Une
Ecrit par Christelle Mafille,
le 18 mai 2013,
dans Ecrits - La une - Société Vous avez été nombreux à m’envoyer des messages suite à mon article. Des messages pleins de gentillesse et aussi de compassion. Je vous en remercie, ils m’ont touchée. Certains aussi ont été mal à l’aise. Pourquoi nous faire lire une lettre écrite pour sa fille ? C’est intime, tellement intime… J’ai donc décidé de revenir sur certains points ; le premier étant que cette lettre n’était évidemment pas destinée à ma fille mais bel et bien à vous, lecteurs de Reflets du Temps. Alors pourquoi, me direz-vous ? Une lectrice me demande si mon objectif est de me « plaindre » ; certes non. Ce n’est pas dans mes habitudes. De culpabiliser les parents d’enfants « normaux » ? bien sûr que non. On me demande également si je cherche à susciter votre admiration : pour quoi faire ? Non, non, non, ni admiration, ni pitié, ni même de la compassion. D’ailleurs, je ne suis pas à plaindre. Ce que je veux, c’est vous faire découvrir un monde, que vous ne connaissez pas. Pourquoi, me direz-vous ? Mais parce que nous sommes tous concernés. Et que même si c’est certainement pire ailleurs, cela peut encore s’améliorer ici. Avant donc de vous quitter, je me permets de vous « offrir » ces quelques extraits du très beau livre Où on va, Papa, de Jean-Louis Fournier (éditions Stock).
Ecrit par Jean-Luc Lamouché,
le 18 mai 2013,
dans France - La une - Actualité - Politique Actuellement, à propos de la Présidence de François Hollande et du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le terme « social-démocrate » est utilisé à tort et à travers dans les médias. Rappelons d’abord qu’à l’origine, l’expression « social-démocratie » (notamment en Allemagne) correspondit à des partis socialistes de type marxiste (le SPD n’abandonna cette référence qu’en 1959, au congrès de Bad Godesberg). Aujourd’hui, deux notions se trouvent confondues : celle de social-démocratie (recherchant une troisième voie entre le libéralisme et le socialisme marxiste) et celle de social-libéralisme (essayant de définir une troisième voie entre libéralisme et social-démocratie). Or, pendant longtemps, le socialisme français voulut continuer à être idéologiquement vraiment « social-démocrate », alors que la plupart des autres partis équivalents en Europe évoluèrent en direction du social-libéralisme, sous l’influence du Blairisme. Voilà donc posée la grande question : l’Exécutif français actuel veut-il – peut-il, pratiquer une politique social-démocrate ou social-libérale ? Le modèle social-démocrate traditionnel fut fondé sur « l’Etat-Providence » (le « Welfare State » britannique), ou (de manière plus modérée) sur le « capitalisme rhénan » et la « cogestion » du type SPD en Allemagne, sans oublier les pays scandinaves. Pour qu’une social-démocratie puisse fonctionner, il fallait une croissance économique forte (ou au moins convenable), des syndicats puissants acceptant de négocier avec le patronat sans passer immédiatement par la grève, un patronat qui ait une culture de dialogue véritable, un parti (ou des partis) politique(s) de gauche travaillant en liaison avec les syndicats de travailleurs et ayant renoncé à un verbiage correspondant à une sorte de « surmoi révolutionnaire ». Reconnaissons que beaucoup de ces points, soit n’existent plus, soit n’ont jamais fonctionné ainsi, dans notre pays.
Ecrit par Jean-François Vincent,
le 18 mai 2013,
dans La une - Histoire Un aspect de la période nazie n’a fait, jusqu’à présent, l’objet que de peu d’études, du moins en français : le droit. Quels fondements juridiques Hitler et ses partisans donnaient-ils au pouvoir politique ? Les juristes allemands contemporains parlent d’un « Unrechtsstaat », d’un état de non-droit. Non-droit, au sens d’absence de règne du droit, avec les garanties qu’il procure à l’individu – ce que les anglo-saxons nomment « rule of law » – ne signifie pas anomie. Il y avait une logique de l’état hitlérien. C’est cette logique je me propose d’étudier ici. Trois mots concentrent l’essence même de la société nazie : Führung, Gefolgschaft et Treue. Ce sont des concepts qu’Hitler n’a pas inventés. Ils appartiennent aux sociologues et historiens allemands du XIXème siècle. Hitler les a simplement érigés en principes ayant force de loi. Et tout d’abord la Führung. Il s’agit de l’aptitude à donner un élan, une impulsion, de la capacité d’entraînement qui permet à un leader de s’imposer naturellement. Max Weber, dans son ouvrage majeur, Wirtschaft und Gesellschaft, lie Herrschaft (domination) et Führung. Pour lui, le véritable chef, l’authentique Führer, est celui qui a le charisme d’entraîner les autres par sa seule personnalité. Un éminent juriste de l’époque nazie, Heinrich Triepel, dans un livre intitulé Hegemonie, paru en 1938, parle d’un « angeborener Führer », d’un chef « né ». Son magistère porte donc le nom – intraduisible – de Führertum, que l’on pourrait rendre par principat, en souvenir de l’antiquité romaine : le premier empereur ou princeps, Auguste, ne s’élevant au-dessus des consuls qu’en vertu de son auctoritas, son autorité.
Ecrit par Jean Le Mosellan,
le 18 mai 2013,
dans La une - Cinéma Boris Vian fait vendre, on le sait. L’écume des jours dit toujours quelque chose aux jeunes, quoique la jeunesse contemporaine de sa parution, largement contaminée par l’existentialisme, ne l’ait pas apprécié. Mais Boris Vian finit par s’imposer et triompher d’édition en édition, la dernière avec notes préparatoires et croquis, à l’occasion du tournage du film éponyme par Michel Gondry, affichant un prix ahurissant, en cuvée spéciale c’est vrai, à 139 € l’exemplaire ! Prix en harmonie avec le budget colossal du film : 20.000.000 € ! Parfaitement justifié du reste avec un carré de stars dans la distribution : Romain Duris dans le rôle principal (Colin, assez riche pour vivre sans travailler), Audrey Tautou, (Chloé, sa dulcinée, dont le destin tragique est d’aimer puis de mourir rapidement à cause de l’éclosion dans ses poumons d’un nénuphar, métaphore poétique d’une tuberculose, fréquente dans l’après-guerre), Gad Elmaleh (Chick, l’ami intime de Colin qui ne jure que par Jean Sol Partre, célèbre maître à penser de l’époque, mais polluant gravement sa vie sentimentale), Omar Sy (le cuisinier à tout faire, de Colin). A côté de cette constellation, on remarque la présence d’Alain Chabat, en gourou culinaire, dont l’aura populaire était censée autoriser un ratissage large en matière d’audience. Néanmoins, pour être tout à fait sûr du retour sur investissement, c’est le producteur, Luc Bossi, qui s’est chargé lui-même du scénario, au nom du principe qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Mais cette intention hasardeuse débouche dans le Do it yourself des magasins de bricolage. L’intérêt dramatique, supposé né de la croissance du nénuphar, est rapidement enterré dans l’accumulation des effets spéciaux, présentés sous forme de clips ininterrompus, rompant, à tout va, le fil de la narration, en guise d’actes superbement gratuits (réminiscence de l’enseignement de Jean Sol Partre, mêlée à des prouesses à la Tex Avery, voire à la Richard Fleischer du film Soleil vert, dont les camions-poubelles ramassent les manifestants comme des détritus, une fois morts).
Ecrit par Kamel Daoud,
le 18 mai 2013,
dans Monde - La une - Politique Une panne d’idée, c’est quand vous n’avez pas envie de réfléchir à la place du monde. Vous êtes sur un trottoir, et le pays est sur sa route. Ou l’inverse. C’est une sorte de cessez-le-feu : vous n’interrogez personne, ne demandez après personne et n’attendez personne. C’est une sorte d’égalité insonore avec la création : elle tourne autour d’elle-même et vous lui tournez le dos, à moitié ou aux trois quart. Votre première préoccupation n’en est même pas une : vous respirez et vous rangez vos convictions qui vous servent de carburant en général : vous ne voulez pas vous sentir lié, ni responsable, ni ligoté par la cause et l’effet. Rien. C’est votre univers sous l’aisselle, face à l’univers qui vous enjambe. Vous ne ressentez rien, pas même votre prénom dans vos chaussures, vous respirez et vous continuez à respirer sans idée préconçue. La panne d’idée est un moment rare d’équilibre et d’insensibilité : une sorte de nationalité de poteaux, sans fil. Le reste du pays offre pourtant de l’humour : pendant que l’on soigne les féodaux en Europe, il y a grève de la santé en Algérie. C’est une piste. Pendant que l’on enquête doucement et lentement gracieusement sur Sonatrach, on met rapidement en prison un chanteur de Raï à Oran pour mauvaise rime contre le DGSN. On peut aussi creuser l’idée et la cervelle de Louiza Hannoun : cette étrange dame qui va finir prophétesse à force de voir des complots partout. Ou parler de Soltani et des 40 Islamistes et leurs fourberies dans les jarres où on les a enfermés. Il y a des sujets quand on regarde et écoute. Sauf que cela ne sert à rien quand le cœur est déchaussé. Donc Rien ce matin algérien. Rien d’intéressant : on dirait que l’on doit écrire la même chronique sur le même pays pendant la même heure. Rien d’innovant : des émeutes, des augmentations, des rumeurs, des maladies, des indignations et des scandales et des dénonciations.
Ecrit par Claude Gisselbrecht,
le 18 mai 2013,
dans La une - Actualité Le jour de l’Ascension, François Fillon était promu « Grand cordon de l’ordre du Soleil Levant », la plus haute distinction du Japon. Il a d’ailleurs profité de cette fête chrétienne, célébrant la montée au ciel de Jésus-Christ après sa résurrection, pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, « quoi qu’il arrive », prenant ainsi de court Nicolas Sarkozy, qui, le même jour, donnait une conférence à Las Vegas, la capitale du jeu. Assurément, l’ex-Premier ministre croit en sa bonne étoile et ne se gêne plus pour tirer sur l’ancien Président de la République « à boulet rouge », comme celui qui orne le drapeau japonais, symbolisant le soleil levant… Son ascension politique est désormais sur les rails, et rien ne pourra plus l’arrêter. Car, tout le monde le sait, l’ambition personnelle, ça vous change un homme ! Connu surtout pour sa retenue et son pragmatisme à toute épreuve, on est surpris d’apprendre, notamment dans le livre de Christine Kelly, François Fillon, le secret et l’ambition, paru en 2007, qu’il avait été exclu à deux reprises d’un établissement scolaire, une fois pour avoir lancé une ampoule lacrymogène en plein cours, une autre fois pour avoir pris la tête d’un mouvement de protestation visant un professeur d’anglais… Finalement, le « vrai Fillon », lequel est-il ? Celui qui incarne la « force tranquille », ou bien le « rebelle », le « chef incontesté » ? Il est fort à parier qu’il saura profiter du temps qui lui est imparti pour endosser, en fin stratège, l’habit de « François le Conquérant », face à ses deux principaux adversaires !
Ecrit par Sandrine Campese,
le 18 mai 2013,
dans Ecrits - La une - Humour - Linguistique Elles nous ont fait rire et danser, elles ont inspiré nos plus beaux dessins, elles nous ont aidés à trouver le sommeil : ce sont… les chansons de notre enfance ! À l’époque, nous apprenions sagement les paroles sans toujours bien les comprendre. Et pour cause : la plupart d’entre elles, à l’origine des marches militaires, datent du XVIIIe siècle et contiennent des mots d’ancien français qui ont depuis disparu ou dont le sens a évolué. Parce qu’il n’est jamais trop tard, voici la liste non exhaustive des principaux mots qui nous ont échappé ! Blonde : « Auprès de ma blonde, Qu’il fait bon, fait bon, fait bon, Auprès de ma blonde, Qu’il fait bon dormir ». En 1704, date à laquelle a été composée la chanson, blonde signifiait « petite amie » ou « compagne », sens resté usuel au Québec. Ex : « Il va se marier avec sa blonde ». Cadet : « Cadet Rousselle a trois maisons (bis) Qui n’ont ni poutres, ni chevrons (bis) ». Héros (malgré lui) de cette chanson, Guillaume Rousselle est surnommé « cadet » car son frère aîné, Claude-Antoine, est né deux ans avant lui. La chanson ayant été reprise en 1792 par l’armée du Nord, le terme aurait aussi pu désigner le gentilhomme qui servait comme soldat. Mais Cadet Roussel était huissier à Auxerre et avait une maison biscornue.
Ecrit par Mélisande,
le 18 mai 2013,
dans La une - Ecrits C’est une note qui court sur le clavier. Elle brise le calme apparent d’une vie qui serait là, plantée comme un miséreux sur l’avenue d’une cité blessée par cette coupure entre les êtres. Elle arrive en vaillance sur le piano du monde et l’on respire un bon coup, à cœur fendre. C’est la musique de Chopin, elle nous mène en bateau sur les vagues du monde, tuant parfois la vie l’espoir, elle sait aussi prendre par surprise le moribond revenu de tous les royaumes, flaque de soleil au seuil d’un matin, cavalier fourbu, en lice vers le nord. O mon âme puisses-tu comprendre, puisses-tu sentir l’absence aiguë qui a négligé mes tourments, cette folie qu’elle a fait naître en moi, blessure profonde ensanglantée silencieuse peine éperdue qui se noie dans le verbe. Meurtre impardonnable du bien en tous, gris sur la lumière, voix de fausset, blâme mouillé sur le printemps heureux. C’est l’enfant qui s’affaisse comme une fleur fanée, ô grand néant des êtres.
Ecrit par Luce Caggini,
le 18 mai 2013,
dans La une - Ecrits Un oiseau géant a été trouvé sur le mont Athos empreint de honte et de contaminations du virus de l’amaniteuse amitié franco-allemande. Dans la fameuse émission de Frédéric Taddéï, Ce soir ou jamais, on a pu voir combien le mot amitié devait être pris avec des pincettes, en outre un amour de mariage ou un mariage d’amour peut être dissous en trois vantardises de chef de gouvernement sans l’ombre d’une hésitation. Donc, avec mon amie Frida, je viens d’avoir une conversation très passionnante dont je vais vous donner une partie. Frida : Ma chère lune en état de convulsions, enfin tu réalises que la magie du mot mariage est un trompe-l’amour garni de ronces et d’agnelles amies mariées avec le Dieu Amok empreint lui-même des fumerolles de ses orgies encore fumantes. Dis-toi, petite mariée du Royaume rarement nommé Monnaie du Pape, que nous deux nous sommes les deux amies les plus chéries de mon glamourous pays l’Allemagne. Mutine : Ma Chérie adorée, comme je te l’ai déjà dit, même mon grand-père artiste de renom en Italie a dû peindre un aigle à trois ailes pour justifier son mariage avec ma grand-mère Sarah qui avait eu momentanément le mauvais goût de se prendre pour une star du Bosphore. Mais comme tu le notes souvent, bientôt plus personne ne pourra dire des amants terribles qu’étaient ces deux moineaux du jour le moins beau de leur vie, gagnant en vol plané le pays d’Alice au Pays des Merveilles, qu’ils avaient la tête des parents de la Prusse Orientale de tes parents, mes amis chéris.
Ecrit par La Rédaction,
le 18 mai 2013,
dans La une Amis lecteurs, même s’il n’est pas complètement rénové, notre nouveau Reflets du Temps a pris la mer… depuis plusieurs semaines. Quelques petites infos sur l’aspect et le fonctionnement : Tout beau ! Merci au webmaster, et gratitude infinie à notre amie Luce Caggini.Écrivain, chroniqueuse inspirée et fidèle de notre magazine depuis ses débuts – pas de numéro sans son billet fou, ou des chapitres de ses livres, connaissiez-vous aussi ses talents de peintre ? – elle a bien voulu créer pour Reflets du Temps ce bandeau coloré, qui représente le déroulé du temps… magnifique, solaire, comme le pinceau de Luce ! Reflets du Temps se veut plus lisible – police et titres – plus ouvert, par ses photos plus grandes, plus pratique pour vous lecteurs – mais, là, les avis peuvent diverger ! La page d’accueil fait dérouler, un peu vite selon certains, la « une » et ses chapeaux ; de petits cercles grisés en-dessous permettent d’arrêter sur un ou l’autre texte ; les flèches donnent la possibilité d’avancer ou de reculer dans la liste. A droite, les derniers commentaires accèdent, en cliquant sur le #, directement à la chronique concernée. Dans le bandeau, en haut de la page, en actionnant « articles », on se retrouve sur l’ensemble des chroniques de la « une », fixe, cette fois, ainsi, à droite, que sur la liste de tous les rédacteurs, permettant, en un clic, de retrouver tous les articles de tel ou tel auteur. Le captcha – cela a été rappelé récemment – n’est obligatoire que pour ceux qui ne se sont pas connectés à notre site – bandeau, haut de la page d’accueil.
Ecrit par Christelle Mafille,
le 11 mai 2013,
dans Ecrits - La une - Société Aujourd’hui, tu as 18 ans. Je me retrouve plongée dans un abîme d’incertitude. 18 ans… l’âge des premières vacances entre potes, du BAC pour certains, du permis de conduire, pour d’autres… Boîte de nuit ? Droit de vote ? Oui, mais pas toi. J’écoute d’une oreille distraite les parents autour de moi, leurs envies, leurs craintes, leurs ambitions pour leur chère progéniture. Certains se plaignent, « il a encore raté son bac », « il a rayé ma voiture en rentrant de boîte de nuit », « elle ne m’a pas écrit alors qu’elle est partie depuis deux mois »… Et je reste là, et je voudrais leur dire… Et toi ? Que te dire, ma chérie, sans trop te blesser ? Comment t’expliquer que, même si un jour tu réussis à lire suffisamment bien, tu n’auras pas le droit de conduire ? Que je ne peux pas te laisser sortir seule avec ton copain Arnaud ou ton amie Lou ? Et que cela n’a rien à voir avec la confiance, ou l’absence de confiance que j’ai en toi. Qu’a priori, l’on ne passe pas de l’IME à la FAC ? Toi qui veux voter, comment t’accompagner dans cette démarche ô combien citoyenne, puisque je ne pourrai pas t’accompagner dans l’isoloir ? À 18 ans, tu resteras encore une petite fille, MA petite fille… Ma petite GRANDE fille, mon bébé. Jeune femme, la vie va te saisir, t’emporter. Je voudrais tellement qu’elle te soit douce, avec Moi à tes côtés… aussi longtemps que je le pourrai. Et c’est là que tu prends conscience de ton handicap, toi qui vas apprendre bientôt, l’année prochaine, à prendre le bus toute seule. Et c’est là que je réalise peut-être encore un peu plus…
Ecrit par Martine L. Petauton,
le 11 mai 2013,
dans France - La une - Actualité - Politique Quand il a commencé, ce chantier – tout était à relever ou à faire, il pleuvait au mois de Mai de l’an passé… en Mai joli, on fait, paraît-il, « ce qu’il nous plaît » ; on l’a fait… Il y avait des Bastilles à prendre. On le savait ; on le redoutait un peu, mais, bon ! On a remonté d’un cran, le sac sur l’épaule, et, en avant pour la traversée de la Crise, avec la Gauche – toujours, mieux qu’avec la Droite ; un slogan simple, sympa, réconfortant, comme le sourire de Bedos… Un certain – Danton au très petit pied –, n’avait-il pas prédit qu’on élisait là un « capitaine de pédalo »… lequel, malgré la tempête incessante et tournante – un coup ici, un coup là-bas, et, encore un, plutôt bas, par là, pour la route – n’a, pour l’instant, toujours pas coulé… Faut, des fois, se méfier des « petits » qui n’ont pas l’air… Dès Mai dernier, c’est vrai, la fête manquait de feux d’artifice ; le cœur n’y était qu’à moitié, pour tant de ces électeurs, déjà pas mal « ailleurs », n’ayant plus en poche grand-chose en termes de crédit à faire aux politiques, et à l’État. On sentait à la « messe » de La Bastille, qui voulait singer l’autre, la vraie, comme un parfum de ces anniversaires qu’on salue avec des cotillons auxquels on ne croit plus. Mais, baste ! La Gauche était là ; n’avait qu’à… N’avait qu’à quoi ? Redistribuer, tout de suite, pardi, à l’ancienne !!! et, plus vite que ça, disait-on à Hollande, dont le pied était encore sur la dernière marche du perron de l’Élysée… Peut-être que, dans les fanfares de la Campagne, l’oreille n’avait pas capté, quand le candidat du « changement » avait pourtant dit, fermement, que les réformes de structures passeraient avant l’aménagement des dons et avantages. Comme en grammaire, ou en Histoire, il y avait dans l’affaire des temps à respecter…
Ecrit par Léon-Marc Levy,
le 11 mai 2013,
dans La une - Histoire - Littérature Avec l'autorisation de « La Cause Littéraire » Ce recueil de nouvelles s’ouvre par celle qui donne son titre au livre : « Parlez-moi d’Anne Frank ». Curieusement, c’est loin d’être la meilleure et ne vous découragez pas à sa lecture, la suite est beaucoup plus intéressante. Nathan Englander est dans son univers habituel : les familles juives, américaines ou israéliennes. Les histoires qu’il raconte ici se situent aussi bien dans l’actualité que dans un passé récent, pour être plus précis depuis l’après-guerre, l’après-Shoah. Et c’est bien la Shoah qui est le thème obsédant de ces nouvelles, obsédant comme dans l’esprit et la psychologie des personnages d’Englander – d’Englander lui-même. Américains de la post Guerre mondiale ou Israéliens depuis la même époque, les personnages de ces histoires n’ont pas d’autre moteur à leur rapport au monde que le souvenir – même indirect – de la Shoah. Au point que la terreur de la disparition puisse tordre jusqu’à la perception du réel, jusqu’à l’absurde : « Notre souci, dit Mark, n’est pas l’Holocauste passé. C’est l’Holocauste actuel. Celui qui détruit plus de cinquante pour cent des Juifs de la génération présente. Notre souci, c’est le mariage mixte » (Parlez-moi d’Anne Frank). Israël se pose ici, dès la 2ème nouvelle, comme la suite historique et éthique de la Shoah. « C’est le genre de colline où on peut construire une vie » (Collines jumelles). Mais Englander n’est pas dans l’apologie du sionisme, loin s’en faut. Au bas des collines, il y a les Palestiniens, expulsés de leurs terres et qui sont là, comme une question permanente de légitimité. L’autre obsession après – avec – la Shoah : la légitimité. Celle d’Israël, mais aussi celle des Juifs aux Etats-Unis, en butte à l’affect antisémite et à l’éternelle question sur soi des Juifs de la Diaspora. Le recueil est ainsi construit, dans un mouvement régulier d’aller-retour de la diaspora à Israël et inversement, avec la même question centrale de la légitimité du Juif : y en a-t-il une possible, ici ou là ?
Ecrit par Fabrice Del Dingo,
le 11 mai 2013,
dans France - La une - Politique - Littérature Copé, le maire de Meaux qui est dépourvu de la moindre éthique et qui ignore le sens des mots scrupules ou honnêteté a mis la main sur l’UMP avec l’appui de quelques comparses aussi intègres que lui. Carole Barjon et Bruno Jeudy, co-auteurs du Coup monté, en dressent un tableau accablant. Copé sait qu’il est minoritaire dans son propre camp et qu’il ne peut être élu qu’en bourrant les urnes et en ne comptabilisant pas toutes les voix de son rival haï. Il va donc organiser un système de fraude généralisée : procurations massives pour des pro-Copé, annulation des scrutins de certains bureaux ayant voté majoritairement pour Fillon, voire carrément non-comptabilisation des votes comme dans trois départements d’outre-mer. Tout est verrouillé : passée de l’ombre à la lumière, la Cocoé est essentiellement composée de partisans de Copé – les mauvaises langues l’appellent la cocopé – et l’usurpateur annonce sa victoire alors que la moitié des résultats n’ont pas encore été communiqués à la commission ! Comment les Dalton ont flingué Lucky Fillon avec l’aide en sous-main de ma Dalton Sarkozy. Tout cela fait un peu froid dans le dos : les amis et les partisans de Copé sont des individus peu fréquentables qui méprisent la démocratie. Ils sont à l’image de Jérôme Lavrilleux qui aime bien faire le sale boulot et se salir les mains en les plongeant dans le cambouis : on n’est pas impunément fils de garagiste, voire d’Eric Césari qui a appris les bases de l’honnêteté avec Charles Pasqua ; ou encore de Michèle Tabarot qui a la silhouette de Marine Le Pen, la chevelure de Marine Le Pen, la distinction de Marine Le Pen et les idées de Copé.
Ecrit par Khalid EL Morabethi,
le 11 mai 2013,
dans La une - Ecrits Quand j’étais petit, j’ai toujours été puni pour rien. J’avais 9 ans, mais ce qui est sûr c’est que je n’ai jamais menti ou volé. Je me souviens que j’ai enregistré dans ma petite mémoire toute la scène. Mais ce qui est passé est passé, je vis le présent mais je veux bien écrire le passé, pour que le temps puisse l’effacer. L’injustice atroce. Tout a commencé avec une histoire déprimante, le ciel est devenu gris et a pleuré avec cet enfant abattu, désorienté, un pauvre cœur malheureux. La phrase mortelle dite d’une voie hideuse « C’est toi qui as volé l’argent sale garçon ! ». Je n’avais pas de réponse, pas de mot, j’étais muet et triste. L’injuste m’a pris par l’oreille, et il m’a balancé dans ma chambre en disant « Reste ici criminel, sale fripon, et qui vole un œuf volera un bœuf. Demain tu deviendras un malfaiteur ! C’est sûr ». Je n’avais pas le courage de répondre, je n’avais rien du tout, je n’avais que des yeux pour pleurer simplement, j’étais entièrement faible devant mon robuste père. Je suis peut-être un personnage principal dans l’histoire (Les misérables). La tristesse m’a envahi, et les murs m’ont répondu à la seule question que j’ai posée « Pourquoi moi ? ». J’ai enfermé dans mon petit cœur le sentiment de vengeance, de haine et cette odeur dégoûtante. L’intention de vomir à chaque fois.
18 ans, suite…
France : la social-démocratie impossible… ?
Le troisième Reich : un état de non droit
L’Ecume des jours, film de Michel Gondry
Azerty et le pneu crevé
Reflets de la semaine (155)
Chansons de notre enfance : ce qu’on ne nous a jamais dit !
Musique du soir
Amitié franco-allemande according to the world in the moon
Le nouveau Reflets du Temps…
Ma Chérie.
La souffrance et le chantier…
Parlez-moi d’Anne Frank, Nathan Englander
Le coup monté, Carole Barjon et Bruno Jeudy
L’injustice atroce















