Pris à quelque sortilège oublié.
Ou peut-être, abandonnés à une étrange mélancolie ?
L’un et l’autre sans doute : les écureuils de Central Park sont tristes le lundi ; comme moi qui les regarde sans plus les voir. Je les sais par cœur cependant. A cet instant le ballet de cuivre et de feu va au ralenti et mon cœur s’emballe d’une absence qui le déborde en éclaboussures brûlantes.
Tout près, si loin, qui nous dévore et nous oublie, la ville s’engourdit d’un songe gris. Car le temps est révolu qui nous enchantait d’une promesse enfiévrée – il nous faut rompre le charme…
Dimanche pourtant, et le précédent, et l’autre encore, eux, comme elle, comme moi, s’étaient pris à rêver au papillon des étoiles devant un ruissellement de soleil orangé…
Ou était-ce seulement l’été indien et son serment d’automne ? Ou peut-être même mon âme ; assoiffée d’absolu et s’enivrant à l’amour en sept lettres – celui qui dure toujours lors même que la nuit ne finit pas d’exploser les corps indécents d’innocence.