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18 ans, suite…

Ecrit par Christelle Mafille le 18 mai 2013. dans Ecrits, La une, Société

18 ans, suite…

Vous avez été nombreux à m’envoyer des messages suite à mon article. Des messages pleins de gentillesse et aussi de compassion. Je vous en remercie, ils m’ont touchée.

Certains aussi ont été mal à l’aise.

Pourquoi nous faire lire une lettre écrite pour sa fille ? C’est intime, tellement intime…

J’ai donc décidé de revenir sur certains points ; le premier étant que cette lettre n’était évidemment pas destinée à ma fille mais bel et bien à vous, lecteurs de Reflets du Temps.

Alors pourquoi, me direz-vous ?

Une lectrice me demande si mon objectif est de me « plaindre » ; certes non. Ce n’est pas dans mes habitudes. De culpabiliser les parents d’enfants « normaux » ? bien sûr que non.

On me demande également si je cherche à susciter votre admiration : pour quoi faire ?

Non, non, non, ni admiration, ni pitié, ni même de la compassion. D’ailleurs, je ne suis pas à plaindre. Ce que je veux, c’est vous faire découvrir un monde, que vous ne connaissez pas. Pourquoi, me direz-vous ? Mais parce que nous sommes tous concernés. Et que même si c’est certainement pire ailleurs, cela peut encore s’améliorer ici.

Avant donc de vous quitter, je me permets de vous « offrir » ces quelques extraits du très beau livre Où on va, Papa, de Jean-Louis Fournier (éditions Stock).

Cher Père Noël,

Ecrit par Christelle Mafille le 05 janvier 2013. dans France, La une, Education

Cher Père Noël,

Ceci est ma lettre. Je ne sais pas si j’ai toujours été sage, mais bon, j’ai fait de mon mieux !

Alors, tu as peut-être remarqué : je ne suis plus vraiment une gamine. Et alors ? On peut toujours rêver…

Et puis d’abord, toi et moi, on a un point commun (non, pas la barbe) : les gamins. Sauf que toi, tu bosses une fois par an. Le reste du temps, ce sont les lutins qui se tapent tout le boulot. Au Pays des Nuages, Rue des Merveilles, tout est bonbons, joujoux (x ou s ?? ah… la réforme de l’orthographe…), guimauve…

Chez moi, ce n’est pas vraiment pareil.

Pourtant, ce boulot, moi, j’y croyais. Un peu comme une mission, une « vocation ». J’avais envie de travailler avec des enfants, les aider à grandir, à devenir « citoyen ». Les amener à s’interroger, à s’émerveiller, à se révolter quelques fois, mais de manière efficace. Leur faire découvrir le bonheur de la lecture et de l’écriture aussi. Peut-être les aider à trouver en eux un jeune écrivain qui s’ignore, ou un futur lecteur passionné.

Interview "miroir"

Ecrit par Christelle Mafille le 01 septembre 2012. dans La une, Ecrits

Interview

Quand Christelle Mafille présente Christelle Angano

Christelle mafille

 

C Mafille : Cet exercice est bien un des plus étranges que j’aie jamais eu à faire… Je vous demanderai donc, chère Christelle Angano, de ne pas m’en vouloir si je me révèle « maladroite ». Pas toujours évident de s’auto-interviewer…

C Angano : Ce n’est pas faux. Et puis, regardez, la reine dans Blanche Neige, à force d’interroger le miroir, elle s’est entendu dire qu’il y avait mieux qu’elle…

C Mafille : Bon, ça va hein… On la commence cette interview ? D’abord, et avant tout, pourquoi un pseudo, et pourquoi, celui-là ?

C Angano : Ça évidemment, il fallait s’en douter ! La question piège… Pourquoi un pseudo ? Comme nous le savons toutes les deux (!), j’écris pour les autres (Mémoire de Babouchka, co-écrit avec Madame Nina Michel, et Tu devrais écrire un livre, co-écrit Frère Daniel), c’est pour cela que j’ai décidé de choisir un pseudo que j’utiliserai pour mes productions personnelles.

Une vie de Ch'ti de Lille à Tataouine, Paul Dechaume

Ecrit par Christelle Mafille le 23 juin 2012. dans La une, Littérature

Une vie de Ch'ti de Lille à Tataouine, Paul Dechaume

Quand on referme Une vie de Ch’ti de Lille à Tataouine, on a comme un goût de sable dans la bouche, le sable Tunisien de Médénine.

On est un peu étourdi aussi par les événements. Pas de pause, tout s’enchaîne dans une course effrénée.

P’tit Paul, son enfance, au creux de l’amour de ses « Vieux » comme il aime à les appeler. Ses Vieux, ce sont ses grands-parents, papa et maman de cœur, remplis d’amour et de bienveillance. ça sent bon le café chaud et la chicorée, que l’on aime tant partager dans Ch’Nord. Je ne peux m’empêcher, en lisant ces pages, de penser à Daniel Guichard.

P’tit Paul et son enfance sous l’occupation, petit résistant qui n’hésite pas à faire « les camions » pour aider sa famille et les autres.

P’tit Paul, adolescent, les premières conneries. Le jeu, les filles…

Et puis plus tard, Paul, adulte, qui se retrouve, en représailles, à Médénine, en Tunisie, à La Section Disciplinaire des Bataillons d’Afrique. Paul qui, malgré les brimades, les tortures physiques et morales, refuse encore et toujours de se soumettre. C’est qu’il a la tête dure le Ch’ti. D’ailleurs, il est réputé pour ça.

Pas de pot les larrons

Ecrit par Christelle Mafille le 12 mai 2012. dans Ecrits, La une, Education

Pas de pot les larrons

 

Oyez oyez braves gens la malencontreuse histoire de Jacquemin, le paysan qui s’était fait rapiner tous ses biens ! Ce dernier décida donc de s’adresser aux paysans sur la Grand-Place du marché. C’est parmi les aboiements, les caquètements, les cancanements et les meuglements qu’il prit la parole : – Oyez amis paysans écoutez-moi. J’ai une inquiétante nouvelle à vous annoncer. Cette nuitée des larrons ont rapiné tous mes biens. C’est pour cette raison que je ne tournerai pas autour du pot. Prenez garde amis paysans ! Quant à moi, je vais devoir faire face à cette saison calamiteuse. C’est alors qu’intervint Livia, une jeune femme brune au teint de porcelaine et fille de son voisin comme lui paysan. – Ce n’est vraiment pas de chance ce pillage, j’en suis attristée pour vous… Mais dîtes-moi mon cher Jacquemin, autour de quel pot vouliez-vous tourner ? Je croyais que les larrons vous avaient tout rapiné ! Cependant je propose que nous leurs tendions un attrapoire. – Vous êtes bien sotte espèce de bécasse ! Mais, je suis d’accord. ils vont sûrement revenir. Soudain Josette, une vieille femme aux cheveux enneigés et au regard de turquoise se leva. Elle avait une idée : prendre des pots comme celui de Jacquemin et les emplir de bouse de vache et de lisier. Tous les paysans en installeraient chacun un en équilibre au-dessus de leurs portes laissées entrouvertes. Ainsi quand les larrons les ouvriraient, toute la merdaille leur tomberait dessus !

Farandole

Ecrit par Christelle Mafille le 09 mars 2012. dans La une, Ecrits

Farandole



A Petrus

 


Seule sur le sofa, je me laisse sombrer.

Le halo de la ville se fait caressant.

Là-bas, bien plus loin, on entend une sirène.

Les outils de l’artiste près de moi s’endorment.


Salon du livre de Grandcamp 17 mars 2012

Ecrit par Christelle Mafille le 08 mars 2012. dans La une, Littérature

Salon du livre de Grandcamp 17 mars 2012


Voici le mois de Mars.

Qu’il soit le Bienvenu avec ses promesses de douceur et  de couleurs.

Le soleil nous fait de l’œil et c’est bien sympa.

Le printemps, c’est aussi la saison des poètes.

Le Printemps des Poètes …

J’aimerais vous présenter à cette occasion la petite ville de Grandcamp-Maisy et son Salon du Livre.

Comme vous le savez peut être, ou pas, Grandcamp-Maisy est une petite commune du Calvados, le pays de la coquille saint Jacques …

Et puis, depuis deux ans, Grandcamp s'habille le coeur, joue avec les rimes et se fait poète.

Aux enfants que nous ne sauverons pas

Ecrit par Christelle Mafille le 17 février 2012. dans Monde, La une, Ecrits, Politique

Aux enfants que nous ne sauverons pas


La Planète se meurt, crie sa désespérance

Petit enfant du Sahel au ventre tendu

Gamine violée, violentée dans sa chair,

Fillettes excisées par la main d’une mère.

Jeunesse que l’on musèle, dont on étouffe la voix,

Petite sacrifiée au fin fond de l’Asie,

Fillette abandonnée, effacée quelque fois,

Désespoir et souffrance ; impuissance de sa mère.

Je suis différent mais je suis...

Ecrit par Christelle Mafille le 10 février 2012. dans France, La une, Société

Je suis différent mais je suis...

– 80 % de handicap ? C’est dommage, 10 % de plus et vous n’aviez pas la redevance télé !

Nous sommes en 1995, 1996… Je suis à la Préfecture.

Je viens chercher ma vignette automobile, pour moi gratuite, « cadeau » de l’état pour me dédommager du handicap de ma fille. Je n’ai pas de grosse voiture américaine, mais cela me rend bien service ! je n’ai pas perdu sur tous les plans…

Mais voilà, à l’époque, je suis une petite nouvelle dans le « club des parents d’enfants handicapés », et la pilule est assez amère, pour ne rien cacher.

Tout m’agresse ! La file d’attente, le regard des autres (« quoi sa gueule, qu’est-ce qu’elle a sa gueule »…) et cette carte orange, que je dois sortir.

« Station debout pénible » ; en même temps, ma fille a un an. De grands yeux bleus, et une moustache verte, cette sonde gastrique que je dois lui poser deux fois par jour. Sa tête est un peu aplatie, parce qu’elle ne peut pas s’asseoir, et encore moins tenir debout !

D'Amédée à Mallock

Ecrit par Christelle Mafille le 27 janvier 2012. dans La une, Arts graphiques, Musique

D'Amédée à Mallock

 

Partons à la rencontre d’Amédée Mallock.

Vous le présenter n’est pas chose facile.

Par quoi je commence ? C’est LA question…

Véritable autodidacte, Mallock est avant tout un personnage à facettes, multiple.

Il y a l’écrivain (A Mallock est un pseudo), le photographe, le peintre, et enfin, le musicien.

Par quoi je commence ?

Avant tout, Mallock, c’est un air des Beatles, une musique et une ambiance qui fleurent bon une certaine nostalgie, mais sans jamais tomber dans la « vieux schnock attitude ». Parce-que Mallock est aussi infiniment moderne ; il suffit de visiter son site, pour s’en persuader.