Les échos de l'Evangile dans le Coran

Ecrit par Jean Le Mosellan le 16 septembre 2011. dans La une, Religions

Les échos de l'Evangile dans le Coran


Lorsque le Prophète commençait à réciter le Coran, l’Arabie a connu trois prophètes arabes avant lui. Ils professaient déjà un monothéisme similaire, voire identifié, à celui des juifs. Leurs noms, Houd, Salih, et Chou’aïb, sont consignés dans la sourate XI, versets 50, 61, 84 (1). Mohamet sera le dernier. Il se dit annoncé par Jésus. « O fils d’Israël ! Je suis envoyé pour vous annoncer l’avènement d’un prophète qui viendra après moi. Son nom est Ahmed » (LXI-6) (2).

Le prophète avait de toute évidence connaissance de l’Evangile selon Saint Jean où on peut lire ces paroles de Jésus : « C’est votre intérêt que je parte, car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous. Mais si je pars, je vous l’enverrai » (Jn 16-7).

Pour l’Église, le Paraclet est le Saint Esprit, et il se manifestera à la Pentecôte. Mais les musulmans donnent au mot Parakletos de l’Evangile, écrit en grec, un sens différent, sans doute par altération, qui signifie non pas intercesseur, mais le plus loué. En arabe, Mahomet.

En ce temps-là, l’extension de l’Empire romain d’Orient couvrait la Palestine, et l’influence chrétienne se faisait sentir, avec les Nestoriens, en Arabie du nord. En fait, des vestiges d’églises ont été découverts jusque dans les Émirats du Golfe. La Mecque et Yathrib (la future Médine) étaient, en partant de Jérusalem, sur le chemin du Yémen, où était située la mythique Saba. Il y a eu un Yémen juif, et un Yémen chrétien. Rien d’extraordinaire donc à ce qu’il y ait eu tout le long des tribus christianisées.


Quoiqu’il en soit, le contact avec les chrétiens a laissé des traces dans le Coran, à travers Jean Baptiste, Jésus et Marie. Quelques lignes ont été consacrées à Jean Baptiste, Yahya en arabe, (XIX 7,12). Il lui échoit de parler de Marie (Meryam). Celle-ci était assez vénérée pour donner son nom à la sourate XIX, appelée Sourate Meryam, longue de 98 versets.

L’histoire de la Vierge Marie commence avec une véritable Annonciation (III 42) « O Marie, Allah t’a choisie parmi toutes les femmes de l’univers », mais les anges sont bien plus précis que celui de l’Evangile (Al-Injil) « Dieu t’annonce un Verbe procédant de Lui. Il a pour nom le Messie, Jésus ».Il « est à l’image d’Adam : Il l’a conçu de terre et lui a dit : Sois ! et il fut » (III, 45, 59).

On voit, à ce propos, non seulement l’influence des Nestoriens, qui ne parlent pas de Marie en tant queThéotokos (Mère de Dieu) lui préférant le titre de Christotokos (Mère du Christ), mais l’influence surtout des Ariens, dont la doctrine nie l’égalité en divinité entre le Père et le Fils. En effet dans le Coran, « le Messie, fils de Marie, n’est autre qu’un prophète, lequel a été précédé par d’autres prophètes » (V-75).

Ce nouvel  Adam fait penser au dernier Adam de Paul de Tarse, dont les Epîtres aux Corinthiens (1Co) et aux Romains (Rm) datent du 1er siècle. « Adam est la figure de celui qui devait venir » (Rm5-14). Ainsi « le premier homme Adam, a été fait âme vivante, le dernier Adam, esprit vivifiant » (1Co 15-45). Le Prophète a-t-il eu aussi connaissance des Epîtres ?

On note une série de versets coraniques révélés au futur concernant le nouvel Adam affirmé en III-59. « Il fera entendre sa parole aux hommes depuis le berceau jusqu’à la vieillesse (III-46). Il sera l’Envoyé aux fils d’Israël et leur dira : Je guérirai les aveugles et les lépreux. Je ressusciterai les morts avec la permission de Dieu » (III-49).

C’est le fils annoncé à Marie. Le Prophète revient sur cette révélation dans la sourate XIX intitulée Meryam. Nous y apprenons avec surprise qu’elle est sœur d’Aaron (XIX-28), et le traducteur du Coran, Malek Chebel, se pose la question de savoir si l’expression « Toi, sœur d’Aaron » est une interjection ou une identification. Se perdrait-on en conjectures à ce sujet ? Le fait est qu’Aaron avait une sœur du nom de Marie, et Emilio Platti avance que le Coran met en relation  Marie, la mère de Jésus, avec la famille de Moïse (Le Coran et la Bible, Bayard 2002). Cette interprétation n’est pas très convaincante, puisqu’en III-35 et 36, la mère de Marie est désignée comme femme d’Imran. Moïse, Aaron, Marie sont dans la Bible des enfants d’Amran, de la Tribu Lévi.

Jésus, comme annoncé en III-46, proclame dès le berceau : « Je suis vraiment le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Livre et m’a désigné comme prophète » (XIX-30). Il ajoute plus loin : « Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant » (XIX-33).

Cette résurrection ne fait pas suite à la crucifixion, qui est niée en IV-157. « Ils ne l’ont ni tué ni crucifié, mais ils ont seulement cru avoir affaire à lui alors que c’était son sosie ».

Selon Maurice Borrmans, dans Le Coran et la Bible, beaucoup de musulmans croient que le Messie est toujours vivant, et sera leur témoin le jour de la résurrection (IV-159). C’est-à-dire à l’Heure du Jugement Dernier. Croyance finalement assez proche de notre Saint Vivant.

Mais la mission du Messie n’est pas ce qu’en dit l’Evangile. « Notre prophète est venu à vous, pour vous montrer les nombreuses choses que vous masquiez du Livre révélé » (V-14).

Le Messie Jésus n’est que l’envoyé de son Dieu (IV-171). « Dieu ne peut avoir d’enfant, cela n’est pas conforme ! » (XIX-35). « Il n’engendre pas et n’a pas été engendré » (CXII-3). Dieu a demandé à Jésus : « Est-ce toi qui a dit aux hommes : considérez-moi, ainsi que ma mère, comme deux divinités en dehors de Dieu ? » Et Jésus a répondu : « il ne m’appartient pas de tenir des propos sans fondements » (V-116).

Ainsi le Prophète s’en prend aux chrétiens, coupables d’avoir commis le pire des péchés, celuid’associateurs. Car ils ont associé à Dieu d’autres dieux. « Sont considérés comme incrédules (d’autres ont traduit impiesceux qui disent ceci : Dieu est la troisième personne d’une trinité, car il n’est d’autre Dieu que le Dieu unique » (V-73).

Comme l’a relevé  Claude Geffré, la révélation du Coran « porte moins sur l’existence de Dieu que sur son unicité ». Le Prophète n’aura de cesse d’affirmer : « Votre Dieu  est un seul Dieu » dans un grand nombre de sourates.

Ainsi les évènements rapportés par l’Evangile ne se retrouvent pas tels quels dans le Coran. Les ressemblances sont parfois très fortes, mais les dissemblances le sont encore plus.

La transcendance de Dieu se présente-t-elle finalement dans l’islam selon l’être, alors qu’elle est selon l’amour dans le christianisme ? Paradoxalement Allah paraît plus proche de Yahvé que de notre Père, alors que le christianisme apparaît, et cela semblait plus évident dans les premiers siècles avec de la prédication de Paul de Tarse, comme la continuation du judaïsme.

Jean Le Mosellan

(1) Les citations du Coran proviennent de la traduction qu’en a donnée Malek Chebel. Bayard 2009

(2) Malek Chebel dit en note que le nom d’Ahmed signifie « celui qui est susceptible de louer (Allah) ».

A propos de l'auteur

Jean Le Mosellan

Jean Le Mosellan

Membre du Comité de rédaction et rédacteur

Médecin

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Commentaires (31)

  • alain jugnon

    alain jugnon

    23 septembre 2011 à 13:04 |
    Enfin ! je suis votre philosophe, vous êtes notre botaniste ! Nietzsche est votre buffon et Heidegger votre tututeur !(Le Mosellan : 9 / Jugnon : 5)
  • Jean Le Mosellan

    Jean Le Mosellan

    23 septembre 2011 à 08:40 |
    Que Ficus piquant me pardonne,si je relève une confusion coutumière chez notre philosophe,botaniste à ses mauvaises heures,qui vous confond avec un cactus. Aïe aïe aïe dirait Jacques Dutronc. Le monde entier est un cactus ! Ficus (latin comme on s’en doute au contraire de cactus qui vient du grec pour semer la confusion) se dit en français figuier. Ficus piquant est très pacifique à côté du ficus étrangleur,qui prospère mais étouffe tout autour des pagodes et des temples bouddhistes. Il ne ressemble que de très loin au figuier qui vous fournit en figues,ou au ficus de votre salon. Quel piège à philosophes!
  • Kaba

    Kaba

    21 septembre 2011 à 22:53 |
    Ed Dhorme écrit en note : « Les fils d'Hélohim sont des êtres mystérieux qui participent de la nature divine et qui seront identifiés aux Anges. Ils forment la cour céleste dans "Job" » I,6 ; II, 1 ; XXXVIII, 7."
    "Anges" ou dieux... D'où mon interrogation.
    Mais vous parlez de transmission orale et supputant qu'elle excluait, s'agissant d'un texte révélé par Dieu, toute déformation. Édouard DHORME, dans son introduction à « l'Ancien testament », Bibliothèque de la Pléiade, souligne que « d'aucun écrit de la Bible hébraïque nous ne possédons le texte primitif ». Cependant, si « les textes de la Bible ne se transmettaient pas sans contrôle et sans règles précises, surtout dans le traitement du nom sacré », il affirme que "le Pentateuque a été rédigé par un auteur qui a vécu bien des siècles après Moïse" et distingue trois sources dans ce texte. Il nomme les deux première, Héloïste et Iahviste ; ce sont, dit-il, « des conteurs orientaux, [...] uniquement appliqués à écrire l'histoire sainte, celle des rapports entre Dieu et l'humanité. » Le Iahviste utilise « l'anthropomorphisme le plus touchant [dans] ces descriptions où Iahvé est sans cesse en contact avec sa créature ». L'Hélohiste ne fait apparaître le verbe que dans les songes de l'homme. Il nomme la troisième source « Chroniqueur » pour désigner un auteur qui émaille son texte de dates, de nombres et de références généalogiques. Il est indiqué que les nombres ont souvent un sens symbolique ; 7 fois 7 égale 49 ou 50 ; ainsi la date du pardon (pentecôte) en jours mais aussi en années ; et encore les nombres 12, 60, 120, etc. Ces trois récits se juxtaposent ou se superposent dans le texte biblique.
    Ed. DHORME relève aussi les emprunts aux « lois et coutumiers des anciennes civilisations orientales : code d'Hammourabi, Lois assyriennes et hittites, etc », (y compris aux légendes, cf Moïse sauvé des eaux, « réplique de la légende du roi Sargon d'Accad ») en soulignant que ce qui caractérise les lois du « Code de l'Alliance », « c'est leur base religieuse ». Comme je le disais dans une précédente réplique, la loi du talion figurait aussi dans le code d'Hammourahi, « avec cette différence, écrit Ed DHORME, que l’œil pour œil […] ne sont exigibles que lorsque la personne lésée appartient à une certaine catégorie sociale. » Mais les rédacteurs de la Bible ajoutent : « Maudit qui fait fléchir le jugement de l'hôte, de l'orphelin, de la veuve » (De XXVII-19), ce qui signifie que la loi vaut pour tous – je parlais de laïcisation du droit.
    Je cite encore Édouard DHORME : « Cette longue analyse des textes historiques et législatifs juxtaposés, amalgamés, combinés dans les quatre premiers livres de la Torah nous fait toucher du doigt la façon dont a été composé cet ensemble, qui n'est pas sorti tout fait du cerveau d'un écrivain unique, mais qui a nécessité un long travail collectif. » Comme la rédaction de notre droit.
    • Jean Le Mosellan

      Jean Le Mosellan

      22 septembre 2011 à 08:50 |
      Bravo Cher Kaba,pour la qualité de votre contestation,dialectiquement parlant. Il va de soi que la Bible a été écrite collectivement en un temps plusieurs fois séculaire,ce qui n’enlève rien à son caractère d’ouvrage inspiré. La Bible hébraïque est différente de ce qu’on appelle l’Ancien Testament. Celui-ci est une réunion de textes ayant un rapport avec le Nouveau Testament,qui est introduit,lui,par l’Evangile avec ses quatre versions canoniques. Si vous aimez les originaux,je vous propose les Epîtres de Paul de Tarse,qui a rapporté le premier par écrit des évènements de la vie du Christ dont la Cène. Il n’a pu connaître les versions écrites de l’Evangile, très postérieures. Sans doute la version de Luc (médecin de son état,qui a suivi un moment Paul,bien plus âgé que lui dont il narre la prédication dans les Actes des Apôtres), possède des accents historiques.
  • alain jugnon

    alain jugnon

    19 septembre 2011 à 13:34 |
    Mohammed est un baiseur (action de baiser) et pleinement homme à ce titre; Jésus n'est pas un baiseur et un plus qu'humain à ce titre (c'est quoi comme surhomme un jésus christ ?). Les deux personnages en question n'ont pas inventé la même religion. Selon que vous aimez l'amour ou selon que vous aimez la mort, vous ne voulez pas le même homme. Et cela vaut pour les femmes...
    • Diego De La Vega

      Diego De La Vega

      21 septembre 2011 à 23:16 |
      C'est vraiment du grand n'importe quoi ! Votre réaction ne veut strictement rien dire. Commencez - avant d'écrire des commentaires de ce niveau - par lire des résumés pour élèves en apprentissage de premier niveau, aussi bien sur les Évangiles que sur le Coran.
  • yacotito

    yacotito

    18 septembre 2011 à 11:08 |
    désolé pour vous tous, mais vous êtes dans l'erreur: être un "baiseur" comme vous le dites n'est pas une preuve d'amour mais la marque de la bestialité: quand on aime une femme
    - on ne souhaite pas voir ailleurs car voir ailleurs signifie dévaluer le rapport privilégié avec cette femme
    - on a le soucis de sa santé et craignons de lui porter préjudice par une vie dissolue
    - on a peur de porter une ombre à son bonheur, on a peur de la perdre

    Amour rime avec écoute, fidélité et respect

    je suis quant à moi horrifié quand je lis les récits des exploits des hommes que vous citez. être un baiseur est une tare et non pas une qualité dont on peut se vanter !
    • Ficus Piquant

      Ficus Piquant

      19 septembre 2011 à 11:25 |
      Chère Madame, je voudrais juste vous dire que - comme d'habitude - c'est Monsieur Jugnon qui, par provocation, a ouvert le feu. C'est lui qui - en effet - a tenu, le premier - ces propos machistes, que vous dénoncez avec justesse.
      Vous pourrez constater pleinement ce que je vous signale en remontant un peu plus haut dans les commentaires.
      • Kaba

        Kaba

        19 septembre 2011 à 14:23 |
        "désolé pour vous tous" [...] "je suis quant à moi horrifié"...
        Ou bien Yacotito ne connaît-elle pas l'accord du participe ?
        Pour ma part, je n'affirmerais pas "Chère madame" !!!
        Mais redevenons sérieux : l'Eglise catholique, que maltraite fort injustement Alain Jugnon, a eu le courage d'interdire le mariage des prêtres. En voilà au moins qui ne peuvent pas se reproduire ! Cependant, un documentaire télévisuel qui abordait ce thème, montrait aussi le respect que l'on doit à ces hommes et à leurs proches, conjoint et enfants.
    • Jean-François Vincent

      Jean-François Vincent

      18 septembre 2011 à 15:10 |
      Bravo!!!
  • alain jugnon

    alain jugnon

    17 septembre 2011 à 14:47 |
    En effet, les arabes ont mieux compris le message que Jésus et Moïse. L'amour ce sont les preuves de l'amour, autrement dit l'être amoureux : l'acte même. Ce cher ange de Jésus mort sur la croix en sait quelque chose. Mohammed, lui, est toujours en pleine bourre, cavalier émérite, buveur et baiseur.
    • Ficus Piquant

      Ficus Piquant

      19 septembre 2011 à 11:31 |
      Vous confondez, mon cher Monsieur Jugnon, hédonisme et machisme... !
      • Jean Le Mosellan

        Jean Le Mosellan

        21 septembre 2011 à 11:41 |
        L’arrogance est fille de l’ignorance. Son auteur vous entraîne sur un terrain où il se sent bien plus à l’aise,en l’occurrence son baisodrome,que sur le sujet de la chronique. Il ne sait rien sur le Coran que des ragots. Le vin en Islam c’est le Prophète qui l’interdit. Quant à l’autre assertion,que je ne répète pas,par égard aux musulmans,qu’il prenne la peine de lire par exemple la sourate IV Les femmes. Il faut la lire bien sûr en ayant à l’esprit les mœurs du temps. Est-il capable de cet effort ?
        • alain jugnon

          alain jugnon

          21 septembre 2011 à 14:40 |
          Vous vous trompez, c'est le savoir qui permet l'arrogance : il faut être philosophe pour attaquer de front la religion sur son terrain. Si j'étais médecin, je soignerais les grippes. Je suis philosophe, je traite l'humain.
          • Ficus Piquant

            Ficus Piquant

            21 septembre 2011 à 23:09 |
            Votre façon de "traiter l'humain" est très inquiétante.
            Ce serait terrible pour la Liberté si des gens comme vous avaient un jour le moindre pouvoir.
            Heureusement, sur le plan purement culturel, et sur le sujet de cette chronique, votre ignorance vous déconsidère complètement...
    • Ficus Piquant

      Ficus Piquant

      17 septembre 2011 à 22:50 |
      Faut-il vous rappeler - Monsieur Jugnon - que, selon l'Ancien Testament, le roi Salomon (par exemple), était beaucoup plus "baiseur" (dixit) que Mohammed ? Mais, je vous accorde le fait qu'il n'était pas "prophète"...
      Enfin ! En tout cas, dans le "Livre des Rois", on lui connaît plus de 300 femmes, si ma mémoire est bonne... ! Étonnant, non ? - comme aurait dit un certain...
      • Kaba

        Kaba

        18 septembre 2011 à 21:37 |
        Y eut-il plus baiseur que Gengis Khan ?
        Ses descendants seraient aujourd'hui une multitude.
      • Jean Le Mosellan

        Jean Le Mosellan

        18 septembre 2011 à 12:50 |
        Je confirme. Le roi David, l’auteur des Psaumes,se défendait pas mal non plus sur ce plan-là. Je dirai même plus que l’homme est fait de corps et d’âme et que lorsque ces éléments sont en équilibre ça a donné des chefs-d’œuvre, comme le Cantique des cantiques par exemple. C’est dans la Bible.
        • Kaba

          Kaba

          18 septembre 2011 à 21:25 |
          "C'est dans la Bible", dites-vous.
          Et ceci (Génèse VI, 1, 2 et 4)
          "Quand les fils des hommes commencèrent à se multiplier à la surface du sol et que des filles leur naquirent, il advint que les fils d'Élohim s'aperçurent que les filles des hommes étaient belles. Ils prirent donc pour eux des femmes parmi toutes celles qu'ils avaient élues. [...] Quand les fils d'Élohim venaient vers les filles des hommes et qu'elles enfantaient d'eux, c'étaient des héros qui furent jadis des homems de renom."
          Emprunt à la mythologie grecque ?
          • Jean Le Mosellan

            Jean Le Mosellan

            19 septembre 2011 à 14:52 |
            Je vois avec plaisir que vous lisez la Genèse,première étape du Pentateuque,ou de la Bible tout court,étape jaillissant de la nuit des temps. En 6-4 il est écrit en effet d’après la traduction de la Bible œcuménique : « les fils de Dieu vinrent trouver des filles d’homme et eurent d’elles des enfants. Ce sont des héros d’autrefois,ces hommes de renom. » Par une note les traducteurs signalent que sur l’original il est écrit « hommes de nom ». Le nom précisent-ils représente la renommée,l’efficacité et l’autorité. De plus continuent-ils « nom » est en hébreu le nom propre d’un des fils de Noé,Sem dont descendront les Sémites. Par ailleurs ,ils relèvent dans une autre note que « le texte interprète les vieilles traditions de Juda en attribuant la disparition des héros antiques à la condamnation de leurs erreurs par le Seigneur. » J’espère qu’après ces informations votre phrase sonne différemment de ce que vous avez cru entendre.
        • alain jugnon

          alain jugnon

          18 septembre 2011 à 15:29 |
          "L'homme est fait de corps et d'âme". Il est certain qu'avec ce genre de préjugé, on peut manquer complétement la philosophie et surfer en plein monotonothéisme comme un poisson dans l'eau.
  • Lévy Maurice

    Lévy Maurice

    17 septembre 2011 à 12:54 |
    Un régal, un vrai festin d'éclaircissements dans l'imbroglio que présente le Coran !!!
    Un grand merc. Je vais me remettre à une lecture un peu plus affinée du Coran. Passionant ! M.L.
    • Jean Le Mosellan

      Jean Le Mosellan

      17 septembre 2011 à 16:46 |
      Merci cher Maurice,le compliment me touche beaucoup venant de vous,dont chacun peut apprécier la qualité de réflexion.
  • PETIT

    PETIT

    17 septembre 2011 à 10:23 |
    Décidément votre érudition me sidère.
    Amitiés

    Jacques PETIT alias jacklittle
    • Jean Le Mosellan

      Jean Le Mosellan

      17 septembre 2011 à 16:40 |
      Merci cher ami. Jacklittle m’a laissé un beau souvenir du monde.fr
      • PETIT Jacques

        PETIT Jacques

        21 septembre 2011 à 19:59 |
        Oui,Cher Ami,

        C'était vraiment de bons moments

        Cordialement
        jacques jacklittle
  • Jean-Luc Lamouché

    Jean-Luc Lamouché

    17 septembre 2011 à 08:57 |
    Vous avez raison d'insister sur les liens extrêmement importants qui existent entre "l’Évangile et le Coran", tout comme - bien-évidemment - ceux entre l'Ancien et le Nouveau Testament (ici, j'enfonce une porte ouverte...).
    Votre chronique, parfois très érudite, permet aussi de montrer à quel point l'islam s'est vite considéré comme le monothéisme qui allait - d'une certaine façon - reprendre et "résumer" les deux autres. Mais, à l'origine, pas du tout de manière agressive ! Ainsi, les historiens ont montré que Mahomet (Mohammed) fut très largement en contact avec des chrétiens (et des juifs), et que - pour lui - il n'était pas question de "Croisade(s)".
    • Jean Le Mosellan

      Jean Le Mosellan

      17 septembre 2011 à 16:34 |
      En fait la relation entre le Prophète et les autres croyants,juifs et chrétiens,a été assez pacifique dans les premiers temps,mais par la suite elle s’est dégradée,notamment après la Bataille du fossé,pour les juifs,et plus tard pour les chrétiens,qui ont tout de suite compris que sa lecture de l’Evangile a été très laxiste,sinon hérétique. Juifs et chrétiens étaient désignés comme des gens du Livre,inférieurs, auxquels les conquérants arabes puis turcs appliquaient plus tard le statut de dhimmi.
  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    17 septembre 2011 à 05:02 |
    Vous êtes un bien meilleur connaisseur du Coran que moi. j'étais au courant de la théorie de la substitution, pierre d'achopement majeure entre le Christianisme et l'Islam; mais j'ignorais l'existence d'une attente eschatologique du prophète Issa...Y aurait-il trace d'un retour, d'une seconde venue, un peu comme dans le Chiisme duodécimain, on attend le retour du douzième imam, l'imam caché, le fameux Mahdi?
    • Jean Le Mosellan

      Jean Le Mosellan

      17 septembre 2011 à 15:49 |
      Le Coran nie la Résurrection. La substitution lui sert d’argument. Dans mon texte,je cite le verset XIX-33,le Messie loue le jour de sa naissance,le jour de sa mort,et le jour de sa résurrection. Il y a comme une erreur de scénario. A remarquer que le retour du Messie n’est pas dans le Coran.
  • alain jugnon

    alain jugnon

    22 septembre 2011 à 07:37 |
    Un ficus, c'est un genre de plante grasse, n'est-ce pas ? ça se considère un ficus ?

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