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Le réseau juif européen pour Israël et pour la paix Jewish European network for Israel & for peace

Ecrit par JCall le 30 mars 2013. dans Monde, La une, Actualité, Politique

Le réseau juif européen pour Israël et pour la paix Jewish European network for Israel & for peace

Cette semaine, en français et en anglais, un article de David Chemla à propos de la visite d’Obama en Israël

This week, in French and in English, David Chemla looks at Obama’s visit in Israel

 

1) En français / in French :

 

La thérapie du docteur Obama par David Chemla

 

A écouter ou lire ici les premières réactions au discours prononcé devant des représentants de la jeunesse israélienne à Jérusalem, on constate à quel point nos commentateurs « spécialistes » de ce vieux conflit comprennent mal cette société israélienne. Obama, lui, l’a comprise.

 

Certes, la position exprimée lors de cette première visite en Israël en tant que président des Etats-Unis n’est pas révolutionnaire, il n’a fait que répéter la position traditionnelle de toutes les administrations américaines depuis pratiquement 1967 : Les Etats Unis sont et resteront l’allié éternel d’Israël parce que cette alliance repose avant tout, au-delà des intérêts communs, sur des mêmes valeurs ancrées dans le message biblique à la racine de ces deux démocraties.

On est-il un con ?

Ecrit par Sandrine Campese le 30 mars 2013. dans La une, Humour, Linguistique

On est-il un con ?

Telle est la question. A l’école, un de mes professeurs m’avait assuré que oui, pour me dissuader de l’employer (je crois bien que ma mère aussi s’en était mêlée). Souvenez-vous, quand vous récitiez vos conjugaisons, il était emmerdant, ce « on » : « il, elle, on… chante ». Comme moi, vous preniez peut-être un malin plaisir à le passer à la trappe, sans que personne ne s’en offusque particulièrement.

Mais qui est-ce « on » ? Un mal aimé victime de sa réputation ou un empêcheur de tourner en rond ? Omniprésent, il s’invite sans carton dans nos lectures et nos conversations…

 

Enquête sur le plus rebelle des pronoms personnels

 

De l’homme à personne

Avant de devenir un pronom personnel dit « indéfini », « on » a été un nom commun. Et pas n’importe lequel ! « On » (qui s’est d’abord orthographié om, puis hom) est issu du nominatif latin homo. A l’origine, il signifiait donc l’homme en général. Mais à force de désigner un individu aussi indéterminé, il a fini par se transformer en pronom indéfini. Quant à l’accusatif hominem, il a donné le nom commun « homme » que nous utilisons aujourd’hui. Cette racine commune existe dans d’autres langues, comme l’allemand : man (on) s’est détaché de mann (homme).

Un amour au son de la lune

Ecrit par Luce Caggini le 30 mars 2013. dans Ecrits, La une

Mer de Chine et nuit câline ne sont pas des paris sans danger de contagion, même pour Laure…

Il était une fois un amant de magie et un amant d’imagination ; tous deux étaient de beaux hommes de jour et de nuit mais un monarque ne peut dans les deux cas marmonner amour et analyser monnaie.

Pourquoi ?

Parce que parmi ses amis il y a des musiciens de talent, et parmi ses amantes il y a des pragmatiques, des révolutionnaires, et qu’il n’avait assez d’argent ni pour les uns ni pour les autres.

Alors un agent de la Havane dut intervenir pour mêler les deux amours à la fois.

Un jour le monarque eut la mauvaise idée de comprendre qu’une œuvre d’art était nommée art quand elle était cotée, argumentée comme « art » et non comme un animal de petite compagnie.

Donc il prit le conseil d’un mauvais génie qui lui ordonna de mener le combat comme un mongol de Chine et imagina dans un premier temps de ne dire qu’une partie de la vérité à l’artiste.

Un ruisseau

Ecrit par Patrick Chavardès le 30 mars 2013. dans Ecrits, La une

Un ruisseau

Je désire une fin

sans moyens

Qui voudrait d’une stèle

je ne désire rien d’autre que

me coucher sous l’arbre et que l’arbre soit

comme un arbre

 

Je le désire sans cesse

 

Les pierres se souviennent que je chantais

et dansent autour de moi

La diligence

Ecrit par Jean-François Joubert le 30 mars 2013. dans Souvenirs, Ecrits, La une

La diligence

La diligence de l’époque, regardez la fierté de ses hommes qui posent pour notre regard, pour la postérité… Ici, la grande rue de Lanildut, ses deux enseignes, celle du restaurant Le Gall, et les vins Joubert.

Particulièrement ému, je sais que sur cette image il y a un carrier, mais lequel est-il mon arrière-grand-papa ? Aujourd’hui, on trouve encore les anneaux pour les chevaux, mais cette 4 chevaux immatriculée est le signe du développement de l’être humain, bien loin de penser que de nos jours les écrans tactiles envahiraient notre espace de communication.

Couleur sépia, la porte grande ouverte aux vents adonnant, je sais que la critique est facile mais nous sommes à quelques jours d’une brisure dans le temps, la grande guerre meurtrière, et ma tante Raymonde qui aura le malheur d’avoir 17 ans, et on n’est pas sérieuse à cet âge-là. A la fin de cette période, elle va être traumatisée à vie, elle et notre famille car amoureuse d’un officier allemand, dans sa jeunesse folle l’opprobre se posera sur la descendance de monsieur Auguste, mon grand-père qui ne voulait que nous protéger et savoir ce que l’on deviendrait ! Moi, adulte handicapé, je rêve de voyage vers la montre en arrière, je voudrais lui parler à ce défunt et lui dire le bien que je pense de lui, de son éducation, de cette vie qu’il m’a donnée, accompagnée de sa fierté sans l’arrogance.

Flux rampant

Ecrit par Gérard Leyzieux le 30 mars 2013. dans Ecrits, La une

Flux rampant

Flux rampant, lacis du temps

Eparpillement des ans sous le vent

Quand l’avenir serpente sur le silence

L’envie se répand à la rivière asséchée

Chaleur éteinte à 3 heures du matin

Glacis des mots tus en la bouche blanche

Flux transparent, poussière de ciment

Des robes aux corps absents

Liquide évaporé sous des pas figés

Quelques vêtements luminescents flottent à la brise fatiguée d’un soir d’été

Autofiction et Nations :

Ecrit par Stéphanie Michineau le 30 mars 2013. dans La une, Littérature

Autofiction et Nations :

Entretien entre l’écrivaine-chercheuse, Stéphanie Michineau, & Etienne Dupuis, in « Journal du Campus » des étudiants de Montréal

 

Le journaliste Etienne Dupuis du « Journal du Campus » de Montréal a demandé ces entretiens à Stéphanie Michineau au titre de spécialiste confirmée de l’autofiction francophone à portée internationale ; à savoir que ces entretiens ont déjà bénéficié d’une publication au préalable, à leur sortie en mars 2012, dans la revue littéraire en ligne : Exigence.net. Il s’agissait cependant d’une version écourtée (pour des raisons éditoriales), en voici désormais la version originale reconstituée :

 

1/ Qu’est-ce que l’autofiction (de manière assez brève) ?

2/ Quel est le but poursuivi par les auteurs d’autofiction ? Provocation ?

3/ Pourquoi faire de l’autofiction ?

4/ Différence avec autobiographie ?

5/ Comment est-ce apparu ?

6/ Comment trace-t-on la frontière entre le réel et la fiction dans ce genre littéraire ?

7/ Est-ce que les auteurs d’autofiction le font exprès pour jouer sur l’ambiguïté et le réel ?

8/ D’où ce genre puise-t-il sa force ? Qu’est-ce qui attire le(s) lecteur(s) ?

9/ Est-ce que c’est un genre prisé des lecteurs ?

 

Première question : ED / Qu’est-ce que l’autofiction (de manière assez brève) ?

Taxes et circulation routière

Ecrit par Luc Sénécal le 30 mars 2013. dans La une, Société

Taxes et circulation routière

Toujours en panne d’imagination, de solution cohérente, de compétence, nos autorités, quelles qu’elles soient, s’emploient à tirer tout le profit possible d’une carence notoire. Poser une problématique à plat. En examiner tous les contours, tous les détails, les tenants et les aboutissants. Faire le point sur l’inadéquation des décisions prises jusqu’alors et admettre le marasme dans lequel on se retrouve dans les grandes villes en termes de stationnement, est-ce à ce point si difficile ?

Oui, quand la situation budgétaire est à ce point critique. Oui, quand on ne sait plus ni où, ni comment trouver de quoi financer des projets pourtant essentiels. Oui, quand il s’agit de faire payer par tous les moyens possibles les usagers. Quand il s’agit de les culpabiliser, les infantiliser, les montrer du doigt. En conséquence le débat n’est plus de trouver des solutions cohérentes au problème du stationnement en ville (lequel tourne au cauchemar), mais de créer un climat de défiance qui n’a rien à voir avec la solidarité que l’on devrait retrouver entre nous, face à ce problème.

L’urgence de l’éthique…

Ecrit par Martine L. Petauton le 23 mars 2013. dans La une, France, Actualité, Politique

L’urgence de l’éthique…

Un dictionnaire – disons un vieux Larousse, sorti d’on ne sait quel grenier, avec sa couverture orange brouillée, et ses pages cornées. Voilà peut-être l’instrument indépassable qu’il faudrait, dans les turbulences actuelles où tangue notre navire gouvernemental…

Ça ne prend pas beaucoup de temps ; quelques feuillets à ouvrir, à : M, comme morale, P, comme probité, le C, de communication, et, bien sûr : le E, d’éthique. L’économie – bon, on sait ! Les nécessités sociétales, de patience, on s’armera ; mais, le « bien élevé » des valeurs qu’on est censé porter dans le sac à dos, ça ! ni tolérance, ni attente, ni, surtout, indulgence ! C’est tout de suite et tout le temps. Inégociable.

« L’affaire » Jérôme Cahuzac revient faire son tour, en ce printemps entrant, après tellement d’hiver, qu’on aurait tous mérité qu’elle passe son chemin… mais, elle toque à la porte ; insiste, posée au bas des escaliers, par le char, ni discret, ni toujours pertinent, de ces « langues » de Mediapart.

Notons qu’on en est, certes, aux faits supposés, aux accusations non prouvées. La présomption d’innocence fait l’honneur du Droit français,  mais cela va déjà, bien au-delà de la rumeur, et cela fait, déjà, très mal !

Ainsi, ce compte en Suisse, qui serait parti en villégiature à Singapour, aurait – forts soupçons – dans un coin de page, le nom du ministre, de ses entreprises, de ses proches ? C’était il y a longtemps – mais la chronologie là, n’a aucune importance ; une époque où l’homme, retiré du champ politique, s’était reconverti, avec l’énergie qu’on lui connaît, dans un commerce médical, sur fond d’intérêts croisés, entre laboratoires et bonne bourgeoisie.

Dollar et du cochon

Ecrit par Fabrice Del Dingo le 23 mars 2013. dans La une, Actualité, Littérature

Dollar et du cochon

Le voilà donc le livre dont tout le monde parle sans l’avoir lu. Mme Iacub, pour payer ses impôts, a décidé de raconter son amourette avec un porc.

Un porc qu’elle ne nomme jamais mais qu’on reconnaît sans peine : un homme riche puissant, inculte, gros et laid et qui ne jouit que quand il met sa langue tout au fond de l’oreille de Mme Iacub : il a une langue à la Rocco Siffredi. Ou quand il la démaquille en gobant son mascara. La gastronomie à la portée des caniches.

Un cochon qu’elle distingue de l’homme qu’il y a en lui, à moins que ce ne soit le contraire : l’homme est nul mais le cochon est sublime. Elle méprise l’homme mais aime le cochon.

Le but, aujourd’hui, n’est plus d’enrichir la littérature mais de faire ce qu’on qualifie de ce mot ridicule de « buzz ». Dès lors que l’écriture n’a plus pour objectif la recherche du beau mais la recherche du bruit, qu’elle n’a plus pour but la quête du Graal mais la quête du gras, on peut craindre le pire dans ce qui n’est plus qu’une course au pognon.

Le livre de Mme Iacub n’a aucun intérêt en soi et si le personnage principal mâle n’était pas ce protagoniste adipeux qu’elle décrit et qu’elle ne nomme jamais, personne ne l’aurait acheté. Elle a d’ailleurs si peu confiance en son talent descriptif qu’elle a dû craindre qu’on ne le reconnaisse pas et qu’elle a laissé un hebdomadaire révéler son nom.

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