrèze est et demeure une « terre d’élection » ! « Un chameau, c’est un cheval dessiné par une commission d’experts », disait Francis Blanche. « Normal », aurait pu lui rétorquer le locataire de l’Elysée, toujours d’une grande sobriété !

 

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