« Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides. »
Charles Baudelaire, Elévation.
Mon élévation, je l’ai vécue en virant allègrement à droite, à quelques encablures du Technopark, pour m’engouffrer dans une autoroute cafardeuse. Le temps, lourd, oppressant, ne se prête guère aux élans exaltés.