Société

Remugles

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 11 juillet 2011. dans Racisme, xénophobie, La une, France, Politique, Société

Remugles

Il y avait quelques nigauds pour penser que, si DSK était candidat à la présidentielle, on assisterait à un déferlement d’attaques de bas niveau contre lui. Vous vous rappelez : le fric, le sexe, la judéité. La personnalité de DSK était en quelque sorte le moteur « inévitable » de ce déferlement et la droite – en la personne de Sarkozy lui-même – avait annoncé depuis des années « le feu nucléaire » sur lui, je l’ai déjà rappelé ici. Eh bien non. Les naïfs peuvent remballer leur matos : Martine Aubry c’est pareil ! L’alcool, le sexe (mais oui, les sites de droite bruissent de la rumeur d’homosexualité) et … ce serait presque drôle si ce n’était navrant : l’Islam !


Ce serait presque drôle parce que je suis toujours frappé par ce qui unit, étroitement et toujours, les musulmans et les juifs. Au-delà de leur désolante hostilité – essentiellement liée à un conflit « importé » - il y a en France des gens (et pas seulement de droite !) pour les mettre régulièrement dans « le même sac » - celui de la haine de l’autre. Difficile de trouver une trace de judéité chez Martine Aubry ? Tant pis ! On a trouvé un mari qui, dans l’exercice normal de son métier, a défendu des islamistes ! Donc elle EST islamiste. Ben moi j’ai un ami médecin qui a défendu des repris de justice. Donc il EST …

Complots ...

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 08 juillet 2011. dans La une, Société

Complots ...

 

C’est pas bien les théories du complot.


Le fluor est ajouté à l’eau pour rendre les gens idiots


Pearl Harbor a été manigancé par les Américains eux-mêmes, de même que le 11 septembre. Sacrés yankees !


Le Protocole des sages de Sion organise la domination du monde par les juifs.


Paul McCartney (le vrai) est mort en 1966


Shakespeare est un imposteur

Triste Banon ...

Ecrit par Non Solum Sed Etiam le 06 juillet 2011. dans La une, Société

Triste Banon ...


Ben non Banon. Pas bien joué. Pas beau. Le viol élastique-qui-dure-depuis-9-ans. La colère à retardement. La danse du ventre médiatique. La quête pathétique d’une notoriété que vos talents médiocres de « romancière » et/ou de « journaliste » ne suffisent visiblement pas à atteindre. Alors quand les romans, les vrais, on ne sait pas les faire, on romance le reste – en espérant les micros et les caméras. Et, bien sûr, avec l’état déontologique des journalistes d’aujourd’hui, ça marche !

C’est triste Tristane. Votre « combat » grotesque ne vaut pas tripette. Et l’avocat vulgairement agressif que vous avez choisi ne va pas vous aider. Vous avez déclaré « être écoeurée par la vision de DSK au restaurant après sa libération ? » Et que penser de vous, racontant lors d’un repas télévisé avec M. Ardisson votre supposé « viol » au milieu des rires et des « j’adore » des invités ? Que penser de vos excursions médiatiques à répétition sur le thème de « c’était en 2002 … » sans dépôt de plainte – seule arme réelle de défense dans un état de droit ? 9 ans pour vous mettre en colère et pour dire enfin à la police, à la justice, ce que vous auriez dû dire le soir même ? Et il vous aura fallu New-York pour vous rappeler soudain ce qui vous était arrivé ?

Areezoo, la classe, le ministre ...

Ecrit par Martine L. Petauton le 04 juillet 2011. dans La une, Education, Société

Areezoo, la classe, le ministre ...

Elle est là, devant moi, la mère d’élève, véhémente et déboussolée, assurant que « oui, la petite étrangère, depuis ce début de trimestre, freine sa Céline, car ne comprend pas un mot des cours, n’a pas les affaires qu’il faut, prend un temps fou aux professeurs, pose des problèmes à la cantine… après un silence : « je ne suis pas raciste »… Probable…

De grands yeux noirs pleins encore des brumes froides de ses montagnes d’Afghanistan ; le sourire qu’il faut ; le bonjour ; c’est vrai, c’est tout ce qu’elle sait dire ; un foulard discret ; une belle envie d’apprendre et surtout quand elle nous regarde, une confiance qu’on ne trouve plus toujours ici… on nous l’a posée, en 5D, au cœur de l’hiver enneigé : « elle a cet âge-là ! » a dit la principale. Dans la salle des profs, pas plus d’étonnement que ça ; le trimestre passé, un simple mot sur le tableau blanc : « Rithy Chhnam – Cambodge – ne connaît pas un mot de français – inscrit en 3B »… avait suffi pour cet autre enfant.

D’où viennent-ils ? Un nom sur la carte : pays, pas régions ; leur histoire ? Un geste vague, on ne sait pas grand-chose ; difficile, sans doute ! Alors, nous les enseignants, on se rabat vite fait sur le cognitif : leur niveau ?

Qu'est-ce que que (7) L'orthographe de requise

le 01 juillet 2011. dans La une, Ecrits, Société

Qu'est-ce que que (7) L'orthographe de requise

« Jé vu un oizo : cété un péroké. Il été bo ! » Merci ma poule, pour ce message SMS à l’orthographe idoine ! Quand on lit ça, on a envie de se taper la tête contre un mur, et de lancer une croisade pour la sauvegarde de l’orthographe de la langue française ; tout juste si on ne voterait pas Marine Le Pen aux prochaines élections présidentielles ! Non, je rigole, puisqu’en tant qu’anarchiste patenté, je me défends de voter depuis plus de vingt ans.

Alors, que penser d’un tel tintouin ?! Est-ce que cela signale l’émergence d’une contre-culture, qui donnerait naissance à quelque chose d’équivalent au jazz ? Est-ce que ça en vaut la peine ? Certainement, s’il y a de l’argent à se faire. Car la valeur d’une idée, c’est déjà plus ou moins sa valeur marchande, et la demande crée l’effet de mode.

Là, j’entends des dents qui grincent, et pourtant, c’est ainsi, que cela nous plaise ou non, l’orthographe SMS aura de beaux jours devant elle, pour peu que quelques opportunistes se mettent à commercialiser des produits qui l’utilisent.

Comment traiter de féminisme ?.. (4 et fin)

Ecrit par Yasmina Mahdi le 27 juin 2011. dans La une, Cinéma, Société

Comment traiter de féminisme ?.. (4 et fin)

à travers La Jetée de Chris Marker et La maman et la putain de Jean Eustache ?


La Femme.


Premièrement, afin de comprendre la complexité d'un tel sujet, notons quelques définitions du dictionnaire : "Femme : ... qui met au monde des enfants. "La femme", dans ce qu'elle a de spécifique, qui l'oppose à l'homme". (Hachette, 1994) ; "dame, demoiselle. Compagne, concubine, égérie, épouse, fille d'Eve, moitié, muse, beauté. (Non favorable) mégère, fille." (syn. Robert, 1994). Au vu de ces explications culturellement orientées, nous observons que La Femme, et par extension le continent féminin est confiné d'ores et déjà à un certain passif, qui porte le poids de la perte d'un paradis, de l'éternité, à travers la faute et la naturalisation sexuée de l'espèce.

Pouvoirs et faillite de l'image (2 et fin)

Ecrit par Matthieu Gosztola le 24 juin 2011. dans La une, Psychologie, Cinéma, Société

Pouvoirs et faillite de l'image (2 et fin)

 

Le génocide qui a eu lieu au Rwanda en 1994 permet de poser exemplairement la question de la possibilité (et si c’est le cas de la nécessité) d’une appropriation d’une réalité qui se tient dans l’ordre de l’innommable et de l’happax par l’image photographique ou filmique. Appropriation qui semble seule possible aujourd’hui, en tout cas qui est la seule perpétrée et perpétuée, les mots devenant uniquement, le plus souvent, le support des images, l’explicitation nécessaire mais minimale qui permet à leur étendue d’advenir dans toute sa majesté outrancière, dans la mesure où cette dernière est, toujours, du moins pour ce qui est des images prenant en leur chair d’image l’idée même de violence, intrusion perpétrée dans nos vies.

On ne peut que constater la façon dont les pouvoirs de l’image se sont considérablement amoindris, face à la façon pléthorique dont sans cesse les images nous parviennent. Le trop plein d’images noie le pouvoir d’une seule image. Parce que nous sommes environnés d’images renvoyant quelque chose de l’ordre de la réalité des atrocités commises partout dans le monde

Comment traiter de féminisme (3)

Ecrit par Yasmina Mahdi le 24 juin 2011. dans La une, Cinéma, Société

Comment traiter de féminisme (3)

III -

Comment traiter de féminisme à travers La Jetée de Chris Marker et La maman et la putain de Jean Eustache ?


Les jeux de rôles


Laissez-nous aborder encore une fois grâce à une petite communication, la question du féminisme. Permettez-nous de nous pencher sur la spécificité des figures féminines, dans La maman et la putain, qui varient autour d’un unique récit syncopé d’atermoiements narcissiques du protagoniste principal (interprété par Jean-Pierre Léaud en 1973) et de l’unique femme du « ciné-roman » de Chris Marker, naissant à l’écran de la mémoire d’un prisonnier sous les affres de la torture de bourreaux rescapés d’une guerre nucléaire. Nous pouvons d’emblée émettre l’hypothèse que toutes les images des femmes seront construites selon une quête du sujet tout puissant énoncé au masculin.

Qu'est-ce que que (6) Eloge de la redondance

le 24 juin 2011. dans La une, Ecrits, Société

Qu'est-ce que que (6) Eloge de la redondance


Nos discours sont redondants, et mes enfants, je ne sais pas si c’est le cas des vôtres, me l’ont déjà dit maintes fois : je me répète, et eux-mêmes se répètent, en m’en faisant la remarque. La redondance assure, en principe, une meilleure compréhension du message émis, et ainsi, en reformulant mes opinions, certes je ressasse, mais au moins, je m’assure de ce que l’autre comprend bien ce que je pense.

Mais, au-delà de la simple reformulation, on peut aussi considérer que la redondance se manifeste par la profusion des mots venant préciser le fond de notre pensée, et qui ne sont stricto sensu pas nécessaires à sa compréhension.

Alors pourquoi faire l’éloge de la redondance ? Examinons sur un exemple comment tester le sens de l’humour d’un recruteur qui vous demande en quoi vous engager représenterait un bon investissement pour son client ou son entreprise ; pourquoi vous, en somme ?!

Allons-nous lui dire, comme tout un chacun le fait :

Pouvoirs et faillite de l'image (1)

Ecrit par Matthieu Gosztola le 20 juin 2011. dans La une, Société

Pouvoirs et faillite de l'image (1)


Hasardons, d’emblée, une définition de l’image. L’image hallucine le vrai. Elle suppose une manifestation du vrai. Là où il y a image (qui ne soit bien évidemment pas création ex nihilo – comme les images de synthèse, encore ces dernières, bien souvent, calquent-elles le réel –, mais qui naisse du réel) il ne saurait ne pas y avoir de réel. Quand bien même l’image chercherait, dans le travail effectué sur elle, à gommer cette réalité sur laquelle elle s’appuie et qui manifeste sa raison d’être (sa raison d’être ce qui continûment apparaît), elle demeurerait toujours entachée, et de façon ineffaçable, par elle. La réalité n’est jamais effaçable au sein de l’image, quels que soient les efforts de retouche opérés sur cette dernière, à partir du moment où elle naît du réel, pour la simple raison justement qu’elle ne trouve son sens, sa mouvance sémantique (car toute image est porteuse d’une verbalisation actualisée par les différents choix opérés par le photographe ou le cameraman lesquels manifestent son effort de point of view) que dans le réel où précisément elle s’enracine, n’étant rien sans cela même qu’elle cherche non pas à représenter mais à jeter à la vue, au mépris des conditions géographiques et temporelles permettant de s’y confronter directement.

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