Billet fou ! Dormeur du val ou bagnard du sexe ?

Il était une fois un géant et un lilliputien qui étaient amis. Mais vus de la terre dans le miroir de la lune, ils venaient de découvrir que le géant était un gorille-man joueur de magie mortifère, managé et imbibé dans un doucereux abrutissement de ventilation de chiffres et de lettres sans suite logique donc un impuissant ramené à sa fonction première qui était de se mouvoir en long et large et en travers dans les variations des trois dimensions sans faculté de concept ni de décision. Avec obstination, cet orang-outan jouait dans son petit coin à amadouer un amas de fourmis venues se montrer, par pur instinct de perdition, dans leur simple appareil.
Dans la minute qui suivit, l’orang-outan dut mener le plus rude combat de sa vie de singe des bois de la planète martienne.
En effet, les fourmis agenouillées et priant se mirent à invoquer la terre de leurs ancêtres et partirent en courant à l’assaut du géant velu, munies de leurs mille petites dents de fourmis et en deux petites heures, le pauvre gamin fut désossé et mis en pièces.
Bientôt le genre humain fut mis au courant et dut se rendre à l’évidence ; aucun des singes de la planète Mars ne fut épargné. Il furent tous pris pour des mendiants infatués de toutes les outrecuidances et aucun insecte ne sortit de son carré de mie de pain si ce n’est pour voler en escadrille de concert avec sa compagne venue de la même fleur que lui, dans un périmètre de choix, sauf s’il pouvait englober la terre, la lune et Mars.
Dans ce cas seulement, un avion et un papillon pouvaient convoler dans le même ciel.
Ingénument, à ma connaissance, un géant de la taille d’un orang-outan marié à une fourmi n’aurait pas pu additionner plus d’agilité nuptiale et d’engagement qu’un garde-mobile armé jusques aux dents, agile en manipulations dans un combat de mouches dans un tunnel.
Et comme aurait écrit Nietzsche, un orang-outan et un dormeur du val sont deux aspects de la même espèce sans la variante du mortifère aspect des nomades sexuels dans les marais de la nature, vus du ciel ou de la lune.
Dans mes rêves les plus fous, jamais aucune fourmi n’aurait jamais pu imaginer une plus belle douceur de vie qu’un jeu de mille-pattes sous les moufles d’un mi-homme mi-singe doué de mille ruses, mille danses imprévues, mille chants d’oiseaux, mille ondes de charme, de choc de couleurs dans une seule main avant de devoir vivre d’un coup de pattes avec port d’armes la fin miraculeuse d’un compagnon de rue des jours heureux.
Luce Caggini
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Commentaires (4)
Simon Dominati
Suis-je myope, faut-il chausser des lunettes aux verres magiques qui percent les mystères ?
J’aime pourtant votre écriture, votre allure majestueuse, mais devant un texte Picasso, je me dis : c’est beau, il y a certainement derrière ce feu d’artifice quelque chose à comprendre et qui me dépasse.
Je crois que j’ai compris mais je n’en dirais rien.
A moins que je ne sois en train de m'égarer dans le lointain...
Luce Caggini
Jean-François Vincent
Luce Caggini
vu de la terre ou de la lune, comme il est facile d' inverser les proportions , se tromper de facette, susurrer les justes mots qui entraineront les mille et une fourmis sur la voie , avec les vrais faux programmes , les greffons empoisonnés,,les bras en croix , creusant jusqu ' au tréfonds des trémolos ,
n 'hésitant pas même à emprunter une tiare de papier pour convertir les miroirs aux alouettes en rampes de lancement vers le poste suprême.
Mais rien ne vous empêche de marier un jeu e cartes avec un jeu de marins pêcheurs dans la foire aux vanités.