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  • « L’autre été 14… »

    « L’autre été 14… »

    Ecrit par Martine L. Petauton, le 16 août 2014, dans Monde - La une - Politique - Histoire

    « Tandis que les humains bâtissent les maisons / façonnent des jardins à l’harmonie parfaite / un monstre coléreux les guette à l’horizon / l’ouragan se déclenche en hurlant à foison »

    Patricia Guenot

     

     L’été 14 – celui-là, maintenant, en Limousin, comme ailleurs, gagna – chacun l’aura remarqué – sans grosses difficultés un bon podium dans la catégorie été pourri. Ni Dordogne, ni étangs n’invitant à la baignade, c’est sur le plateau, celui des mille sources, que le centenaire de la guerre, la grande, la première, la future « der des der » m’emmena, un jour gris, visiter le monument aux morts de Gentioux.

    Unique en France ; indispensable dans le centenaire pétaradant qui commençait. Un gamin – un orphelin –, sa blouse grise d’écolier, levant le poing devant l’immense liste de morts au combat de son coin limousin, en disant : « maudite soit la guerre ». Juste à ce moment – à quelques heures de distance, démarrait via nos JT, la énième guerre israélo-palestinienne. « Maudite soit la guerre » répétait le petit Creusois, et celui de Gaza, et des faubourgs d’Haïfa… Quelques petits Ukrainiens s’invitaient à la prière – missile de l’avion fauché, courant Juillet, oblige… triste cortège, s'y ajoutèrent, ces jours derniers, les cris des enfants des minorités religieuses irakiennes, pourchassés par un intégrisme toutes dents dehors.

    Images, films, servis parfois en couleur saisissante, litanie de textes souvent inconnus – toutes ces lettres du Front racontant de ces écritures fines presque familières l’enfer des boyaux et la mort galopante. Le centenaire de la Guerre, pardon, la « grande » guerre de 14–18 inviterait à la réflexion – magie des images – n’importe quel non intéressé par l’Histoire. Photos sépia de ces grands-pères – dont le mien, Jean – jeunes et plein d’allant, tous paysans sortis de leurs villages, guindés, perplexes – l’enthousiasme fut un mythe – posant dans l’uniforme qui les mettait mi-mal à l’aise, mi-fiérots. Étrange proximité de ce 14-18, rendue par ce centenaire classique et peut-être un peu ronronnant, évitant, pour autant, de verser dans les fossés maudits des nationalismes exacerbés agités pourtant par les populismes au vent en poupe. Devant moi, alors que j’écris, un tableau pompeux et poussiéreux décline sur fond d’imagerie patriotique (le départ, la gloire, la paix – « superbe » raccourci) le sens de trois belles médailles que mon caporal de grand-père au 99ème régiment d’infanterie reçut « en mémoire de la grande guerre », pour une blessure – une balle lui traversa le visage – 3 ans de campagne et 2 citations… Comme tant d’autres, ce poilu-là n’en parla plus jamais, jusqu’à un âge très avancé où – ses petits-enfants portant l’Histoire par leur profession – il raconta, comme habité soudain, de souvenirs précis et intacts, beaucoup d’horreurs et de souffrances, dont la perte quasi entière de toute sa compagnie quelque part en Champagne. Je me souviens – nous retenions notre souffle – qu’il avait terminé, à mi-voix, comme pour lui-même : – c’est une connerie, la guerre ! Lui aussi ! avec la horde immense de tous les autres, passés et à venir, signant cette évidence à hauteur d’homme et de soldat. A hauteur de souffrances. 3 garçons fauchés chez ses plus proches voisins, d’un coup, tous. Son frère ne revint pas des Dardanelles ; le père et la mère ne surent rien, longtemps, de ce manquant… impossible enfer.

  • Billet fou : Le ciel est tombé sur la tête des enfants de Gaza

    Billet fou : Le ciel est tombé sur la tête des enfants de Gaza

    Ecrit par Luce Caggini, le 16 août 2014, dans Monde - La une - Ecrits - Politique

    Je vois passer les bateaux

    Les peuples en prennent plein la gueule

    Les gosses sont étripés

    La douceur de l’été a disparu…

    Comment me la couler douce dans mon abri insulaire, dans un monde où tout se déglingue, sauf les profiteurs de la République, les faussaires de la Pensée, les trafiquants d’ordures, pendant que les avions sont par terre, les enfants de Gaza avec leurs visages ravagés par les bombes, courent nu-pieds sur les pierres de la haine ?

    Entre le monde de la voix du sonnet de Pétrarque et la musique des enfers il y a un été à Ajaccio et un pur oratorio de monades en folies prêtes à être managées par le malin.

    Comme dans un rêve je parle à Antoni.

    – Maman, même un rêve est une réalité, mais contrairement à la magie d’un rêve, c’est un mariage doré dans le rêve et maudit dans la réalité. Nous étions en vadrouille tous les deux mais tu étais médusée par un centre de combattants monstrueux qui menaient un grand assaut en plein milieu de la Mer Méditerranée amenant des méduses dans le ventre des femmes voilées pareilles aux magiciennes dans le royaume des Rois de la Perse du temps de Persépolis quand les conditions de vie dépendaient de Darius. Mais dans le conflit qui opposait Darius aux Dieux de l’Olympe, il n’y avait pas de missiles dans le ciel des Palestiniens et des Israéliens. Dans le ciel des Persans rien ne pouvait éclater si ce n’est les orages du Roi Darius.

    – Dans mon rêve j’ai entendu le mot d’un enfant dire à sa mère : maman, j’ai peur ; mais nul ne l’entendait, car un agneau qui meurt ne fait pas de bruit alors que la cage des lions du cirque de Magic Circus magnifie le combat des tigres et des jongleurs de la mare magnétique du mal dans un géant monstrueux jeu de roués de la Mer Méditerranée, un conglomérat de nomades et de nomadiques murs d’incompréhension durement manipulés par de nombreux et dangereux musiciens regardant les engagements de toutes les forces diaboliques venues du centre religieux des uns et des autres mener les barres de mesure par milliers dans l’ordre du vent de la haine.

  • Protection ou Censure ?

    Protection ou Censure ?

    Ecrit par Jean-François Vincent, le 16 août 2014, dans France - La une - Politique

    Les rixes aux décours des manifestations pro-palestiniennes posent un problème de libertés publiques : jusqu’à appliquer le principe de précaution sans porter atteinte au droit – constitutionnel (art. 10 de la Déclaration des droits de 1789, préambule de la constitution de 1958) – de manifester.

    D’un côté, la guerre de Gaza tourne au massacre : les « dégâts » collatéraux deviennent complètement disproportionnés par rapport à l’objectif initial, protéger le territoire d’Israël ainsi que les colonies des territoires. L’émotion est donc compréhensible et doit pouvoir s’exprimer.

    De l’autre, l’antisémitisme flambe. Ou plutôt les antisémitismes. Celui des banlieues, par solidarité – à la fois ethnique et religieuse – aux « frères » palestiniens ; mais également celui de la gauche de la gauche. La lecture des commentaires faits sur Mediapart est, à cet égard, édifiante : toutes les nuances de la judéophobie s’y donnent libre cours, jusqu’à ressortir une vidéo de la conférence de presse de De Gaulle, où celui-ci parle du « peuple sûr de lui et dominateur ».

    Il est clair que des attaques de synagogues et des pillages de magasins casher ont eu lieu. Le rôle de la Ligue de Défense Juive et de ses éventuelles provocations ne retire rien à la déferlante haineuse à l’encontre d’Israël et de la diaspora, supposée manipuler – le fameux mythe du complot juif ! – les gouvernements, à commencer par le gouvernement français.

    L’interdiction des manifestations a été contre-productive en ce sens que, loin de la contenir, elle a exacerbé la poussée antisémite. Mieux aurait valu de négocier point par point l’itinéraire des cortèges, de telle sorte qu’ils évitent les quartiers et les lieux susceptibles d’exciter la violence.

    Il reste que les prises de position – très fermes – de Manuel Valls se justifiaient entièrement. Même si tous les manifestants ne sont pas antisémites, le simple fait qu’ils entendent des slogans anti-juifs (et pas seulement anti-israéliens), qu’ils voient quantité de gens faire des quenelles à la Dieudonné, et que, malgré tout, ils demeurent dans lesdites manifs, fait d’eux des complices par omission de la haine des autres.

    Il faut donc laisser la réprobation de l’hécatombe gazaouie se clamer dans les rues. Mais aussi mettre en garde les défenseurs sincères des droits de l’homme contre une dérive dangereuse : de la critique – légitime – de Netanyahou, on passe aisément aux appels au boycott, non seulement des productions des colonies, mais des marchandises israéliennes en général, voire aux thèses complotistes impliquant les communautés juives.

    On doit pouvoir protéger sans avoir à censurer.

  • JCALL Le réseau juif européen pour Israël et pour la paix

    JCALL Le réseau juif européen pour Israël et pour la paix

    Ecrit par JCall, le 16 août 2014, dans Monde - La une - Politique

    JCall, le réseau juif européen pour Israël et pour la paix, condamne fermement la rupture du cessez-le-feu humanitaire par le Hamas qui a causé la mort de trois soldats.

    Devant le risque d’embrasement de ce conflit, JCall soutient les appels qui se multiplient dans le monde pour un cessez-le-feu immédiat et prolongé entre le Hamas et Israël sur la base de la proposition égyptienne.

    On ne saurait oublier ni passer sous silence les lourdes responsabilités du Hamas dans le déclenchement de ce conflit : les tirs de roquettes et de missiles visant indistinctement la population israélienne, depuis un territoire placé sous le contrôle absolu du Hamas, et qui auraient causé de nombreuses victimes civiles n’était le système antimissile de Tsahal ; les nombreux tunnels souterrains, dont l’unique fonction est le lancement d’actions terroristes en territoire israélien ; et leur refus jusqu’à présent de toute solution pacifique du conflit.

    L’État d’Israël est en droit de défendre ses citoyens contre de telles menaces. Mais une défense légitime ne peut pas être accomplie à n’importe quel prix, notamment pour les populations civiles palestiniennes. Le bilan du dernier conflit est déjà très lourd : d’un côté, plus de 1600 morts palestiniens – dont plusieurs centaines de combattants du Hamas, mais aussi des centaines de victimes civiles – et des milliers de blessés ; de l’autre, 63 soldats et 3 civils morts, un soldat disparu et plus d’une centaine de blessés. A cela s’ajoute le fait que des dizaines de milliers d’habitants de Gaza sont désormais sans logis.

    Les populations israélienne et palestinienne ont trop souffert. Il faut sortir de ce nouveau cycle de violences, et leur donner l’espoir d’un meilleur futur. Cela passe par une transformation radicale des conditions de vie de la population de Gaza, en mettant fin au blocus (à l’exception des armements et des fournitures à usage militaire) et en assurant une aide internationale conséquente pour la reconstruction des infrastructures et des logements (sous la condition d’une stricte supervision, afin que cette aide reste d’un usage uniquement civil et qu’elle ne soit pas détournée à des fins militaires). Cela passe également par la mise en place d’un mécanisme de contrôle international, pour achever la destruction de tous les tunnels et assurer la démilitarisation de la bande de Gaza afin de donner au peuple israélien les garanties de sécurité qu’il demande à juste titre.

  • Reflets des arts : Hommage à Robin Williams

    Reflets des arts : Hommage à Robin Williams

    Ecrit par Luc Sénécal, le 16 août 2014, dans La une - Actualité - Cinéma

    Il y a avait chez lui quelque chose de décalé, un humour qui nous touchait, car il nous ramenait vers un trésor perdu quelque part au fond de nous-même.

    Il y avait chez lui comme une enfance qui lui permettait de jouer de la rigidité de nos valeurs. Sans les remettre fondamentalement en question, puisqu’un enfant va à la découverte avant de se constituer des bases, il en explorait les arcanes, sortant du cadre, allant dans la forêt de son imaginaire foisonnant. Il se permettait de nous présenter un miroir dans lequel nous retrouvions ce que nous avions été, plein de ressources, plein de rires, plein d’avenir.

    Il n’était jamais sérieux mais sérieusement drôle, car derrière la façade de son comique, s’y tenait bien tenace une furieuse tendance à prendre en dérision tout et son contraire, notre monde de certitudes et toutes ses invraisemblances. Comme une douche rafraîchissante et bienvenue dans la chaleur humide du monde que nous percevons.

    Il faisait exploser par le cœur et par l’humour notre raison qu’il embarquait de bon gré vers une multiplicité d’impossibles. Comme un lierre qui s’agrippe sur le mur de nos vérités, sur le cloisonnement soigneusement élaboré de nos différences, il décorait notre maison du charme fou d’un feuillage que la moindre bise faisait vibrer, tel un rire qui nous venait du fond du ventre et parfois même, pouvait nous faire mal.

    Il nous replaçait comme des personnages de cire dans son monde improbable et nous donnait une vie que jamais nous n’aurions eu l’audace de supposer. De ses jeux de situations se moquant de cette humanité qui se sclérose en des attitudes empreintes de sévérité qu’il avait beau jeu de retourner pour en achever le ridicule, il nous redonnait par un coup de jeunesse incroyable, de quoi vivre et espérer du meilleur de nous-même.

    A mon avis, quelque part dans son existence, Robin Williams avait rencontré très probablement le « Petit Prince » d’Antoine de Sainte Exupéry.

  • Réquisitions radiophoniques / Onfray

    Réquisitions radiophoniques / Onfray

    Ecrit par Bernard Pechon-Pignero, le 16 août 2014, dans Philosophie - La une - Média/Web

    Il m’est difficile de prendre définitivement parti dans les querelles qui opposent une éminente fraction du monde intellectuel à Michel Onfray.  Cela tient sans doute à une certaine pusillanimité de ma part, à mon manque d’enthousiasme pour les positions partisanes tranchées mais surtout, je l’espère, à des scrupules nés du fait que j’ai renoncé à écouter les cours du philosophe de Caen. On ne peut légitimement critiquer que ce que l’on connaît bien, or je n’ai jamais pu entrer dans l’intimité intellectuelle de ce brillant théoricien faute de pouvoir suivre son débit de parole, écho d’une pensée au cours trop impétueux pour ne pouvoir s’imprimer sur mes neurones qu’à la façon de ces images stroboscopiques qui vous laissent un aperçu fragmentaire de ce qu’elles sont censées révéler.

    Pourtant, les retransmissions estivales sur France Culture de ces causeries caennaises, à l’heure du pastis, me rappellent avec émotion un épisode récurrent de mes vacances en Cévennes. Ma voisine dans la ruelle de mon village, excellente amie de surcroît, avait pour habitude d’écouter Onfray tous les soirs et comme elle jugeait que l’enseignement roboratif du penseur nietzschéen ne pouvait pas faire de mal à nos concitoyens autochtones ou vacanciers, elle tournait le potentiomètre de son poste de radio de façon à ce que tout le village ou presque reçoive la bonne parole.  Elle-même l’écoutait religieusement en passant, à la fraîche, la serpillère sur son carrelage. Eût-elle passé l’aspirateur qu’elle l’eût néanmoins entendu. Bref, Onfray est pour moi assimilé à un rite estival dont je ne suis pas certain qu’il soit totalement exempt d’une connotation despotique que j’entends, peut-être à tort, dans l’autorité du conférencier et au détour de son élocution aussi rapide que son ton est péremptoire.

    Mais tant qu’il s’agissait de confronter les mérites de Spinoza à ceux de Descartes ou de réhabiliter la mémoire de philosophes injustement oubliés au bénéfice des grands noms de la pensée spéculative (dont je n’avais néanmoins pas lu une ligne depuis mon année de philo), la véhémence de notre mentor pouvait se justifier, nous rappelant à l’humilité intellectuelle et justifiant les applaudissement nourris de son auditoire direct.

    J’ai eu quelques échos de ses attaques contre Freud et les psychanalystes. J’aurais volontiers applaudi à ses sarcasmes à l’endroit de Lacan dont je me suis toujours abstenu de penser que ses formules absconses et ses développements alambiqués pouvaient masquer une légère dose de charlatanisme, évidemment assumée avec l’assurance d’une intelligence infiniment supérieure à celle du commun des mortels dont je fais partie. Mais il me semblait que le procès instruit par le philosophe contre Freud le Père, accusé d’avoir dans sa vie privée démontré l’inanité de ses écrits publics, sentait un peu trop le fagot. Si ma teinture juridique ne m’obligeait à n’admettre une opinion que dans le respect du contradictoire, j’ai de toute façon, envers la théorie freudienne, une dette d’honneur qui m’interdit à vie toute critique, fût-elle fondée sur des preuves irréfutables. J’ai dû en effet à la sommaire lecture d’un ou deux livres de Freud et à l’indulgence d’une examinatrice experte en maïeutique d’obtenir un 18 inespéré à l’oral de philosophie du baccalauréat. C’est dire que le fondateur de la psychanalyse a des titres imprescriptibles à ma reconnaissance, quoi que puisse dire M. Onfray de ses errements conjugaux.

  • C’est beau dans la tombe

    C’est beau dans la tombe

    Ecrit par Khalid EL Morabethi, le 16 août 2014, dans La une - Ecrits

    C’est beau dans la tombe,

    Le calme absolu, le repos,

    Ailleurs, je l’entends chanter, c’est beau,

    Un chant doux, envoûtant,

    Cette voix, durera plus longtemps,

    C’est blanc, ici,

    Ce n’est plus noir ou gris,

    « Continuez d’attendre » me dit une voix grave à côté

    En dehors de cette absence, je l’entends encore chanter,

    Je l’entends pleurer,

    Sur moi.

    C’est blanc ici,

    Que dois-je faire ? Faut-il parler ?

    Je dois peut-être écrire.

    Sur soi,

    Sur les autres, la vie, les choses,

    Sur les mots peut-être employés sans songer à leur importance

    C’est sans doute ici, où tout recommence,

    Ou encore, c’est ici, où il faudrait savoir qui je suis ?

    « Fermez vos yeux et continuez d’attendre » me dit une voix grave à côté

    Entre le bruit sourd de ce vide et mes dernières prières, où sont mes rêves ?

  • Du Général de Gaulle à nos jours

    Du Général de Gaulle à nos jours

    Ecrit par Luc Sénécal, le 16 août 2014, dans France - La une - Politique - Histoire

    N’oublions pas que le Général de Gaulle disait des français que c’étaient des veaux. Pour aller plus loin dans la réflexion, le général a toujours fait attention de mettre sa fonction non pas au niveau des français mais de sa conception qu’il avait de la France. De son poste de chef d’état incluant sa charge de Président de la République, il a instauré de par sa stature (non pas physique mais morale et institutionnelle) un espace nécessaire pour pouvoir donner à ses décisions et au suivi de celles-ci l’impact indispensable pour ainsi dire, afin de guider le pays.

    Mais, car rien n’est parfait, on l’a accusé d’être une sorte de « dictateur ». Ce qu’il a été en fait. Un dictateur démocrate et républicain, aussi étrange que cela peut l’être. Un guide, un homme ayant conscience de ce qu’était son pays, de ses besoins, de ses conflits internes, de son implication dans la communauté internationale, de ce qu’il devait représenter et de son rôle dans celle-ci, tout en ayant soin de ne pas se laisser déborder par des pressions et des mouvements destinés à le déstabiliser.

    Ce qui faisait la différence en fait, c’est que lui s’estimait être au service de la France et qu’il a accepté les règles électorales qui ont fini par le destituer. Encore que la question qu’il posait à double face avait comme une forme de suicide politique. Rien ni personne après lui n’a été capable de se hisser à son niveau de conception politique et stratégique. Mieux, on en est venu maintenant à un président qui se dit « normal », confondant l’homme avec sa charge et décrédibilisant celle-ci devant l’ensemble de ses concitoyens, voire devant les instances internationales.

    Il est vrai que son prédécesseur lui, se croyait dans une course aux changements radicaux et aux réformes brutales, qu’il a engagée sans laisser aux institutions le temps de se rééquilibrer, aux hommes d’en saisir les bienfaits, déséquilibrant tant les relations internes, surchargeant de missions et de travail le personnel et les cadres censés leur donner des directives, créant des scissions graves dans les système hiérarchiques, ignorant les compétences des uns, déstabilisant voire humiliant les salariés, les mettant au chômage, donnant du pouvoir aux « petits chefs », bref commençant un travail de sape dans tous les domaines d’activité de son pays, sans pouvoir redonner un commencement de sens à sa politique, faute de temps et trop soumis au dictat de la communauté européenne qu’il voulait en filigrane conquérir. Une sorte de petit Napoléon, sans avoir l’envergure de celui-ci. Un homme pressé, trop pressé, trop nerveux, sans le recul nécessaire qu’un véritable chef d’état peut et doit avoir pour mieux apprécier les conséquences de ses actes, quand il ne peut qu’en justifier les causes. Peut-être a-t-il mûri depuis ?

  • Nos voisins, ces inconnus : la famille Klemm

    Nos voisins, ces inconnus : la famille Klemm

    Ecrit par Sabine Aussenac, le 16 août 2014, dans La une - Arts graphiques

    À quelques encablures de la France, superbement ignorés par un certain obscurantisme franco-français et même par les lumières d’expositions récentes, notre voisine outre-rhénane recèle de véritables trésors artistiques…

    Qui connaît, par exemple, la remarquable famille Klemm ?

    En premier, je demande le père : Fritz Klemm, né le 14 août 1902 à Mannheim, mort le 17 mai 1990 à Karlsruhe, était un peintre reconnu, maintes fois primé, non seulement par la Croix du Mérite, mais dans d’innombrables expositions :

    http://de.wikipedia.org/wiki/Fritz_Klemm#Preise_und_Ehrungen

    Professeur à l’académie des Beaux-Arts de Karlsruhe, il s’est notamment distingué par une technique très maîtrisée de la peinture « Caparol », permettant une plasticité remarquable de la texture et une « patte » très assurée. L’exposition de la galerie Baumgarten, en 1996, avait ainsi repris dans son catalogue les œuvres premières de l’artiste, mais aussi ses derniers « murs », représentant les établis du peintre, dont les monochromies ne sont pas sans rappeler les « noirs » de Soulage…

    http://www.bildkunst.uni-freiburg.de/bildkunst/AUSSTELL/GALERIEN/BAUMGART/aktbild.htm

    « Je suis le matériau de base sur lequel je travaille », affirmait l’artiste, qui a aussi résumé son œuvre dans une interview conduite par Gert Reising en 1989 : « Mon réalisme non seulement me fonde, mais je le considère comme ma vision du monde. Là, je suis plutôt proche de Menzel ou de Pissaro. Cependant, l’essentiel n’est pas d’avoir un style. Mon réalisme se rapproche de la pensée de Schopenhauer : ancré dans la clarté, sec dans la réalisation, lapidaire dans la formule : vous savez comme il est pour moi difficile de faire ceci avec une légèreté enfantine ».

    Une césure très nette se fera sentir lors de l’abandon de la chaire professionnelle de l’artiste, qui travaillera non plus dans les locaux de l’académie de peinture, mais dans un modeste atelier donnant sur un paysage urbain. Il peindra dès lors une sorte de monochromie thématique autour du « mur », exprimant l’environnement bétonné qui l’entoure sous une incroyable richesse de traits et de lignes géométriques.

    https://www.zeitkunstverlag.de/wp-content/uploads/wpsc/downloadables/kuenstler-2007-03-077-klemm-fritz.pdf

  • Eclats d’humeur (10) Ma simiesque voisine…

    Eclats d’humeur (10) Ma simiesque voisine…

    Ecrit par Emmanuelle Ménard, le 16 août 2014, dans La une - Ecrits

    Ma simiesque voisine

    tes murs torchés au chagrin

    ont la pesanteur de l’absurde

    qui se noie à l’eau vive

     

    Esprit en filigrane

    brise-glace dans les villes

    tu voudrais faire le clown

    pour trouver les regards

     

    Mais rien ne bouge vraiment

    dans ces yeux comme des trous

    qui courent à travers tout

    sur des rails bien huilés

     

    Ma simiesque voisine

    as-tu déjà manqué

    au rendez-vous des hommes ?

    Toi qui as peint les jours

    à coups de crans d’arrêt

    et fait rêver l’ennui

    sur un bout de trottoir

  • Et un été de plus pour nos Reflets…

    Et un été de plus pour nos Reflets…

    Ecrit par La Rédaction, le 12 juillet 2014, dans La une

    Et pour chacun de nos – formidables – rédacteurs, et chacun de nos fidèles lecteurs, le plus bel été qui soit…
    Le magazine entre en « respiration estivale » du samedi 12 Juillet inclus au samedi 16 Août, date de la reprise.
    Nos immenses et riches archives sont bien évidemment ouvertes ; venez y butiner, nombreux !

    Nous continuons de recevoir vos propositions de textes aux 2 adresses :
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    Écrivez plein de textes ! C’est l’été !
    Ecrivez-nous aussi, pour discuter, proposer, imaginer avec nous autour du magazine – suggestions bienvenues ! Nous en débattrons avant la rentrée, en rédaction.
    En ligne, cette année, pendant cet intermède, comme il est d’usage dans nos « pauses » – celle des fêtes d’hiver, comme celle de l’été – un thème qui a inspiré beaucoup de textes inédits et variés à certains de nos rédacteurs : « L’été »…
    Pas de hiérarchie dans cette « Une » de vacances ; des boîtes par grands thèmes, où, en ouvrant, selon votre appétit, vous trouverez « les arts de l’été », son « goût », vous pourrez « lire en été », et entendre parler de « sports d'été », ou vous nourrir d’« Histoire », de « souvenirs », et, bien sûr, de « poèmes », car l’été est par-dessus tout leur saison… ne manqueront même pas les «  voeux d'été » !
    C’est du reste quelques vers, que notre Rédaction vous offre en bouquet : gais et frétillants, que non pas ! La période n’est plus à des soleils constants ; Reflets du Temps ne perd pas son regard sur le monde et le réel, difficiles pour tant d’entre nous… mais, l’espoir demeure en été – plus qu’en d’autres saisons – un tel outil pour avancer !

    « L’eau frissonne et s’écaille aux vagues du bassin
    Sens-tu monter vers toi, l’odeur de l’herbe lasse
    Le vent mouillé du soir attriste le jardin… »

    KI-C-KI ? La grande Anna De Noailles « Soir d’été »

    Bel été ! Reprenez des forces, ressourcez-vous, lisez Reflets du Temps…
    Nous vous attendons pour la reprise des Reflets, le 16 Août à 13 h tapantes.

    La rédaction de Reflets du Temps

  • «  arts de l'été » : Tatiana, par un beau un soir d’été…

    «  arts de l'été » : Tatiana, par un beau un soir d’été…

    Ecrit par Bernard Pechon-Pignero, le 12 juillet 2014, dans La une - Musique

    Un soir d’été, à la campagne, quelque part dans un monde qui existera peut-être à nouveau quand les hommes auront appris à vivre et que la musique fera enfin taire le fracas des armes. Quand le chant d’une jeune fille qui rêve à son bel amoureux et lui écrit sa passion et sa tendresse apaisera toutes les rumeurs et dira le bonheur de vivre, d’être jeune, d’être belle et amoureuse et quand ce chant exaltera ce que les mots ne peuvent dire, l’insidieuse persistance du couchant dans le bleu profond de la nuit, la partition cosmique des vibrations de l’air sur lesquelles modulent les stridences des insectes, et encore les odeurs mêlées de la terre échauffée, des foins fraîchement coupés, et le parfum des roses épanouies et puis aussi le désir diffus des courtes nuits d’été…
    Galina Vichnevskaïa a chanté le rôle de Tatiana d’Eugène Onéguine de Tchaïkovski pendant une trentaine d’années. Combien de fois depuis ses débuts en 1953, quand elle n’était pas encore Madame Rostropovitch, jusqu’à la dernière en 1982 à Paris sous la baguette de son mari, s’est-elle relevée de son lit de jeune fille, s’est-elle approchée de la fenêtre ouverte, en chemise de nuit de dentelle blanche, pour chanter sa grande scène de la lettre ?
    Pour moi, c’est l’enregistrement de Moscou de 1956 sous la direction de Boris Jaikin. Elle avait trente ans. Mais une voix comme la sienne n’a pas d’âge. Si le CD est désormais introuvable, d’autres artistes et non des moindres ont incarné Tatiana et se sont illustrées dans ce sublime Air de la Lettre où Tchaïkovski a mis en musique toute la passion contrariée que Pouchkine avait traduite en mots et dans lequel la belle soprano russe a connu ses plus grands triomphes.
    Celle qui fut une des plus grandes cantatrices du siècle, la rivale des Callas et Tebaldi, celle pour qui Britten et Chostakovitch ont écrit des œuvres majeures, celle qui fut nommée Artiste du peuple de l’URSS et décorée de l’Ordre de Lénine puis fut exilée et déchue de sa nationalité pour avoir hébergé Soljenitsyne, celle qui fut Commandeur de la Légion d’Honneur en France et honorée dans le monde entier pour son art et pour ses convictions, celle qui régna sur le Bolchoï et conquit la Scala et le Met était une petite femme qui n’a jamais dû se contenter d’être jolie. Il faut avouer qu’elle était dotée, en plus d’une voix d’or pur, d’une présence charismatique qui n’avait d’égal que sa force de caractère et une rigueur artistique totale.
    Après une carrière éblouissante qui lui permit de chanter tous les rôles de soprano du grand répertoire, veuve du violoncelliste du siècle, ayant abandonné le chant, puis l’enseignement, à l’âge de 81 ans en 2007, elle fut l’héroïne du merveilleux film Alexandra, de Sokourov, dans lequel elle incarne ce personnage bouleversant de détermination et de liberté qui lui ressemble tant : une babouchka qui veut revoir son petit-fils, soldat en Tchétchénie, et qui s’affranchit allègrement des règles militaires et des frontières politiques.

  • « arts de l'été » : Une photographie solaire

    « arts de l'été » : Une photographie solaire

    Ecrit par Yasmina Mahdi, le 12 juillet 2014, dans La une - Arts graphiques

    « … le sol était non pas brûlé, flétri, convulsé, comme d’ordinaire en Grèce, mais blanchi et tordu, tels jadis, sans doute, les membres déchiquetés, figés dans la mort, des victimes du massacre, laissés là à pourrir et à nourrir de leur sang, sous le soleil impitoyable, les racines des oliviers sauvages qui, de leurs serres de vautour, s’accrochent au flanc abrupt de la montagne » (Le Colosse de Maroussi, Henri Miller)

    Des noms de lieux ensoleillés
    Pour ce sommaire spécial consacré à l’été, des images multiples viennent à nous, de cette saison tant chantée, poétisée, représentée à la lyre de tous les arts ; le point culminant se situant au solstice – le jour le plus long de l’année et la nuit la plus courte. Là où brûlent les feux de joie de la Saint-Jean, où comme dans un grand carnaval de flammes les couples défilent, se séparent, les enfants exultent de bonheur à l’idée de cette période de vacances.
    Il y a bien sûr le chef-d’œuvre de Nicolas Poussin, intitulé L’été (1600-1604), où l’allégorie biblique de Ruth et de Booz le dispute au rite des fenaisons, ainsi que toute une variété de grands et petits maîtres autour de cette saison des moissons et des amours, des magies païennes des dieux de la terre et des plantes, de fleurs des champs et de jeunes gens rieurs au sommet des bottes de foin.
    Mais c’est autour d’une œuvre spécifique de la photographie contemporaine que notre attention va se porter, et que nous qualifierons librement de photographie solaire. Un pan de l’histoire du monde nous est ainsi offert à travers des moments, des scènes éclairées le plus souvent par une lumière estivale, crue. Nous pensons à ce sujet aux travaux d’un grand photographe américain, Lee Friedlander, né le 14 juillet 1934 à Aberdeen, aux États-Unis, qui a reçu en 2005 le prix international de la Fondation Hasselblad. L’artiste capte essentiellement un kaléidoscope de fragments de la vie qui l’entoure, ce qui donne naissance à une myriade d’instants et de signes intimes du quotidien américain, au cœur d’un périple inspiré qui l’a conduit également sur le continent européen. La plupart des clichés de Lee Friedlander portent uniquement des noms de lieux, sans autre explication, et une date. C’est à la fois vague, abstrait – ce moment suspendu de l’instant déclic – et précis – un abrégé de la vision parfois grand angle, au sens rigoureux du terme : un vade-mecum de voyage.

  • «  arts de l'été » : L’été, la résistance s’écrit sur tous les fronts purs

    «  arts de l'été » : L’été, la résistance s’écrit sur tous les fronts purs

    Ecrit par Mélisande, le 12 juillet 2014, dans La une - Musique

    Voilà un jeune homme qui vient de fêter ses 70 printemps, il en a sauvé plus d’un, il en a créé plus d’une au front pur de la gratuité du don et de l’être. Il est discret, personne ne sait… On imagine, on évoque, on semble dire que c’est un homme que tout un chacun, l’ayant approché, semble comme irradié d’un amour puissant. Allez savoir, dans ces forêts de la profonde Ardèche, là où l’on se perd dans la lumière et le silence, allez savoir ce qui se fait, ce qui s’élabore, ce qui se dit, ce qui se construit, à l’abri des mensonges et de l’apparence… Il chante et il cherche des mécènes. Une fois n’est pas coutume, il faut se dépêcher de vivre, de rencontrer, d’aider la Parole pour que ces musiciens (une cinquantaine) et lui, Michel, puissent enregistrer. Il faut l’écouter et participer au souffle puissant de ses textes qui disent quelque chose d’essentiel, dans un monde où la chanson française est devenue hoquets vides, péniblement murmurés par des nourrissons en mal de mère… Ecce Homo. Allez faire un tour sur son site : Michel Petit Octo Band, et donnez des nouvelles…

  • « le goût de l'été » : au risque des Rosés... »

    « le goût de l'été » : au risque des Rosés... »

    Ecrit par Martine L. Petauton, le 12 juillet 2014, dans La une

    «  Il » voulait – il devait - nous dire, ici, dans cette «  une » été,  lui, l'amateur presque professionnel des grands Rouges, pas toujours Bordelais, pourquoi – quoi qu'on en dise, et qu'on lise en page vacances des canards des coiffeurs – l'été «  ce-n'est-pas-ce-sempiternel-rosé » ! L'été peut être rouge ; message non politique ! Quoique !
    Je ne me risquerai évidemment pas à parler à sa place, à deviner dans ce qu'il dit de saison en saison ce qu'il aurait écrit là, en ce début Juillet sur ce mariage Rouge / été... le respect des vraies compétences ! Mais, j'ai une idée par contre du tir – élégant ! c'est lui quand même ! dont auraient bénéficié, les rosés de «  mes » étés.  Tous, depuis cette lointaine enfance où nous descendions, en 404, en 2 Chevaux, parfois, jusqu'à la grande bleue, le long d'une Nationale 7, que ne tracassait pas encore l'autoroute. Mon père était pêcheur tout au long de l'année -  Cher et  barrages  - les vacances n'allaient, du coup,  pas sans canne à pêche, et la Camargue, ses étangs, ses roubines, fut longtemps notre point de chute. Aucun repas de poissons, sans – devinez ! Le rosé des sables ; presqu'un gris, tendre, infiniment fruité, mais – en arrière goût, dirait mon mentor, un rien de râpeux – à peine, comme justement un grain de sable ou une écaille de soleil...
     Est-ce cette prétendue légèreté qu'on soupèse juste en le voyant danser, dans des bouteilles qui ont quelque chose des silhouettes de filles, ou de leurs robes, qui signe ce contrat été/Rosé ?  Peut-être ! Avez-vous remarqué que les flacons de rosés sont travaillés différemment des autres, féminins, un rien aguicheurs, vacanciers en diable.  On entend là,    aussi – étrange message subliminal, que rien ne serait nocif dans un tel produit ; rien de vraiment alcoolisé... un sirop de gamin ! Mais, gaffe !  les réveils après un peu trop de rosés – un peu comme certains blancs - s'annoncent difficiles, hélas, migraineux !  
    Beaucoup plus tard, à Fréjus, dans la pinède au pied de l'Estérel, nous avons –  barbecues et amis de toujours ! côtoyé d'année en année, un «  petit rosé » ( toujours ce côté pas méchant ) du nom ( romain ; l'Histoire de Fréjus oblige) d' « Agricola » qu'on nous vendait en petites Marie- Jeannes joufflues qui faisaient le délice des retours de plage.
     C'est vrai que – à priori,  le rosé «  va » avec tout, ou presque, éternel surdoué de surface ; il faut cependant, reconnaître qu'analyser « ce » rosé et cet autre, de façon savante ou simplement en connaisseur, n'est pas chose aisée : certes, il est toujours agréable au palais, plus ou moins onctueux, ou acidulé ( oui, si je garde un mot, c'est celui-là) ; on vous  dira qu'il glisse bien ; voilà bien le rosé... mais ! nous dira-t- « il », glisser, est-ce un mot pour un vin ?
    Languedocienne à mi-année, devenue ; bien obligée de faire chapeau bas devant une viticulture entièrement rénovée, fort inventive, et de belle qualité. Les Rouges du Languedoc tiennent le goulot haut et les grands Blancs ont leur mot à dire. Quant aux Rosés, – et, il y en a ! ils sont devenus – naturellement, les habitués de ma table et de mes restos. Un clin d'œil ému, par exemple pour les Faugères, et notamment le «  Cécilia », Syrah et Grenache gris, venu de ses fûts de chêne dans les contreforts des Cévennes. Pas « rosé banal » pour deux sous,  charpenté, en restant léger et élégant  , celui-là, on peut lui trouver les arômes de fruits - d'été, bien entendu - et un «  vrai » goût de vin !
     À ta santé Léon Marc, à tes vacances !