Quand on referme Une vie de Ch’ti de Lille à Tataouine, on a comme un goût de sable dans la bouche, le sable Tunisien de Médénine.
On est un peu étourdi aussi par les événements. Pas de pause, tout s’enchaîne dans une course effrénée.
P’tit Paul, son enfance, au creux de l’amour de ses « Vieux » comme il aime à les appeler. Ses Vieux, ce sont ses grands-parents, papa et maman de cœur, remplis d’amour et de bienveillance. ça sent bon le café chaud et la chicorée, que l’on aime tant partager dans Ch’Nord. Je ne peux m’empêcher, en lisant ces pages, de penser à Daniel Guichard.
P’tit Paul et son enfance sous l’occupation, petit résistant qui n’hésite pas à faire « les camions » pour aider sa famille et les autres.
P’tit Paul, adolescent, les premières conneries. Le jeu, les filles…
Et puis plus tard, Paul, adulte, qui se retrouve, en représailles, à Médénine, en Tunisie, à La Section Disciplinaire des Bataillons d’Afrique. Paul qui, malgré les brimades, les tortures physiques et morales, refuse encore et toujours de se soumettre. C’est qu’il a la tête dure le Ch’ti. D’ailleurs, il est réputé pour ça.