Reflets de la semaine (124)

Ecrit par Claude Gisselbrecht le 01 septembre 2012. dans La une, Actualité

Reflets de la semaine (124)

 

Laissez-moi vous narrer mes deux rêves ailés… L’Hydroptère, trimaran de 18 m de long, est le fruit des industries aéronautique et navale, qui, à partir de 10 nœuds de vent, « décolle » de la surface de l’eau grâce aux deux ailerons situés sous les flotteurs. Une sorte de « bateau ivre », mi-nef, mi-aéronef, capable de frôler les vagues du bout des ailes, comme le ferait un albatros ! Alain Thébault, son concepteur et skipper, et les quatre autres membres de l’équipage, s’apprêtent à battre le record de la traversée du Pacifique sud, de Los Angeles à Honolulu… Bon vent à tous ! « Solar Impulse », l’avion solaire, vient d’accomplir son premier périple intercontinental, avant son grand saut autour du globe. Ses quatre moteurs électriques, alimentés par des dizaines de milliers de cellules photoélectriques, l’ont emmené de Payerne, en Suisse, jusqu’à Rabat – via Madrid – et Ouarzazate. Heureux qui, comme André Borschberg et Bertrand Piccard, auteur du premier tour du monde en ballon, ont fait un beau voyage… Il est encore des exploits qui flirtent avec les mythes et les romans d’aventures, et c’est très bien comme ça !

Ce qui, personnellement, me fait moins rêver, ce sont les pics de vulgarité qui sont allégrement atteints durant les mois d’été. En regard de tout ce qu’on peut voir et entendre, çà et là, les pics de chaleur paraissent infiniment plus supportables ! L’homo vacansus, en effet, a décidé, une fois pour toute, de « se lâcher », de « profiter », et, grossièrement, d’en faire profiter les autres… A la longue, ce rituel annuel montre ses limites, qu’il est de bon ton – si l’on peut dire – de dépasser. Mais, cette année, ce « passage obligé » n’a concerné qu’un Français sur deux environ. Crise oblige.

Deux prénoms pour un patronyme… Lance s’est brûlé les ailes en absorbant des substances illicites durant une bonne partie de sa carrière. Neil fut le premier homme à avoir « marché sur la Lune » – merci, Tintin – le 21 juillet 1969. Pour le premier, considéré comme un « champion » hors du commun, la décision de l’Agence américaine antidopage ressemble à une « mise à mort ». Pour le second, ce voyage dans les étoiles a représenté un « grand bond pour l’humanité », comme il le disait lui-même, en plantant le drapeau américain au bord de la mer de la Tranquillité. Désormais, la nuit, lorsque nous « jetterons un œil » sur notre satellite – merci, Méliès –, nous aurons une pensée émue pour cet astronaute, dont le professionnalisme et la modestie suscitèrent l’admiration… Repose en paix, héros de notre temps !

 

Claude Gisselbrecht

A propos de l'auteur

Claude Gisselbrecht

Claude Gisselbrecht

Rédacteur

Professeur de Lettres

A collaboré au quotidien régional " Le Républicain Lorrain " ( critique littéraire et responsable de rubrique ).

A signé de nombreux " papiers " dans la rubrique " Courrier des Lecteurs " de plusieurs journaux et magazines ( " Le Monde ", " Marianne ", " Le Nouvel Observateur ", ...), et des chroniques sur LeMonde.fr.

Commentaires (2)

  • Vaillant Sabine

    Vaillant Sabine

    01 septembre 2012 à 19:00 |
    Oublions la vulgarité ambiante si répandue...
    Pour suivre les pas d'Amstrong sur la Lune, voguer au risque de flirter avec le ciel, voler dans l'azur,au rythme de votre plume légère!
    Sabine

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    • Claude Gisselbrecht

      Claude Gisselbrecht

      02 septembre 2012 à 08:23 |
      Merci pour ces propos " aériens " !

      Bien cordialement,
      C.G.

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